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Bpifrance aux entrepreneurs: « Maintenez le cap, on ne vous lâchera pas »

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À partir de ce mercredi 25 mars, le plan global de Bpifrance pour aider les entreprises françaises à passer la pandémie va être complété par un dispositif encore plus profond dans lequel l’État lui-même va garantir les crédits des banques françaises octroyés aux entreprises de l’Hexagone. Un pont aérien de cash va également être lancé en direction des startups.

Par Christelle Lefebvre pour Nice Matin

Ces mesures sont-elles de nature à éviter les faillites? Comment l’économie française va-t-elle s’en sortir? Le point de vue de Nicolas Dufourcq, directeur général de la banque publique d’investissement française.

En quoi va consister le dispositif qui entre en vigueur demain et complète le plan global déjà mis sur pied par Bpifrance?
L’État va encore plus loin. Il se crée un prêt standard que les banques françaises vont toutes commercialiser. Un prêt garanti par l’État, d’une durée d’un an à six ans, à un taux faible, d’un montant maximum de 25% du chiffre d’affaires de l’entreprise. Autrement dit, on considère qu’un trimestre, c’est 25 % du chiffre d’affaires d’une entreprise. Pour que vous ne le perdiez pas totalement, on va vous prêter ce trimestre et vous le rembourserez sur six ans avec une garantie de l’État à 90%. Ce qui veut dire que s’il y a des pertes, c’est l’État qui paiera à 90%.

Quid des startups qui n’ont pas de chiffre d’affaires?
On lance cette semaine un pont aérien de cash pour les startups, avec des dispositions particulières. Elles ont accès au prêt sans garantie de Bpifrance, au prêt garanti par l’État à partir de ce mercredi, avec pour elles un plafond de deux années de masse salariale (on prendra la masse salariale de janvier et on multipliera par 24). Ce qui leur permettra d’avoir de la trésorerie à un taux extrêmement faible. On crée également un fonds qui permettra de faire des obligations convertibles dans les startups. Toutes une série de mesures qui seront annoncées par Cédric O.

Ces mesures sont-elles suffisantes?
Les deux dispositifs que l’on vient d’évoquer s’ajoutent aux mesures que nous avons prises ces quinze derniers jours: le pont aérien de cash à destination des entreprises touchées, lancé avec report systématique d’échéances bancaire, en capital comme en intérêts ; avec des prêts Rebond pour les TPE (entre 10000 et 300000 euros financés par les conseils régionaux à taux zéro), des prêts Atouts pour les PME et ETI (de 300000 euros à 3ME, avec un taux de 2%) qui sont sur 6 à 7 ans avec différé de paiement d’au moins un an, la mobilisation des factures pour les recouvrements qui tardent, le chômage partiel, report des factures EDF, Orange…

Quelle est la demande de crédit?
Depuis la semaine dernière, nous avons eu 30000 appels d’entrepreneurs sur notre numéro vert et notre site internet. Nous rappelons tout le monde. La demande de crédits s’élève à 900 millions d’euros. C’est une très grosse production. Bpifrance est très proche de ses clients. On leur a beaucoup parlé. On a mobilisé plusieurs centaines de volontaires pour aller au contact des clients, des personnes qui étaient habituellement dans les fonctions supports. On a appelé nos clients, fait des Live Chat, avec 2000 clients pour expliquer ce qu’on allait faire, expliquer qu’on fait face à une pandémie, pas à une crise économique profonde et durable.

Comment réagissent les entrepreneurs? 
Il y a eu un temps de sidération complète quand le chiffre d’affaires s’est mis à tomber à pic. Il y a des entrepreneurs qui ont très vite pris des dispositions pour aller trouver la trésorerie leur permettant de ne pas faire faillite. On les a beaucoup aidés. Bpifrance est un peu une équipe de premier secours bancaire. Je pense qu’on a évité pas mal de faillites la semaine dernière. Les TPE ont aussi été sonnées, un peu perdues pour certaines, parfois un peu plus longues à réagir mais elles s’emparent des dispositifs.

