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Les Entrepreneurs : la CPME change de nom et ouvre un nouveau chapitre

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Les Entrepreneurs : la CPME change de nom et ouvre un nouveau chapitre

La CPME ouvre une nouvelle page de son histoire. Depuis le 24 juin 2026, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises adopte officiellement une nouvelle identité et devient Les Entrepreneurs. Plus qu’un changement de nom ou de logo, cette évolution traduit une ambition renouvelée : mieux incarner les femmes et les hommes qui entreprennent, investissent, créent de l’emploi et font vivre les territoires.

Depuis plusieurs années, PME-ETI.fr suit avec attention l’actualité de cette organisation patronale majeure. Nous relayons régulièrement ses événements, ses prises de position et les initiatives destinées à accompagner les dirigeants de TPE, PME et ETI. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous accueillons cette nouvelle identité, qui s’inscrit dans une volonté de modernisation et de redynamisation.

L’histoire de l’organisation remonte à 1944, lorsque Léon Gingembre fonde la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) afin de défendre les entreprises patrimoniales et leurs dirigeants. En 2017, la CGPME était devenue la CPME afin d’affirmer une image plus moderne tout en conservant son ancrage historique. En 2026, une nouvelle étape est franchie avec le nom Les Entrepreneurs, jugé plus simple, plus lisible et plus représentatif des femmes et des hommes qu’elle fédère.

Cette évolution intervient sous la présidence d’Amir Reza-Tofighi, élu en 2025, qui souhaite renforcer la visibilité de l’organisation et affirmer davantage la place des entrepreneurs dans le débat public.

À l’occasion de cette annonce, Amir Reza-Tofighi a déclaré : « Ce que nous représentons, ce n’est pas seulement une catégorie d’entreprises. C’est une réalité humaine, économique, sociale et territoriale : des entrepreneurs qui prennent des risques, engagent leur responsabilité, créent de l’emploi et font vivre le pays. Avec Les Entrepreneurs, nous voulons donner plus de force à leur voix. »

Ce message illustre parfaitement la philosophie de cette nouvelle identité. L’organisation souhaite désormais mettre davantage en avant les entrepreneurs eux-mêmes plutôt que la seule taille de leur entreprise. Derrière chaque TPE, PME, ETI, entreprise artisanale, commerce, activité indépendante ou entreprise de l’économie sociale et solidaire, ce sont avant tout des dirigeants qui prennent des décisions, innovent, investissent, recrutent et assument quotidiennement leurs responsabilités.

La nouvelle identité visuelle accompagne également cette évolution. