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STRATÉGIES

Laisser ses émotions dans le hall d’entrée de son entreprise était une pratique courante dans les années 80. Si on a longtemps considéré que ne rien laisser transparaitre nous rendait plus fort, travailler sans considération pour les émotions serait aujourd’hui un frein au développement d’une organisation. Collaborer avec des profils dotés d’un haut niveau d’empathie, d’une bonne capacité à communiquer, à influencer et à s’adapter devient donc la nouvelle norme et prend une place capitale dans les entreprises. Ces compétences, appelées « soft skills », sont de plus en plus recherchées car bénéfiques tant d’un point de vue performance que de cohésion d’équipe. Elles s’apparentent à une nouvelle intelligence nommée : intelligence émotionnelle. Découvrez dans cet article en quoi l’intelligence émotionnelle est une qualité essentielle pour la performance des équipes. Par Céline Cherqui – Fondatrice de OneWay L’intelligence émotionnelle, mais c’est quoi au juste ? L’intelligence émotionnelle est la capacité à identifier et à gérer ses émotions et celles des autres. Elle influence notre façon de travailler, elle aide à créer des liens solides, à prendre du recul, à prendre des décisions justes et à s’adapter au changement. Elle a un impact positif sur la réussite, la performance, ou encore le bien-être des collaborateurs, il s’agit donc d’une compétence comportementale clé. Comme toute forme d’intelligence, ce n’est pas forcément un talent inné, chacun peut, à tout âge, apprendre à la cultiver. Considérée comme une simple mode dans les années 90, la gestion des émotions s’invite au cœur du processus de recrutement depuis une dizaine d’années. Confiance en soi, empathie, capacité à résoudre des conflits : ces critères de personnalité sont examinés en détail par les recruteurs sous forme de tests lors des entretiens d’embauche.
Céline Cherqui –Fondatrice de OneWay
Placer l’intelligence émotionnelle au cœur du recrutement permet de sélectionner des profils proches de la culture de l’entreprise. Ces collaborateurs, plus conscients de leurs émotions, auront plus de facilité à s’auto-évaluer et à s’adapter si besoin, ils seront par conséquent plus performants. Ils pourront par ailleurs, être capables de percevoir les sentiments de leurs collègues et seront plus doués pour transmettre leurs compétences et pour manager. Ils seront naturellement ouverts aux travaux en groupe et développeront autour d’eux un environnement d’intelligence collective.  La gestion de ses émotions est donc facteur d’excellence individuelle qui favorise aussi la performance collective. Pour résumer, l’intelligence émotionnelle vous permet de :
  • Mieux collaborer avec votre équipe et de créer une synergie
  • Prendre du recul avant d’agir pour réduire les réactions impulsives
  • Gérer les conflits de manière constructive
  • Communiquer de façon efficace et sans ambiguïté
  • Développer votre empathie
  • Faire des choix et à passer à l’action, en mettant en place des solutions objectives
  • Gérer le stress et s’adapter au changement
Les managers sont les premiers à devoir incarner le concept de l’intelligence émotionnelle, faisant d’elle une compétence managériale indispensable.

Ok, et comment la développer ?

