Il y a une phrase qu’on entends souvent dans les entreprises qui se lancent à l’international. « C’est bon, on a un transitaire. » Comme si ça voulait dire : « quelqu’un gère à notre place. » Comme si le fait d’avoir un interlocuteur logistique suffisait à couvrir l’ensemble des responsabilités liées à une opération d’import-export. Cette confusion est compréhensible. Le transitaire est présent dès le début, il parle le jargon, il connaît les rouages. Il donne une impression de maîtrise. Mais cette impression peut devenir dangereuse si elle se substitue à une vraie compréhension des responsabilités en jeu. Cependant, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
Par Florence Dubus – Consultante & Formatrice Import Export
Le transitaire coordonne. Il organise le transport, prépare les documents douaniers, interface avec les autorités, suit les expéditions. Il fait son métier — et en général, il le fait bien. Son rôle est essentiel dans toute opération internationale. Sans lui, la plupart des PME seraient incapables de gérer la complexité logistique et administrative d’une importation. Mais il y a une limite claire à ce qu’il fait : il n’est pas responsable de vos décisions stratégiques.
Florence Dubus – Consultante & Formatrice Import Export
Le transitaire ne choisit pas votre Incoterm à votre place. Il ne valide pas vos codes douaniers. Il n’analyse pas si votre produit est conforme aux normes européennes. Il ne vérifie pas que votre fournisseur est réellement l’importateur déclaré dans les montages DDP. Et quand une décision urgente doit être prise — parce qu’un document manque, parce qu’une marchandise est bloquée, parce qu’une autorité pose des questions — il attend vos instructions. C’est normal. C’est son rôle.
Le problème survient quand personne n’a anticipé qui doit donner ces instructions.
Quand une marchandise bloque, les questions arrivent vite. Qui est l’importateur officiel ? Quelle est la valeur réelle de la marchandise ? Pourquoi le code douanier ne correspond pas au produit décrit sur la facture ? Ces questions semblent techniques. Elles sont en réalité stratégiques, et elles nécessitent une réponse immédiate. Si personne dans l’entreprise n’est en mesure d’y répondre, le blocage s’étend. Les frais s’accumulent. Le client attend.
Ce que je vois dans les dossiers que je récupère, c’est souvent la même configuration : le fournisseur pense que le transitaire gère. Le transitaire attend des instructions. Le dirigeant découvre au moment de la crise qu’il est juridiquement responsable de quelque chose qu’il ne comprend pas vraiment. Personne n’avait vraiment décidé qui décidait.
Cette situation est l’une des erreurs les plus fréquentes des PME qui se lancent à l’international. Elle naît d’une confusion entre délégation de l’exécution et délégation de la responsabilité. On peut tout à fait confier l’exécution logistique à un transitaire. On ne peut pas lui confier la responsabilité légale d’importateur — elle reste attachée à l’entreprise qui importe, quoi qu’il arrive.
Comprendre cette distinction n’exige pas de devenir expert en douane. Cela n’exige pas de maîtriser tous les détails techniques des opérations. Mais cela exige de savoir qui fait quoi, qui porte quoi, et où s’arrête le périmètre du transitaire et où commence le vôtre. Surtout quand vos flux commencent à grossir, quand les pays se multiplient, quand les volumes augmentent.
Il y a une analogie utile : faire appel à un expert-comptable pour gérer votre comptabilité ne vous dispense pas de comprendre vos obligations fiscales. Vous pouvez ne pas savoir remplir une liasse fiscale. Mais vous savez que vous avez des obligations, que des délais existent, et que c’est votre responsabilité de vous y conformer. L’expert-comptable exécute. Vous portez.
C’est exactement la même chose avec un transitaire.
Alors que faut-il faire concrètement ? D’abord, poser les bonnes questions dès le départ. Qui est l’importateur officiel dans cette opération ? Quel Incoterm a été choisi et qu’est-ce que ça implique pour les responsabilités ? Qui vérifie les codes douaniers ? Qui valide les documents avant expédition ? Qui prend les décisions si quelque chose coince en route ?
Ces questions n’ont pas vocation à remettre en cause le travail du transitaire. Elles ont vocation à clarifier les rôles — et à éviter que la réponse à « qui décide ? » reste « personne » au moment critique.
Parce que quand ça bloque, ce n’est pas le transitaire qui subit. C’est vous. Et le seul moyen de ne pas se retrouver dans cette position, c’est d’avoir, en amont, décidé qui décide.
