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Émeutes urbaines : assurances, indemnisation, aides d’urgence et solutions pour les PME et ETI du commerce victimes des pillages.
Les émeutes urbaines des 17 et 18 octobre 2026 ont provoqué des destructions considérables dans de nombreuses villes françaises. Derrière les vitrines brisées, les magasins pillés et les bâtiments incendiés, des milliers de commerçants doivent désormais faire face à une urgence économique : réparer leurs locaux, reconstituer leurs stocks, préserver leurs salariés et retrouver une activité normale. Pour les PME et les ETI du retail, déjà confrontées à un environnement économique difficile, ces violences pourraient avoir des conséquences durables. Par Franck Boccara Le bilan de ces émeutes urbaines communiqué par les représentants du commerce témoigne de l’ampleur de la crise. Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), a estimé le 18 octobre à environ 1 500 le nombre de commerces directement touchés, pour plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts. Le président de CCI France a, de son côté, évoqué un bilan dépassant les 2 000 commerces touchés, selon les déclarations rapportées. Ces chiffres, encore susceptibles d’évoluer, illustrent la gravité de la situation. Face à ces émeutes urbaines, une exigence s’impose : les entreprises victimes ne doivent pas être abandonnées à leur sort. Les auteurs des pillages et des dégradations doivent répondre de leurs actes, tandis que les pouvoirs publics, les assureurs et les établissements bancaires doivent apporter des réponses concrètes aux entrepreneurs sinistrés. La solidarité envers les commerçants ne peut se limiter à des déclarations de principe. Elle doit se traduire par des indemnisations rapides, des solutions de trésorerie et un accompagnement efficace.

Des émeutes urbaines aux conséquences économiques majeures

Les violences des 17 et 18 octobre ne se résument pas à quelques vitrines brisées ou à des affrontements localisés. Dans plusieurs villes, des individus masqués ont forcé les accès de magasins, dérobé des marchandises et dégradé des équipements. Des commerces alimentaires, des boutiques de vêtements, des magasins spécialisés, des bars et des établissements de proximité ont notamment été visés. À Paris, les secteurs touchés par ces émeutes urbaines ont découvert au lendemain des événements des vitrines détruites, des rayons vidés et des locaux parfois inutilisables. D’autres villes, notamment Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice et Limoges, ont également connu des pillages ou des dégradations. À Limoges, l’incendie de l’hôtel de ville a constitué l’un des épisodes les plus marquants de ce week-end de violences. Le groupe Carrefour a notamment indiqué que 50 de ses magasins avaient été visés, dont 19 magasins de proximité et supermarchés. Son dirigeant a évoqué un coût de réparation supérieur à 10 millions d’euros pour les établissements concernés. Ces dommages s’ajoutent à ceux subis par les autres enseignes nationales, les réseaux de franchise et les commerçants indépendants. Mais les dégâts matériels ne représentent qu’une partie du problème. Pour une entreprise, une fermeture forcée peut rapidement se transformer en crise financière. Un magasin qui ne peut plus accueillir de clients ne réalise plus de chiffre d’affaires, alors que ses charges continuent généralement de courir. Les loyers, les salaires, les remboursements d’emprunts, les factures énergétiques et les contrats de maintenance ne disparaissent pas avec la vitrine brisée. À cela s’ajoutent les dépenses de sécurisation, de nettoyage et de remise en état. Les marchandises volées ou détruites lors des émeutes urbaines constituent une autre difficulté. Pour certains commerces, le stock représente une part importante des capitaux immobilisés. Sa disparition peut compromettre les ventes pendant plusieurs semaines, notamment lorsque les fournisseurs ne sont pas en mesure de livrer rapidement les produits de remplacement. Les conséquences sont particulièrement sensibles pour les PME du retail, qui disposent souvent de marges de trésorerie limitées. Une grande enseigne peut mobiliser des équipes techniques et financières pour organiser la remise en état de plusieurs établissements. Un commerçant indépendant ou une petite chaîne régionale dispose rarement des mêmes moyens. Les ETI ne sont pas épargnées. Elles doivent gérer simultanément plusieurs sinistres, réorganiser leurs approvisionnements, soutenir leurs équipes locales et préserver la continuité de leur réseau. Pour les entreprises franchisées, les difficultés peuvent être encore plus complexes : les obligations envers la tête de réseau, le bailleur et les fournisseurs continuent parfois de s’appliquer alors que le magasin reste fermé.

Les entreprises ne doivent pas payer le prix des violences

Le droit de manifester est fondamental dans une démocratie. Les revendications relatives au pouvoir d’achat, aux services publics ou aux conditions de vie peuvent légitimement faire l’objet d’un débat public. Mais aucune revendication ne justifie le pillage d’un commerce, l’incendie d’un bâtiment ou la destruction de l’outil de travail d’un entrepreneur. Il faut rappeler une réalité trop souvent reléguée au second plan : derrière chaque magasin se trouvent des personnes qui ont investi du temps, de l’argent et de l’énergie pour développer leur activité. Certains dirigeants ont engagé leurs économies personnelles. D’autres ont contracté des emprunts pour ouvrir un point de vente, embaucher des salariés ou développer une enseigne. Les émeutes urbaines ne détruisent donc pas uniquement des biens matériels. Elles fragilisent des parcours professionnels, menacent des emplois et mettent parfois en péril plusieurs années d’efforts. La jeunesse française ne saurait naturellement être assimilée dans son ensemble aux auteurs des émeutes urbaines. Toutefois, les individus qui participent aux pillages, aux incendies et aux agressions doivent être clairement désignés comme responsables de leurs actes et sanctionnés conformément à la loi. La question d’une éventuelle instrumentalisation politique des manifestations doit également être examinée. Les autorités ont dénoncé la participation de groupes radicaux d’extrême gauche et d’individus venus profiter du désordre pour commettre des infractions. Plusieurs responsables politiques ont, de leur côté, contesté l’analyse du gouvernement ou mis en avant les causes sociales de la mobilisation. Il appartient aux enquêtes de déterminer les responsabilités individuelles et d’établir, le cas échéant, l’existence de liens entre certains auteurs de ces émeutes urbaines et des organisations politiques. Il serait prématuré de présenter une manipulation politique coordonnée comme un fait établi. Cette prudence ne doit toutefois pas empêcher de condamner sans ambiguïté les destructions. Quelles que soient les motivations invoquées, les entreprises victimes ne peuvent pas devenir les variables d’ajustement d’un conflit politique ou social.

