Les marchés africains représentent des relais de croissance essentiels pour les PME et ETI françaises. Mais l’accès à ces marchés s’accompagne d’un facteur critique souvent mal anticipé : le risque de change en Afrique. Trop souvent sous-estimé, le risque de change constitue l’un des premiers facteurs d’érosion de la marge pour les entreprises françaises opérant en Afrique.
Par Jérémie Taïeb – Dirigeant de Tikva Partners, cabinet de conseil en stratégie sur l’Afrique
Qu’entend-on par risque de change ?
Il s’agit du risque que la variation des taux de change entre l’euro et les monnaies locales affecte négativement la rentabilité d’une opération commerciale ou d’un investissement.
Dans un environnement où la volatilité des devises africaines peut dépasser 20 à 30 % par an, l’absence de stratégie de couverture peut entraîner une érosion significative de la rentabilité. Pire : elle peut transformer un contrat bénéficiaire en perte sèche.
Trois exemples concrets :
1. Une PME industrielle exporte du matériel en Angola
Facturation en dollars pour contourner la volatilité du kwanza (AOA). Mais entre la commande et le paiement, le dollar se déprécie de 8 % face à l’euro : la marge nette s’effondre.
2. Une ETI signe un contrat de maintenance en Zambie, payé en kwacha (ZMW).
Le contrat est signé à 1 EUR = 25 ZMW. Trois mois plus tard, le kwacha chute à 1 EUR = 30 ZMW. Résultat : une perte de 16,7 % sur les flux encaissés localement.
3. Une entreprise agroalimentaire investit au Nigeria.
Les profits sont réalisés en nairas (NGN), mais rapatriés en euros. Le gouvernement introduit des restrictions sur l’accès aux devises. Résultat : impossibilité de convertir les profits et blocage des dividendes.
Comprendre les différentes formes de risque de change
• Risque de transaction : lié à l’achat ou à la vente de biens/services en devises étrangères.
• Risque de conversion : lors du rapatriement de bénéfices réalisés localement.
• Risque économique : impact des variations de change sur la compétitivité prix à moyen/long terme.
• Risque de liquidité en devises : difficulté à convertir la monnaie locale en devises fortes (EUR, USD), même si le taux de change est favorable.
Trois cas concrets et chiffrés
Cas 1 – Exportation en Angola (monnaie : Kwanza – AOA)
• Une PME facture 500 000 USD à un client local en août 2024.
• À la signature, 1 EUR = 1,10 USD. En décembre, 1 EUR = 1,20 USD.
• Impact : le paiement reçu équivaut désormais à 416 667 EUR au lieu de 454 545 EUR, soit une perte latente de 37 878 EUR (8,3 % de la transaction).
• Origine de la perte : absence de couverture du taux EUR/USD.
Cas 2 – Prestations en Zambie (Kwacha – ZMW)
• Une ETI facture 1 000 000 ZMW pour une prestation en mars 2024 (1 EUR = 25 ZMW).
• Paiement en juin, à 1 EUR = 30 ZMW.
• En euros, l’encaissement passe de 40 000 EUR à 33 333 EUR.
• Perte effective de 6 667 EUR, soit -16,7 % sur le chiffre d’affaires prévu.
Cas 3 – Rapatriement des dividendes au Nigeria (Naira – NGN)
• Une filiale locale dégage 100 M NGN de résultat net
• À 1 EUR = 1000 NGN, cela représente théoriquement 100 000 EUR.
• Mais la banque centrale restreint l’accès aux devises pour les non-résidents : seuls 20 M NGN peuvent être convertis immédiatement.
• Reste 80 M NGN immobilisés, exposés à un dévaluation continue : si le taux passe à 1 EUR = 1400 NGN, leur valeur tombe à 57 143 EUR.
Zones monétaires : risques différenciés
• Zone franc CFA (UEMOA / CEMAC) : parité fixe avec l’euro, convertibilité garantie par le Trésor français. Moindre risque de change, sauf en cas de réformes monétaires ou tensions politiques.
• Pays à régimes de change flottant ou administré : Nigeria, Angola, Ghana, Zambie, Égypte. Forte volatilité, contrôle des changes fréquent.
• Marchés dollarisés (RDC, Zimbabwe) : instabilité chronique des politiques monétaires locales, même en dollar.
Outils de gestion du risque de change
• La facturation en EUR ou USD limite l’exposition directe mais transfère le risque au client ce qui peut être un frein commercial.
• Les contrats avec clause d’indexation c’est à dire l’ajustement automatique du prix en fonction de l’évolution d’un taux de change de référence.
• La couverture via instruments financiers :
• Contrats à terme (forwards) : verrouillent un taux de change à une date future.