Depuis plusieurs années, le management de transition est en constant développement et répond de plus en plus à des demandes temporaires d’expertises, pas toujours faciles à trouver pour une entreprise. Pour autant, il reste assez méconnu des PME et ETI. Nous vous proposons donc d’en faire connaissance.
Originaire des Pays-Bas dans les années 1970 sous le nom d’« Interim Management » (terme qui par ailleurs reste d’usage), il s’agit d’une forme de management dédiée exclusivement à la gestion de situations de crise. L’« interim management » se répand fortement au UK, aux USA et en Allemagne, et à partir des années 2000 en France sous le nom de « management de transition ». Au fil des ans, le management de transition s’est transformé : il n’est plus une ressource pour les moments de crise mais plutôt pour accompagner la transformation et la croissance de l’entreprise.
On pourra donc dire simplement que c’est un processus permettant d’aider ponctuellement une entreprise à devenir plus performante via l’aide d’un manager expérimenté qui intervient sous forme de mission, c’est-à-dire :
Avec un but précis et son ou ses livrables, en fonction du type d’intervention ;
Pour une durée déterminée : la mission a un début et une fin bien définis ;
Avec une obligation de transmission, afin d’assurer la continuité.
On retrouve 3 grands types de mission :
Management relais : relève au pied levé,situation de crise (redressement, restructuration) ;
Gestion d’une phase de transition ou de transformation (revente, fusion avec une autre entreprise…) ;
Gestion des projets stratégiques.
Vu à l’origine comme un « urgentiste », aujourd’hui le manager de transition, très souvent entrepreneur lui-même, est un véritable partenaire de l’entreprise, bras droit du dirigeant, agissant pour soutenir sa croissance et améliorer sa performance. Il s’agit d’un(e) indépendant(e) expérimenté(e) qui met à profit de l’entreprise ses compétences opérationnelles et managériales. Ainsi, il / elle accompagne opérationnellement une entreprise dans des fonctions du COMEX / CODIR, prend des décisions et exerce des responsabilités.
Les bénéfices pour l’entreprise
Immédiateté opérationnelle
Le manager de transition, expert dans son domaine est opérationnel immédiatement car il déjà vécu des expériences similaires. La courbe d’apprentissage est quasi inexistante, c’est pourquoi la première action consiste typiquement à lancer un diagnostic rapide qui permet de proposer un plan d’action lequel, une fois validé par le dirigeant, est mis en œuvre sans tarder.
Accompagnement du dirigeant
Plusieurs études, dont notamment celle menée par Bpifrance en 2016 auprès de 30 000 dirigeants de PME et d’ETI, pointent du doigt ce phénomène que des milliers d’entrepreneurs portent stoïquement sur leurs épaules : la solitude du dirigeant. Si l’on imagine le chef d’entreprise comme étant quelqu’un qui est en train de monter tout seul une pente en portant une lourde valise, le manager de transition est là pour l’y aider. Véritable bras droit du dirigeant, Il est là pour accompagner, épauler, soulager et, in fine, mener à bien les projets stratégiques chers au dirigeant, mais pour lesquels les ressources internes de l’entreprise ne sont pas adaptées.
Un regard externe et neutre
En tant que ressource externe, le management de transition n’a ni passé ni avenir au sein de l’entreprise. Il a du recul par rapport à la situation générale de celle-ci, ce qui lui permet d’apporter une vision neutre. Parce qu’il est en mission, ses observations et recommandations sont objectives, il ne cherche pas à se mettre en avant ou à se positionner en vue d’une promotion : il a un objectif clairement établi, et ce dès le départ de son intervention.
Flexibilité
Enfin, on pourrait rajouter un quatrième avantage : la flexibilité. Car même si le management de transition et souvent associé à du temps plein, certains managers de transition commencent à travailler à temps partiel, en discontinu (quelques jours par mois), en binôme (lorsque le besoin exprimé nécessite des compétences complémentaires), le tout dans le but de s’adapter au besoin et au budget de l’entreprise.
La situation actuelle est un accélérateur de ce métier car les incertitudes bousculent les habitudes, et le fait de pouvoir compter sur un expert, sans y être attaché administrativement, est un véritable ballon d’oxygène pour une entreprise. Cette tendance, au vu de toutes les études internationales, va se poursuivre sur les prochaines années.