Quel message adressez-vous aux entrepreneurs sous le choc?
À partir de ce mercredi, allez voir votre banque et demandez-lui un prêt garanti par l’État égal à 25 % de votre chiffre d’affaires. Je pense que tous les entrepreneurs vont comprendre le dispositif et prendre des décisions en ayant le sentiment d’avoir été protégés par l’État et les Régions, dont je salue l’action, comme tous ceux qui ont reporté leur facture. Il y a une vraie union nationale pour que les entreprises qui ont zéro rentrée aient zéro sortise le temps que ça passe. Reporter les échéances bancaires pour Bpifrance, c’est deux milliards de liquidités qu’il va falloir aller trouver. Mais l’heure est à la solidarité nationale.

Que faire quand on est décideur? Prôner l’arrêt de l’activité, la continuité de service?
Le mot d’ordre c’est Vous continuez, vous maintenez le cap, on ne vous lâchera pas. Vous ne posez pas le sac, les choses sont éphémères. Nous avons une vision de crise avec une courbe en forme de V avec une remontée qui sera forte et qu’il ne faut pas tarder à préparer. La pandémie ne durera pas des années. C’est l’affaire de plusieurs mois et ça va repartir très fort.

Mettez votre trésorerie à l’abri et restez proactifs, c’est votre conseil?
Oui et pensez votre métier. La totalité de l’Europe et de l’Asie est passée en télétravail. Il y a une accélération vertigineuse de la digitalisation. Tous les business vont être impactés. En sortie de crise, on aura franchi une étape majeure sur le digital.

C’est aussi une opportunité pour les entreprises?
Pour beaucoup d’entreprises. Sur le digital mais pas que. Je pense qu’à la fin, on pourra dire que ça aura accéléré toutes les méga tendances : l’électrification des véhicules, les sujets climatiques, la révolution de la santé. Tout va tout accélérer. Positivement je pense.
On a la chance en France, face à une crise aussi profonde, violente et rapide, un phénomène qui s’apparente à une crise cardiaque, d’avoir un Etat qui sache mettre un coup de défibrillateur, avec le chômage partiel qui va coûter 45 Mds d’E, un fonds de solidarité pour les plus démunis, un crédit totalement dérisqué pour les banques et qui va permettre aux entreprises de substituer au chiffre d’affaires qu’elles n’auront pas eu une dette de long terme. C’est quand même puissant.

À condition que l’activité subsiste…
À condition que les entrepreneurs ne posent pas leur sac. Parce que pour le coup, l’État ne saurait plus faire. Il faut qu’il y ait un volant certes minimum mais bien réel d’activité pour que les grandes chaînes de l’agroalimentaire, de la distribution fonctionnent. Et pas que. Vous avez des clients à l’étranger qui attendent les produits français. Il ne faudrait pas les décevoir totalement, sinon en sortie de crise, on les aura perdus.

C’est un équilibre à trouver entre sécurité sanitaire et continuité de service?
Les entreprises peuvent rester ouvertes dès lors qu’elles garantissent la sécurité de leurs salariés. À date, l’économie française est celle qui a le plus arrêté ses capacités de production de toute l’Europe. Elle s’est arrêtée plus que l’Italie, beaucoup plus que l’Espagne qui tourne à 80% et que l’Allemagne.

Les mesures de confinement encore renforcées ne sont-elles pas discordantes?
Il faut que le message soit bien compris. Vous avez par exemple des usines de semi-conducteurs où la climatisation filtre 10000 fois plus qu’un masque FP2. L’usine doit-elle fermer? Je ne le pense pas, dès lors que la sécurité sanitaire est assurée. Les mesures barrières étant les plus efficaces : deux mètres entre les individus et du savon.