• Options de change : assurent un niveau de protection tout en laissant une marge de flexibilité.
• Swaps de devises : pour les entreprises ayant des besoins croisés en devises (rares chez les PME).
Attention : ces outils sont souvent inaccessibles sur les devises illiquides africaines. D’où l’intérêt de structurer les flux dans des devises convertibles (USD, EUR) et de s’appuyer sur des banques partenaires disposant d’une capacité régionale.
Stratégie recommandée pour les PME et ETI
• Cartographier l’exposition au risque de change par zone, devise, durée, fréquence des flux.
• Structurer les contrats en fonction de la liquidité des devises et du degré de contrôle étatique.
• Mettre en place un processus de veille sur les politiques monétaires locales, en analysant les politiques de contrôle des changes de chaque pays : les règles peuvent changer du jour au lendemain (cas du Nigeria ou de l’Éthiopie).
• Recourir à des intermédiaires spécialisés ou à des bureaux de représentation sur place pour optimiser la gestion financière locale.
Nos recommandations :
• Éviter la facturation exclusive en devise locale, sauf si un mécanisme d’ajustement est prévu dans le contrat.
• Utiliser des outils de couverture (forwards, options) dès que les montants le justifient.
• Préférer, quand cela est possible, les zones CFA (Franc CFA – UEMOA et CEMAC), rattachées à l’euro, pour réduire la volatilité.
Le développement ne peut s’envisager sans une stratégie robuste de gestion du risque de change en Afrique. Celle-ci ne se limite pas à un arbitrage entre EUR et USD : elle nécessite une compréhension fine des environnements monétaires locaux, de leur dynamique politique, et des pratiques bancaires locales. Une gestion active du risque de change est un marqueur de maturité financière. Et pour les PME et ETI, elle devient un levier de différenciation concurrentielle.
Dans l’univers exigeant de la location saisonnière de villas haut de gamme, conjuguer rentabilité, sérénité et expérience d’exception relève souvent du défi. Sur la Côte d’Azur, Keys & Fly a fait de cette équation sa spécialité.
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88% des 18-34 ans veulent un accompagnement du management en matière de santé mentale. Ils ont également besoin d’être stimulés et impliqués dans le projet de l’entreprise. D’un autre côté, l’expertise et les idées d’amélioration des collaborateurs représentent un potentiel de développement et de création de valeur pour l’entreprise. Le recueil de la Voix des collaborateurs n’est donc plus une option mais bien un levier stratégique en termes de marque employeur et de performance.
Par Aude Guei – Consultante facilitatrice en transformation des organisations AG ConseilPOURQUOI LE RECUEIL DE LA VOIX DES COLLABORATEURS EST PRIMORDIAL ?
▶ Ne pas recueillir la Voix des collaborateurs, c’est se priver d’une partie de leur potentiel au détriment de la réussite de l’entreprise et de l’engagement des collaborateurs.
Les salariés sont le cœur de l’entreprise. De part leur expertise, connaissance des clients et historique des différents projets ; les idées d’amélioration et points d’attention des collaborateurs constituent une source de développement.
▶ Recueillir la Voix des collaborateurs permet également de lutter contre « l’angle mort du management ».
Cet angle mort représente l’ensemble des risques potentiels et axes d’amélioration qu’une entreprise ne peut percevoir sans l’aide de ses collaborateurs et d’une personne tierce.
En raison de sa fonction, ses enjeux, son point de vue et ses filtres, un dirigeant n’est pas en mesure d’appréhender toutes les problématiques et axes de progrès de son entreprise.
Pour avoir une vision 360 de son organisation, il est donc nécessaire de s’appuyer sur les collaborateurs en proposant par exemple des sondages sur les axes d’amélioration internes et les conditions de travail afin de prévenir les RPS et être plus performant.
Cela permettra également à toutes les personnalités de s’exprimer en sachant que les personnes introverties ont souvent des idées brillantes qu’elles n’osent pas toujours exprimer.
▶Enfin, une écoute plus approfondie des besoins et remarques des équipes est un moyen de leur offrir une meilleure expérience collaborateuret de les fidéliser.
Avec la hausse des démissions (+24% entre 2019 et 2023 selon la DARES) et les difficultés de recrutement, une entreprise doit avoir une prise de recul sur son organisation pour rester performant et éviter de générer de la démotivation et des départs sans en comprendre la cause.
En effet, peu d’entreprises proposent un dispositif permettant de recueillir régulièrement les avis des salariés et d’encourager les initiatives.
Conséquences :
– De nombreux collaborateurs n’osent pas remonter leurs difficultés, frustrations ou idées d’amélioration en raison d’une absence d’outils et de cadre leur permettant de le faire librement et sereinement.