D’accord, mais puis-je me payer un manager de transition ?
Il existe des aides financières, tant au niveau départemental, régional que national, qui peuvent prendre en charge une partie d’une prestation d’accompagnement comme le management de transition. A titre d’exemple le « chèque Relance Export » couvre 50% des dépenses, dans la limite d’un plafond, pour aider les PME et ETI françaises dans leurs projets à l’international.
Natixis Interépargne, la référence en épargne salariale et retraite, est investie dans l’avenir de plus de 81 000 entreprises clientes et plus de 3,1 millions d’épargnants. Natixis Interépargne fait partie du pôle Global Financial Services du Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France à travers les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne.
La retraite est un moment clé souvent redouté par les Français. L’épargne retraite est une réponse pour aborder au mieux cette étape. Natixis Interépargne propose des solutions d’épargne salariale et retraite simples et personnalisées, et place l’épargnant au cœur de sa stratégie en l’impliquant dans la constitution de son épargne.
Anticiper sa retraite, analyser son parcours professionnel, connaitre les outils et les avantages des dispositifs d’accompagnement existants… sont quelques-uns des thèmes abordés par Patrick Behanzin, Directeur Marketing, Offre et Digital et Laure Rabelle, Head of Digital chez Natixis Interépargne.
PME-ETI.fr et la CCI Paris Ile-de-France sont fiers de vous présenter ce partenariat qui a pour ambition de démystifier l’export et d’inciter plus de PME et ETI à se tourner vers l’international.
Les raisons qui freinent l’internationalisation des entreprises à fort potentiel sont nombreuses et le dispositif Team France Export, dont la CCI fait partie, offre des solutions concrètes pour surmonter chacun de ces obstacles. Et puisque tout commence par l’information, PME-ETI.fr s’engage à vous connecter en temps réel aux principaux évènements et aux dernières actualités de la CCI.
Pierre Mongrué, DGA CCI Paris Ile-de-France International et Franck Boccara, Président de PME-ETI.fr, partagent dans ce film leur témoignages respectifs et vous transmettent l’optimisme nécessaire pour conquérir de nouveaux marchés à l’export.
Du 17 au 20 juin 2026, Paris accueillera de VivaTech 2026, l’un des plus grands évènements européens consacrés à l’innovation, à l’entrepreneuriat, à l’intelligence artificielle et aux technologies de demain. Organisé à Paris Expo Porte de Versailles, a 10ᵉ édition de ce rendez-vous réunit chaque année startups, grandes entreprises, investisseurs, décideurs publics, chercheurs et dirigeants venus du monde entier.
Pour les dirigeants de PME et d’ETI, VivaTech 2026 représente bien davantage qu’un simple salon professionnel. C’est une occasion unique de découvrir les grandes tendances qui façonneront l’économie de demain, d’identifier de nouveaux partenaires, de rencontrer des investisseurs et d’échanger avec les acteurs qui contribuent à transformer les modèles économiques de nombreux secteurs.
Un événement au cœur des grands enjeux des entreprises
Cette édition anniversaire s’annonce particulièrement riche. Les visiteurs pourront assister à de nombreuses conférences, démonstrations et rencontres autour de thématiques devenues stratégiques pour les entreprises : intelligence artificielle, transformation numérique, cybersécurité, mobilité, technologies durables, santé numérique, robotique ou encore deeptech.
L’intelligence artificielle devrait notamment occuper une place centrale dans les échanges, avec la présence d’acteurs technologiques majeurs et de nombreuses startups développant des solutions innovantes destinées à améliorer la productivité, la prise de décision et la compétitivité des entreprises.
Un lieu privilégié pour développer son réseau
VivaTech est également reconnu pour sa capacité à réunir l’ensemble de l’écosystème de l’innovation. Pendant quatre jours, les participants pourront rencontrer des entrepreneurs, des investisseurs, des dirigeants de grands groupes, des experts sectoriels ainsi que des représentants d’institutions publiques et d’organisations internationales.
Pour les PME et les ETI, ces rencontres peuvent constituer de véritables accélérateurs de développement. Qu’il s’agisse de rechercher de nouveaux partenaires technologiques, d’identifier des opportunités commerciales, d’explorer des solutions innovantes ou d’envisager des collaborations stratégiques, l’événement offre un environnement particulièrement favorable aux échanges et à la création de valeur.
