Gérer efficacement le risque client est un enjeu majeur pour la pérennité des PME et ETI. En effet, les impayés et les créances douteuses peuvent fragiliser la trésorerie et menacer la croissance de ces entreprises. Heureusement, des solutions existent pour maîtriser le risque client et sécuriser votre activité. En mettant en place une stratégie claire de gestion du risque client, en implémentant des procédures adaptées et en sensibilisant vos collaborateurs, vous pouvez réduire considérablement vos pertes et améliorer votre santé financière globale.
Par Stéphanie Pereira Torres – Consultante audit et contrôle interne PME et ETI
Par souci de clarté et de concision, les éléments présentés ci-après sont volontairement généralistes et orientés BtoB. Les actions à conduire sont à adapter à chaque entreprise. Un audit précis de votre organisation et de son environnement reste le moyen le plus efficace de définir une stratégie de gestion du risque client qui soit la plus adaptée à votre entreprise.
1. Définir une stratégie de gestion du risque client
La première étape consiste à définir une stratégie claire pour maîtriser le risque client. Cette stratégie doit être en cohérence avec la stratégie globale de l’entreprise et doit prendre en compte ses objectifs, son secteur d’activité et sa taille.
Voici quelques éléments clés à prendre en compte :
- Identifier les indicateurs d’un client à risque : Définir des critères précis pour identifier les clients qui présentent un risque accru de non-paiement. Il peut s’agir de critères financiers (historique de paiement, sa situation financière ou sa rentabilité), de critères commerciaux (secteur d’activité, taille du client, comportement d’achat) ou de critères externes (conditions économiques générales, évènements géopolitiques, évolution du marché etc).
- Implémenter des mesures de prévention : Mettre en place des mesures pour limiter le risque de non-paiement sur ces clients risqués, telles que des demandes d’acompte, de l’affacturage ou des assurances-crédit (limiter l’encours client au montant couvert par l’assurance-crédit).
- Définir des procédures de recouvrement : Définir des procédures claires pour recouvrer les créances impayées (le nombre de relances, leur délais, leur contenu et les leviers pour chacune d’elles).
- Suivre et analyser le risque client : Identifier et suivre des indicateurs de risque (KRI = Key Risk Indicators) pertinents pour votre secteur, votre clientèle et analyser régulièrement le risque client.
- Des procédures de vérification des informations clients : Clarifier les étapes de vérifications préalables au référencement/à la contractualisation avec le client (i.e. analyse de la santé financière du client à partir de données communiquées par ce dernier ou disponibles sur des sites tels que Infogreffe, Pappers, implémentation d’un workflow d’approbation impliquant le responsable du Credit Management, etc) ainsi que tout au long de la relation client. En effet, ces analyses doivent être réalisées régulièrement pour identifier les tendances et les clients à risque, en continu.
- Une méthodologie de scoring client pertinente : Il s’agit d’une note de risque attribuée à chaque client en fonction de ses KRI (indicateurs de risques), simplifiant la lecture du niveau de risque estimé pour chacun des clients. Cette note doit être mise à jour régulièrement en fonction des nouvelles données.
- Un suivi efficace des créances clients et des relances : Il permet de connaître l’encours client, son échéance, s’il y a du retard de paiement, de documenter les éventuelles relances etc.
- Des contrats de vente clairs et précis : Les contrats de vente doivent définir clairement les conditions de paiement (délai et mode de règlement), le processus de recouvrement et les sanctions et recours en cas de non-paiement (pénalités).
- Une procédure pour garantir la qualité et la mise à jour des données à utiliser pour l’évaluation.
- L’importance de la gestion du risque client pour la santé financière de l’entreprise.
- Les procédures à suivre pour identifier et gérer les clients à risque.
- Les conséquences d’un non-paiement sur l’entreprise.
Les actions RSE ne profitent pas qu’à votre image externe. Elles ont aussi un impact direct en interne. Par exemple, des initiatives comme des
La RSE, ça ne fonctionne pas tout seul. Vos salariés doivent partie prenante du projet. Parlez-leur de vos ambitions, proposez-leur des idées et surtout, écoutez leurs suggestions.
Pourquoi ne pas créer un petit groupe de travail dédié à la RSE ? Ou organiser des événements pour sensibiliser tout le monde aux enjeux écologiques et sociaux ? Ce genre d’initiatives peut faire des merveilles.
4. Misez sur des partenariats locaux
En tant que PME ou ETI, vous avez une vraie carte à jouer au niveau local. Vous êtes proches de votre territoire, et cela peut devenir un atout énorme.
Travaillez avec des fournisseurs locaux.
Soutenez des associations ou des événements de votre région.
Engagez-vous dans des projets qui bénéficient directement à votre communauté.
Ces actions renforcent non seulement votre image, mais aussi vos liens avec votre écosystème
5. Mesurez et valorisez vos actions
Enfin, une fois que vous avez lancé vos premières initiatives, prenez le temps de mesurer leurs impacts. Cela vous permettra de savoir si vous êtes sur la bonne voie et de montrer vos progrès.
Vous pouvez, par exemple, rédiger un petit bilan annuel de vos actions. Inutile que ce soit trop complexe : quelques chiffres et exemples concrets suffiront. Pensez aussi à communiquer sur vos efforts auprès de vos clients et partenaires : site internet, réseaux sociaux… toutes les occasions sont bonnes pour valoriser votre engagement.











