Pour de nombreux dirigeants, le développement international reste un formidable levier de croissance. Diversification des marchés, réduction de la dépendance à la conjoncture nationale, accès à de nouveaux clients ou encore valorisation du savoir-faire français : les raisons de s’ouvrir à l’export ne manquent pas. Pourtant, beaucoup de PME et même certaines ETI continuent de considérer l’international comme une démarche complexe, coûteuse et risquée. Entre les frais de prospection, les déplacements, les recrutements dédiés, les études de marché ou encore les problématiques juridiques locales, le passage à l’export nécessite souvent des investissements importants avant même de générer du chiffre d’affaires. Ce que de nombreux dirigeants ignorent encore, c’est qu’il existe en France un écosystème public d’aide à l’export particulièrement développé. Financements, garanties, accompagnement opérationnel, mise en relation ou recrutement de talents export : plusieurs dispositifs peuvent significativement réduire les risques liés à l’internationalisation.
Par Serge de Cluny
Business France : le point d’entrée pour structurer sa stratégie export
Lorsqu’une entreprise souhaite accélérer son développement à l’international, l’un des premiers interlocuteurs à identifier reste souvent Business France.
L’agence publique accompagne les entreprises françaises dans leurs démarches export à travers différents services : études de marché, identification de partenaires locaux, organisation de rendez-vous d’affaires, participation à des salons internationaux ou encore accompagnement à l’implantation.
L’intérêt de ce dispositif d’aide à l’export est de permettre aux dirigeants de gagner un temps considérable dans la phase de préparation. Dans de nombreux pays, comprendre les usages commerciaux, identifier les bons réseaux et accéder aux décideurs constitue souvent le principal défi.
Business France intervient également au sein de la Team France Export, un dispositif qui fédère les principaux acteurs publics du développement international afin d’offrir un accompagnement plus lisible aux entreprises.
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La Team France Export : un guichet unique encore sous-utilisé
Lancée pour simplifier le parcours des entreprises à l’international, la Team France Export réunit notamment Business France, les Régions, les Chambres de Commerce et d’Industrie ainsi que plusieurs partenaires publics et privés.
L’objectif est simple : permettre à une PME ou à une ETI de disposer d’un interlocuteur capable d’orienter rapidement l’entreprise vers les dispositifs d’aide à l’export les plus pertinents selon son niveau de maturité export.
Dans les faits, beaucoup d’entreprises ignorent encore l’existence de cette porte d’entrée unique. Pourtant, elle permet souvent d’éviter une perte de temps importante dans l’identification des aides disponibles ou des contacts locaux.
La plateforme permet notamment de réaliser un diagnostic export et d’être orienté vers des experts sectoriels ou géographiques.
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Bpifrance : un acteur central du financement export
Lorsqu’il est question d’internationalisation, Bpifrance joue aujourd’hui un rôle majeur.
Au-delà de ses missions traditionnelles de financement des entreprises, l’établissement propose plusieurs outils spécifiquement conçus pour l’aide à export.
Parmi eux, l’Assurance Prospection demeure l’un des dispositifs les plus intéressants et paradoxalement l’un des moins connus par de nombreux dirigeants. Ce mécanisme permet de financer une partie des dépenses engagées pour prospecter de nouveaux marchés tout en protégeant l’entreprise contre un éventuel échec commercial.
Concrètement, les dépenses liées aux déplacements, aux études de marché, à la participation à des salons internationaux, au recrutement de collaborateurs export ou encore à certaines actions marketing peuvent être prises en charge à hauteur de 65 % dans de nombreux cas.
L’un des aspects les plus attractifs du dispositif réside dans sa logique de partage du risque. Si la démarche export ne produit pas les résultats attendus, le remboursement de l’aide reste partiellement pris en charge selon des modalités définies par le programme.
Autre point souvent méconnu : ces dispositifs ne concernent pas uniquement les PME. Les ETI peuvent également bénéficier de plusieurs mécanismes proposés par Bpifrance, notamment lorsque leur chiffre d’affaires demeure inférieur aux plafonds d’éligibilité prévus.
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Le V.I.E : recruter un talent à l’étranger sans créer immédiatement une structure locale
Le Volontariat International en Entreprise (V.I.E) constitue également une solution particulièrement pertinente pour les entreprises qui souhaitent développer leur présence dans un pays étranger sans supporter immédiatement les coûts liés à une implantation complète.
Le principe est relativement simple : une entreprise recrute un jeune talent qui sera envoyé à l’étranger pour développer l’activité commerciale, assurer une veille marché ou accompagner des projets locaux.
Le dispositif est géré par Business France et permet de bénéficier d’un cadre administratif simplifié tout en réduisant certaines contraintes de recrutement à l’international.
Pour de nombreuses PME, le V.I.E représente souvent une première étape avant l’ouverture éventuelle d’un bureau commercial ou d’une filiale.
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Les aides régionales : un levier souvent oublié
Au-delà des dispositifs nationaux, les Régions disposent fréquemment de leurs propres programmes de soutien à l’export.
Selon les territoires, ces aides peuvent prendre différentes formes : financement de missions commerciales, accompagnement à la participation à des salons internationaux, soutien au recrutement export ou encore prise en charge partielle de prestations de conseil.
Ces dispositifs sont parfois cumulables avec les aides nationales, ce qui permet de réduire significativement le coût global d’un projet de développement international.
Pour cette raison, il est souvent pertinent pour les dirigeants de se rapprocher de leur Conseil régional ou de leur Chambre de Commerce et d’Industrie avant de lancer leurs démarches.
Une opportunité encore insuffisamment exploitée
Malgré l’existence de nombreux outils publics d’aide à l’export, la France demeure confrontée à un défi récurrent : le nombre d’entreprises exportatrices reste relativement limité au regard du potentiel économique du pays.
Beaucoup de dirigeants continuent d’associer l’export à une stratégie réservée aux grands groupes, alors même que les dispositifs publics ont précisément été conçus pour réduire les barrières d’entrée auxquelles sont confrontées les PME et les ETI.
Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la diversification des marchés devient pourtant un enjeu stratégique majeur. S’appuyer sur les dispositifs proposés par Business France, la Team France Export, Bpifrance ou les collectivités territoriales peut permettre d’aborder cette étape avec davantage de visibilité, de sécurité financière et d’efficacité opérationnelle.
Pour les entreprises qui envisagent aujourd’hui une croissance à l’international, l’enjeu n’est donc plus seulement de savoir s’il faut exporter, mais plutôt de comprendre comment mobiliser intelligemment les outils déjà mis à leur disposition.
Le ministère des armées a su créer au fil du temps une dynamique positive avec le secteur privé et le monde de l’entreprise. Aujourd’hui, indépendamment de l’élection présidentielle, il joue pleinement son rôle de soutien de l’activité économique en mettant en oeuvre une politique d’ouverture clairement tournée vers les PME et ETI. L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin qui dirige la mission des achats de défense et David Lenoble, à la tête de la sous-direction PME (SDPME) répondent en exclusivité aux questions de PME-ETI.frPME-ETI.fr : Pouvez-vous nous parler des différents partenariats que le ministère des Armées a mis en place avec l’écosphère des PME et ETI ?
Plus qu’un partenariat, le ministère des Armées a mis en place, depuis 2018, un plan d’actions, intitulé « Action PME » dédié aux PME et ETI.
Ce plan de 21 engagements vise notamment à :
Organiser des rencontres entre PME, ETI et hauts responsables du ministère des Armées, pour améliorer leur connaissance réciproque.
Ouvrir des retours d’expérience sur les opérations extérieures aux PME et ETI pour leur permettre de mieux comprendre les besoins des forces armées et les contextes dans lesquels elles œuvrent.
Créer un baromètre fournisseurs et approfondir les relations avec les organisations professionnelles.
Ouvrir le ministère des Armées aux startups en partenariat avec des incubateurs et des accélérateurs.
Etendre les dispositifs de soutien à l’innovation en y intégrant l’opportunité d’une expérimentation.
Organiser des sessions d’expérimentation opérationnelle coordonnées par le Défense Lab.
Investir sur le long terme pour soutenir le développement des PME innovantes et stratégiques au travers du fonds d’investissement Definvest et d’un dispositif de prêts participatifs rénové, en partenariat avec la Banque publique d’investissement.
Renforcer la sécurité économique et la cyber sécurité des PME et ETI stratégiques.
Renforcer la mobilisation des maîtres d’œuvre industriels de l’armement par des conventions bilatérales signées avec le ministère des Armées pour soutenir la croissance des PME, en particulier à l’exportation.
Etendre le contrôle des contrats passés par les maîtres d’œuvre à leurs sous-traitants et fournisseurs à l’ensemble des marchés de défense et de sécurité du ministère (acquisition des équipements, maintien en condition opérationnelle…) afin de vérifier le caractère proportionné des clauses
Inciter les grands groupes à obtenir comme le ministère des Armées le label « Relations Fournisseurs et Achats Responsables » (RFAR) ou la norme ISO 20400 associée, en partenariat avec la Médiation des entreprises et le Conseil national des achats.
Créer un label « utilisé par les armées françaises » délivré par le ministère des Armées pour favoriser l’accès des PME et ETI à de nouveaux marchés, en particulier à l’exportation.
Faciliter l’accès au Fonds Européen de Défense par un accompagnement ministériel des PME et ETI françaises.
Renforcer le soutien à l’exportation par une mobilisation accrue des personnels du ministère et des grands groupes pour accompagner les PME et ETI dans le cadre des grands contrats à l’export.
Par ailleurs, outre la relation d’affaire qu’ils entretiennent avec leurs fournisseurs, les services du ministère sont en relation avec de nombreuses entreprises et fédérations professionnelles. La signature de conventions entre la ministre des armées et les grands maitres d’œuvre en sont la concrétisation.
Labélisé « Relations fournisseurs et achats responsables » le ministère des Armées entretient un dialogue équilibré et respectueux avec ses fournisseurs. De nombreuses rencontres sont organisées dans chaque région pour présenter les opportunités d’achats, découvrir des solutions innovantes, développer l’insertion professionnelle, encourager les achats responsables.
Cette relation privilégiée lui donne l’occasion de proposer à ces entreprises de recruter d’ancien militaires en reconversion. Ils sont particulièrement appréciés pour leur capacité d’adaptation, accoutumés à satisfaire des objectifs dans des conditions souvent exigeantes avec un souci de haute qualité.
Enfin, le ministère des Armées propose aux entreprises qui comptent dans leurs effectifs des personnels de la réserve militaire de signer une convention de partenariat. Elle concrétise leur engagement envers la Nation en reconnaissant celui de leurs réservistes.
L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des arméesL’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des arméesPME-ETI.fr : Le ministère des Armées entretient des relations avec les organismes axés sur le monde de l’entreprise (par exemple Bpifrance, Medef, CCI, CPME, Business France), pouvez-vous nous parler des actions menées conjointement ?
Dans le cadre du plan « Action PME », plusieurs actions sont mises en œuvre avec les acteurs du développement économique que vous citez, à l’échelle nationale et locale. Ces actions sont toujours menées en partenariats avec un ou plusieurs de ces acteurs : CCI régionales, agences de développement économique des conseils régionaux ou associations représentatives des PME de défense par exemple. Ces actions conclues au travers de conventions visent principalement :
à informer localement les PME et ETI sur les opportunités d’achats du ministère des Armées
à informer sur les dispositifs d’appui à l’innovation du Ministère accessibles voire dédiées aux PME tel que le dispositif RAPID (régime d’appui pour l’innovation duale)
Dans le domaine de l’armement, à monter des actions ad hoc avec les acteurs territoriaux du développement économique pour accompagner les chefs d’entreprises dans le développement de leur entreprise en matière d’innovation, de développement international, de développement commercial et de financement.