– Départ inattendu de talents car même si elle fait preuve de bonne volonté, une organisation ou un manager peut favoriser inconsciemment le mal-être et le désengagement de ses équipes.
Aude Guei – Fondatrice d’AG Conseil
▶En psychologie, il est dit que « Ce que l’on ne conscientise pas, ne peut être guéri« . Ce principe peut également s’appliquer aux entreprises car « tout ce que vous ne percevez pas ne peut être amélioré et suivi ».
En somme, en ne recueillant pas régulièrement la Voix des collaborateurs, votre organisation peut générer de la démotivation, de l’absentéisme, du turnover, des RPS et une baisse de performance sans que vous puissiez identifier les causes profondes et les prévenir.COMMENT LE RECUEIL DE LA VOIX DES COLLABORATEURS PEUT DEVENIR UNE FORCE POUR L’ENTREPRISE ?
Pour que le recueil de la Voix des collaborateurs devienne un atout en termes de marque employeur, il est important que cette démarche soit pérenne et favorise la reconnaissance des salariés.
Au préalable, 3 éléments devront être déterminés :
Le type d’informations récoltées: Idées d’amélioration, degré de satisfaction, expérience collaborateur, charge de travail, moyens/ressources, ambiance de travail, besoins, QVT…
Le mode de recueil: Questionnaire, entretiens, application, étude des sites d’évaluation expérience collaborateur (Glassdoor), recours à un cabinet externe, challenge des meilleures idées…
La fréquence de recueil: Trimestriel, semestriel, annuel…
Une fois ces éléments définis et la démarche lancée, il sera également primordial de communiquer sur les résultats des enquêtes ainsi que sur les plans d’actions associés. Cela permettra de renforcer le sentiment d’utilité des collaborateurs et de les encourager à participer davantage au développement de l’entreprise.
Toutefois pour insuffler et mettre en place plus facilement cette nouvelle dynamique de co-création, il est conseillé de faire appel à une personne tierce/ facilitateur externe.
Son regard extérieur sera une opportunité pour l’entreprise d’identifier les freins de performance et d’engagement et d’aider les collaborateurs à s’exprimer plus librement.
▶En conclusion, mettre en place une stratégie pérenne de recueil de la Voix des collaborateurs est un moyen de bénéficier pleinement de leur expertise et de mieux comprendre leurs besoins. Elle peut représenter un élément attractif de votre marque employeur et apporter de nombreux bénéfices en termes d’amélioration continue, de fidélisation et de RPS.
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Ces formations vous permettront d’augmenter vos compétences dans la maîtrise des techniques du commerce international, de gérer votre réseau de distribution de façon optimale, d’appréhender les différences culturelles et de maîtriser les techniques de négociation à l’international.
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Cette conférence se tiendra jeudi 12 février 2026 de 9h à 10h30 au siège de la Banque de France : Espace Conférences, 31 rue Croix des Petits Champs – 75001 Paris. Elle s’articulera autour de deux thèmes :
Bilan et perspectives de l’économie régionale
Salons et congrès en Ile-de-France : carrefour d’opportunités
Cet évènement sera également retransmis en ligne en direct.
Au programme
Introduction
Alain Gerbier, directeur régional Ile-de-France de la Banque de France
Dominique Restino, président de la CCI Paris Ile-de-France
Contexte économique international et national
Daphné Salon-Michel, directrice départementale de la Banque de France dans les Yvelines et déléguée de métier Conjoncture
Situation des entreprises franciliennes, bilan 2025 et perspectives 2026
Clara du Mesnil du Buisson, responsable du Service économique, Direction des affaires régionales Ile-de-France, Banque de France
Isabelle Roussennac, adjointe du Service économique
Annonce de la table ronde : Salons et congrès, carrefour d’opportunités
France Morot-Videlaine, directrice générale adjointe Partenariats, Observation, Prospective et études à la CCI Paris- Ile-de-France
Présentation du secteur congrès et salons en Ile-de-France
Emmanuel Rodier, responsable du Département tourisme, congrès et salons à la CCI Paris Ile-de-France
Résultats de l’enquête auprès des chefs d’entreprise franciliens sur l’impact des salons
Clara du Mesnil du Buisson, responsable du Service économique, Direction des affaires régionales Ile-de-France, Banque de France
Table ronde avec :
Fabrice Laborde, directeur général groupe ByGalis, président Crealians, vice-président UNIMEV
Bernard Michel, président du CA de Viparis & de Promosalons et délégué du Président de la CCI Paris Ile-de-France en charge du tourisme d’affaires
Frédéric Maus, directeur général du salon Who’s next
Solenn Cotonnec, correspondante Start-up de la Banque de France
Le recouvrement de factures impayées peut être un défi pour de nombreuses PME et ETI. Entre les relances incessantes, les échanges tendus avec les débiteurs et les démarches juridiques parfois nécessaires, il est crucial pour les entreprises de comprendre les tenants et aboutissants de ce processus délicat. Dans cet article, Gcollect nous livre les questions les plus fréquemment posées en matière de recouvrement de factures impayées, en fournissant des réponses claires et des conseils pratiques pour aider les entreprises à naviguer efficacement dans cette situation souvent stressante. Que vous soyez confronté à un client récalcitrant ou que vous souhaitiez simplement mieux comprendre les étapes du recouvrement, ce guide est conçu pour vous fournir les informations nécessaires pour gérer efficacement vos créances impayées.