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La justice organisationnelle : restaurer la confiance pour innover en management
« Les collaborateurs ne quittent pas une entreprise, ils quittent un manager, souvent pour un sentiment d’injustice. » Adaptation d’une idée souvent évoquée en psychologie du travail. Dans un contexte où 62 % des salariés français estiment que leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur (IFOP, 2023), la question de la justice perçue au sein des organisations devient centrale. À l’heure où les entreprises recherchent l’engagement et la créativité, il est urgent de comprendre que l’innovation managériale ne peut se développer sans un socle solide de confiance et d’équité, qu’on définit comme la justice organisationnelle. Par Francis Boyer – Président d’OVER SWEETCH
Comprendre le concept
La justice organisationnelle, théorisée par Jerald Greenberg en 1987, désigne la perception qu’ont les salariés de l’équité des pratiques, des décisions et des relations au sein d’une organisation. Ce concept s’appuie sur une distinction devenue fondamentale en psychologie sociale : il ne suffit pas qu’une décision soit objectivement juste, il faut qu’elle soit perçue comme telle. Greenberg identifie trois formes principales de justice :
  1. La justice distributive, issue des travaux d’Adams (1965), qui renvoie à l’équité dans la répartition des récompenses, salaires, promotions ou avantages. Elle repose sur le principe de proportionnalité entre les efforts fournis et les résultats obtenus.
  2. La justice procédurale, qui concerne la transparence et la cohérence des processus de décision. Les individus acceptent mieux une décision défavorable lorsqu’ils jugent que la procédure a été équitable, ouverte et cohérente.
  3. La justice interactionnelle, qui se rapporte à la qualité du traitement interpersonnel (respect, reconnaissance, écoute) et à la qualité de l’information transmise lors des décisions.
Ces trois dimensions interagissent : une procédure perçue comme juste peut compenser une déception sur le plan distributif, tandis qu’un manque de considération relationnelle peut annuler les effets d’une récompense pourtant équitable.
En quoi ce concept éclaire la nécessité d’innover en management
Dans beaucoup d’entreprises, les collaborateurs expriment un sentiment d’injustice qui alimente la défiance et le désengagement. Le management traditionnel, fondé sur la hiérarchie et la conformité, repose souvent sur une justice procédurale unilatérale : les décisions sont justifiées par la fonction, non par le dialogue. Ce mode de gestion entretient le modèle psychologique du Parent/Enfant, où le manager détient la légitimité morale et l’employé doit faire confiance sans explication. Or, l’innovation managériale suppose de passer à une relation Adulte/Adulte, fondée sur la confiance, la réciprocité et la transparence. La justice organisationnelle en est le socle : elle redonne de la prévisibilité aux décisions, de la clarté aux critères d’évaluation et du sens à la reconnaissance. Elle transforme la gestion en un contrat moral partagé.
De la justice procédurale à la coresponsabilité
Les recherches de Colquitt (2001) ont montré que la perception de justice est le premier facteur de confiance organisationnelle, bien avant la performance économique. En instaurant des processus participatifs et des espaces de dialogue, les entreprises favorisent une appropriation collective des règles. L’innovation managériale consiste ici à rendre visibles les critères implicites, à co-construire les décisions et à légitimer le pouvoir par la transparence. Ainsi, la justice organisationnelle devient un levier de coresponsabilité :
  • elle réduit les comportements de retrait et de résistance ;
  • elle favorise la coopération et la solidarité ;
  • elle renforce la perception de sens et de reconnaissance.
Des organisations comme Airbus, qui a instauré des cercles de décision transverses pour valider les projets stratégiques, ou Crédit Agricole, qui fait participer les collaborateurs aux décisions de répartition des primes collectives, illustrent cette logique de coresponsabilité où la transparence renforce la confiance.
Exemples de pratiques inspirantes
  • Michelin a introduit un système de feedbacks croisés où les décisions de promotion intègrent non seulement les résultats mais aussi la perception d’équité par les pairs.
  • Decathlon a instauré des comités de co-évaluation pour garantir la transparence des critères de progression et impliquer les collaborateurs dans les décisions d’avancement.
  • La MAIF, fidèle à ses valeurs mutualistes, communique ouvertement les écarts de rémunération et les critères de primes, renforçant la confiance et l’engagement.
La justice organisationnelle n’est pas un supplément d’âme : c’est une condition de survie culturelle dans des entreprises où la défiance mine l’innovation. En réhabilitant l’équité perçue, la transparence et la réciprocité, elle prépare le passage à un management adulte, où chacun comprend les règles, en partage la légitimité et contribue à leur évolution. Innover en management, c’est d’abord cela : remettre la justice au cœur du contrat de confiance.
Juridique et compliance : qui protège vraiment le dirigeant lorsque tout tourne mal ?
Il y a une question que la plupart des dirigeants de PME et d’ETI ne se posent pas, jusqu’au jour où ils auraient dû. Pas la question du marché. Pas celle du financement. Pas celle des ressources humaines. Celle-ci : si quelque chose tourne mal demain, qui vous protège ? Une question qui conduit de plus en plus de dirigeants à s’interroger sur le rôle du directeur juridique et compliance dans la protection de leur entreprise et de leur propre responsabilité. Par Blandine Cordier-Palasse– Présidente BCP Partners Executive Search