Assurances : les premières démarches à engager pour être indemnisé

Pour les entreprises sinistrées, les premiers jours sont déterminants. Les dirigeants doivent simultanément sécuriser leurs locaux, préserver les preuves, déclarer les dommages et organiser la reprise de leur activité. La première démarche consiste à vérifier que l’on a une bonne assurance et contacter rapidement son courtier afin de déclarer le sinistre. Il faut préciser la date des événements, l’adresse du commerce, la nature des dommages et les conséquences sur l’exploitation. Cette déclaration doit être effectuée dans les délais prévus par le contrat. Un délai de cinq jours ouvrés est fréquemment applicable à certains sinistres, mais les modalités exactes dépendent de la garantie concernée. Le dirigeant doit donc vérifier immédiatement les conditions de sa police d’assurance et ne pas attendre la fin de l’évaluation des pertes. Il est conseillé de conserver une trace écrite de la déclaration, de demander un numéro de dossier et d’identifier un interlocuteur chargé du suivi.
  1. Déposer plainte et conserver toutes les preuves
Le dépôt de plainte constitue une étape essentielle. Il permet de signaler officiellement les dégradations, les vols et les éventuels incendies, et de disposer d’un document utile au traitement du dossier par l’assureur. Les dirigeants doivent également photographier et filmer les locaux avant de procéder au nettoyage, dès lors que cela peut être fait sans danger. Les vitrines, les équipements, les marchandises endommagées et les installations détériorées doivent être documentés. Il est recommandé de dresser un inventaire détaillé des pertes dues aux émeutes urbaines, en s’appuyant sur les factures d’achat, les relevés de stock et les documents comptables. Les devis de réparation, les factures de gardiennage et les dépenses de sécurisation doivent également être conservés. Lorsque des marchandises doivent être évacuées pour des raisons de sécurité, leur état et leur quantité doivent être documentés autant que possible. Il convient de ne pas jeter les biens endommagés avant l’accord de l’expert ou de l’assureur, sauf nécessité. 2. Vérifier précisément les garanties du contrat Les garanties varient d’un contrat à l’autre. Le dirigeant doit notamment vérifier la couverture des dommages aux locaux, du bris de glace, du vandalisme, du vol de marchandises et des équipements professionnels. Pour mieux comprendre les conditions de couverture, il est utile de consulter les informations de France Assureurs sur l’indemnisation des dégâts liés aux violences urbaines. La garantie pertes d’exploitation mérite une attention particulière. Lorsqu’elle est souscrite et que ses conditions de déclenchement sont réunies, elle peut permettre de compenser une partie de la perte de marge résultant de l’interruption ou de la réduction de l’activité. Elle n’est cependant ni automatique ni systématique. Il faut examiner les événements couverts, les franchises, les plafonds, les exclusions éventuelles et la durée maximale d’indemnisation. Les entreprises doivent également demander si les frais de sécurisation provisoire, de nettoyage ou de relogement temporaire peuvent être pris en charge. 3. Demander une expertise et une avance sur indemnisation L’assureur peut mandater un expert pour évaluer les dommages. Le dirigeant doit lui fournir les documents disponibles et signaler l’ensemble des pertes connues, sans limiter son dossier aux seules réparations matérielles. Si le montant définitif du sinistre ne peut pas être établi immédiatement, il est pertinent de demander une avance sur indemnisation. Cette possibilité dépend du contrat, de l’évaluation du dossier et de l’accord de l’assureur. Pour une entreprise qui doit reconstituer son stock ou financer des travaux urgents, une avance peut contribuer à éviter une rupture prolongée d’activité. En cas de désaccord sur l’évaluation, le dirigeant peut envisager de recourir à un expert d’assuré indépendant, après avoir vérifié les honoraires et les conditions de prise en charge éventuelle. L’objectif est d’obtenir une indemnisation conforme aux garanties souscrites et correspondant aux dommages justifiés. Il faut donc suivre le dossier régulièrement et conserver une trace écrite des échanges.

Au-delà de l’assurance, préserver la trésorerie et les emplois

L’indemnisation ne résout pas toutes les difficultés. Les franchises, les plafonds de garantie, les exclusions et les délais d’expertise peuvent laisser une partie importante des pertes à la charge des entreprises. C’est particulièrement préoccupant pour les PME du commerce, qui doivent financer leurs dépenses courantes sans disposer nécessairement de réserves suffisantes. Plusieurs leviers doivent être mobilisés dès les premiers jours. Le premier concerne les échéances fiscales et sociales. Les entreprises sinistrées par les émeutes urbaines peuvent contacter leur service des impôts des entreprises et l’Urssaf afin d’examiner les possibilités de délais de paiement ou d’échéanciers adaptés à leur situation. Ces aménagements doivent être demandés et ne sont pas accordés automatiquement. Un dossier présentant les dommages, les pertes d’activité et les besoins de trésorerie facilitera l’examen de la demande. Le deuxième levier concerne les banques. Les dirigeants peuvent solliciter un report d’échéances de crédit, une adaptation temporaire des remboursements ou une ligne de trésorerie destinée à financer la reprise. La déclaration de sinistre, les premières estimations de pertes et un plan de redémarrage constituent des éléments utiles pour justifier la demande. Le troisième levier concerne l’emploi. Si la fermeture temporaire d’un établissement empêche les salariés de travailler, l’entreprise doit se rapprocher des services compétents pour vérifier son éventuelle éligibilité à l’activité partielle. Le maintien des équipes est essentiel pour redémarrer rapidement une fois les locaux remis en état. Le quatrième levier concerne les aides publiques. Les collectivités territoriales, les chambres consulaires et l’État doivent informer les entreprises sur les dispositifs effectivement disponibles. Pour les situations les plus graves, il faut également examiner la possibilité d’un soutien exceptionnel complémentaire lorsque l’assurance ne permet pas de couvrir l’ensemble des pertes. Enfin, les commerçants franchisés doivent prévenir leur tête de réseau et leur bailleur. Ils doivent examiner les clauses contractuelles relatives aux interruptions d’activité, aux redevances et aux obligations de remise en état. Ces questions dépendent de chaque contrat et peuvent nécessiter un conseil juridique.

Le gouvernement doit apporter une réponse économique immédiate

Le 18 octobre, le ministère de l’Économie a annoncé une réunion organisée à Bercy le lendemain par Serge Papin, ministre chargé des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat. Les représentants des commerçants, des enseignes, des artisans, des restaurateurs, des banques et des assurances devaient participer à cette réunion afin d’établir le bilan des dégâts et d’identifier les mesures de soutien possibles. Cette initiative est nécessaire. Mais le véritable enjeu est désormais de transformer la concertation en décisions rapidement applicables. Les entreprises ont besoin de connaître les interlocuteurs auxquels s’adresser, les justificatifs à fournir, les délais d’instruction et les aides auxquelles elles peuvent prétendre. Une succession de réunions et d’annonces générales ne suffira pas à répondre aux besoins des dirigeants confrontés à une fermeture prolongée. Une réponse gouvernementale à la hauteur de la crise devrait s’articuler autour de plusieurs priorités. La première consiste à accélérer le traitement des dossiers d’assurance. Les pouvoirs publics doivent travailler avec les fédérations professionnelles et les assureurs pour identifier les blocages, faciliter les expertises et encourager le versement d’avances lorsque les conditions sont réunies. La deuxième consiste à organiser un accompagnement de trésorerie pour les entreprises les plus fragilisées. Il faut examiner les possibilités de reports de charges, de financement bancaire et d’aides complémentaires, en veillant à ce que les procédures restent accessibles aux petites structures. La troisième consiste à soutenir la remise en état des commerces et la reprise de l’activité dans les quartiers touchés. Les entreprises qui ne peuvent pas rouvrir immédiatement doivent bénéficier d’un accompagnement permettant de limiter les pertes d’emplois et les ruptures d’approvisionnement. La quatrième concerne la sécurité. Le gouvernement doit tirer les enseignements des événements, examiner les conditions d’intervention des forces de l’ordre et renforcer la protection des établissements exposés lorsque les circonstances le justifient. Les représentants du commerce ont notamment demandé une mobilisation renforcée des dispositifs de prévention et de protection des magasins. La réponse publique doit également garantir que les responsabilités soient établies et que les auteurs des infractions soient poursuivis dans le respect de la loi.

CCI France et les organisations professionnelles en première ligne

Les chambres de commerce et d’industrie ont un rôle déterminant à jouer dans l’accompagnement des entreprises sinistrées. Elles connaissent les réalités économiques locales et peuvent orienter les dirigeants vers les interlocuteurs compétents. Les entreprises doivent pouvoir obtenir rapidement une information claire sur les démarches à engager, les pièces à réunir et les dispositifs ouverts. Les CCI peuvent également aider les dirigeants à établir un premier diagnostic économique, à organiser leurs demandes et à identifier les solutions de continuité d’activité. Les organisations professionnelles ont, elles aussi, un rôle essentiel. La Fédération du commerce et de la distribution a alerté sur le montant des dégâts et les conséquences des fermetures. Le Syndicat des indépendants a souligné le risque que ces violences représentent pour les petites entreprises dont les trésoreries sont déjà fragilisées. L’Alliance du Commerce a insisté sur la nécessité d’un retour au calme, notamment à l’approche de la période des ventes de fin d’année. Ces interventions convergent vers un même constat : au-delà des dégâts matériels, les pertes d’exploitation et les charges qui continuent de courir peuvent mettre en péril des entreprises pourtant viables avant les événements. Il faut donc mettre en place un accompagnement qui tienne compte de la réalité des entreprises, et pas seulement du coût des réparations. Émeutes urbaines du 17 octobre 2026

Une crise urbaine d’une ampleur exceptionnelle qui exige des mesures à la hauteur

Les événements des 17 et 18 octobre constituent un épisode d’une gravité exceptionnelle par le nombre de villes concernées, l’ampleur des pillages et les pertes économiques annoncées. Il est encore trop tôt pour établir une comparaison historique définitive, mais les conséquences pour les entreprises justifient une mobilisation nationale. La France ne peut pas accepter que des entrepreneurs qui contribuent chaque jour à l’emploi, à l’activité des territoires et au financement des services publics soient laissés seuls face aux conséquences de telles violences. Le gouvernement doit agir sur deux fronts : prévenir la répétition de ces événements et permettre aux victimes de se relever. Cela implique une réponse judiciaire adaptée aux faits établis, une protection plus efficace des commerces exposés et un accompagnement économique réellement opérationnel. L’État doit notamment veiller à ce que les entreprises les plus fragiles ne soient pas contraintes de fermer définitivement faute de trésorerie pendant que leurs dossiers d’indemnisation sont examinés. Les assurances doivent, de leur côté, traiter les sinistres avec diligence, dans le respect des contrats. Les banques et les organismes publics doivent étudier les solutions de financement et d’aménagement accessibles aux entreprises concernées. La question dépasse largement celle du commerce. Un magasin qui disparaît peut laisser un quartier sans service de proximité, fragiliser ses fournisseurs et supprimer des emplois. Une entreprise qui ne peut pas remplacer son stock ou réparer ses locaux perd aussi des recettes fiscales et sociales qui auraient contribué à l’économie nationale. La protection des entreprises constitue donc un enjeu d’intérêt général.

Défendre les entreprises, c’est défendre l’économie française

Les émeutes urbaines des 17 et 18 octobre rappellent avec brutalité la vulnérabilité de l’activité économique face aux violences collectives. Pour les PME et les ETI du retail, la priorité est désormais de réparer, d’indemniser et de reprendre le travail. Pour les pouvoirs publics, elle consiste à faire en sorte que ces entreprises disposent des moyens nécessaires pour y parvenir. Les premières démarches doivent être engagées sans attendre : sécuriser les locaux, déposer plainte, conserver les preuves, déclarer les sinistres, vérifier les garanties et solliciter les interlocuteurs bancaires et administratifs. Les CCI et les organisations professionnelles doivent faciliter ces démarches, tandis que le gouvernement doit clarifier rapidement les dispositifs de soutien. Mais l’urgence économique ne doit pas faire oublier la question de la responsabilité. Les destructions et les pillages ne peuvent être banalisés ni justifiés par les revendications d’une partie des manifestants. Les auteurs des violences doivent répondre de leurs actes, et toute éventuelle organisation de ces violences doit être établie par les enquêtes. La France doit également tirer les enseignements de cette crise afin de mieux protéger les commerces, les salariés et les habitants. Il ne suffit pas de constater les dégâts une fois les violences terminées. Il faut anticiper les risques, améliorer la coordination des acteurs et garantir une réponse rapide aux victimes. Face à cette crise urbaine d’une ampleur exceptionnelle, les mesures du gouvernement doivent être à la hauteur des événements. Les entrepreneurs ne demandent pas un privilège : ils attendent que leur outil de travail soit protégé, que leurs pertes soient examinées avec diligence et qu’ils puissent continuer à faire vivre leurs entreprises. C’est à cette condition que les commerces pourront rouvrir, que les emplois pourront être préservés et que les territoires touchés retrouveront leur dynamisme. Défendre les entreprises victimes des violences, c’est défendre celles et ceux qui créent de la valeur, investissent et contribuent chaque jour à la vitalité de l’économie française.
Produire en France pour mieux exporter : le pari stratégique des PME et ETI
Pendant longtemps, produire en France et exporter semblaient relever de deux logiques presque contradictoires. Pourtant, pour de nombreuses PME et ETI, produire en France peut aujourd’hui constituer un véritable choix stratégique pour se développer à l’international. À condition de ne pas réduire cette question au seul coût de fabrication. Par Franck Boccara La comparaison entre le coût d’une production française et celui d’une production réalisée à l’étranger est en effet devenue trop simpliste. Dans une économie où les délais, la fiabilité des approvisionnements, la capacité d’adaptation et la maîtrise des savoir-faire prennent une importance croissante, le véritable sujet est peut-être moins de savoir où produire au meilleur prix que de déterminer ce qu’une entreprise doit continuer à maîtriser elle-même. C’est dans cette perspective que la réindustrialisation française peut devenir un levier de compétitivité internationale.

Produire en France, ce n’est pas nécessairement produire moins cher

Le premier réflexe consiste souvent à comparer le coût de fabrication d’un produit français avec celui d’un produit fabriqué en Asie, en Europe de l’Est ou ailleurs. Le calcul paraît simple : si le produit coûte moins cher à fabriquer à plusieurs milliers de kilomètres, pourquoi continuer à le produire en France ? Le problème est que cette comparaison oublie une partie de l’équation. Le prix de sortie d’usine ne représente qu’une fraction du coût réel d’une chaîne industrielle. Transport, stocks, délais, minimums de commande, fluctuations des devises, contrôle qualité, dépendance à un fournisseur unique, coûts de modification d’une série ou conséquences d’une rupture d’approvisionnement peuvent rapidement changer la photographie. Pour une PME ou une ETI, cette question est d’autant plus importante que la flexibilité constitue souvent un avantage concurrentiel sous-estimé. Une entreprise industrielle française capable de modifier rapidement une production, de développer une petite série, d’adapter un produit à un marché ou de répondre à une demande particulière peut parfois vendre ce que son concurrent produisant à bas coût ne peut tout simplement pas livrer dans les mêmes conditions. Dans certains secteurs, la proximité entre le bureau d’études, l’atelier et le client devient même une composante du produit lui-même. Il ne s’agit donc pas de prétendre que fabriquer en France est systématiquement plus rentable. Ce serait aussi caricatural que de considérer qu’une production délocalisée est nécessairement moins chère. L’enjeu consiste plutôt à identifier les activités pour lesquelles la maîtrise industrielle, la qualité, la vitesse d’exécution ou la capacité d’innovation justifient cet ancrage. C’est là que la réindustrialisation devient réellement intéressante pour les PME et ETI : lorsqu’elle renforce leur capacité à se différencier plutôt que lorsqu’elle cherche simplement à reproduire, à l’identique et avec des coûts supérieurs, ce qui était fabriqué ailleurs.

Le « made in France » peut devenir un outil commercial à l’international

Il existe également une autre dimension, plus subtile : celle de la perception du produit français. À l’étranger, la France ne bénéficie évidemment pas d’une image homogène dans tous les secteurs. Mais dans de nombreux domaines — industrie de précision, équipements, aéronautique, cosmétique, agroalimentaire, luxe, santé, technologies ou encore certains métiers d’art — l’origine française peut apporter une valeur supplémentaire. Encore faut-il qu’elle soit crédible. Le « made in France » ne constitue pas à lui seul une stratégie d’exportation. Une entreprise ne conquiert pas durablement un marché allemand, américain ou asiatique simplement parce qu’elle appose un drapeau tricolore sur son catalogue. Les acheteurs internationaux recherchent avant tout une réponse à leurs propres problématiques : performance, fiabilité, innovation, délais, service après-vente et capacité du fournisseur à accompagner leur croissance. Mais lorsque deux offres sont comparables, l’origine et la maîtrise industrielle peuvent devenir un élément de différenciation. C’est précisément ici que l’ancrage industriel français peut prendre une dimension commerciale. Une PME qui maîtrise son outil de production peut raconter quelque chose de plus solide qu’une simple origine géographique : elle peut expliquer comment son produit est conçu, testé, amélioré et adapté. Elle peut faire visiter son usine à un client étranger, associer plus rapidement ses équipes commerciales et techniques, ou transformer les contraintes de production en arguments de vente. Autrement dit, le véritable avantage n’est pas toujours « fabriqué en France ». Il peut être : « nous maîtrisons ce que nous vendons ». Cette nuance est essentielle pour les PME et ETI qui souhaitent exporter. Une industrie française compétitive n’a pas vocation à vendre uniquement son territoire ; elle doit vendre sa capacité à créer de la valeur.

Réindustrialiser pour reprendre la main sur sa chaîne de valeur

La réindustrialisation française présente enfin un intérêt qui dépasse largement la question du patriotisme économique. Pour un dirigeant, dépendre entièrement d’une production située à l’autre bout du monde signifie aussi accepter une forme de perte de contrôle. Lorsque les marchés sont stables, cette dépendance peut sembler parfaitement rationnelle. Lorsque survient une crise logistique, une tension géopolitique ou une rupture d’approvisionnement, elle apparaît soudain sous un autre jour. Les dernières années ont montré que la performance d’une entreprise ne se mesure pas uniquement à son coût de production. La capacité à continuer de produire est devenue une performance en soi. Une entreprise disposant d’une partie de ses capacités industrielles en France, ou de fournisseurs français capables de prendre rapidement le relais, peut parfois absorber un choc que son concurrent très dépendant d’une chaîne mondiale ne pourra pas gérer aussi facilement. Cela ne signifie pas qu’il faudrait tout rapatrier. Une telle ambition serait économiquement irréaliste pour la plupart des entreprises. L’industrie moderne fonctionne avec des chaînes de valeur internationales et continuera de le faire. La véritable question est plutôt celle du niveau de dépendance acceptable. Pour certaines pièces critiques, certains composants stratégiques ou certaines compétences clés, conserver une capacité de production en France peut représenter une assurance industrielle. Et comme toute assurance, elle a un coût — mais son absence peut en avoir un beaucoup plus élevé. Pour une PME ou une ETI, cette réflexion peut également conduire à revoir son organisation industrielle. Plutôt que d’opposer brutalement production française et production internationale, certaines entreprises peuvent rechercher un modèle hybride : conserver en France les activités à forte valeur ajoutée, les petites séries, la R&D, les opérations sensibles ou les productions nécessitant une grande réactivité, tout en s’appuyant sur des partenaires étrangers pour d’autres étapes. La question n’est alors plus « France ou étranger ? », mais « quelle partie de notre chaîne de valeur devons-nous absolument maîtriser ? ».

Exporter depuis la France : transformer une contrainte en avantage

C’est probablement là que se situe le véritable enjeu. La réindustrialisation française ne doit pas être pensée comme un retour en arrière, avec l’idée de reconstruire à l’identique une industrie qui appartenait à une autre époque. Elle peut au contraire devenir une étape vers une industrie différente : plus automatisée, plus spécialisée, plus numérique, plus économe en ressources et surtout davantage intégrée à une stratégie internationale. Pour une PME ou une ETI, produire en France pour exporter peut donc avoir du sens lorsqu’il permet de rapprocher production, innovation et marché. Une usine française n’est pas seulement un lieu où l’on fabrique un produit. Elle peut devenir un laboratoire, un argument commercial, un outil de différenciation et un moyen de conserver la maîtrise de compétences stratégiques. Dans certains cas, elle peut même contribuer à accélérer le développement international plutôt qu’à le freiner. Le sujet n’est finalement pas de choisir entre une France industrielle et une France ouverte sur le monde. C’est précisément l’inverse : une industrie française solide peut donner davantage de moyens aux entreprises pour partir à la conquête du monde. La question que devraient se poser les dirigeants n’est donc peut-être pas « pouvons-nous encore nous permettre de produire en France ? », mais plutôt « quelles productions françaises peuvent nous donner un avantage sur les marchés internationaux ? ». Cette seconde question est nettement plus intéressante, et pourrait bien être l’une des clés de la prochaine étape de la réindustrialisation.
Beaucoup de choses ont été écrites et théorisées sur la RSE. La Loi PACTE, promulguée le 22 mai 2019, a consacré la RSE dans le Code civil (Article 1833). Le Covid a accéléré les attentes sociétales en matière de santé et d’environnement… En fait, aujourd’hui, la RSE est devenue un sujet incontournable pour toutes les organisations, y compris pour les PME et ETI. Mais comment faire pour avancer sur ces sujets quand on est une petite entreprise, déjà en proie à ses problématiques opérationnelles du quotidien ? Il y a plusieurs stratégies dont une qui mérite vraiment d’être explorée; celle de la gamification. Par Pierre-Alain Gagne – Gérant Co-Fondateur de DOWiNO Des budgets et des ressources faibles pour la RSE Comme le montre le Baromètre 2022 de la RSE réalisé par Vendredi, les PME et les ETI accordent un budget très faible à leur plan d’action RSE : 60% des PME et 35% des ETI y consacrent moins de 20 000€ par an. C’est la même chose en termes de ressources humaines où il est rare dans ces structures d’avoir des personnes entièrement dédiées à ces sujets (Responsable RSE, Mission Handicap, chargé de projet RSE…). Le temps manque donc pour mettre en place et piloter les actions dans ces structures.  Pourtant, quand on sait que 93% des personnes qui se sont engagées sur le sujet souhaitent poursuivre leurs actions car elles donnent du sens à leur travail, cela fait réfléchir (Étude du Collectif de l’engagement, 2022) ! D’un autre côté, on ne parle pas de RSE comme on parle d’un sujet métier par exemple. Sur ces sujets (handicap, sexisme, impact carbone, prévention…), il ne s’agit souvent pas uniquement de transmettre des informations et des connaissances brutes mais plutôt d’éveiller les consciences ! Car c’est cet éveil des consciences qui permettra la mise en action individuelle et collective… Quelles solutions ont les PME/ETI pour avancer sur le sujet de la RSE ? Du coup, les PME et ETI doivent redoubler d’inventivité pour trouver des solutions engageantes à moindre coût ! Et pour cela, elles doivent piocher dans des outils existants qui leur permettront d’animer leur RSE tout au long de l’année et auprès de tous leurs salariés ! Voici quelques exemples d’outils très pertinents pour aller dans ce sens : Les fresques et les ateliers Ces ateliers collectifs sont d’excellents moyens de sensibiliser et de favoriser la cohésion d’équipe ! Fresques (fresque du climat, du numérique, de l’eau…), l’atelier 2 tonnes, ateliers sur les Violences sexistes et sexuelles… ces ateliers d’une durée de 2-3h ont l’avantage de mêler sensibilisation et Team Building et de mêler une réflexion à la fois individuelle et collective ! Car une équipe soudée autour des sujets RSE, c’est la sécurité d’avancer sur votre plan d’action ! Les plateformes RSE Ces plateformes comme Vendredi, Micro-don ou encore Zei cumulent plusieurs fonctionnalités allant de l’évaluation de la RSE d’une entreprise, à son pilotage opérationnel et à l’engagement des collaborateurs sur un plan d’actions précis (arrondi sur salaire, soutien aux associations, sensibilisation etc…). Leur point fort est de pouvoir suivre au quotidien l’ensemble des actions des salariés et de communiquer leurs résultats au sein d’une même plateforme ! Les serious games RSE Le serious game (ou gamification) est un format intéressant pour parler de RSE car il permet justement de faire jouer le levier émotionnel important sur ces sujets. En se mettant dans la peau de personnages au caractère bien trempé, en suivant une intrigue particulière, la gamification permet de parler du sujet en contournant un peu les freins et biais cognitifs que chacun peut avoir. Par exemple, The Impact Agency, la gamme de serious games RSE clé en main propose une sensibilisation originale et divertissante. Plongés dans les aventures d’une agence de détectives privés, vos équipes sont amenées à prendre du recul et à s’interroger sur différentes thématiques (QVT, santé mentale, égalité professionnelle, numérique responsable…) mais également à résoudre une enquête au suspense haletant ! Toutes ces solutions de gamification sont à la fois clés en main et personnalisables selon vos enjeux et vos besoins spécifiques. Elles sont donc tout à fait abordables pour des PME-ETI et permettent de lancer une démarche RSE à moindre coût ! S’agissant de solutions digitales, le suivi est également facilité grâce à des interfaces de données et de reporting en ligne. Alors prêts à faire de la RSE une expérience ludique et positive pour vos équipes ? Car pour aller plus loin dans la RSE, sensibiliser et mobiliser ses salariés n’est pas une option : c’est une nécessité ! Au final vous en sortirez gagnants… et le monde aussi !    
BCP Partners : renforcer la gouvernance des ETI par le recrutement stratégique
BCP Partners est un cabinet d’executive search qui accompagne les ETI dans leurs recrutements de cadres dirigeants et de membres de comex, avec une expertise reconnue sur les enjeux de direction juridique, d’éthique et de compliance. Sa conviction est simple : le recrutement stratégique ne doit pas intervenir lorsque l’entreprise traverse une difficulté, mais bien en amont, pour sécuriser sa trajectoire et renforcer sa gouvernance sans ralentir son développement. Départs, crises, acquisitions ou tensions internes… ce cabinet expert des enjeux de gouvernance des ETI aide les organisations à bâtir un comex solide, capable de tenir la stratégie lorsque la situation se complique. Blandine Cordier-Palasse, fondatrice de BCP Partners, nous apporte ici un éclairage précieux, nourri par son expérience de terrain d’ancienne avocate et directrice juridique, sur la manière de construire un comex réellement solide et durable.
Mark Denham et Obe Ejikeme, gérants du fonds Carmignac Portfolio Family Governed, livrent dans cette interview leur vision des entreprises familiales et des avantages qu’elles présentent. Ils partagent également leurs convictions en termes de zones géographiques et expliquent leur intérêt pour les grandes et moyennes entreprises. Quel facteur déterminant motive, selon vous, les investisseurs à choisir un fonds axé sur les entreprises familiales ? Mark Denham : Des études ont démontré que l’actionnariat familial a un effet positif sur les performances des entreprises. Les recherches que nous avons menées à partir d’un historique de données sur 15 ans se rapportant aux entreprises familiales, montrent qu’elles sont en mesure de générer des rendements supérieurs à la moyenne, soutenues par l’effet « skin in the game », c’est-à-dire une implication significative de la famille ou de l’entrepreneur au sein de l’entreprise. Les entreprises familiales privilégient souvent une réflexion stratégique sur le long terme, ce que nous apprécions. Ces entreprises se caractérisent également par une plus grande attention portée au client, une forte détermination et une grande capacité d’adaptation, pouvant refléter l’état d’esprit de la famille ou du fondateur. Par ailleurs, la gouvernance est un élément clé à prendre en compte, d’autant plus lorsqu’on investit dans une entreprise familiale, car elle peut avoir un impact décisif sur le succès de l’entreprise. Qu’entendez-vous par entreprises familiales ? Obe Ejikeme : Lorsque nous élaborons notre univers d’entreprises familiales, nous recherchons des sociétés dont au moins 10 % des droits de vote sont détenus par des familles, des fondateurs, des fondations ou encore des trusts. Nous nous concentrons sur le contrôle plutôt que sur la propriété de l’entreprise, car nous voulons nous assurer que la vision stratégique et l’effet  » skin in the game  » restent alignés. Lors de la constitution de cet univers, nous adoptons également une approche quantitative et qualitative afin de pouvoir identifier les entreprises détenues par des participations croisées familiales. Il s’agit généralement d’entreprises plus petites, mais dotées d’une longue histoire, n’est-ce pas ? Denham : Nous nous efforçons de diversifier notre stratégie d’investissement de manière appropriée. En effet, nous différencions les entreprises familiales en fonction des régions, des secteurs et des capitalisations boursières, mais aussi de la génération. D’un point de vue géographique, nous nous concentrons principalement sur les États-Unis et l’Europe. D’un point de vue sectoriel, ces entreprises sont concentrées dans les secteurs des biens de consommation, des soins de santé, des services financiers, de l’industrie et de la technologie. C’est pourquoi nous privilégions ces secteurs au sein de notre portefeuille. A l’inverse, nous n’avons que peu ou pas d’exposition à l’énergie, aux matières premières et aux services publics, secteurs dans lesquels les entreprises familiales sont peu présentes. La plupart de ces entreprises sont contrôlées majoritairement par des membres de la famille fondatrice, ce qui augmente le risque de liquidité. C’est pourquoi nous nous concentrons sur les grandes et moyennes capitalisations. Nous pensons également que les entreprises familiales prospères ont tendance à voir leur valeur de marché augmenter ce qui les propulsent souvent dans l’univers dans moyennes et grandes capitalisations. Pensez-vous que le caractère familial apporte un aspect défensif à l’entreprise, ou au contraire, un aspect plus agressif qu’attendu ? Ejikeme : Nous pensons que les entreprises familiales sont plus résistantes, surtout dans la situation actuelle. Nous recherchons des entreprises qui affichent une rentabilité élevée sur le long terme et qui réinvestissent leurs bénéfices afin de soutenir leur croissance future. Bien que nous ne puissions pas faire de généralités sur l’ensemble de l’univers d’investissement, la composante familiale renforce néanmoins l’idée que ces entreprises sont stratégiquement structurées pour résister aux fluctuations des marchés. Quel est le nombre de titres détenus en portefeuille et quelle est la pondération maximale ? Denham : Nous détenons actuellement 37 titres à travers les différents secteurs. Comme évoqué précédemment, les entreprises familiales sont peu nombreuses, voire inexistantes, dans les secteurs plus réglementés tels que les services publics, l’énergie, les matériaux de base et les services financiers. L’exposition aux entreprises varie de 1 à 10 %, les cinq principaux titres que nous détenons actuellement se situant entre 4,5 et 7 %. Par ailleurs, nous adoptons une gestion de conviction ce qui explique que nos dix premières positions représentent 46 % de notre portefeuille. Est-ce le bon moment pour investir dans les entreprises familiales ? Ejikeme : Afin de faire face à l’environnement actuel incertain, marqué par une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt, nous continuons à nous concentrer sur les segments les plus résistants du marché. Cette approche s’aligne avec notre intérêt pour les sociétés de croissance de qualité, affichant une rentabilité à long terme plus élevée et une volonté de réinvestir leurs bénéfices pour soutenir leur croissance future. Nous restons sous-pondérés dans certains des secteurs les plus cycliques, tels que l’énergie, les matériaux et les services financiers et bancaires, car les opportunités restent très limitées, en particulier dans les entreprises familiales. En ce qui concerne la sélection des titres, nous continuons à rechercher entreprises de qualité, moins sensibles au cycle, principalement dans les secteurs de la consommation et de la santé. Enfin, nous recherchons également des entreprises qui présentent une solide gouvernance. Lorsque nous identifions des opportunités d’amélioration sur cet aspect, nous nous engageons directement avec l’entreprise afin de mettre en œuvre les mesures nécessaires.

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Gestion du postes clients pour les PME et ETI

Le Redesign-To-Cost (ou reconception à coût objectif), permet d’améliorer la compétitivité d’un produit ou d’une gamme de produits en réduisant ses coûts ou en augmentant sa valeur. Souvent, les deux leviers sont activés en même temps afin de compenser les surcoûts liés à une relocalisation. Atol, Seb, veloscoot …sont autant d’entreprises qui ont mené cette démarche dans le passé, avec le succès qu’on leur connaît.

Par Jean-Baptiste Guillaume – Associé IAC Partners

Dans le cadre d’une relocalisation, un critère de choix essentiel est le produit et son positionnement sur le marché local. Alors comment conjuguer valeur perçue par l’utilisateur et optimisation des coûts ? C’est à cette question que répond le Redesign-To-Cost en s’intéressant aux rapports entre les performances du produit et l’allocation du coût et de la valeur. Certes, l’approche diffère en fonction de l’étape de développement du produit à partir de laquelle on applique la démarche. Mais que l’on débute le développement ou que l’industrialisation soit déjà en cours, il est indispensable d’évaluer les inducteurs de coûts liés aux fonctions ou au process. Ainsi, le Redesign-To-Cost peut faire gagner 5% sur les coûts au lancement commercial du produit mais peut monter jusqu’à 30% dans le cadre de la mise en place d’une conception modulaire.

Au cours d’un développement, le ReDesign-to-Cost va repenser les fonctions du produit pour répondre au juste besoin du marché. Focaliser les coûts du produit sur les fonctions qui apportent de la valeur au produit, c’est tout l’enjeu de la démarche. Chaque fonction ou sous-ensemble se voit attribué un coût en fonction des performances attendues. Il s’agit d’un processus itératif et collaboratif où tous les acteurs du développement (marketing, R&D, achats, etc.) convergent sur des idées challengeant le contenu du produit avec des gains ou des coûts associés. Ces idées peuvent remettre en cause le processus de production (platforming, approche de différenciation retardée, etc.) ou encore le business model afin de mieux répondre aux habitudes des consommateurs locaux (par exemple, plutôt que de vendre une poussette à un prix élevé, on la proposera en location longue durée).

Si l’industrialisation du produit a déjà démarré, le Redesign-To-Cost s’attardera plutôt sur un accroissement de la marge en réduisant les coûts de production. On s’attachera alors à ressourcer localement, à trouver des schémas alternatifs de supply-chain et à réduire l’impact de la main d’œuvre sur le coût total du produit. En général, c’est ce dernier point qui rend les relocalisations coûteuses. On privilégiera la main d’œuvre sur les opérations à forte valeur ajoutée et acceptera l’automatisation des autres tâches. C’est également un excellent moyen de réduire les coûts cachés associés à la production dans les pays low-cost : les non-qualités sont traitées immédiatement et durablement, la supply-chain est optimisée, les délais sont réduits et la collaboration avec les fournisseurs est renforcée. A l’approche d’un démarrage de production, on se limitera aux scénarios à faible effort et fort ROI, liés aux achats et à la supply-chain.

Enfin, si la relocalisation implique de nouveaux investissements, la méthode permet d’améliorer le Total-Cost-of-Ownership, en dimensionnant au juste besoin un appareil de production flexible et évolutif. Dans ce cadre, l’utilisation du revamping est également une option, de même que la transformation digitale en réalisant une usine 4.0 afin de tirer parti des avantages technologiques français.

Les méthodologies de ReDesign-To-Cost utilisées depuis plus de 30 ans par IAC Partners ont aidé de nombreux clients à conserver leurs sites de production en France ou à relocaliser certaines gammes de produits. De la construction d’une stratégie de relocalisation cohérente en fonction des enjeux économique à l’accompagnement dans la réalisation des projets de conception et de mise en production, IAC Partners réalise les audits des pratiques opérationnelles, la mise en place de méthodes pragmatiques et la recherche des solutions adaptées avec vous.