Des milliers d’innovations à découvrir
L’édition 2026 devrait accueillir plusieurs milliers de startups et d’exposants venus de nombreux pays. Les visiteurs auront ainsi l’opportunité de découvrir les innovations les plus prometteuses dans des domaines aussi variés que l’industrie, les services, la finance, la santé, l’énergie, les ressources humaines ou encore la logistique.
Au-delà des stands et des conférences, VivaTech est également l’occasion de prendre le pouls des évolutions technologiques qui impacteront durablement la compétitivité des entreprises dans les années à venir.
PME-ETI.fr invite ses adhérents à participer à VivaTech 2026
Chez PME-ETI.fr, nous sommes convaincus que la capacité d’innovation constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de croissance et de différenciation pour les entreprises françaises.
C’est pourquoi nous encourageons l’ensemble de nos adhérents, partenaires et lecteurs à participer à VivaTech 2026 afin de s’informer, développer leur réseau et découvrir les solutions qui contribueront à relever les défis économiques et technologiques de demain.
Informations pratiques
Dates : du 17 au 20 juin 2026
Lieu : Paris Expo Porte de Versailles – Paris 15ᵉ
Horaires : de 9h à 18h (19h le jeudi 18 juin) ; le samedi est ouvert au grand public.
Pour consulter le programme complet et réserver votre pass, cliquez sur le lien d’inscription ci-dessous :
La santé du dirigeant est un levier essentiel, mais souvent négligé, de la performance de l’entreprise. Elle influence directement sa capacité à mobiliser ses équipes, à prendre des décisions justes et à fidéliser les talents.
Parce que la santé est globale et que la frontière entre vie personnelle et professionnelle est de plus en plus floue, il est temps pour les dirigeants de prendre en main leur propre équilibre… et celui de leurs collaborateurs.
Thibaut Fleury, Président de KEREA et Directeur Général d’Efficience Santé au Travail, nous explique comment mettre cela en œuvre grâce au programme « Santé des dirigeants » de KEREA : un accompagnement sur-mesure alliant prévention, diagnostic, plan d’action et ateliers, porté par un collectif d’experts.
Améliorer la santé au travail tout en réduisant l’impact environnemental : c’est le défi que de nombreuses PME-ETI cherchent à relever pour renforcer le bien-être des collaborateurs et la marque employeur de l’entreprise. ÖKO Europe s’inscrit parfaitement dans cette démarche RSE en commercialisant des solutions de gourdes filtrantes qui bénéficient à la fois à la planète et à la santé des salariés.
Jan Vansinte, fondateur d’ÖKO Europe, nous parle de ses gourdes filtrantes innovantes et nous dévoile les détails d’un partenariat marquant : celui d’ÖKO Europe en tant qu’hydrateur officiel des joueurs de l’Olympique de Marseille.
Pour de nombreux dirigeants, le développement international reste un formidable levier de croissance. Diversification des marchés, réduction de la dépendance à la conjoncture nationale, accès à de nouveaux clients ou encore valorisation du savoir-faire français : les raisons de s’ouvrir à l’export ne manquent pas. Pourtant, beaucoup de PME et même certaines ETI continuent de considérer l’international comme une démarche complexe, coûteuse et risquée. Entre les frais de prospection, les déplacements, les recrutements dédiés, les études de marché ou encore les problématiques juridiques locales, le passage à l’export nécessite souvent des investissements importants avant même de générer du chiffre d’affaires. Ce que de nombreux dirigeants ignorent encore, c’est qu’il existe en France un écosystème public d’aide à l’export particulièrement développé. Financements, garanties, accompagnement opérationnel, mise en relation ou recrutement de talents export : plusieurs dispositifs peuvent significativement réduire les risques liés à l’internationalisation.
Par Serge de Cluny
Business France : le point d’entrée pour structurer sa stratégie export
Lorsqu’une entreprise souhaite accélérer son développement à l’international, l’un des premiers interlocuteurs à identifier reste souvent Business France.
L’agence publique accompagne les entreprises françaises dans leurs démarches export à travers différents services : études de marché, identification de partenaires locaux, organisation de rendez-vous d’affaires, participation à des salons internationaux ou encore accompagnement à l’implantation.
L’intérêt de ce dispositif d’aide à l’export est de permettre aux dirigeants de gagner un temps considérable dans la phase de préparation. Dans de nombreux pays, comprendre les usages commerciaux, identifier les bons réseaux et accéder aux décideurs constitue souvent le principal défi.