Le mythe du bouclier juridique

Vous avez créé une société. Elle a sa propre personnalité juridique. Vous avez donc, quelque part, intégré l’idée que votre patrimoine personnel et votre responsabilité individuelle sont à l’abri derrière elle. C’est vrai. La plupart du temps. Ce n’est pas toujours vrai. La frontière entre l’entreprise et son dirigeant est plus poreuse qu’on ne l’imagine — et elle se franchit plus facilement qu’on ne le croit, dans des situations que l’on n’a pas anticipées. Une décision prise dans l’urgence. Un contrat signé sans avoir mesuré une clause. Une délégation de pouvoirs jamais formalisée. Des obligations sociales ou fiscales que l’on pensait couvertes. Une faille de sécurité informatique qui laisse fuiter les données de vos clients. Aucun de ces événements n’était dans votre agenda ce matin. Certains peuvent pourtant engager votre responsabilité civile, fiscale et (dans des cas plus rares mais réels) pénale. Le droit ne sanctionne pas l’erreur de gestion ordinaire. Il ne pénalise pas l’ambition, le risque assumé, la décision courageuse qui ne produit pas les résultats escomptés. Mais il sanctionne la négligence caractérisée. La faute détachable. Le manquement délibéré. L’absence de mesures raisonnables là où elles s’imposaient. Et la nuance entre les deux, cette ligne fine entre le risque d’entreprise et la faute de gestion, se joue souvent dans des détails que vous n’avez ni le temps, ni la formation pour surveiller en permanence.

Ce que votre avocat externe ne peut pas faire

Vous avez un excellent avocat. Peut-être même plusieurs. Vous avez un expert-comptable rigoureux. Ils sont indispensables. Et ils ne suffisent pas. Votre avocat externe intervient quand vous l’appelez. Il traite le dossier que vous lui soumettez. Il ne lit pas le contrat commercial que votre directeur commercial vient de parapher un vendredi soir. Il n’est pas dans la salle quand vous discutez des termes d’un partenariat stratégique. Il ne voit pas la clause d’exclusivité qui va vous poser un problème dans dix-huit mois. Votre expert-comptable regarde dans le rétroviseur. C’est son rôle, et il le fait bien. Mais le risque juridique, lui, se construit en temps réel dans chaque contrat, chaque engagement, chaque décision qui engage l’entreprise. L’angle mort existe précisément là, dans l’espace entre ce que vous décidez et ce que vos conseils externes voient.

Compliance : le sujet que vous pensez ne pas vous concerner

C’est l’erreur la plus répandue et l’une des plus coûteuses. La compliance est longtemps restée associée aux grandes entreprises cotées, aux banques, aux groupes internationaux soumis à des réglementations complexes. Beaucoup de dirigeants de PME et d’ETI ont donc intégré, parfois sans le formuler, que ce sujet les dépassait ou ne les regardait pas directement. Cette époque est révolue. La loi Sapin II a étendu les obligations de prévention de la corruption à un périmètre bien plus large qu’on ne le croit. Si votre entreprise dépasse 500 salariés et 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, vous êtes directement soumis à ses obligations les plus structurantes : cartographie des risques, code de conduite, dispositif d’alerte interne, procédures d’évaluation des tiers. Mais au-delà de ces seuils formels, la loi crée un environnement dans lequel vos clients grands comptes, vos partenaires, vos investisseurs attendent de vous une maturité compliance équivalente à la leur sous peine d’être écartés de leurs chaînes de valeur. Le RGPD n’est pas davantage réservé aux géants du numérique. Dès lors que vous collectez, traitez ou stockez des données personnelles et toute entreprise le fait, ne serait-ce qu’à travers sa gestion RH ou sa relation client, vous êtes soumis à ses exigences. Une violation de données mal gérée, une sous-traitance insuffisamment encadrée, une absence de registre de traitement : ce sont des risques réels, documentés, qui peuvent déboucher sur des sanctions de la CNIL et sur une mise en cause de la responsabilité du dirigeant. Le devoir de vigilance monte en puissance. Issu de la loi de 2017 pour les très grandes entreprises, il irrigue désormais progressivement les chaînes d’approvisionnement entières, y compris les fournisseurs et sous-traitants de taille intermédiaire qui travaillent avec des donneurs d’ordre soumis à cette obligation. Si vous êtes dans cette chaîne, vos pratiques en matière de droits humains, d’environnement et de gouvernance sociale sont scrutées par vos clients, et demain potentiellement par le juge. La directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD) étend progressivement ses obligations extra-financières à des entreprises de taille de plus en plus réduite. Selon votre calendrier d’application, la question n’est peut-être plus de savoir si vous y serez soumis, mais quand. La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT) concerne directement les secteurs de l’immobilier, du conseil, du juridique, de la finance — mais aussi toute entreprise qui opère dans des environnements à risque ou entretient des relations avec des partenaires étrangers dans des zones sensibles. Ce tableau n’est pas exhaustif. Il est suffisant pour poser une question simple : dans votre organisation, qui surveille ce périmètre en continu ?

La compliance mal comprise coûte deux fois

Première erreur : croire qu’on n’est pas concerné. Deuxième erreur presque aussi fréquente : traiter la compliance comme un exercice de production documentaire. Rédiger un code de conduite que personne ne lit. Cocher des cases pour satisfaire un audit. Déployer une formation annuelle oubliée le lendemain. Cette compliance-là ne protège pas. Elle crée une illusion de protection, ce qui est parfois plus dangereux que l’absence totale de dispositif, parce qu’elle endort la vigilance. Une compliance qui fonctionne est une compliance vivante : ancrée dans les processus réels de l’entreprise, comprise par les équipes, portée par le dirigeant lui-même, et capable d’évoluer au rythme des réglementations et des risques. Elle n’est pas une contrainte administrative. Elle est un actif stratégique, un signal envoyé à vos partenaires, vos investisseurs, vos clients et vos talents que votre organisation est sérieuse, durable et digne de confiance. Et dans un environnement où la réputation se construit sur des années et se détruit en quelques heures, cet actif vaut beaucoup.

Le directeur juridique et compliance : l’homme ou la femme qui pense à ce que vous n’avez pas le temps de penser

Un directeur juridique interne, souvent aussi porteur de la fonction compliance dans les organisations de taille intermédiaire, n’est pas un poste de contrôle. Ce n’est pas un frein à la décision. Ce n’est pas un juriste que l’on sort du placard quand un contentieux éclate ou qu’un auditeur se présente. C’est un co-pilote stratégique. Présent en amont. Formé à lire les risques là où ils se construisent, avant qu’ils ne se matérialisent. Concrètement, sa valeur se joue à chaque étape critique de votre développement : Quand vous négociez un contrat majeur, il identifie la clause qui semble anodine et qui ne l’est pas. Quand vous envisagez une acquisition, il structure l’opération pour protéger votre intérêt. Quand vous recrutez, quand vous restructurez, quand vous ouvrez un nouveau marché à l’international, il anticipe ce que vous ne voyez pas encore. Sur le terrain compliance, il cartographie vos risques réels — pas ceux d’un référentiel générique, mais ceux de votre secteur, de vos marchés, de votre chaîne de valeur. Il structure vos dispositifs d’alerte, forme vos équipes, évalue vos partenaires et tiers critiques, et maintient votre organisation en état de répondre à un contrôle ou à une crise sans improvisation. Il formalise vos délégations de pouvoirs. Il documente vos décisions sensibles. Il instaure une culture de conformité qui ne ralentit pas la croissance : elle la sécurise. Et quand vous hésitez sur une décision difficile parce que vous sentez qu’il y a un risque sans savoir le nommer, il est là. Pas pour vous dire non. Pour vous dire : voilà ce que vous exposez, voilà comment on le réduit, voilà comment on avance quand même. C’est cela, un bon directeur juridique et compliance. Pas le gardien du temple. Le partenaire de votre décision.