Par ailleurs, le comité de liaison entre le MEDEF et le ministère des Armées offre des opportunités de rencontres facilitant la connaissance mutuelle des entreprises et de l’administration.
Le MINARM a créé le fonds d’investissement Definvest, opéré conjointement par Bpifrance et la DGA. Doté de 10 M€ par an sur 5 ans, Definvest investit dans des PME françaises jugées stratégiques pour la performance des systèmes de défense français.
Par ailleurs, comme annoncé en janvier 2020 par la ministre des armées, le fonds d’investissement DEFINNOV verra le jour d’ici à la fin de l’année. Géré par le ministère des armées en coopération avec Bpifrance, ce fonds doté de 200 millions d’euros sera dédié au développement de technologies innovantes duales et transversales, par le financement en fonds propres d’entreprises innovantes ; les investissements seront réalisés de manière privilégiée dans des entreprises en phase de croissance, associant les maîtres d’œuvre de la BITD à chaque fois que cela est possible.
David Lenoble est à la tête de la sous-direction PME (SDPME) du ministère des arméesPME-ETI.fr : Quels sont les profils de PME et ETI qui intéressent le ministère des Armées ? Quels sont les domaines d’activités pouvant répondre aux besoin du ministère des Armées à l’heure actuelle ?
Qu’elles soient fournisseurs directs, sous-traitantes ou cotraitantes, innovantes ou d’un secteur traditionnel, les PME et ETI ont toutes vocation à travailler avec le ministère des Armées.
Actuellement, 27 863 entreprises qui ont une relation contractuelle directe avec le ministère des Armées dont 26 075 PME et ETI fournisseurs. Il consacre près de 30% de ses achats hors armement aux seules PME.
A côté des matériels d’armement, les achats du ministère sont structurés autour de segments confiés à des services d’achat spécialisés. Au nombre de 18, ces segments regroupent tout ce que le ministère des Armées achète en matière de fournitures, travaux et services en métropole, outremer ou à l’étranger et le champ couvert est extrêmement complet.PME-ETI.fr : Quel impact la crise sanitaire du covid-19 a-t-elle eu sur les besoins du ministère des Armées et comment les PME et ETI peuvent-elle y répondre ?
Face à la crise, le ministère des Armées a poursuivi ses missions et s’est mobilisé pour lutter contre la propagation de l’épidémie à travers l’opération Résilience. Pour cela, les acheteurs ont été sollicité afin d’acquérir des équipements de protection, des matériels informatiques pour accompagner le télétravail des agents et le renforcement des prestations de nettoyage. Le ministère des Armées s’est appuyé sur un large tissu de PME et ETI françaises pour répondre à ce besoin.
PME-ETI.fr : Quels sont les avantages d’un partenariat avec le ministère des Armées et quels sont ses engagements envers les entreprises partenaires ?
Symbole de son sérieux dans les relations qu’il entretient avec les entreprises, le ministère des Armées s’est vu attribuer le Label « relations fournisseurs et achats responsables » dès 2014 et le prix des délais de paiement 2017. En effet, le ministère des armées paie ses fournisseurs directs en 21,8 jours en moyenne et les PME en 19,6 jours (données 2018).
De plus, afin d’aider les PME et ETI à exploiter pleinement cet actif stratégique de valorisation de leur propre activité, le ministère délivre des certificats de bonne exécution des marchés en mettant en avant une qualité constatée de l’entreprise durant la prestation.
Le ministère délivre également depuis un an le label « utilisé par les armées françaises » qui atteste de la mise en service, au sein des armées françaises, d’un matériel commercialisé par un fournisseur. Il est ouvert aux microentreprises, PME ou ETI, qui sont intervenues dans l’exécution d’un marché public du ministère des Armées, y compris les sous-traitants. Il concerne principalement les matériels acquis par les armées au terme d’un marché de défense et de sécurité, dans la mesure où ces contrats ont précisément pour objet la délivrance de matériels, en lien avec des armes, munitions ou matériels de guerre, et dont l’utilisation par les armées françaises constitue de manière évidente une référence. Pour autant, ce Label peut être demandé au titre d’autres marchés hors armement, dès lors que l’utilisation dudit matériel par les forces armées constitue une plus-value pour le prestataire (ex : secteur de l’habillement et du soutien de l’homme). (cf. https://www.ixarm.com/fr/label-utilise-par-les-armees-francaises ).
PME-ETI.fr : La dimension citoyenne peut contribuer à ces partenariats, que diriez-vous à un dirigeant des PME ou ETI pour le convaincre de se rapprocher du ministère ?
Comme le souligne régulièrement la ministre, travailler au profit du ministère des Armées participe du soutien à la mission de nos forces armées. Cela concrétise pour l’entreprise son engagement pour la nation. C’est dans cet esprit que Action PME du ministère des Armées a été créé et est mis en œuvre. Il rappelle dans son préambule, que « dans un contexte stratégique où les menaces sont sans cesse plus nombreuses et plus variées, les PME et les ETI disposent d’atouts considérables en matière de réactivité et de créativité et peuvent favoriser l’émergence rapide de solutions innovantes dont les Armées ont besoin dans des domaines très divers. »
Premier acheteur de l’Etat, le ministère des Armées réalise chaque année près de20 milliards d’euros d’achats dont cinq milliards sont consacrés aux fournitures, services et travaux hors matériels d’armement qu’il confie à 27 863 fournisseurs directs dont 26 075 PME et ETI.
Près de 30 % du montant des achats annuels hors armement est passé auprès de PME pour un montant de près de deux milliard d’euros. En plus de payer ses fournisseurs rapidement, le ministère des Armées développe l’attribution des avances pour les marchés long ou couteux. De plus, dès aujourd’hui, le ministère des Armées fait l’inventaire plus de 4 000 projets d’achats hors armement entre 2020 et 2023. Ainsi, obtenir un marché avec le ministère des Armées est un formidable levier de développement de toute entreprise innovante ou du secteur traditionnel.
PME-ETI.fr : Quels sont les critères de sélection primordiaux du ministère des Armées lors des appels d’offre ?
Le seul critère primordial est d’oser répondre !
Toute entreprise qui satisfait aux obligations légales de candidature (absence de condamnation pénale, situation URSSAF à jour, pas en liquidation judiciaire) peut déposer une offre. Elle fera l’objet d’un examen attentif et elle sera confrontée aux autres offres conformément aux critères exposés dans l’appel d’offre par l’acheteur. Le ministère des Armées choisira le fournisseur de manière à respecter le principe du mieux disant.
PME-ETI.fr : Quels seraient, d’après vous, les solutions à adopter pour améliorer les synergies entre ces deux mondes ?
Comme évoqué précédemment, de très nombreuses actions d’informations sont organisées partout en France, à l’attention des entreprises, afin de rendre les marchés du ministère plus facilement accessible. En 2020, ce sont plus de 40 rencontres qui ont été programmées. Le ministère des Armées était par exemple présent sur le dernier Salon des Entrepreneurs à Paris en février. De nombreuses informations sont disponibles sur les sites internet dédiés aux achats ou aux PME :
www.achats.defense.gouv.fr et https://www.ixarm.com/fr/espace-pme-0
Il faut noter que la relation entre les acheteurs publics et les entreprises a évolué très significativement ces dernières années. Les rencontres sont désormais encouragées dans le cadre du sourcing. S’ils restent encadrés au moment de la procédure d’achat proprement dite, les échanges doivent permettre un enrichissement mutuel poussé par l’innovation et le besoin de se réinventer conjointement.
PME-ETI.fr : Quels sont les projets à venir du ministère pour renforcer sa collaboration avec le monde de l’entreprise ?
Afin de mieux faire connaitre ses intentions d’achats hors armement, le ministère des Armées procède actuellement à la refonte de son site internet dédié. Le parcours utilisateur a été mis au cœur de la modernisation de ce site. De nombreuses entreprises et fournisseurs du ministère ont été associés à des ateliers de co-création. Une démarche innovante appelée à se multiplier à l’avenir.
Suivra ensuite l’arrivée d’une page internet dédiée à la relation entre les entreprises et le ministère des Armées. Son but sera de diriger toute entreprise vers les différents sites d’informations et dispositifs de soutien et d’accompagnement du ministère au profit des entreprises.
PME-ETI.fr : Que fait le ministère des Armées pour amoindrir les effets de la crise sanitaire chez ses fournisseurs PME et ETI ?
Dès le début de la crise, le ministère des Armées a décidé que le paiement des factures de moins de 5 000 euros serait réalisé sans attendre la signature de l’attestation de service réalisé.
Par ailleurs un dispositif de soutien aux PME et ETI qui opèrent au profit du ministère, directement ou indirectement, a été rapidement mis en place : une équipe d’agents a été constituée pour répondre aux demandes que les PME et ETI pouvaient adresser via un site internet ou une hotline spécifiques. Chaque demande a été analysée et une réponse concrète y a été apportée dans les meilleurs délais.
Ce dispositif d’écoute et de soutien reste opérationnel; vous êtes une PME ou ETI, vous pouvez quel soit votre sujet, contacter le Ministère des Armées au 0800 02 71 27 et via https://www.demarchessimplifiees.fr/commencer/minarm-pme-covid19
Dans un second temps, le ministère a mis en place à partir de début mai une Task force « sauvegarde de la BITD *». Constituée d’une centaine d’agents de la Direction générale de l’armement mais également d’autres entités du ministère, travaillant en étroite collaboration avec les équipes du ministère de l’Economie en particulier, elle a réalisé une cartographie des entreprises critiques de la BITD puis a évalué les conséquences de la crise sur la poursuite de leur activité. En tout, 1 200 entreprises ont été ciblées sur tout le territoire. Une centaine a été jugée dans une situation nécessitant d’élaborer des mesures leur permettant de sortir d’une situation d’urgence (financement à court terme de la trésorerie, commandes directes de prestations ou attributions de subventions de soutien à l’innovation, passation de commandes par anticipation vers les grands industriels, …). Les services du ministère resteront aux côtés des entreprises dans les mois à venir afin d’anticiper et de pallier toute nouvelle situation d’urgence.
*BITD : La base industrielle et technologique de défense est constituée en particulier de 4000 PME et ETI.
PME-ETI.fr et la CCI Paris Ile-de-France sont fiers de vous présenter ce partenariat qui a pour ambition de démystifier l’export et d’inciter plus de PME et ETI à se tourner vers l’international.
Les raisons qui freinent l’internationalisation des entreprises à fort potentiel sont nombreuses et le dispositif Team France Export, dont la CCI fait partie, offre des solutions concrètes pour surmonter chacun de ces obstacles. Et puisque tout commence par l’information, PME-ETI.fr s’engage à vous connecter en temps réel aux principaux évènements et aux dernières actualités de la CCI.
Pierre Mongrué, DGA CCI Paris Ile-de-France International et Franck Boccara, Président de PME-ETI.fr, partagent dans ce film leur témoignages respectifs et vous transmettent l’optimisme nécessaire pour conquérir de nouveaux marchés à l’export.
À l’heure où les chaînes industrielles internationales se redessinent à grande vitesse, l’Asie s’affirme comme un pivot stratégique incontournable. Pour les dirigeants de PME et d’ETI industrielles, la question n’est plus de savoir s’il faut s’y intéresser, mais comment se préparer avec méthode et lucidité pour exporter en Asie. C’est précisément l’objectif du webinaire organisé par Bpifrance le 12 mars à 8h30 : offrir aux industriels français des clés de lecture concrètes pour comprendre les dynamiques asiatiques et structurer une stratégie de développement export performante.
L’Asie, nouvel épicentre des chaînes de valeur
Les équilibres économiques internationaux continuent d’évoluer sous l’effet des tensions géopolitiques, des relocalisations partielles et de la montée en puissance de nouveaux marchés. Dans ce contexte, l’Asie ne se limite plus à un simple réservoir de sous-traitance : elle devient un moteur d’innovation, de consommation et d’investissement.