#1 Pratiquez l’écoute active Ecoutez dans le but de comprendre vous permettra de créer du lien avec les autres, d’instaurer la confiance et de développer votre empathie. #2 Faites preuve d’adaptabilité Être flexible vous permettra de réagir de manière appropriée à chaque situation. #3 Adoptez le style de management adéquat Accompagnez vos collaborateurs pour favorisez l’intelligence collective de votre équipe. #4 Encouragez le feedback Il vous permettra de vous autoévaluer et d’être dans l’amélioration continue permanente. #5 Apprenez à résoudre les conflits Encouragez la transparence, elle vous permettra de soutenir vos collaborateurs. En d’autres termes, utilisez vos émotions de manière intelligente, et apprenez à vous en servir au quotidien pour être plus performants. Vous l’aurez compris :  Aider vos collaborateurs à développer leur intelligence émotionnelle, c’est leur donner des ressources pour améliorer leur performance et leur engagement. 📞 Si cet article vous a donné des idées pour améliorer votre processus recrutement mais que tout reste encore un peu flou, …Pas de panique, je vous accompagne pas à pas sur toutes les problématiques recrutement que vous pourrez rencontrer. Céline Cherqui – Directrice Recrutement – OneWay  
Le dépôt de brevets s’inscrit dans une stratégie de propriété intellectuelle qui dépasse largement la seule protection de l’entreprise. Cette prise de conscience doit commencer par les dirigeants et être relayée rapidement vers tous les échelons à travers une procédure bien définie qui permettra au dépôt de brevets de s’avérer créateur de multiples richesses indirectes.  Par Franck Boccara Lors de la création d’une entreprise innovante, la protection de la propriété intellectuelle ne parait pas essentielle à ce stade et ne fait donc pas partie, en général, des priorités. C’est une erreur que trop d’entrepreneurs commettent, surtout à leur début, car la protection de la propriété intellectuelle est fondamentale dès la constitution d’une PME innovante, surtout dans les secteurs d’activité techniques et technologiques ou elle revet un caractère totalement stratégique. Constituer un portefeuille de brevets deviendra alors une démarche systématique et affirmée de la direction qui devra définir une politique à long terme puisque un seul brevet ne pourra pas contenir le concept fondateur de l’entreprise et protéger sa propriété industrielle à jamais. Cest à chaque étape du développement de la PME innovante et de son processus opérationnel que la question doit être traitée. Il sera souvent nécessaire, au fur et à mesure du développement, de créer un poste de direction consacré à la mise en place et à la coordonnation du dispositif de dépôts des brevets mais aussi en charge de diffuser cette stratégie en profondeur à tous les niveaux de l’entreprise et d’organiser des formations permettant de décomplexer le rapport à l’innovation en donnant aux ingénieurs le sentiment que le dépôt de brevets les concerne directement notamment lors de résolution de problème technique pouvant différencier l’entreprise face à la concurrence. Cette politique de protection de la propriété intellectuelle demande à être budgétée et considérée comme un investissement et non comme une dépense. Le coût moyen d’un dépôt de brevets étant d’environ 20 000 euros, celui-ci doit s’inscrire dans le cadre de la constitution d’un portefeuille de propriété intellectuelle qui va représenter un moyen de protection face à la concurrence, notamment des grandes entreprises. Le niveaux de qualité de la propriété   intellectuelle devient une valeur et   un  véritable patrimoine pour les   PME et ETI qui s’avère indispensable lors de levées de fonds auprès de nouveaux investisseurs ou lors d’une future cession ou acquisition. La constitution d’une politique cohérente va demander également l’intervention d’appuis externes fiables car la propriété intellectuelle est un domaine qui demande une réelle expertise. C’est précisément la fonction des cabinets de Conseils en Propriété Intellectuelle (CPI) qui offrent aux entreprises des solutions d’accompagnement dans les aspects les plus complexes comme la rédaction des brevets et leurs procédures mais aussi dans la mise en place d’une stratégie gagnante. Il est donc judicieux de s’appuyer sur des personnes qualifiées, de créer une forme de double commande via des chefs de projet et experts internes ou externes qui s’avérera efficace à l’élaboration et à la diffusion de la stratégie.
Pour se prémunir de la volatilité des marchés, l’investisseur doit diversifier ses actifs et les choisir avec attention. Il doit pour ce faire apprécier la corrélation entre deux instruments financiers et veiller au risque d’évolution de l’interdépendance entre le prix desdits actifs.

Qu’est-ce que la corrélation ?

A la manière d’un effet Papillon, une hausse ou une baisse de valeur d’un actif peut avoir des conséquences directes et sensibles sur d’autres actifs a priori très différents. Corrélation négative Prenons un exemple simple. Quand le prix du pétrole augmente, le cours des actions des compagnies aériennes peut baisser. Pourquoi ? Tout simplement parce que la hausse du carburant des avions fait grimper les coûts opérationnels des compagnies aériennes. Cette situation peut avoir un impact défavorable sur leur rentabilité et faire baisser leurs cours. On parle alors d’une corrélation négative. Ou positive Autre exemple : l’impact des devises sur le cours des entreprises exportatrices. Un euro se dépréciant par rapport au dollar américain aura un impact positif sur les entreprises européennes exportant vers les États-Unis. En revanche, cela renchérira le coût des exportations pour les entreprises américaines vendant en Europe. Le même mouvement peut donc avoir une corrélation positive ou négative.

L’utilisation de la corrélation dans une stratégie de diversification

En diversifiant leur portefeuille via l’association d’actifs décorrélés, les investisseurs peuvent réduire leur exposition aux risques spécifiques à certains actifs et lisser les fluctuations de leur portefeuille dans son ensemble. Cette stratégie permet à l’investisseur de réduire les aléas et donc de dégager une performance plus régulière et plus stable. Par exemple, on peut mixer des actions d’entreprises et des obligations souveraines (emprunts d’État) car ces deux classes d’actifs sont considérées comme faiblement corrélées entre elles, voire corrélées négativement, comme cela a été largement le cas ces vingt dernières années.

Une stratégie à analyser dans le temps

Cependant, une corrélation peut évoluer dans le temps. Il est donc important de l’analyser fréquemment. Entre 2000 et 2020, les obligations et les actions ont eu tendance à évoluer en sens inverse, l’un compensant l’autre et jouant le rôle d’amortisseur de l’autre classe d’actifs. Dans les périodes de baisse des indices boursiers, les obligations permettaient ainsi de protéger le patrimoine des investisseurs. Toutefois, en 2022, les actions et les obligations ont subi des chocs réguliers et simultanément. Les deux grandes classes d’actifs qui structurent la vie des marchés – actions et obligations – ont évolué dans le même sens dans le sillage de la vague inflationniste. Aussi il est clef de savoir apprécier ce qui pourrait faire évoluer cette corrélation dans le temps. De la même façon, un investisseur voulant investir sur l’action la plus décorrélé de l’indice Cac-40, pourrait être tenté d’acheter les actions d’Hermès ou de Véolia qui ont été les moins corrélées à l’indice phare de la Bourse en 2021. Pourtant en 2022, ce sont plutôt Thales et TotalEnergies* qui ont montré les meilleurs taux de décorrélation avec l’indice Cac 40. *Ce sont les des deux actions qui ont le plus évolué de façon opposée au Cac 40 en 2022 (Thales + 59,49% – TotalEnergies + 33,69%) vs un Cac 40 à -12 % »

Cela montre que l’utilisation de la corrélation dans la diversification d’un portefeuille, sans être une protection totale, peut aider à limiter les risques en répartissant les investissements sur différents actifs et classes d’actifs tels que les actions, les obligations, les matières premières, les devises, l’immobilier…

Carmignac
Avec un désengagement de plus en plus grand et une perte de confiance vis-à-vis des employeurs, il devient indispensable de trouver de véritables leviers pour fidéliser, motiver et développer les compétences de vos collaborateurs. Face à différents types d’épuisement professionnel comme le burn-out, le bore-out ou encore  le brown-out, il est temps d’agir et de développer le leadership de vos managers. Découvrez dans cet article quelques bonnes pratiques pour transformer vos managers en leaders et éviter de conduire vos collaborateurs vers cette spirale dangereuse du désengagement. Par Céline Cherqui – Fondatrice de OneWay Petit rappel sur ces anglicismes :
  • Burn-out : surcharge de travail et surinvestissement d’un collaborateur
  • Bore-out : sous-charge de travail et ennui chronique qui en résulte
  • Brown-out : baisse d’énergie d’un collaborateur liée à la perte de sens dans son travail
Les managers ont un rôle opérationnel au sein d’une entreprise. Ils sont chargés de gérer une équipe et de mener à bien un projet. Ils fixent des objectifs, donnent des directives claires et précises, et s’assurent que leurs équipes sont efficaces et performantes. Leur rôle est de planifier, coordonner, organiser et suivre. Il s’agit d’une posture professionnelle.
Céline Cherqui –Fondatrice de OneWay
Les leaders agissent, quant à eux, en fonction d’une vision et essaient d’être une source d’inspiration pour leurs équipes en les influençant de manière positive pour servir les stratégies de l’entreprise. Ils sont à la fois coach et mentor, ils poussent les collaborateurs à se dépasser et les encouragent à développer leurs compétences. Ils favorisent le processus d’apprentissage et de réflexion, ce qui revient à accepter les échecs. Il s’agit d’un état d’esprit plutôt que d’un rôle. Ils valorisent et reconnaissent le travail des autres, ils aiment les challenges, n’ont pas peur de prendre des risques et de faire changer les choses. Face à une modification du rapport à l’autorité chez les nouvelles générations, à des collaborateurs qui ont besoin de redonner du sens à leur travail et à un fonctionnement transversal des organisations, le risque est la perte de contrôle. En effet, en donnant plus de pouvoir aux équipes, les managers cessent d’être impliqués dans les moindres détails des processus décisionnels et peuvent se sentir désorientés. Il faut donc être capable de créer un équilibre entre liberté totale et micro-management. Alors comment passer d’une posture de manager à celle d’un leader ? Rassemblez votre équipe autour d’une vision commune, quittez votre zone de confort, testez et apprenez. Encouragez le retour d’information et les itérations, gérez vos émotions pour ne pas polluer vos collaborateurs avec des ondes négatives, soyez à l’écoute, oubliez votre ego et faites passer votre équipe avant vous. Cette gestion agile est parfaitement adaptée à la nouvelle normalité du travail. Ok, mais comment faire ?  Pour y parvenir, vous devez être capable de : – partager votre vision, prendre des initiatives, être déterminé, confiant et oser faire avancer les choses, – défendre vos idées sans les imposer en favorisant l’intelligence collective et la co-création par exemple, – communiquer efficacement pour recueillir l’adhésion de tous, – rester à l’écoute de vos collaborateurs pour identifier leurs besoins, faire émerger les talents et mener tout le monde à la réussite, – bousculer les habitudes de chacun grâce à l’amélioration continue et vous remettre constamment en question en faisant votre auto-évaluation managériale, – motiver, valoriser le travail de votre équipe et donner du sens à leur quotidien, – responsabiliser chacun en clarifiant son périmètre d’intervention et son degré d’autonomie. Vous devez donc être inspirant, honnête et sincère, assumer vos responsabilités, tenir vos promesses et vos engagements. Vos collaborateurs trouveront alors en vous un véritable levier de motivation et leur performance se verra démultipliée. Vous l’aurez compris : Devenir leader est un choix, une attitude, une façon de penser et d’agir. 📞 Si cet article vous a donné des idées pour former vos managers mais que tout reste encore un peu flou… Pas de panique, je vous accompagne pas à pas sur toutes les problématiques recrutement que vous pourrez rencontrer. Céline Cherqui – Directrice Recrutement – OneWay
L’IFAG, avec ses 27 campus en France et à l’étranger, se démarque en tant qu’école de management qui parvient à allier avec succès une pertinence globale et un solide ancrage dans les territoires où elle est implantée. Forte d’un savoir-faire reconnu dans la formation au management à destination des entreprises de retail, l’IFAG a établi des partenariats stratégiques avec les entreprises de la région nord, à l’instar de Norauto, un acteur économique qui rayonne fortement dans la région. Emmanuelle Godfrin, Responsable des formations Alternance & Relations Ecoles pour Norauto France et Secrétaire Générale de l’AFMD, répond à nos questions et nous livre sa vision de ce partenariat en décrivant de façon précise les avantages uniques qu’offre l’IFAG en matière d’apprentissage et d’alternance.
Au coeur de l’évolution contemporaine des PME et ETI, la RSE émerge de plus en plus comme un impératif éthique et même économique. Dans ce contexte, les cabinets d’expertise comptable jouent un rôle crucial dans la stratégie RSE des entreprises en les aidant à intégrer des initiatives durables et responsables dans leur stratégie globale, à l’image de cabinet ACE4RSE qui sort sa charte de valeurs RSE. ACE4RSE membre du Groupe EXCEL se distinge en ayant non seulement embrassé cette évolution vers plus de responsabilité, mais également en l’incarnant dans une charte de valeurs RSE co-écrite et signée avec ses équipes, qui guide ses actions au quotidien. Le Cabinet ACE4RSE n’a pas attendu les récents développements réglementaires puisqu’il est labellisé ISO 26000 AFNOR « Engagé RSE » depuis mars 2022. Son label HOSMONY est le fruit d’une collaboration fructueuse entre chercheurs, professionnels, institutionnels et hautes instances ordinales. Gills Robert, fondateur du cabinet et créateur de ce label, a très vite compris que les experts-comptables jouent un rôle crucial dans la promotion d’une culture d’entreprise plus durable et responsable. Cette approche holistique bénéficie non seulement aux entreprises clientes en renforçant leur image de marque et en assurant leur conformité réglementaire, mais elle contribue également à la construction d’un avenir où les considérations éthiques et environnementales sont au cœur des décisions commerciales. Le leadership visionnaire de Gills Robert inspire non seulement son équipe et ses clients, mais également d’autres acteurs du secteur, démontrant ainsi qu’une bonne approche RSE peut être non seulement bénéfique sur le plan financier, mais aussi essentielle pour le bien-être des entreprises et de la société dans son ensemble. Ses initiatives et ses idées promettent d’inspirer et de guider de nombreuses entreprises vers un avenir plus durable avec la réelle volonté de créer un impact positif sur la société et l’environnement, pour les générations présentes et futures … A suivre !
L’année 2024 a commencé dans un contexte géopolitique pour le moins anxiogène mais les perspectives macroéconomiques suivent une logique qui leur appartient. Résilience de l’économie américaine, taux d’intérêt obligataires, marchés actions, désaflation…autant de paramètres à prendre en compte pour tenter d’anticiper les marchés financiers cette année. Frédéric Leroux, Responsable Equipe Cross Asset et Gérant chez Carmignac, partage avec nous une analyse perspicace de la situation actuelle et nous livre son scénario pour l’année 2024 tout en nous conseillant sur les actifs Carmignac à privilégier pour naviguer avec confiance dans les eaux tumultueuses des marchés financiers cette année… A voir impérativement !

Lorsqu’on parle du marché asiatique, on pense naturellement à la Chine ou parfois au Japon mais rarement à un petit pays dont on sous-estime le potentiel qu’il peut représenter ; c’est le Cambodge. En effet, ses solides liens avec la France sont anciens et il peut offrir aux PME et ETI françaises de réelles opportunités sur ce marché continental.

Par Franck Boccara

A première vue, l’idée de créer une filiale au Cambodge peut paraître saugrenue tant ce petit pays de 16 millions d’habitants dont le PIB était de 26,9 milliards de dollars en 2019 ressemble à un grain de sable dans l’économie mondiale. Cependant, le Cambodge peut clairement servir de porte d’entrée sur l’Asie. « Il faut dépasser cette idée du Cambodge qui serait un petit marché. Il faut l’inscrire dans un contexte régional », rappelle Sok Chenda, ministre délégué auprès du Premier ministre et secrétaire général du Conseil pour le Développement du Cambodge.

Pour mieux comprendre ce potentiel, il ne faut pas oublier que le Cambodge fait partie des pays du Mékong, qui compte également la Birmanie, le Laos, la Thaïlande ou encore le Vietnam ; soit un marché de 250 millions de consommateurs. De plus, il fait surtout partie des 10 pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE ou ASEAN) qui regroupe 650 millions de consommateurs. « Depuis 2015, la communauté économique de l’ASEAN a été mise en place, créant une zone de libre-échange entre les différents pays membres », explique Sok Chenda.

Un pays jeune

En plus de cela, nous avons face à nous un pays dont la population est très jeune puisque 65% des cambodgiens ont moins de 35 ans. Cette jeunesse consomme sans cesse davantage avec un pouvoir d’achat est en pleine expansion. Selon les estimations du FMI, le PIB par habitant du pays devrait poursuivre sa croissance pour atteindre environ 2 300 dollars en 2024, contre moins de 1100 dollars dix ans plus tôt.

Evidemment, cette même jeunesse représente une main d’oeuvre intéressante pour qui voudrait installer une usine au Cambodge. « Alors que beaucoup de pays font face à une problématique de population vieillissante, nous n’avons pas ce problème au Cambodge », se réjouit Sok Chenda.

Enfin, le pays jouit d’une bonne stabilité politique. « C’est un pays très agréable à vivre avec une très faible criminalité et l’absence de mouvements sociaux importants. Les gens sont de manière générale adorables au Cambodge« , explique Antoine Fontaine, avocat au barreau de Paris présent depuis 1999 au Cambodge et co-fondateur d’un des plus gros cabinets d’avocats, Bun and Associates. Il ne s’agit pas vraiment d’une démocratie car le régime est certes autoritaire mais il existe une certaine liberté de la presse.