Le ministère des armées a su créer au fil du temps une dynamique positive avec le secteur privé et le monde de l’entreprise. Aujourd’hui, indépendamment de l’élection présidentielle, il joue pleinement son rôle de soutien de l’activité économique en mettant en oeuvre une politique d’ouverture clairement tournée vers les PME et ETI. L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin qui dirige la mission des achats de défense et David Lenoble, à la tête de la sous-direction PME (SDPME) répondent en exclusivité aux questions de PME-ETI.fr PME-ETI.fr : Pouvez-vous nous parler des différents partenariats que le ministère des Armées a mis en place avec l’écosphère des PME et ETI ? Plus qu’un partenariat, le ministère des Armées a mis en place, depuis 2018, un plan d’actions, intitulé « Action PME » dédié aux PME et ETI. Ce plan de 21 engagements vise notamment à :
  • Organiser des rencontres entre PME, ETI et hauts responsables du ministère des Armées, pour améliorer leur connaissance réciproque.
  • Ouvrir des retours d’expérience sur les opérations extérieures aux PME et ETI pour leur permettre de mieux comprendre les besoins des forces armées et les contextes dans lesquels elles œuvrent.
  • Créer un baromètre fournisseurs et approfondir les relations avec les organisations professionnelles.
  • Ouvrir le ministère des Armées aux startups en partenariat avec des incubateurs et des accélérateurs.
  • Etendre les dispositifs de soutien à l’innovation en y intégrant l’opportunité d’une expérimentation.
  • Organiser des sessions d’expérimentation opérationnelle coordonnées par le Défense Lab.
  • Investir sur le long terme pour soutenir le développement des PME innovantes et stratégiques au travers du fonds d’investissement Definvest et d’un dispositif de prêts participatifs rénové, en partenariat avec la Banque publique d’investissement.
  • Renforcer la sécurité économique et la cyber sécurité des PME et ETI stratégiques.
  • Renforcer la mobilisation des maîtres d’œuvre industriels de l’armement par des conventions bilatérales signées avec le ministère des Armées pour soutenir la croissance des PME, en particulier à l’exportation.
  • Etendre le contrôle des contrats passés par les maîtres d’œuvre à leurs sous-traitants et fournisseurs à l’ensemble des marchés de défense et de sécurité du ministère (acquisition des équipements, maintien en condition opérationnelle…) afin de vérifier le caractère proportionné des clauses
  • Inciter les grands groupes à obtenir comme le ministère des Armées le label « Relations Fournisseurs et Achats Responsables » (RFAR) ou la norme ISO 20400 associée, en partenariat avec la Médiation des entreprises et le Conseil national des achats.
  • Créer un label « utilisé par les armées françaises » délivré par le ministère des Armées pour favoriser l’accès des PME et ETI à de nouveaux marchés, en particulier à l’exportation.
  • Faciliter l’accès au Fonds Européen de Défense par un accompagnement ministériel des PME et ETI françaises.
  • Renforcer le soutien à l’exportation par une mobilisation accrue des personnels du ministère et des grands groupes pour accompagner les PME et ETI dans le cadre des grands contrats à l’export.
Par ailleurs, outre la relation d’affaire qu’ils entretiennent avec leurs fournisseurs, les services du ministère sont en relation avec de nombreuses entreprises et fédérations professionnelles. La signature de conventions entre la ministre des armées et les grands maitres d’œuvre en sont la concrétisation. Labélisé « Relations fournisseurs et achats responsables » le ministère des Armées entretient un dialogue équilibré et respectueux avec ses fournisseurs. De nombreuses rencontres sont organisées dans chaque région pour présenter les opportunités d’achats, découvrir des solutions innovantes, développer l’insertion professionnelle, encourager les achats responsables. Cette relation privilégiée lui donne l’occasion de proposer à ces entreprises de recruter d’ancien militaires en reconversion. Ils sont particulièrement appréciés pour leur capacité d’adaptation, accoutumés à satisfaire des objectifs dans des conditions souvent exigeantes avec un souci de haute qualité. Enfin, le ministère des Armées propose aux entreprises qui comptent dans leurs effectifs des personnels de la réserve militaire de signer une convention de partenariat. Elle concrétise leur engagement envers la Nation en reconnaissant celui de leurs réservistes.
L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des armées
L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des armées
L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des armées
PME-ETI.fr : Le ministère des Armées entretient des relations avec les organismes axés sur le monde de l’entreprise (par exemple Bpifrance, Medef, CCI, CPME, Business France), pouvez-vous nous parler des actions menées conjointement ? Dans le cadre du plan « Action PME », plusieurs actions sont mises en œuvre avec les acteurs du développement économique que vous citez, à l’échelle nationale et locale. Ces actions sont toujours menées en partenariats avec un ou plusieurs de ces acteurs : CCI régionales, agences de développement économique des conseils régionaux ou associations représentatives des PME de défense par exemple. Ces actions conclues au travers de conventions visent principalement :
  • à informer localement les PME et ETI sur les opportunités d’achats du ministère des Armées
  • à informer sur les dispositifs d’appui à l’innovation du Ministère accessibles voire dédiées aux PME tel que le dispositif RAPID (régime d’appui pour l’innovation duale)
  • Dans le domaine de l’armement, à monter des actions ad hoc avec les acteurs territoriaux du développement économique pour accompagner les chefs d’entreprises dans le développement de leur entreprise en matière d’innovation, de développement international, de développement commercial et de financement.
Par ailleurs, le comité de liaison entre le MEDEF et le ministère des Armées offre des opportunités de rencontres facilitant la connaissance mutuelle des entreprises et de l’administration. Le MINARM a créé le fonds d’investissement Definvest, opéré conjointement par Bpifrance et la DGA. Doté de 10 M€ par an sur 5 ans, Definvest investit dans des PME françaises jugées stratégiques pour la performance des systèmes de défense français. Par ailleurs, comme annoncé en janvier 2020 par la ministre des armées, le fonds d’investissement DEFINNOV verra le jour d’ici à la fin de l’année. Géré par le ministère des armées en coopération avec Bpifrance, ce fonds doté de 200 millions d’euros sera dédié au développement de technologies innovantes duales et transversales, par le financement en fonds propres d’entreprises innovantes ; les investissements seront réalisés de manière privilégiée dans des entreprises en phase de croissance, associant les maîtres d’œuvre de la BITD à chaque fois que cela est possible.
David Lenoble est à la tête de la sous-direction PME (SDPME) du ministère des armées
David Lenoble est à la tête de la sous-direction PME (SDPME) du ministère des armées
PME-ETI.fr : Quels sont les profils de PME et ETI qui intéressent le ministère des Armées ? Quels sont les domaines d’activités pouvant répondre aux besoin du ministère des Armées à l’heure actuelle ? Qu’elles soient fournisseurs directs, sous-traitantes ou cotraitantes, innovantes ou d’un secteur traditionnel, les PME et ETI ont toutes vocation à travailler avec le ministère des Armées. Actuellement, 27 863 entreprises qui ont une relation contractuelle directe avec le ministère des Armées dont 26 075 PME et ETI fournisseurs. Il consacre près de 30% de ses achats hors armement aux seules PME. A côté des matériels d’armement, les achats du ministère sont structurés autour de segments confiés à des services d’achat spécialisés. Au nombre de 18, ces segments regroupent tout ce que le ministère des Armées achète en matière de fournitures, travaux et services en métropole, outremer ou à l’étranger et le champ couvert est extrêmement complet. PME-ETI.fr : Quel impact la crise sanitaire du covid-19 a-t-elle eu sur les besoins du ministère des Armées et comment les PME et ETI peuvent-elle y répondre ? Face à la crise, le ministère des Armées a poursuivi ses missions et s’est mobilisé pour lutter contre la propagation de l’épidémie à travers l’opération Résilience. Pour cela, les acheteurs ont été sollicité afin d’acquérir des équipements de protection, des matériels informatiques pour accompagner le télétravail des agents et le renforcement des prestations de nettoyage. Le ministère des Armées s’est appuyé sur un large tissu de PME et ETI françaises pour répondre à ce besoin. PME-ETI.fr : Quels sont les avantages d’un partenariat avec le ministère des Armées et quels sont ses engagements envers les entreprises partenaires ? Symbole de son sérieux dans les relations qu’il entretient avec les entreprises, le ministère des Armées s’est vu attribuer le Label « relations fournisseurs et achats responsables » dès 2014 et le prix des délais de paiement 2017. En effet, le ministère des armées paie ses fournisseurs directs en 21,8 jours en moyenne et les PME en 19,6 jours (données 2018). De plus, afin d’aider les PME et ETI à exploiter pleinement cet actif stratégique de valorisation de leur propre activité, le ministère délivre des certificats de bonne exécution des marchés en mettant en avant une qualité constatée de l’entreprise durant la prestation. Le ministère délivre également depuis un an le label « utilisé par les armées françaises » qui atteste de la mise en service, au sein des armées françaises, d’un matériel commercialisé par un fournisseur. Il est ouvert aux microentreprises, PME ou ETI, qui sont intervenues dans l’exécution d’un marché public du ministère des Armées, y compris les sous-traitants. Il concerne principalement les matériels acquis par les armées au terme d’un marché de défense et de sécurité, dans la mesure où ces contrats ont précisément pour objet la délivrance de matériels, en lien avec des armes, munitions ou matériels de guerre, et dont l’utilisation par les armées françaises constitue de manière évidente une référence. Pour autant, ce Label peut être demandé au titre d’autres marchés hors armement, dès lors que l’utilisation dudit matériel par les forces armées constitue une plus-value pour le prestataire (ex : secteur de l’habillement et du soutien de l’homme). (cf. https://www.ixarm.com/fr/label-utilise-par-les-armees-francaises ). PME-ETI.fr : La dimension citoyenne peut contribuer à ces partenariats, que diriez-vous à un dirigeant des PME ou ETI pour le convaincre de se rapprocher du ministère ? Comme le souligne régulièrement la ministre, travailler au profit du ministère des Armées participe du soutien à la mission de nos forces armées. Cela concrétise pour l’entreprise son engagement pour la nation. C’est dans cet esprit que Action PME du ministère des Armées a été créé et est mis en œuvre. Il rappelle dans son préambule, que « dans un contexte stratégique où les menaces sont sans cesse plus nombreuses et plus variées, les PME et les ETI disposent d’atouts considérables en matière de réactivité et de créativité et peuvent favoriser l’émergence rapide de solutions innovantes dont les Armées ont besoin dans des domaines très divers. » Premier acheteur de l’Etat, le ministère des Armées réalise chaque année près de20 milliards d’euros d’achats dont cinq milliards sont consacrés aux fournitures, services et travaux hors matériels d’armement qu’il confie à 27 863 fournisseurs directs dont 26 075 PME et ETI. Près de 30 % du montant des achats annuels hors armement est passé auprès de PME pour un montant de près de deux milliard d’euros. En plus de payer ses fournisseurs rapidement, le ministère des Armées développe l’attribution des avances pour les marchés long ou couteux. De plus, dès aujourd’hui, le ministère des Armées fait l’inventaire plus de 4 000 projets d’achats hors armement entre 2020 et 2023. Ainsi, obtenir un marché avec le ministère des Armées est un formidable levier de développement de toute entreprise innovante ou du secteur traditionnel. PME-ETI.fr : Quels sont les critères de sélection primordiaux du ministère des Armées lors des appels d’offre ? Le seul critère primordial est d’oser répondre ! Toute entreprise qui satisfait aux obligations légales de candidature (absence de condamnation pénale, situation URSSAF à jour, pas en liquidation judiciaire) peut déposer une offre. Elle fera l’objet d’un examen attentif et elle sera confrontée aux autres offres conformément aux critères exposés dans l’appel d’offre par l’acheteur. Le ministère des Armées choisira le fournisseur de manière à respecter le principe du mieux disant. PME-ETI.fr : Quels seraient, d’après vous, les solutions à adopter pour améliorer les synergies entre ces deux mondes ? Comme évoqué précédemment, de très nombreuses actions d’informations sont organisées partout en France, à l’attention des entreprises, afin de rendre les marchés du ministère plus facilement accessible. En 2020, ce sont plus de 40 rencontres qui ont été programmées. Le ministère des Armées était par exemple présent sur le dernier Salon des Entrepreneurs à Paris en février. De nombreuses informations sont disponibles sur les sites internet dédiés aux achats ou aux PME : www.achats.defense.gouv.fr et https://www.ixarm.com/fr/espace-pme-0 Il faut noter que la relation entre les acheteurs publics et les entreprises a évolué très significativement ces dernières années. Les rencontres sont désormais encouragées dans le cadre du sourcing. S’ils restent encadrés au moment de la procédure d’achat proprement dite, les échanges doivent permettre un enrichissement mutuel poussé par l’innovation et le besoin de se réinventer conjointement. PME-ETI.fr : Quels sont les projets à venir du ministère pour renforcer sa collaboration avec le monde de l’entreprise ? Afin de mieux faire connaitre ses intentions d’achats hors armement, le ministère des Armées procède actuellement à la refonte de son site internet dédié. Le parcours utilisateur a été mis au cœur de la modernisation de ce site. De nombreuses entreprises et fournisseurs du ministère ont été associés à des ateliers de co-création. Une démarche innovante appelée à se multiplier à l’avenir. Suivra ensuite l’arrivée d’une page internet dédiée à la relation entre les entreprises et le ministère des Armées. Son but sera de diriger toute entreprise vers les différents sites d’informations et dispositifs de soutien et d’accompagnement du ministère au profit des entreprises. PME-ETI.fr : Que fait le ministère des Armées pour amoindrir les effets de la crise sanitaire chez ses fournisseurs PME et ETI ? Dès le début de la crise, le ministère des Armées a décidé que le paiement des factures de moins de 5 000 euros serait réalisé sans attendre la signature de l’attestation de service réalisé. Par ailleurs un dispositif de soutien aux PME et ETI qui opèrent au profit du ministère, directement ou indirectement, a été rapidement mis en place : une équipe d’agents a été constituée pour répondre aux demandes que les PME et ETI pouvaient adresser via un site internet ou une hotline spécifiques. Chaque demande a été analysée et une réponse concrète y a été apportée dans les meilleurs délais. Ce dispositif d’écoute et de soutien reste opérationnel; vous êtes une PME ou ETI, vous pouvez quel soit votre sujet, contacter le Ministère des Armées au 0800 02 71 27 et via https://www.demarchessimplifiees.fr/commencer/minarm-pme-covid19 Dans un second temps, le ministère a mis en place à partir de début mai une Task force « sauvegarde de la BITD *». Constituée d’une centaine d’agents de la Direction générale de l’armement mais également d’autres entités du ministère, travaillant en étroite collaboration avec les équipes du ministère de l’Economie en particulier, elle a réalisé une cartographie des entreprises critiques de la BITD puis a évalué les conséquences de la crise sur la poursuite de leur activité. En tout, 1 200 entreprises ont été ciblées sur tout le territoire. Une centaine a été jugée dans une situation nécessitant d’élaborer des mesures leur permettant de sortir d’une situation d’urgence (financement à court terme de la trésorerie, commandes directes de prestations ou attributions de subventions de soutien à l’innovation, passation de commandes par anticipation vers les grands industriels, …). Les services du ministère resteront aux côtés des entreprises dans les mois à venir afin d’anticiper et de pallier toute nouvelle situation d’urgence. *BITD : La base industrielle et technologique de défense est constituée en particulier de 4000 PME et ETI.
AON France repense l'assurance des ETI
Longtemps associée aux grands groupes, AON France a renforcé son expertise au service des ETI en quête de solutions d’assurance à la hauteur de leurs enjeux. Dans un environnement où les risques se complexifient, l’approche d’AON repose sur une conviction forte : chaque entreprise est unique. Grâce à des équipes d’experts issus des secteurs qu’ils accompagnent, et à l’intégration avancée de la data et de l’intelligence artificielle, AON propose des analyses fines et des dispositifs sur mesure pour sécuriser la croissance, protéger l’activité et accompagner le développement des ETI. Morad Makhloufi, Directeur Clientèle chez AON France, nous partage son parcours, sa vision du métier et son expérience terrain, en éclairant la manière dont AON adapte son savoir-faire historique aux enjeux spécifiques des ETI et des PME.
PME-ETI.fr partenaire du 1er Sommet ETI & Achats : rejoignez un événement qui transforme les ETI !
PME-ETI.fr a le plaisir de s’associer à l’ADRA et aux clubs ETI de toutes les régions de France pour organiser le premier sommet ETI & Achats, qui se tiendra le 26 mars prochain au Château de Ferrières. Cette demi-journée immersive dans ce lieu magique réunira plus de 200 dirigeants, directeurs achats et leaders d’ETI, avec pour ambition de favoriser les échanges, stimuler les coopérations et faire émerger des projets concrets. Dans un contexte où la performance repose sur la collaboration et l’intelligence collective, ce sommet se veut bien plus qu’un simple colloque : un véritable accélérateur de relations et d’idées partagées. L’objectif est clair : démontrer la puissance du “faire ensemble”, positionner les achats comme partenaires statégique et offrir aux ETI la reconnaissance qu’elles méritent. Le 26 mars, PME-ETI.fr ne se contente pas de soutenir un événement : nous lançons un véritable mouvement pour les entreprises françaises. Vous êtes invités à vous inscrire et à venir pour enrichir les échanges. Une fois votre participation confirmée, nous pourrons organiser votre accueil afin de vous offrir la meilleure expérience possible.