1. Qu’est-ce que le recouvrement de factures impayées ?
Le recouvrement de factures impayées permet de récupérer une facture échue et non réglée auprès d’un client défaillant. Il se déroule en plusieurs étapes allant de la simple « relance » jusqu’au « recouvrement » judiciaire.
En tant que service professionnel de recouvrement, GCollect vous accompagne en réalisant avec vous et pour vous votre procédure de recouvrement afin de simplifier vos démarches. Vous pouvez ainsi récupérer votre argent rapidement tout en préservant votre relation commerciale avec votre client.
En France, le montant global des impayées s’élève à 56 milliards d’euros. Parmi ce montant 4,8 milliards d’euros ne sont jamais réclamés aux clients car les chefs d’entreprises ne savent pas comment lancer une procédure de recouvrement ou ont peur de le faire. GCollect propose un service simple, efficace et éthique afin que les entreprises puissent récupérer leurs créances rapidement sans mettre en danger le développement de leur activité.
2. Quelles sont les différences entre la relance et le recouvrement ?
La relance et le recouvrement sont deux phases distinctes dans le processus de récupération d’une facture. Elles interviennent à des moments spécifiques dans le déroulement de la procédure.
1. Quand intervient la relance ?
La relance, comme son nom l’indique, fait référence aux actions initiales mises en œuvre pour rappeler au client qu’il a un impayé. Celle-ci se fait généralement par mail ou par appel téléphonique. Le but étant simplement d’informer le client de sa dette et de lui demander de la régler. C’est la première étape du processus de règlement des impayés. Elle n’implique aucune procédure particulière mais vise à communiquer et informer.
Elle peut également se faire sous forme d’une lettre de relance dans laquelle on fera apparaitre les informations suivantes :
Coordonnées de l’entreprise créancière ainsi que celle du client défaillant
Informations sur la ou les factures impayées
Actions de relance déjà initiées comme les mails ou appels téléphoniques
Délai accordé au débiteur pour le règlement
Il est préférable d’envoyer la lettre de relance par recommandé afin d’avoir un suivi.
2. Quand intervient le recouvrement de factures impayées ?
La phase de recouvrement intervient juste après la relance, lorsque celle-ci n’a pas aboutie. On considère que la relance n’est pas fructueuse après une quinzaine de jours.
Le créancier peut alors lancer une procédure de recouvrement. Afin de faciliter ces démarches et d’obtenir plus rapidement ses règlements, l’entreprise gagne à faire appel à une société de recouvrement. Le but de l’entreprise spécialisée sera alors de mettre en place des actions concrètes et formelles afin d’obtenir le plus rapidement possible le paiement du client défaillant. La société créancière et le professionnel du recouvrement établissent un mandat encadrant la procédure de recouvrement.
3. Quand interviennent le recouvrement amiable puis le recouvrement judiciaire ?
La procédure de recouvrement fait intervenir dans un premier temps le recouvrement amiable avant de recourir au recouvrement judiciaire.
1. Qu’est-ce que le recouvrement amiable ?
Dans le recouvrement amiable, l’approche humaine et le dialogue sont des éléments essentiels à l’obtention de résultats positifs. Au contact d’un client défaillant, une société de recouvrement doit tout d’abord privilégier la communication qui facilite la négociation afin de trouver des solutions adaptées.
À cette étape, on privilégie la compréhension et l’écoute du client défaillant. En effet, la plupart du temps un impayé résulte d’une incapacité à payer et non de mauvaise volonté. Le but du recouvrement amiable est de trouver des solutions personnalisées et adaptées à chaque typologie de client et de créances. Cette approche permet d’augmenter les chances de résoudre le litige rapidement tout en préservant la relation commerciale entre le créancier et le débiteur.