On peut aussi ajouter qu’aucun embargo n’est à craindre sur ce pays pour des questions de non respect des droits de l’Homme et que le Cambodge n’est pas sujet à des catastrophes naturelles telles que les inondations, typhons ou tremblements de terre, ce qui est bon à savoir en ces périodes de dérèglement climatique

Une politique ouverte aux entreprises étrangères

Les autres points essentiels, lorsqu’il s’agit d’implantation ou de développement commercial à l’international, sont le cadre juridique pour les entreprises étrangères et la politique d’attractivité que le pays en question adopte. Pour cela, le Cambodge fait office de très bon élève : « d’un point de vue juridique, il est très facile d’investir ; les locaux sont soumis aux mêmes lois que les étrangers », explique Antoine Fontaine. « Aucun secteur n’est réservé aux Cambodgiens. La seule différence réside dans le fait que les entreprises cambodgiennes ont la possibilité d’acquérir un terrain alors que les entreprises étrangères ne peuvent pas ». ajoute Sok Chenda. Il n’est donc pas obligatoire d’avoir des partenaires pour s’installer au Cambodge, même si cela peut certainement aider, comme partout.

Légalement, il est tout à fait possible de rapatrier l’ensemble de ses profits dans son pays d’origine une fois les taxes locales acquittées. Un projet de loi sur les investissements a été approuvé début juillet 2021 afin d’attirer davantage d’investisseurs nationaux et étrangers. Dans cette optique, un cadre juridique ouvert, clair et transparent a été mis en place ainsi que certaines dispositions favorables telle qu’une exonération de l’impôt sur le revenu de trois à neuf ans ou encore une déduction fiscale de 150 % de la base d’imposition pour les dépenses des entreprises en matière de R&D et d’innovation, de modernisation des machines destinées à la chaîne de production mais aussi pour promouvoir le bien-être des salariés (formation, construction de dortoirs, de cantines et de crèches, fourniture de moyens de transport confortables, etc.).

Autre point important : le pays est très francophile et très francophone, avec de nombreux ministres et médecins qui parlent français. « Il y a peu de pays dans le monde, et a fortiori en Asie, où on trouve autant de francophones », déclare Antoine Fontaine. Il faut savoir que 10 000 ressortissants français vivent au Cambodge.

Antoine Fontaine souligne quelque chose de très important; il ya très peu de concurrence sur place puisque les grands groupes délaissent ce petit pays, ce qui offre aux PME et ETI qui tenteraient l’aventure la possibilité d’être pratiquement sûres d’y trouver leur compte.

Rester prudent

Cependant, les investisseurs ne doivent pas oublier la prudence. « Il ne faut jamais investir trop vite ni avec n’importe qui », prévient Antoine Fontaine qui évoque de nombreux cas d’escroquerie. Il est donc utile de préciser qu’il est essentiel de bien analyser les partenaires locaux potentiels et ne pas laisser se laisser « hypnotiser » par la séduction que le pays peut opérer sur les étrangers

L’autre bémol est l’état de la justice. L’Indice 2020 sur l’État de Droit du World Justice Project (qui mesure la performance en termes d’état de droit de 128 pays et juridictions) place le Cambodge à la 127e place. Il est cependant possible d’éviter les juridictions grâce au centre d’arbitrage commercial qui fonctionne relativement bien.

Agro-industrie et manufacture

Certains secteurs semblent offrir plus d’opportunités comme par exemple l’agro-industrie ou le tourisme. « Je rêve qu’une entreprise française avec du savoir-faire dans l’agro-industrie vienne au Cambodge », révèle Sok Chenda en expliquant que les produits agroalimentaires sont très bien cotés au Cambodge, ainsi que les cosmétiques ou encore les meubles.

Enfin, tous les secteurs qui nécessitent de la main d’oeuvre ont de réels avantages à s’installer au Cambodge et pas uniquement dans l’industrie textile. « Nous pouvons participer à la fabrication de produits à plus forte valeur ajouté, comme les produits électroniques par exemple« , assure Sok Chenda en parlant d’une chaîne de valeur régionale déjà existante qui permettrait une production fragmentée dans les différents pays de la région. En s’installant au Cambodge, c’est dans une partie de l’Asie qu’on s’installe.