Les signaux que vous ne devriez pas ignorer

Vous n’avez peut-être pas encore de directeur juridique et compliance. Voici les questions qui méritent une réponse honnête. Vos délégations de pouvoirs ont-elles été rédigées et mises à jour ? Savez-vous précisément qui engage l’entreprise, sur quoi, jusqu’à quel montant ? Disposez-vous d’une cartographie des risques de corruption adaptée à votre activité réelle, pas d’un document générique, mais d’une analyse vivante de vos expositions ? Vos contrats avec les tiers critiques tels que les fournisseurs, distributeurs, agents ou partenaires ont-ils fait l’objet d’une évaluation compliance documentée ? Votre dispositif de traitement des données personnelles est-il à jour, testé, et piloté par quelqu’un qui en est responsable ? Vos équipes savent-elles concrètement quoi faire si elles détectent un comportement problématique, une tentative de corruption, une fuite de données, une alerte éthique ? Passez-vous personnellement du temps sur des sujets juridiques ou compliance que vous n’avez pas la formation pour traiter seul ? Si plusieurs de ces questions vous laissent sans réponse satisfaisante, la fonction juridique et compliance interne n’est plus une option de confort. C’est une décision stratégique que vous avez déjà trop tardé à prendre.

Recruter ce profil : une décision qui ne s’improvise pas

Un directeur juridique et compliance ne se recrute pas comme un responsable comptable ou un directeur commercial. Le profil est rare, la combinaison exigeante. Il faut une solidité juridique réelle, pas seulement un vernis. Une compréhension opérationnelle des enjeux compliance dans votre secteur. Une intelligence situationnelle qui lui permet de lire les équilibres de votre organisation. Une capacité à conseiller sans bloquer, à dire une vérité difficile sans perdre la confiance du dirigeant, et à incarner une exigence éthique sans verser dans la posture. Un profil trop technique sera déconnecté du business. Trop accommodant, il ne jouera pas son rôle. Mal aligné avec votre culture, il fera plus de dégâts qu’une fonction inexistante. Ce recrutement mérite un accompagnement singulier : un cabinet capable de comprendre votre réalité opérationnelle, de challenger votre besoin réel avant de chercher un candidat, et d’évaluer des compétences qui ne se lisent pas dans un CV.

Ce que vous protégez, en réalité : La continuité de votre entreprise et la protection de votre responsabilité personnelle