Pour les PME et ETI industrielles françaises, les perspectives sont réelles : croissance des marchés intérieurs, besoins massifs en équipements, transitions énergétiques et technologiques en cours. Mais ces opportunités ne peuvent être saisies sans une compréhension fine des environnements locaux, des pratiques commerciales et des risques spécifiques.
Un éclairage économique de haut niveau
Le webinaire proposera d’abord une analyse approfondie des grandes tendances économiques asiatiques.
Cette séquence sera animée par Adriana Meyer, économiste, et Victor Lequillerier, Responsable d’Études Économiques. Leur intervention permettra de décrypter les signaux macroéconomiques majeurs, d’identifier les zones à fort potentiel et de mieux anticiper les évolutions à moyen terme.
Objectif : donner aux dirigeants une vision structurée et stratégique pour orienter leurs décisions d’investissement et d’implantation.
Un retour d’expérience terrain concret
Au-delà des chiffres, rien ne remplace l’expérience opérationnelle.
Le webinaire accueillera également Michael G., Group COO du ATEQ Group, groupe industriel français implanté en Chine, en Inde et dans plusieurs pays de l’ASEAN.
Son témoignage apportera un éclairage pragmatique sur les réalités du terrain : adaptation aux cultures locales, gestion des équipes, contraintes réglementaires, arbitrages stratégiques et facteurs clés de succès. Un partage d’expérience particulièrement précieux pour les dirigeants qui envisagent d’exporter en Asie.
Les points clés à maîtriser avant d’exporter en Asie
Enfin, ce rendez-vous mettra l’accent sur les éléments déterminants à anticiper :
Repérage des signaux faibles,
Compréhension des pratiques locales,
Identification des risques structurels,
Activation des leviers de réussite.
Autrement dit, une approche globale pour sécuriser sa trajectoire internationale.
Pour nos lecteurs et adhérents engagés dans une réflexion de développement à l’international — ou souhaitant consolider leur présence asiatique — ce webinaire constitue une opportunité concrète d’enrichir leur vision stratégique et d’éviter les écueils classiques.
📅 Rendez-vous le 12 mars à 8h30.
Dans un environnement mondial en recomposition rapide, l’anticipation fait la différence. C’est maintenant que se prépare la performance export de demain.
PME-ETI.fr et Bpifrance unissent leurs forces pour aider votre entreprise à accélérer sa croissance et voici comment :
Les Accélérateurs Bpifrance conçoivent pour vous des programmes sur mesure d’accompagnement intensif afin de faire émerger vos PME et ETI parmi les champions nationaux et internationaux.
PME-ETI.fr s’engage à vous apporter, adhérents et internautes, des informations ciblées et pertinentes pour vous ouvrir la voie vers ces programmes selon la taille, la localisation et l’activité de votre entreprise.
Alexandre Guillo, Directeur des Accélérateurs chez Bpifrance et Franck Boccara, Président de PME-ETI.fr nous apportent leurs témoignages et nous expliquent comment votre entreprise peut tirer parti de cette collaboration et booster son développement.
Le plan France 2030 fait de la réindustrialisation française un objectif national prioritaire afin de préserver notre souveraineté industrielle et technologique. Parfait exemple de cette effort lancé par l’Etat : la société Soitec, positionnée sur les secteurs hautement stratégiques des composants pour véhicules électriques et pour smartphones. Pierre Barnabé, son président, nous parle du développement de sa production en France.
Par Franck Boccara
L’instabilité économique et géopolitique mondiale nous rappelle encore une fois l’importance des enjeux de souveraineté industrielle et technologique auxquels la France fait face aujourd’hui. Dans ce contexte, accélérer la réindustrialisation française apparaît plus que jamais comme une nécessité. Mais cette réindustrialisation n’est pas l’apanage des grands groupes, les PME et ETI ont également leur rôle à jouer et elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à choisir de produire en France… voyons pourquoi.
Le premier bilan montre que la dynamique est restée positive l’an dernier. Au total, 57 nouvelles usines (soit le solde des ouvertures et des fermetures) ont ouvert en France, contre 49 en 2022. Si l’on tient compte des agrandissements de sites, ce chiffre monte même à 201, contre 176 un an plus tôt.
Entre l’envolée des prix de l’énergie, les taux d’intérêt élevés et une concurrence exacerbée entre pays pour attirer les projets, l’environnement s’est néanmoins durci, et au second semestre, le mouvement a nettement ralenti avec 79 opérations, contre 122 au premier.
Selon une récente étude de Bpifrance Le Lab, les premières motivations des PME et ETI qui relocalisent sont les ruptures d’approvisionnement ainsi que la réduction des délais et des coûts de transport (58 % des répondants). 52 % des sondés choisissent aussi de produire en France par conviction et 46 % d’entre eux évoquent des raisons environnementales et climatiques.
L’emploi industriel augmente d’ailleurs, lui aussi, en valeur absolue avec « 130.000 emplois industriels créés depuis 2017 », note-t-il. Sur la seule année 2023, l’effectif total des entreprises de l’industrie manufacturière a augmenté de 1,8 %, selon un bulletin récent de la Banque de France.
Si les usines sortent de terre, la production industrielle française n’en recueille pas encore les fruits. En février , elle restait légèrement inférieure à son niveau de 2015, et était à peine supérieure s’agissant de l’industrie manufacturière. Certains pans de l’industrie restent il est vrai marqués par les séquelles de la crise du Covid. C’est notamment le cas de l’aéronautique, dont la production demeure inférieure de 25 % à son niveau d’avant-pandémie, ou de l’automobile.
Parmi ces entreprises ayant fait le choix de renforcer leur production en France, on trouve Soitec, membre de la communauté de La French Fab et spécialiste de la fabrication de matériaux pour semi-conducteurs. Au mois de septembre dernier, cette ETI de près de 2 500 salariés (dont 1 600 en France) a inauguré une nouvelle usine sur son site de Bernin, près de Grenoble. Cette unité va produire des composants à destination des véhicules électriques, diversifiant ainsi l’activité historique de l’entreprise sur le secteur des smartphones. Cette nouvelle usine devrait permettre le recrutement de 400 personnes sur 5 ans.