Les Millennials, ces collaborateurs nés entre 1981 et 1995, de plus en plus tournés vers le télétravail et souvent réfractaires à une hiérarchie qui impose des objectifs de manière descendante, poussent les entreprises à adopter une méthode de Management par Objectifs. La méthode de Management par Objectifs dite OKR (Objectives and Key Results) permet de donner du sens au travail, de gagner en productivité, de rester concentré sur les tâches précises et de se surpasser.  Elle repose sur deux piliers :  des objectifs ambitieux et des résultats clés. Par Céline Cherqui – Fondatrice de OneWay Cette méthode, qui a vu le jour dans les années 50, est aujourd’hui un élément central de la culture d’entreprises comme Google, Twitter, LinkedIn et Netflix.
Céline Cherqui –Fondatrice de OneWay
Elle permet aux collaborateurs de visualiser leur avancement dans leur développement professionnel, tout en gardant le cap fixé par leur organisation : c’est à la fois une boussole individuelle et collective. Pour fonctionner cette méthode se résume en trois mots : confiance, communication et autonomie. Découvrez dans cet article comment la mettre en place dans votre organisation : Les OKR peuvent être fixés au niveau de l’entreprise, d’une équipe ou d’un collaborateur. Grâce à cette méthode, chacun est en mesure de relier ses propres objectifs à ceux de la strate supérieure et ainsi comprendre que son travail contribue de manière directe au succès de tous. OKR, c’est quoi ça déjà ? Objectives and Key Results pour Objectifs et Résultants clés : il s’agit donc de définir des objectifs et des résultats clés. Dans un premier temps, fixer un objectif collectif pour impliquer chacun. Il doit être défini de manière claire, limité dans le temps et sans solutions de mise en œuvre. Il répond à la question « où voulons-nous aller ? » Il ne doit pas bloquer la prise d’initiative, l’autonomie ou la créativité des collaborateurs. Il doit donc être stimulant et se situer au point d’équilibre entre le confort et la prise de risque. Il doit pousser les collaborateurs à se dépasser, mais ne surtout pas les mettre en échec. Dans un second temps, les résultats clés sont exprimés en termes de résultats attendus. Ils doivent définir les moyens à déployer, les tâches à accomplir ou les méthodes à utiliser. Ils répondent à la question « comment faire ? » Ils doivent être mesurables concrètement sans laisser place à une possible interprétation. Par exemple, pour un service recrutement : Objectif : « croissance des effectifs de la société de 20% ce trimestre » Les résultats clés ne doivent pas être : « augmenter sensiblement le nombre d’entretiens », mais « réaliser 30 entretiens ciblés de plus en un mois ». Ils doivent être suffisamment difficiles à atteindre pour encourager l’équipe à se dépasser et à être créative. Dans ce cadre, on comprend l’importance de savoir formuler les objectifs et les résultats clés. Ok et concrètement, comment mettre en place des OKR ? Pour y parvenir, le manager doit définir les règles du jeu et impliquer tous les membres de son équipe dans cette approche collaborative. Il doit les inciter à partager leurs idées et à prendre des initiatives. Chaque collaborateur doit être en mesure de transformer les objectifs de l’équipe en objectifs individuels, puis de décomposer ses objectifs individuels en résultats clés. Ces résultats clés peuvent être traduits en tâches en répondant à la question : « quelle(s) mission(s) dois-je accomplir pour obtenir ce résultat clé ? » Chaque collaborateur doit avoir sa propre liste à déployer à très court terme (1 ou 2 semaines maximum). Pour résumer, le manager doit définir un objectif d’équipe et chaque membre de son équipe doit être en mesure d’en déduire :
  • un objectif individuel,
  • puis le décomposer en 3 résultats clés,
  • qui, chacun d’eux, seront décomposés en 3 tâches.
Le manager doit s’assurer que les résultats clés choisis peuvent être notés sur une échelle de 0 à 10. Sachant que 7 est une note satisfaisante, un résultat clé qui atteint 10 n’est pas suffisamment ambitieux. Ainsi, lors de ses réunions (individuelles ou d’équipe), le manager pourra avoir des échanges concrets autour des OKR de ses collaborateurs et en utilisant la rétrospective KISS chacun pourra réfléchir aux ajustements à mettre en œuvre. Vous l’aurez compris : la principale chose à retenir est d’avoir des objectifs qualitatifs et ambitieux, et des résultats clés quantifiables pour itérer sur des solutions permettant une amélioration continue. 📞 Si cet article vous a donné des idées pour amener tous vos collaborateurs à s’aligner autour d’un même objectif mais que tout reste encore un peu flou, … Pas de panique, je vous accompagne pas à pas sur toutes les problématiques recrutement que vous pourrez rencontrer. Céline Cherqui – Directrice Recrutement – OneWay