Business France intervient également au sein de la Team France Export, un dispositif qui fédère les principaux acteurs publics du développement international afin d’offrir un accompagnement plus lisible aux entreprises.
Pour en savoir plus
La Team France Export : un guichet unique encore sous-utilisé
Lancée pour simplifier le parcours des entreprises à l’international, la Team France Export réunit notamment Business France, les Régions, les Chambres de Commerce et d’Industrie ainsi que plusieurs partenaires publics et privés.
L’objectif est simple : permettre à une PME ou à une ETI de disposer d’un interlocuteur capable d’orienter rapidement l’entreprise vers les dispositifs d’aide à l’export les plus pertinents selon son niveau de maturité export.
Dans les faits, beaucoup d’entreprises ignorent encore l’existence de cette porte d’entrée unique. Pourtant, elle permet souvent d’éviter une perte de temps importante dans l’identification des aides disponibles ou des contacts locaux.
La plateforme permet notamment de réaliser un diagnostic export et d’être orienté vers des experts sectoriels ou géographiques.
Pour en savoir plus
Bpifrance : un acteur central du financement export
Lorsqu’il est question d’internationalisation, Bpifrance joue aujourd’hui un rôle majeur.
Au-delà de ses missions traditionnelles de financement des entreprises, l’établissement propose plusieurs outils spécifiquement conçus pour l’aide à export.
Parmi eux, l’Assurance Prospection demeure l’un des dispositifs les plus intéressants et paradoxalement l’un des moins connus par de nombreux dirigeants. Ce mécanisme permet de financer une partie des dépenses engagées pour prospecter de nouveaux marchés tout en protégeant l’entreprise contre un éventuel échec commercial.
Concrètement, les dépenses liées aux déplacements, aux études de marché, à la participation à des salons internationaux, au recrutement de collaborateurs export ou encore à certaines actions marketing peuvent être prises en charge à hauteur de 65 % dans de nombreux cas.
L’un des aspects les plus attractifs du dispositif réside dans sa logique de partage du risque. Si la démarche export ne produit pas les résultats attendus, le remboursement de l’aide reste partiellement pris en charge selon des modalités définies par le programme.
Autre point souvent méconnu : ces dispositifs ne concernent pas uniquement les PME. Les ETI peuvent également bénéficier de plusieurs mécanismes proposés par Bpifrance, notamment lorsque leur chiffre d’affaires demeure inférieur aux plafonds d’éligibilité prévus.
Pour en savoir plus, cliquez ICI et ICI
Le V.I.E : recruter un talent à l’étranger sans créer immédiatement une structure locale
Le Volontariat International en Entreprise (V.I.E) constitue également une solution particulièrement pertinente pour les entreprises qui souhaitent développer leur présence dans un pays étranger sans supporter immédiatement les coûts liés à une implantation complète.
Le principe est relativement simple : une entreprise recrute un jeune talent qui sera envoyé à l’étranger pour développer l’activité commerciale, assurer une veille marché ou accompagner des projets locaux.
Le dispositif est géré par Business France et permet de bénéficier d’un cadre administratif simplifié tout en réduisant certaines contraintes de recrutement à l’international.
Pour de nombreuses PME, le V.I.E représente souvent une première étape avant l’ouverture éventuelle d’un bureau commercial ou d’une filiale.
Pour en savoir plus
Les aides régionales : un levier souvent oublié
Au-delà des dispositifs nationaux, les Régions disposent fréquemment de leurs propres programmes de soutien à l’export.
Selon les territoires, ces aides peuvent prendre différentes formes : financement de missions commerciales, accompagnement à la participation à des salons internationaux, soutien au recrutement export ou encore prise en charge partielle de prestations de conseil.
Ces dispositifs sont parfois cumulables avec les aides nationales, ce qui permet de réduire significativement le coût global d’un projet de développement international.
Pour cette raison, il est souvent pertinent pour les dirigeants de se rapprocher de leur Conseil régional ou de leur Chambre de Commerce et d’Industrie avant de lancer leurs démarches.
Une opportunité encore insuffisamment exploitée
Malgré l’existence de nombreux outils publics d’aide à l’export, la France demeure confrontée à un défi récurrent : le nombre d’entreprises exportatrices reste relativement limité au regard du potentiel économique du pays.