Saviez-vous ? 90% des sommes recouvrées par les professionnels du recouvrement ce font dans le cadre de procédures amiables. (Source : Figec)
2. Qu’est-ce que le recouvrement judiciaire ?
On considère que les démarches amiables n’ont pas abouti 60 à 90 jours après la date d’échéance de la facture. Cependant ce délai peut varier selon les spécificités d’une solution. Dans ce cas il est alors nécessaire d’avoir recours au recouvrement judiciaire si vous souhaitez poursuivre le recouvrement. Comme son nom l’indique, ce type de recouvrement fait intervenir directement la justice. L’objectif étant d’obtenir un acte officiel qui contraint le client défaillant à régler sa créance. Ce document est appelé titre exécutoire. Il permet de faire valoir une dette aux yeux de la loi.
Deux cas de figures sont possibles :
Si la facture impayée est d’un montant inférieur à 5 000 €, on fait appel à un commissaire de justice. Il est le seul acteur de la procédure de recouvrement à pouvoir mettre en œuvre des mesures contraignant le débiteur à payer. Il pourra ainsi faire valoir le titre exécutoire obtenu par le créancier au cours de sa procédure.
Si la facture impayée est supérieure à 5000 €, il faut faire appel au tribunal de justice qui mettra en place un certain nombre d’actions tels que l’injonction de payer, le référé-provision, l’assignation en paiement au fond, les saisies etc…
Le but étant de récupérer son dû avant d’en arriver au recouvrement judiciaire. C’est pourquoi GCollect mobilise une équipe d’experts en recouvrement amiable afin de récupérer vos impayés au plus vite. Il faut bien avoir en tête que le recouvrement judiciaire dégrade la relation commerciale avec vos clients.
4. Comment récupérer la TVA sur les factures impayées ?
Si la procédure amiable échoue et que vous ne souhaitez pas lancer une procédure judiciaire, vous pouvez obtenir votre ANR (Attestation de Non-Recouvrement). Ce document officiel répond à plusieurs objectifs :
Prouver la tentative de recouvrement des factures impayées en cas de contrôle fiscal.
Permet d’enregistrer la créance en perte définitive à votre bilan comptable.
Récupérer la TVA éligible.
Pour obtenir cette attestation, il faut s’assurer que la facture est bien irrécouvrable. En effet, il existe deux types de créances :
La créance douteuse est une facture qui est soumise à un risque de perte mais dont le règlement est possible dans un avenir proche. Dans ce cas, il n’est pas possible de récupérer la TVA associée.
La créanceirrécouvrable, elle, est une facture définitivement perdue qui est éligible à l’ANR et dont la TVA peut être reversée.
Pour obtenir votre ANR, déposez vos factures impayées sur GCollect. En cas de non-recouvrement, nous vous fournirons gratuitement votre justificatif.
5. À partir de quel montant de facture puis-je lancer une procédure de recouvrement ?
Bonne nouvelle, il n’y a pas de montant minimum pour un dépôt de facture. Vous pouvez donc déposer tout type de facture (BtoC et BtoB).
Cependant, lorsque nous recouvrons une facture, nous récupérons un pourcentage du montant recouvré qui est fixé au préalable lors de l’établissement du mandat. II est donc préférable de déposer une facture d’un montant significatif, permettant de rentabiliser les taux d’honoraires prélevés par GCollect. Vous pouvez également déposer vos factures par lots. Dans ce cas, un contrat cadre est établi permettant d’appliquer un taux d’honoraire unique au lot dans son intégralité.
6. Quels sont les honoraires ou tarifs associés au recouvrement de facture ?
Chez GCollect, vous ne payez qu’en cas de succès !
Lors d’un dépôt de facture, vous recevez un mandat détaillant les prestations et les coûts associées que vous validez par signature électronique. Ces honoraires sont calculés au plus juste en fonction de la facture déposée et du profil de risque du débiteur. Nos taux d’honoraires sont plafonnés à 20%.
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie.Vous allez devoir choisir votre formation pour la rentrée prochaine. Mais les questions se bousculent ! Quelle formation pour quel métier ? Alternance ou temps plein ? Combien d’années d’études ? Quelles filières recrutent ? Quelles poursuites d’études possibles après tel diplôme ? A toutes ces questions et bien d’autres, vous trouverez des réponses lors de la Journée Portes Ouvertes organisée par les écoles samedi 7 février 2026. Une journée pour découvrir, vous informer et tracer votre avenir !
Des filières créatrices d’emplois et porteuses d’avenir
Gestion, informatique, énergies, vente, restauration, parfumerie, éco-activités, bâtiment, industries créatives, mode… nos écoles proposent 536 formations du CAP au Master, en temps plein ou en apprentissage.