Les défis de la collaboration en ligne sont cruciaux pour l’entreprise et certains outils offrent de nombreuses solutions pour les surmonter, à l’instar de Microsoft 365. Voyons dans cet articles les avantages qu’il présente ainsi que l’importance de la formation des utilisateurs, de la culture de la collaboration, de l’évaluation de l’impact ainsi que de l’ajustement de la stratégie. Par Nina Oussadi – Chargée de développement chez Izencia Comprendre les défis de la collaboration en ligne La collaboration en ligne est désormais un élément indispensable de nos environnements de travail. Cependant, malgré ses avantages, elle présente également des défis qui peuvent compromettre son efficacité. Parmi ces défis, nous pouvons citer la dispersion des informations sur différentes plateformes, la difficulté à gérer les flux continus d’e-mails, et le temps perdu lors de réunions interminables. Ces obstacles peuvent entraîner une diminution de la productivité et de l’efficacité de nos équipes, et il est donc essentiel de les identifier et de les surmonter.
Nina Oussadi – Chargée de développement chez Izencia
Le pouvoir de Microsoft 365 pour une collaboration sans faille Microsoft 365 offre une solution complète pour relever ces défis. En intégrant des outils tels que Teams, SharePoint et OneDrive, cette plateforme unifiée facilite la collaboration en ligne. Par exemple, avec Teams, les membres de l’équipe peuvent travailler ensemble sur des documents en temps réel, organiser des réunions virtuelles et centraliser la gestion de leurs projets. Grâce à Microsoft 365, la collaboration devient plus fluide et plus efficace, mais il est crucial de comprendre comment intégrer ces outils de manière stratégique dans nos processus de travail. Investir dans la formation pour maximiser l’efficacité Cependant, les outils technologiques ne suffisent pas à garantir le succès de la collaboration en ligne. La compétence des utilisateurs est également essentielle. En investissant dans des sessions de formation adaptées, nous donnons à nos employés les compétences nécessaires pour tirer pleinement parti des fonctionnalités de Microsoft 365. Cela peut inclure des formations sur l’utilisation des différents outils, ainsi que sur les meilleures pratiques de collaboration en ligne. Créer une culture de collaboration et d’adaptabilité Au-delà des outils et de la formation, la culture organisationnelle joue un rôle crucial dans la réussite de la collaboration en ligne. En favorisant une culture de transparence, d’ouverture aux idées nouvelles et de travail d’équipe, nous créons un environnement propice à l’innovation et à la résolution efficace des problèmes. Cela peut impliquer de promouvoir la communication ouverte, la rétroaction constructive et la valorisation du travail d’équipe au sein de l’organisation. Surmonter les obstacles culturels et organisationnels Cependant, la transition vers une collaboration en ligne efficace peut rencontrer des obstacles, qu’ils soient culturels ou organisationnels. Il est important d’identifier ces obstacles et de mettre en place des stratégies pour les surmonter. Cela peut inclure des changements dans la manière dont les équipes sont structurées, des ajustements dans les processus de communication et de prise de décision, ainsi qu’une sensibilisation accrue aux avantages de la collaboration en ligne. Mesurer l’impact et ajuster la stratégie Enfin, il est crucial de mesurer l’impact de nos efforts de collaboration en ligne et d’ajuster notre stratégie en conséquence. Cela peut inclure l’analyse des données d’utilisation des outils, la collecte de retours d’expérience des utilisateurs et la surveillance des performances des projets collaboratifs. Sur la base de ces informations, nous pourrons ajuster notre stratégie de collaboration en ligne pour maximiser les résultats et l’impact positif sur notre entreprise.
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