Programme du sommet ETI & Achats

14h30 : Accueil autour d’un café 15h00 : Ouverture par Khalil Khater, Président du groupe Accelis et propriétaire du Château de Ferrières 15h10 : Présentation des enjeux et du programme par Sylvie Noël, Présidente de l’ADRA, et Patrice Begay, Président de JALPB Conseils, en partenariat avec Numéum 15h20 : Lancement des duos dirigeants-acheteurs (10 duos) et interactions avec la salle Interventions inspirantes : Awa Sagna (mode et entertainment), le directeur général de Beauval Nature et Philippe Véran, CEO de Biotech Dental (santé et IA) 18h00 : Networking et cocktail, visite du Château 20h30 : Clôture de l’événement

Parmi les participants

Directeurs achats et métiers : BPCE, LVMH, Danone, Société des Bains de Monaco, Groupe SOS, Arkema, Hendrix, DFCG International… Dirigeants d’ETI : représentants des clubs ETI de Normandie, Grand Est, Occitanie, Île-de-France, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Sud et entrepreneurs à l’international. Ce sommet est né d’une conviction forte : dans un environnement économique et géopolitique en profonde mutation, les achats ne sont plus seulement une fonction support. Ils constituent un levier stratégique de performance, de résilience et de développement des entreprises françaises. L’événement est conçu pour favoriser des échanges concrets, créer des rencontres durables et permettre à chacun de prendre de la hauteur sur ses pratiques. L’objectif commun : unir nos forces pour être plus solides, plus innovants et plus efficaces. Dans ce cadre exceptionnel, propice à la réflexion et aux connexions humaines, le Sommet ETI & Achats est une invitation à élargir son réseau, repartir avec des idées nouvelles et une vision plus claire pour aller de l’avant. Si vous partagez la conviction que l’avenir des ETI passe par des décisions d’achats responsables, structurées et stratégiques, ne manquez pas ce rendez-vous incontournable.

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PME-ETI.fr et les Accélérateurs Bpifrance s'engagent dans une collaboration inédite
PME-ETI.fr et Bpifrance unissent leurs forces pour aider votre entreprise à accélérer sa croissance et voici comment : Les Accélérateurs Bpifrance conçoivent pour vous des programmes sur mesure d’accompagnement intensif afin de faire émerger vos PME et ETI parmi les champions nationaux et internationaux. PME-ETI.fr s’engage à vous apporter, adhérents et internautes, des informations ciblées et pertinentes pour vous ouvrir la voie vers ces programmes selon la taille, la localisation et l’activité de votre entreprise. Alexandre Guillo, Directeur des Accélérateurs chez Bpifrance et Franck Boccara, Président de PME-ETI.fr nous apportent leurs témoignages et nous expliquent comment votre entreprise peut tirer parti de cette collaboration et booster son développement.
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