Intégrer une école de la CCI Paris Ile-de-France, c’est miser sur la qualité de l’enseignement et l’adéquation des formations avec les besoins des entreprises. Ouvertes à tous, nos écoles forment à des métiers d’avenir dans des secteurs porteurs. Objectif : obtenir un emploi à l’issue de ses études !
Chiffres clés
536 formations – dont 357 en apprentissage
87 % Taux d’insertion professionnelle des étudiants à 7 mois
44 420 jeunes en formation – dont 16 400 apprentis
Nos écoles et filières de formation
Ingénierie – Numérique – Robotique – Data
ESIEE-IT, l’école à impact des entreprises du futur, propose toute une gamme de formations en informatique, cybersécurité, IA, ingénierie logicielle, robotique, Business Analyse, Smart & Green Building, domotique…
En savoir plus et s’inscrire
Mode & Habillement
ESIV – LA FABRIQUE prépare aux métiers techniques et managériaux de la mode. Ses formation de Bac à Bac+5 allient savoir-faire techniques et industriels, management de projet de mode et vision business de la chaîne de production.
En savoir plus et s’inscrire
Gastronomie – Management hôtelier
FERRANDI Paris forme aux métiers de la cuisine & traiteur, de la boulangerie, de la pâtisserie & chocolatier-confiseur, de la sommellerie & barman, du service en salle & arts de la table, de la gestion et du management en hôtellerie restauration.
En savoir plus et s’inscrire
Industries créatives – Métiers de l’image & du son
GOBELINS Paris propose tout un panel de formations en cinéma d’animation, design graphique et motion design, design interactif web et mobile, jeu vidéo, ainsi qu’en photographie et vidéo, musique et son.
En savoir plus et s’inscrire
Parfums – Cosmétiques – Arômes
ISIPCA propose des formations en parfumerie, aromatique et cosmétique : création, formulation chimique & matières premières naturelles, analyse sensorielle, management, marketing, international et développement commercial.
En savoir plus et s’inscrire
Commerce/Vente – Management/Gestion/RH
SUP de V forme aux métiers de la vente et ingénierie d’affaires, notamment à l’international, marketing, digital, ainsi qu’au management, RH, développement durable (QSSE), comptabilité/gestion, immobilier…
En savoir plus et s’inscrire
Grande école de management
ESCP Business School propose, sur ses 5 campus à Paris, Berlin, Londres, Madrid et Turin, des formations en management général (finance, marketing, stratégie…) et spécialisé (entrepreneuriat, industries culturelle et technologique…)
S’orienter, c’est choisir le meilleur chemin pour atteindre un objectif. Nous vous proposons donc un guide complet pour vous aider à vous repérer parmi toutes les possibilités qui s’offrent à vous et vous permettre de choisir votre voie.
Découvrir le dossier orientation
Cette année encore, PME-ETI.fr est ravi d’être partenaire du salon Le Practice, un évènement résolument tourné vers les dirigeants d’entreprise qui veulent passer à l’action. Organisé par des entrepreneurs pour des entrepreneurs, Le Practice revient pour une 2ᵉ édition qui s’annonce encore plus ambitieuse, le jeudi 12 février 2026 à Issy-les-Moulineaux, de 9h à 19h (accueil café dès 8h30).
Un salon 100 % orienté business et solutions concrètes
Là où beaucoup de salons se perdent en discours génériques ou en stands impersonnels, Le Practice fait le pari de la pertinence et de la qualité des rencontres. Ce salon est exclusivement réservé aux entreprises en activité, et surtout à leurs décideurs : dirigeants, DRH, directeurs commerciaux, etc. L’objectif est clair : faire gagner du temps à tout le monde et créer des connexions à forte valeur ajoutée.
Pourquoi le salon Le Practice sort du lot ?
– Des visiteurs qualifiés : Pas de curieux ni de touristes professionnels ici. Chaque visiteur est un entrepreneur ou un décideur en quête de solutions pour se développer.
– Des ateliers utiles, pas théoriques : On oublie les grandes conférences descendantes. Ici, on mise sur des ateliers concrets, pratiques et animés par des experts qui connaissent le terrain.
– Un seul exposant par métier : Fini la guerre des plaquettes. Chaque expertise est représentée une seule fois pour garantir la visibilité et la qualité des échanges.
– Des « connecteurs » pour faciliter les bonnes rencontres : Appelés affectueusement les « Cupidons », ils vous accompagnent dans les allées pour vous aider à repérer les exposants et partenaires les plus pertinents pour vous.