Beaucoup de dirigeants continuent d’associer l’export à une stratégie réservée aux grands groupes, alors même que les dispositifs publics ont précisément été conçus pour réduire les barrières d’entrée auxquelles sont confrontées les PME et les ETI.
Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la diversification des marchés devient pourtant un enjeu stratégique majeur. S’appuyer sur les dispositifs proposés par Business France, la Team France Export, Bpifrance ou les collectivités territoriales peut permettre d’aborder cette étape avec davantage de visibilité, de sécurité financière et d’efficacité opérationnelle.
Pour les entreprises qui envisagent aujourd’hui une croissance à l’international, l’enjeu n’est donc plus seulement de savoir s’il faut exporter, mais plutôt de comprendre comment mobiliser intelligemment les outils déjà mis à leur disposition.
Tout d’abord, il faut considérer pour cela un horizon de temps assez long. Généralement, on commence à penser à sa retraite entre 40 et 50 ans. Ce temps long est nécessaire afin de permettre d’une part de ne pas consacrer un effort trop lourd puisqu’il est lissé dans le temps et d’autre part de permettre d’opter pour des solutions avec effet de levier (crédit) et/ou des solutions d’investissement comportant un risque de perte en capital.
Par Géraldine Métifeux, associée fondatrice d’ALTER EGALE
Pour savoir comment préparer sa retraite, la première équation à résoudre est de connaître le montant de revenu complémentaire dont j’aurai besoin lorsque je cesserai de travailler. Pour ce faire, vous pouvez contacter les organismes de retraite et des conseils en gestion de patrimoine spécialisés dans la reconstitution de carrière. L’autre élément qui vous permettra de répondre à cette question est votre budget de vie. Quelles sont vos dépenses essentielles, vos dépenses plaisir (voyage, cadeaux, etc.) ?
Dès lors que vous savez ce que vous dépensez et combien vous percevrez, vous pouvez déterminer quel est le montant de revenu à créer par le biais de votre patrimoine. Par exemple, mon train de vie est de l’ordre de 72K€ par an, mes pensions de retraite seront de l’ordre de 50K€, il me faut donc disposer de 22K€ par an de revenus complémentaires à horizon 15/20 ans.
Les différents types d’investissement « estampillés » produits retraite
On pense naturellement à trois produits : l’immobilier locatif (meublé ou nu), l’assurance-vie et le PER (Plan Epargne Retraite).
L’intérêt de l’immobilier locatif est l’attrait du revenu régulier dès lors que les locataires payent leurs loyers. La constitution d’un patrimoine immobilier se fera idéalement par le biais d’un crédit, c’est pourquoi anticiper le moment où vous aurez besoin de revenus complémentaires est crucial. Vous achetez avec un crédit d’une durée de 15 ans ou 20 ans. Compte tenu des taux actuels, la mensualité sera proche du montant du loyer si on considère un bien d’habitation et presque équivalent à votre loyer si on considère des biens à usage professionnel. Il est primordial d’aligner la durée des emprunts sur la date à laquelle vous envisagez de prendre votre retraite.
Les inconvénients de ce type d’investissement tiennent à la forte imposition des revenus fonciers. En effet, ces derniers sont imposables à la tranche marginale de votre impôt sur le revenu, ils supportent les prélèvements sociaux et le cas échéant augmentent votre IFI. Les revenus fonciers sont taxés y compris pendant la période d’amortissement du prêt car seuls les intérêts du prêt sont déductibles des vos revenus fonciers. C’est l’effet pervers des taux bas actuels.
Géraldine Métifeux, associée fondatrice du cabinet ALTER EGALE
L’assurance-vie, même si le fonds Euro n’a plus l’impact qu’il avait au début du 21ème siècle, demeure un instrument pertinent pour créer des revenus complémentaires. Désormais, l’assurance-vie permet d’intégrer tous les supports d’investissement (unités de compte) imaginables : OPC actions, OPC diversifiés, OPCI, SCPI, Private Equity, EMTN, etc.
La fiscalité de l’assurance-vie est très avantageuse à la sortie tant par le décès (clause bénéficiaire et abattement de 152 500€ par bénéficiaire tous contrats confondus, article 990 I du CGI) que les rachats en cas de vie. En effet, tout retrait est fiscalisé pour la partie d’intérêt comprise dans le montant racheté. Si votre contrat contient 40% de plus-value, lorsque vous retirerez des fonds au fil de l’eau, seuls 40% seront fiscalisés. Par ailleurs, vous bénéficiez d’un abattement sur la plus-value de 9 200€ par an (pour un célibataire).