Recruter un directeur juridique et compliance, ce n’est pas dépenser. C’est investir dans la continuité de votre entreprise, dans la protection de votre responsabilité personnelle, dans la sécurité de vos décisions les plus critiques, dans la réputation que vous avez mis des années à construire. C’est vous donner le droit de prendre des risques, les bons risques, ceux qui font grandir. Parce que quelqu’un à vos côtés veille à ce que ces risques soient mesurés, documentés et maîtrisés. Les dirigeants qui ont franchi ce pas ne reviennent jamais en arrière. Pas parce que c’est obligatoire. Parce que ça change tout. BCP Partners accompagne les dirigeants dans le recrutement de leurs directeurs juridiques, compliance officers et secrétaires généraux. Nous intervenons là où la décision est sensible et où le choix du profil ne laisse pas de place à l’approximation. Notre expertise, vécue de l’intérieur de ces fonctions, nous permet de comprendre ce que vous cherchez, et souvent de challenger ce que vous pensez chercher. Si vous vous posez la question, c’est probablement le bon moment pour en parler. Réservez une heure pour me rencontrer BCP Partners Executive Search : Recrutement Directions Juridique & Fiscal, Éthique & Conformité, RSE, Gestion des risques, Finance, RH  Administrateurs Board Assessment : Évaluation de Conseil d’administration et ComEx / CoDir Retrouvez notre interview sur Business Inside pour Forbes et notre actualité ici
Batumi en Géorgie : une destination de choix pour l'investissement immobilier
Située aux portes de l’Europe et de l’Asie, la Géorgie s’impose progressivement comme l’une des destinations les plus attractives pour les investisseurs étrangers. Longtemps resté discret, ce pays du Caucase attire aujourd’hui des entrepreneurs, des investisseurs immobiliers et des chefs d’entreprise venus du Moyen-Orient, de Turquie, d’Ukraine, de Russie, mais aussi, de plus en plus, d’Europe de l’Ouest. Par Franck Boccara Grâce à un environnement économique favorable, une fiscalité compétitive, un coût de la vie accessible et un marché immobilier encore abordable, la Géorgie offre de nombreuses opportunités à ceux qui souhaitent diversifier leur patrimoine ou développer une activité internationale. À cela s’ajoutent une qualité de vie reconnue, un accueil chaleureux de la population et une économie tournée vers l’avenir.

Un environnement économique favorable aux investisseurs

Depuis plusieurs années, la Géorgie mène une politique résolument tournée vers les investissements étrangers. Les procédures administratives sont relativement simples, la création d’entreprise est rapide et le pays poursuit une stratégie visant à renforcer son attractivité économique. Sa position géographique constitue également un atout majeur. Véritable carrefour entre l’Europe, l’Asie centrale et le Moyen-Orient, la Géorgie bénéficie d’une situation stratégique qui favorise les échanges commerciaux et le développement de nouvelles activités. De nombreuses entreprises internationales y voient une base idéale pour rayonner sur plusieurs marchés. Cette dynamique s’accompagne d’investissements importants dans les infrastructures, les transports, les services numériques et le tourisme, contribuant à renforcer le potentiel économique du pays.

Un cadre fiscal compétitif

L’un des principaux arguments avancés par les investisseurs concerne la fiscalité géorgienne, souvent considérée comme particulièrement attractive comparée à celle de nombreux pays européens. Sans être inexistante, elle peut, selon les situations, offrir un environnement très favorable aux entrepreneurs et aux investisseurs. Cette compétitivité fiscale, associée à une réglementation relativement stable et à une administration moderne, contribue à renforcer l’intérêt du pays pour les sociétés internationales comme pour les investisseurs privés. Naturellement, toute implantation ou investissement mérite d’être étudié avec des conseils juridiques et fiscaux spécialisés afin de choisir la structure la plus adaptée à son projet.

Tbilissi, une capitale dynamique au cœur du développement économique

Tbilissi : guide ultime de la vibrante capitale de Géorgie Capitale de la Géorgie, Tbilissi constitue le principal centre économique, financier et administratif du pays. Son développement rapide, porté par l’arrivée d’entreprises internationales, d’entrepreneurs et d’investisseurs étrangers, en fait une place d’affaires de plus en plus attractive. La ville séduit par son équilibre entre patrimoine historique et modernité, avec de nombreux projets immobiliers, des quartiers d’affaires en pleine expansion et un écosystème entrepreneurial dynamique. Son coût de la vie demeure compétitif par rapport à de nombreuses capitales européennes, tandis que sa position géographique stratégique renforce son rôle de passerelle entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.