Quelques chiffres qui donnent le ton
– 2 000 dirigeants attendus
– 2 500 m² d’espaces répartis entre ateliers, networking et exposants
– 5 salles dédiées aux ateliers et au co-développement
– 25 ateliers hyper opérationnels
– 75 intervenants triés sur le volet pour leur expertise
Un partenariat qui a du sens
Chez PME-ETI.fr, nous avons à cœur de mettre en lumière les initiatives qui aident concrètement les dirigeants à avancer. C’est donc tout naturellement que nous avons choisi de nous associer à cet événement. En tant que partenaire officiel du salon, nous serons présents sur place pour rencontrer les dirigeants, valoriser les expertises, et relayer les meilleures pratiques sur notre site et auprès de notre communauté.
Vous êtes dirigeant, indépendant, ou à la tête d’une TPE ou PME en Île-de-France ?
Bloquez votre 12 février 2026. C’est LE rendez-vous pour développer votre réseau, monter en compétences et faire avancer vos projets.
Plus d’infos et inscriptions au salon Le Practice ICI
Si vous êtes dirigeant d’une PME ou d’une ETI, vous avez peut‑être entendu parler récemment d’une étrange bestiole juridique nommée Directive européenne sur la transparence des salaires. Ça fait sérieux, ça sonne un peu intimidant… mais au fond, de quoi s’agit‑il vraiment, et pourquoi toute entreprise d’une taille respectable devrait s’y intéresser avant que ça ne devienne réalité ? Sans aller y plonger avec un microscope, explorons ensemble ce qui se trame.
Par Franck Boccara
La directive qui fait parler les salaires : pourquoi maintenant ?
L’Europe, jamais avare de belles intentions, a adopté le 10 mai 2023 une directive européenne sur la transparence des salaires, officiellement appelée Directive UE 2023/970. Son objectif principal ? renforcer l’égalité de traitement dans la rémunération, en particulier entre les femmes et les hommes, et faire en sorte que la transparence ne soit pas juste une expression à la mode, mais une réalité juridique.
Cette directive n’est pas une simple suggestion : tous les États membres doivent la transposer dans leur droit national avant le 7 juin 2026. Autrement dit, d’ici quelques mois, une nouvelle étape réglementaire s’imposera à un grand nombre d’entreprises installées en France et dans l’Union européenne.
Si l’Europe a fixé la directive en 2023, la transposition en droit français n’est pas encore totalement finalisée, mais elle est bien engagée et doit être achevée avant juin 2026, conformément au calendrier européen.
Pour les dirigeants, cela mérite plus qu’un haussement d’épaules ; cela demande une vraie préparation.
Des obligations qui grattent là où ça peut piquer
Avant d’aller plus loin, clarifions une chose : cette directive n’est pas simplement un effort pour inciter gentiment les entreprises à « être plus sympas avec les salaires ». Non non. Elle introduit des obligations concrètes, dont certaines représentent un changement culturel profond dans la manière dont la rémunération est gérée, communiquée et même pensée.
Parmi les nouveautés majeures :
1. Transparence dès l’embauche
Dans un passé pas si lointain, il n’était pas rare (et parfois embarrassant) qu’une offre d’emploi se contente d’un vague “salaire selon profil”. Avec l’arrivée de la directive, les entreprises devront indiquer dans leurs offres le niveau de salaire ou au moins une fourchette claire avant le premier entretien.
Fini les surprises lors de l’entretien où le candidat découvre que le montant, c’est “selon l’appréciation du roi/reine de la paie”.
2. Un droit renforcé à l’information
Les salariés, et même les candidats, auront le droit d’accéder à certaines informations sur leur rémunération : comment elle est déterminée, les critères d’évolution salariale, et plus encore. Cela vise à rendre les structures de rémunération compréhensibles et transparentes.
3. Fini les clauses de confidentialité salariale
Oui, ce bon vieux secret salarial que beaucoup d’entreprises aiment garder jalousement… la directive tend à le rendre caduc. Les salariés pourront discuter librement de leurs salaires entre eux.
4. Reporting sur les écarts
Les entreprises devront établir et publier des données agrégées sur les écarts de rémunération, en particulier entre hommes et femmes, et seront invitées à corriger les écarts injustifiés si ceux‑ci dépassent certains seuils.
5. Une mise en œuvre progressive
La directive ne dit pas que tout doit arriver comme par magie du jour au lendemain. Des étapes, des périodes transitoires et des modalités précises seront définies dans les lois nationales, mais l’objectif général est clair : plus de transparence, plus de droits pour les travailleurs, plus de clarté pour les entreprises.
Quels sont les impacts sur les grandes PME et les ETI ?