« Le choix de continuer à nous développer en France était évident », indique Pierre Barnabé, CEO. « Soitec est un fleuron industriel français né il y a plus de 30 ans à Bernin, en Isère, dans la vallée du Grésivaudan que l’on appelle aussi parfois la « Silicon Valley française » », précise-t-il. « Ce surnom illustre parfaitement la réalité de ce territoire qui rassemble des centres de recherche d’excellence comme le CEA-Leti, des établissements universitaires réputés, notamment Grenoble INP-Phelma-Université Grenoble-Alpes, et plusieurs de nos partenaires stratégiques et clients de longue date ».
Outre cette proximité avec des partenaires et des « talents » locaux, notamment scientifiques, Soitec évoque aussi un soutien des autorités nationales, notamment au travers de Bpifrance. « Bpifrance est actionnaire de Soitec, mais c’est surtout un partenaire stratégique, avec qui nous avons toujours eu d’excellentes relations. C’est une chance pour nous de pouvoir travailler main dans la main avec Bpifrance, un acteur parfaitement au fait des grands enjeux auxquels les entreprises font face et qui œuvre quotidiennement à l’accélération de leur développement ».
Soitec incarne la réindustrialisation dans deux secteurs stratégiques pour la souveraineté technologique de la France et même de l’Europe : les véhicules électriques et les smartphones. Son dirigeant confirme que cette réindustrialisation est en marche. Mais il évoque un point de vigilance. « Il faut veiller à ce que la réindustrialisation se fasse dans le respect de l’environnement », estime Pierre Barnabé. « Nous travaillons activement à gérer efficacement les ressources et à maximiser l’efficacité énergétique de nos installations et de nos solutions. La réindustrialisation de la France ne sera réussie que si elle permet à notre pays de devenir une puissance économique exemplaire sur le plan environnemental », conclut-il.
À l’occasion de la Semaine de l’industrie 2025 qui se tiendra du 17 au 23 novembre, Bpifrance se mobilise pour donner visibilité et fierté aux acteurs qui font l’industrie française au quotidien et sensibiliser la jeune génération aux métiers industriels. Nous vous proposons de participer à plusieurs événements de cette séquence qui s’inscrit plus largement dans la stratégie de réindustrialisation portée par Bpifrance
Jusqu’au 27 novembre : Deuxième édition du Tour de France de nos Industries
Après une édition rassemblant plus de 3000 jeunes en 2024, le « Tour de France de nos Industries », organisé par Bpifrance et Avec l’Industrie®, a été lancé lors de la 11ème édition de BIG de Bpifrance le 23 septembre 2025. Cette tournée immersive en bus, en partenariat avec Transdev, au cœur des usines et des écoles de nos territoires, a pour objectif de promouvoir l’industrie auprès des publics scolaires et des étudiants et de permettre à de nombreux jeunes d’explorer la diversité des métiers de ce secteur.
Elle permet à des étudiants et des jeunes de faire étape sur plusieurs sites industriels à travers la France. Alors que 46 000 postes restent non pourvus dans l’industrie et que près d’un million de postes seront à pourvoir d’ici 10 ans, cette deuxième édition du « Tour de France de nos industries » est une opportunité pour tout l’écosystème industriel de valoriser les formations, les métiers et ainsi de recruter.
Parmi les 14 dates programmées entre septembre et décembre, dans 13 régions, 5 étapes auront lieu prochainement :
11 – Charquemont (Doubs), usine Herbelin ;
11 – Orléans, usine Servier, en présence de Julien Noronha, directeur exécutif en charge de la communication chez Bpifrance ;
11 – Montévrain (Seine-et-Marne), usine BIC; en présence de JérômeBouquet, directeur du Réseau Bpifrance Île-de-France et Outre-Mer ;
11 – Mulhouse, usine EMI, en présence de Julien Noronha, directeur exécutif en charge de la communication chez Bpifrance ;
11 – Compiègne, usine Votat, en présence de Pierre Challan Belval, directeur régional de Bpifrance Amiens.
15 et 16 novembre – La Grande Exposition du Fabriqué en France (Palais de l’Élysée)
Pour la cinquième édition de la Grande Exposition du Fabriqué en France, entreprises, artisans, producteurs, industriels et associations engagés dans une démarche de fabrication française sont mis à l’honneur au palais de l’Élysée.
La French Fab, communauté des industriels engagés de Bpifrance sera fortement représentée avec 31 entreprises exposantes sur les 103 présentes à la l’Élysée. Elles seront identifiables grâce au coq bleu, emblème de la French Fab.
18 novembre – Le Slip Français lance un projet pour le Made in France Textile (Usine Bonne Nouvelle – Aubervilliers)
Après être devenu en à peine 2 ans le premier fabricant de sous-vêtements en France, Le Slip Français, soutenu par Bpifrance et engagé dans la communauté French Fab, dévoilera de 9h à 11h30 un projet unique en France pour transformer la filière textile à grande échelle. En présence de Sébastien Martin, Ministre délégué chargé de l’Industrie, Guillaume Gibault, Fondateur et Président du Slip Français, de Léa Marie, Directrice générale du Slip Français et de Fabien Frigosi, Directeur régional Bpifrance Paris.
20 novembre – Conférence de presse de présentation de l’édition 2026 du Salon Global Industrie 2026 chez Bpifrance (Paris 9ème)
L’édition 2026 de Global Industrie, grand rassemblement annuel des forces vives de l’industrie, réunira plus de 2 500 exposants et 60 000 professionnels autour d’une vision commune : réinventer une industrie innovante, responsable et fièrement compétitive.
Cette conférence de presse, programmée au cœur de la Semaine de l’Industrie 2025, présentera l’édition 2026 du salon qui se tiendra du 30 mars au 2 avril à Paris Nord Villepinte. Elle aura lieu de 8h45 à 10h30 au Hub de Bpifrance, 6-8 Boulevard Haussmann 75009 Paris.