Batumi, la perle de la mer Noire qui attire les investisseurs

Batumi, Georgia: A Bit of a Bust - D2 Detours Située sur les rives de la mer Noire, Batumi est devenue en quelques années l’une des destinations les plus recherchées par les investisseurs internationaux. Son front de mer moderne, ses infrastructures de qualité, son développement touristique et son marché immobilier en pleine croissance contribuent à son attractivité. La ville accueille chaque année un nombre croissant de visiteurs venus d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie, soutenant la demande en hébergements et en résidences. Les prix de l’immobilier y restent encore accessibles comparés à de nombreuses stations balnéaires européennes, offrant des perspectives de valorisation et de rendement qui attirent de nombreux investisseurs. Avec son climat agréable, son cadre de vie entre mer et montagne et son développement économique continu, Batumi s’impose aujourd’hui comme l’une des vitrines les plus prometteuses de la Géorgie.

Un marché immobilier encore accessible

Alors que les prix de l’immobilier ont fortement progressé dans de nombreuses capitales européennes, certaines villes géorgiennes offrent encore des niveaux de prix relativement accessibles. Cette situation permet à des investisseurs de constituer un patrimoine immobilier avec un budget nettement inférieur à celui nécessaire dans de nombreuses grandes villes d’Europe occidentale. Les appartements destinés à la location saisonnière ou de longue durée rencontrent une demande soutenue, notamment dans les secteurs touristiques et les quartiers les plus dynamiques. Selon les emplacements et les projets, certains investisseurs recherchent des niveaux de rentabilité supérieurs à ceux observés sur des marchés plus matures, même si les performances varient selon les biens et les conditions du marché. Les établissements bancaires locaux peuvent également proposer des solutions de financement à certains profils d’investisseurs, sous réserve des conditions d’éligibilité.

Une qualité de vie qui fait la différence

Au-delà des considérations économiques, la Géorgie séduit aussi par son art de vivre. Les visiteurs découvrent rapidement la réputation d’hospitalité des Géorgiens. L’accueil y est chaleureux, les échanges sont souvent spontanés et la convivialité fait partie intégrante de la culture locale. Le pays offre également une grande diversité de paysages : montagnes du Caucase, stations de ski, vignobles, vallées, plages de la mer Noire et villes historiques se côtoient sur un territoire relativement compact. Le coût de la vie reste inférieur à celui de nombreux pays européens, permettant de bénéficier d’un niveau de confort appréciable tout en maîtrisant son budget. Cette combinaison entre sécurité, qualité de vie et environnement naturel participe largement à l’attractivité du pays auprès des expatriés comme des investisseurs.

Une place d’affaires en pleine évolution

La Géorgie ne se limite plus au tourisme ou à l’immobilier. Elle développe progressivement une véritable place d’affaires régionale. Les secteurs des technologies, des services, de la logistique, du commerce international et du numérique connaissent une croissance soutenue. Les autorités poursuivent leurs efforts afin d’attirer davantage d’entreprises étrangères et d’encourager l’innovation. Cette évolution attire des profils variés : entrepreneurs, investisseurs, travailleurs indépendants, start-up et sociétés internationales y trouvent un environnement propice au développement de leurs activités. L’ouverture du pays vers les marchés européens et asiatiques constitue également un facteur d’attractivité supplémentaire.

Une destination à considérer pour les investisseurs européens

Déjà largement connue des investisseurs originaires de Turquie, des pays du Golfe, d’Ukraine ou encore de Russie, la Géorgie attire désormais un nombre croissant d’investisseurs venus de France et d’Europe de l’Ouest. Ces derniers y recherchent des opportunités de diversification patrimoniale, un environnement fiscal compétitif, un marché immobilier encore accessible et un cadre de vie agréable. Bien entendu, comme pour tout investissement international, une étude approfondie du marché, un accompagnement juridique local et une bonne connaissance des spécificités réglementaires restent indispensables. Mais pour les investisseurs qui souhaitent se positionner sur un marché en développement, la Géorgie apparaît aujourd’hui comme une destination particulièrement prometteuse. Entre dynamisme économique, immobilier attractif, qualité de vie et ouverture aux capitaux étrangers, le pays dispose de nombreux atouts qui expliquent l’intérêt croissant qu’il suscite auprès des investisseurs internationaux.
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