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, prépare une réforme qui intègre ces exigences européennes et les adapte au contexte juridique français, en partant du cadre déjà existant (comme l’index égalité professionnelle). L’une des ambitions affichées est même d’élargir certaines obligations, notamment pour les entreprises de 50 à 100 salariés, là où la directive prévoit des seuils différents.
Pour l’instant, les règles précises de transparence des salaires ne sont pas encore toutes gravées dans le marbre des textes finaux, mais le mouvement est bien réel : la loi française va changer, et de façon significative.
Si vous êtes dirigeant d’une entreprise de plus de 250 salariés, ou juste en dessous, les implications sont réelles:
Un impact organisationnel
Il ne s’agit plus de faire un petit audit une fois par an et de classer les résultats dans un tiroir. À partir de 2026, il faudra collecter, structurer et publier des données sur les salaires, parfois ventilées par catégorie, genre ou niveau de responsabilité. Cela implique souvent des efforts de fond au niveau RH, SIRH ou data management.
Un impact sur le recrutement
Imaginez que vous êtes une ETI à la recherche d’un directeur commercial brillant. Si vos offres doivent afficher une fourchette salariale précise, cela peut rendre votre marque employeur plus attractive — mais cela peut aussi nécessiter une révision de vos grilles et de votre politique salariale.
Un impact stratégique
Pour les entreprises qui gèrent des talents rares, ou qui veulent se positionner comme des employeurs modernes et équitables, adopter ces pratiques volontairement dès maintenant peut être un avantage compétitif. Ceux qui attendent pourront se retrouver dans une posture défensive, contraintes de rattraper leur retard rapidement et sous pression.
Un impact RH et culturel
Car publier ces données, c’est ouvrir une fenêtre grande ouverte sur sa politique salariale. Et si, jusque-là, certaines inégalités passaient inaperçues ou étaient simplement tolérées, il devient difficile de continuer à jouer à cache-cache avec les chiffres. Résultat : les directions RH vont devoir non seulement expliquer les écarts, mais aussi les justifier, voire les corriger. Ce qui peut provoquer quelques suées froides… ou une belle occasion de remettre les choses à plat et de moderniser sa stratégie d’équité interne.
Et n’oublions pas l’aspect symbolique : une fois les salaires mis en lumière, la perception des collaborateurs peut évoluer. Un même chiffre, selon le contexte, peut être perçu comme un signe de transparence… ou comme le révélateur d’une injustice. Autrement dit, la communication devient stratégique, voire diplomatique. Un tableau Excel ne fait pas toujours bon ménage avec la confiance.
Un impact en matière d’image et d’attractivité
La transparence des salaires ne reste pas entre les murs de l’entreprise. Elle s’affiche, se partage, se commente… notamment par les talents que vous espérez recruter demain. Dans un marché de l’emploi tendu, où les candidats ne regardent plus seulement le salaire brut mais aussi la cohérence et l’équité, ces données deviennent un véritable facteur d’attractivité — ou de découragement.
Autrement dit, publier des écarts de rémunération trop importants, c’est risquer de faire fuir les talents, en particulier les jeunes générations, plus sensibles à la justice sociale et à la culture d’entreprise. À l’inverse, une politique salariale bien pensée, cohérente et assumée peut devenir un puissant levier de marque employeur.
Et un impact technique, bien sûr
Il va falloir structurer les données, les fiabiliser, mettre à jour les outils RH, peut-être investir dans un SIRH plus robuste ou dans des audits récurrents. Car une fois les données publiées, elles doivent être défendables. Finies les approximations : la transparence appelle la rigueur.
En résumé…
Pour les grandes PME et ETI, cette évolution législative n’est pas une simple ligne de plus dans le Code du travail. C’est un vrai tournant qui oblige à penser la gestion salariale autrement, à anticiper plutôt que réagir… et à troquer parfois la calculette pour une boussole éthique.
La transparence des salaires a des effets humains : elle peut renforcer la confiance interne, mais elle peut aussi provoquer des débats gênants lorsqu’on découvre que des salaires ne sont pas alignés. Les entreprises devront faire preuve d’un dialogue social très ouvert pour faire de cette transparence une force, pas un facteur de tensions.
Bref, cette réforme n’est pas qu’un texte de plus à digérer. C’est une petite révolution silencieuse qui pousse les entreprises, grandes PME et ETI en tête, à se regarder dans le miroir… et à aimer ce qu’elles y voient, ou à avoir le courage de changer ce reflet.
La bonne nouvelle ? C’est aussi l’occasion de faire un vrai pas vers plus de justice interne, de performance sociale… et, disons-le, d’éviter quelques sueurs froides en cas de contrôle ou de bad buzz.
Mieux vaut s’y mettre maintenant, avant que la lumière ne soit allumée pour tout le monde.
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