Le PERin, dernier produit né de la Loi Pacte remplaçant PERP et Madelin. L’inconvénient tient principalement à la fiscalité en cas de sortie des sommes versées sur ce produit diminuant l’intérêt la sortie en capital. Néanmoins, demeure l’intérêt d’une épargne non liquide qui limite votre pression fiscale lorsque vous êtes en activité. L’autre attrait est de pouvoir bénéficier, selon les contrats, peu ou prou du même univers d’investissement que l’assurance-vie.
La construction d’un patrimoine de rapport combinant ces 3 éléments permettra de compléter vos revenus à la retraite. Pour mémoire, si on considère un patrimoine de rapport qui connaîtrait un rendement moyen annuel de l’ordre de 3%, alors pour créer 22K€ de revenus nets par an (avant IR), il faudrait avoir constitué 750K€ de patrimoine.
La reprise à la barre, procédure collective avec cession à la barre du tribunal, devraient connaitre un essor important avec les défaillances d’entreprises dues à la conjoncture économique. Ce dispositif peut constituer un véritable accélérateur de croissance duquel on peut tirer le meilleur parti si l’on en maîtrise bien le déroulé…quelques explications.
Par Franck Boccara
La situation économique, actuellement maintenue par les dispositifs d’aides gouvernementaux, risque de sérieusement se dégrader lorsque ceux-ci s’amenuiseront. Il est donc prévisible que nous soyons témoins (ou acteurs) d’une hausse des entreprises défaillantes et avec elle d’une hausse des procédures collectives dont une bonne partie se soldera par une cession à la barre du tribunal.
La reprise à la barre peut se rélever être un véritable levier de croissance car à la différence des processus d’acquisition classiques, elles peuvent porter sur des entreprise désendettées. En effet, ce sont uniquement les actifs qui sont repris à travers unplan de cession, parfois même seulement certains d’entre eux, jugés plus attractifs par les repreneurs pour leur rentabilité.
Il est donc possible de dimensionner le projet de reprise en sélectionnant les actifs (Immobilier, fonds de commerce, clientèle, contrats ou encore salariés) qui peuvent être inclus dans le plan pour tout ou partie seulement. Cette possibilité permet donc de ne pas absorber lescoûts de restructuration et parmi eux les coûts de licenciement des salariés non repris.
Croissance externe et rachat de fournisseur
Le processus de reprise à la barre est particulièrement adapté aux enjeux de croissance externe, par exemple lorsque le repreneur veut étendre ses activités au niveau national ou international. L’entreprise repreneuse augmente de cette façon son chiffre d’affaires en faisant l’acquisition d’une société ayant la même activité, parfois via des complémentarités territoriales. Par ailleurs, on risque de voir se multiplier les rachats de fournisseurs par des entreprises dont les fournisseurs stratégiques sont en défaillance et qui doivent sécuriser leur approvisionnement et assurer ainsi la continuité d’exploitation.
Les limites de la reprise à la barre
La reprises à la barre n’a pas que des avantages et le processus, loin d’être parfait, reste soumis à d’importantes pressions.
Contrairement aux cessions classiques qui s’étalent sur une année environ et qui sont accompagnées par des banques d’affaires qui analysent tous les paramètres (marché, information financière, potentiel de développement), la reprise à la barre dure en moyenne seulement 4 mois pour toute la procédure, faute de trésorerie suffisante. Cette pression peut rendre compliquée l’analyse par les repreneurs.
De plus, la reprise à la barre n’est pas assez internationale puisque les investisseurs étrangers ne représentent que 8% des acquisitions. Un phénomène sûrement dû au fait que les appels d’offres ne sont publiés qu’en français.
L’aspect social est également fondamental puique même si la reprise à la barre sauve en moyenne 75% des emplois, il est pratiquement impossible de faire aboutir le processus sans l’approbation du corps social, ni de mettre en oeuvre le plan de retournement.
La reprise à la barre a beaucoup d’avantages à apporter au monde de la Fusac(fusions-acquisitions ou encore Mergers & Acquisitions en anglais) mais il est impératif d’optimiser le bon mix and match entre les repreneurs et les entreprises en difficultés. Pour cela, l’intelligence artificielle pourrait jouer un rôle clé dans un avenir proche.
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