Avec la participation de Sébastien Martin, Ministre délégué chargé de l’Industrie, de Nicolas Dufourcq, Président de Global Industrie et Directeur général de Bpifrance, de Doris Birkhofer, Présidente Siemens France, de Sébastien Gillet, Directeur général GL Events exhibitions Industrie, de Julie Voyer, Directrice Global Industrie et de dirigeants.
Cet événement sera également l’occasion de dévoiler les résultats de l’enquête annuelle IPSOS « Les Français et l’industrie ».
22 novembre – Diffusion du premier épisode de l’émission M6 « Made in France : ils inventent l’industrie de demain », parrainée par Bpifrance et Avec l’Industrie®
Pensée pour sensibiliser la nouvelle génération aux métiers industriels, l’émission « Made in France : ils inventent l’industrie de demain » suit le parcours de six jeunes apprentis au sein de leurs entreprises, accompagnés par des mentors prestigieux : Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français et Julia Cattin, présidente directrice générale du groupe FIMM (Fabrication Industrielle de Matériel de Manutention). Au fil des épisodes, ils relèveront un défi ambitieux : concevoir des objets innovants répondant aux enjeux environnementaux actuels.
Le programme sera diffusé du 22 novembre au 13 décembre les samedis matin à 10h sur la chaîne M6 (et disponibles en replay sur M6+), en quatre épisodes de 26 minutes. En complément, un programme court centré autour des portraits des intervenants de l’émission sera diffusé dès le 10 novembre sur M6 du lundi au vendredi (et disponibles en replay sur M6+).Vous trouverez en pièce jointe le communiqué de presse de présentation de l’émission.Pour rappel, Bpifrance a publié il y a quelques jours, comme chaque trimestre, le nombre de nouvelles inaugurations d’usines de startups industrielles. La tendance positive du début d’année se confirme pour les trois premiers trimestres de l’année 2025, malgré le contexte économique morose. Bpifrance comptabilise 38 nouvelles usines de startups industrielles de janvier à septembre 2025 (+15% sur un an), un chiffre record sur les 4 dernières années sur la même période. Retrouvez les chiffres de notre observatoire ici.
La direction des Relations Institutionnelles et Médias de Bpifrance se tient à votre disposition pour échanger en vue de ces évènements et organiser votre éventuelle venue.presse@bpifrance.fr – Pierre Cejka : pierre.cejka@bpifrance.fr / 06 63 78 64 21 – Raphaëlle Renaudin : raphaelle.renaudin@bpifrance.fr / 06 58 53 89 76
Les entreprises françaises bénéficient de relais très actifs aux Emirats Arabes Unis qui couvrent les attentes d’entreprises de tout secteur et de toute taille dans un pays riche et friand de « French Touch ». En voici les dernières nouvelles…
Par Franck Boccara
Les Émirats Arabes Unis sont un Etat fédéral regroupant sept émirats dont les plus connus sont Abou Dhabi et Dubaï avec lesquels la France a le plus d’échanges. En effet, Les Emirats sont le deuxième partenaire commercial de la France dans le Golfe, après l’Arabie Saoudite.
Les exportations tricolores ont triplé ces dix derniéres années dans les Émirats pour atteindre presque 4 milliards d’euros dans des secteurs comme le parfum, les produits cosmétiques et pharmaceutiques, les Airbus (la compagnie Emirates a déjà reçu plus d’une centaine d’A380), le matériel de transports ou les produits alimentaires.
La France est le troisième investisseur dans les Emirats, derrière le Royaume Uni et l’Inde. Plus de 75% des entreprises françaises du CAC 40 y sont implantées. Les Émirats comptent aussi la plus forte communauté d’expatriés français du Moyen-Orient: ils sont près de 30 000.
Des réseaux d’affaires efficaces
Le French Business Council (FBC) de Dubaï qui fait office de chambre de commerce française sur place inaugure ces jours-ci un nouveau centre d’affaires pour accompagner les PME et ETI françaises qui souhaitent investir ou s’implanter sur ce marché.
C’est pour répondre à l’intéret croissant de nos entreprises pour la destination « Emirats » que le FBC ouvre cette structure consacrée aux PME et ETI. Cette belle initiative s’inscrit totalement dans la stratégie gagnante de FBC qui s’affirme comme la plus grande Chambre de Commerce et d’Industrie Française au Moyen-Orient avec des entreprises partenaires comme Schneider Electric, Dulsco, FedEx, Chalhoub Group et bien d’autres….
Business France avec son bureau local ou encore Bpifrance ont, de leur côté, organisé du 22 au 25 avril une campagne de promotion du savoir-faire français dans l’hôtellerie-restauration qui s’est terminée par une soirée au Burj Al Arab, le fameux hôtel en forme de voile de Dubai.
Les enseignes présentes pour cette campagne de séduction sont B&B Hôtels, Potel & Chabot, Louvre Hôtels, Paris Inn, Les Bains, Oceania Hôtels, Compagnie Dumas, Ecole supérieur d’hôtellerie de Paris, Epicure, Grand Luxury Hôtel qui sont venu ressentir le potentiel et les opportunités énormes d’un lieu incontournable du tourisme mondial.
L’ambassade de france et son service économique sont, pour leur part, située à Abou Dabi.
Annoncé au printemps dernier, le fonds Défense de Bpifrance est désormais lancé. Accessible à partir de 500 €, ce nouveau véhicule d’investissement s’adresse à tous les Français – particuliers comme professionnels – souhaitant placer leur argent au service de l’industrie de défense française et européenne.
Par Franck Boccara
Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? Comment ça fonctionne ? Et pourquoi envisager d’y investir aujourd’hui ?
Un placement simple pour une cause stratégique
Le fonds Défense a été lancé le mardi 14 octobre par la banque publique d’investissement. Sa mission : soutenir financièrement les entreprises du secteur de la défense – qu’il s’agisse de PME innovantes, de startups technologiques ou de groupes industriels plus établis. Ce soutien financier doit leur permettre de développer des technologies, d’innover, de produire, et au final de contribuer à l’autonomie stratégique de la France dans un contexte international incertain.
Bpifrance précise qu’il s’agit d’un fonds commun de placement à risque (FCPR). Ce type de produit permet d’investir dans des entreprises non cotées en Bourse, à fort potentiel, mais aussi plus risquées que des sociétés du CAC 40.
À qui s’adresse ce fonds ?
À tout investisseur français, particulier ou professionnel, souhaitant diversifier son épargne tout en contribuant à une cause d’intérêt national. Le ticket d’entrée est fixé à 500 €, ce qui rend ce placement relativement accessible, même pour les investisseurs non initiés.
D’après Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, “le ticket moyen que les Français avaient placé dans ce fonds tourne autour des 1000 €”. En quelques jours seulement, plus de 3 millions d’euros ont déjà été collectés.
Quelles sont les conditions à connaître ?
– Durée de blocage : Les fonds investis sont bloqués pendant au moins 5 ans, comme souvent avec les FCPR.
– Rendement estimé : Bpifrance évoque un rendement cible de 5 % par an, tout en rappelant qu’il existe un risque de perte en capital. Ce n’est pas un livret A.
– Fiscalité : Ce type de placement peut bénéficier d’avantages fiscaux en fonction du montage choisi (à vérifier avec un conseiller ou via la documentation officielle).
Comment investir ?
L’investissement peut se faire en ligne, via la plateforme bpifrance.fr ou par l’intermédiaire de certains conseillers financiers ou gestionnaires de patrimoine. Il est également possible d’y souscrire via des produits comme un PEA-PME ou un compte-titres selon les conditions proposées.
Pourquoi s’y intéresser ?
Ce fonds permet :
– De soutenir concrètement l’industrie de défense française et européenne.
– D’accéder à des opportunités d’investissement en private equity, généralement réservées à des investisseurs plus avertis.
– De donner un sens stratégique à son épargne, en lien avec les enjeux de souveraineté, d’innovation et de sécurité.
Et comme le résume Nicolas Dufourcq : “Tout indique que la performance sera bonne, voire très bonne.”
Un placement patriotique et prometteur
Ce fonds de défense ne s’adresse pas uniquement aux spécialistes du secteur. Il ambitionne aussi de sensibiliser les épargnants français à l’importance de soutenir les entreprises qui œuvrent pour la sécurité et la souveraineté du pays. Une manière d’allier conviction et investissement, dans un contexte où la résilience industrielle devient un sujet central.
Afin que le lecteur ne voie pas uniquement dans ce produit un simple outil de placement, mais bien un engagement citoyen, Bpifrance mise sur la transparence, la pédagogie… et un brin de fierté nationale. Car investir dans la défense aujourd’hui, c’est contribuer à bâtir une économie plus robuste, plus autonome, et plus en phase avec les enjeux géopolitiques de demain.
Mardi 14 octobre, le « Fonds défense » de Bpifrance a officiellement été lancé. Ce véhicule d’investissement destiné à soutenir les entreprises françaises du secteur de la Défense est une initiative ambitieuse et résolument stratégique, qui a immédiatement trouvé son public : en seulement quelques heures, plus de 3 millions d’euros avaient déjà été levés.
Par Franck Boccara
Accessible au grand public à partir de 500 €, le « Fonds défense » de Bpifrance vise à mobiliser jusqu’à 450 millions d’euros, avec une période d’investissement de cinq ans minimum. La banque publique, toujours en quête de synergies entre puissance publique et initiative privée, joue ici une carte patriotique, mais aussi financièrement attractive. Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, s’est voulu rassurant sur les plateaux de BFM : « tout indique que la performance sera bonne, voire très bonne ». Une promesse qui, dans un contexte d’incertitudes géopolitiques et économiques, a de quoi séduire les investisseurs avisés.
Le ticket moyen ? Il tourne autour de 1 000 €, selon les premières données. Preuve que l’intérêt est bien réel, et pas uniquement dans les sphères financières. Dirigeants de PME, cadres supérieurs et même particuliers engagés : tous semblent vouloir participer à l’effort de souveraineté nationale… tout en espérant un rendement à la hauteur. D’ailleurs, Bpifrance l’annonce avec un optimisme prudent : un rendement estimé à 5 %. De quoi faire pâlir votre Livret A, sans pour autant promettre la lune.
Attention cependant : le « Fonds défense » de Bpifrance, à la différence d’un produit d’épargne garanti, présente un risque de perte en capital. En d’autres termes, ce n’est pas une promenade de santé, mais plutôt un parcours du combattant réservé à ceux qui savent pourquoi ils s’engagent. Une posture cohérente avec l’esprit du fonds, pensé pour muscler financièrement un secteur vital pour la souveraineté technologique, industrielle et militaire de la France.
Ce fonds, qui avait été présenté par le précédent gouvernement il y a sept mois sous l’impulsion de François Bayrou, concrétise une volonté politique de structurer un écosystème de financement plus dynamique autour de la défense. En ligne de mire : soutenir les PME, les ETI et les start-ups du secteur dans leurs projets d’innovation, de croissance, et d’exportation.
Un dirigeant d’entreprise y verra donc potentiellement un double intérêt : participer à la montée en puissance d’un secteur stratégique tout en diversifiant intelligemment son portefeuille. Car au-delà de la dimension sécuritaire, ce fonds joue aussi sur le registre économique, en promettant de relancer la dynamique industrielle française.
Le message est clair : le Fonds Défense n’est pas réservé aux généraux en retraite ni aux passionnés d’armement. Il s’adresse à tous les investisseurs qui veulent mettre leur argent là où se construit une part de l’avenir stratégique du pays. Et à ceux qui, entre deux comités stratégiques, se disent qu’un placement engagé peut aussi être un placement rentable.
Alors, à vos portefeuilles, citoyens.
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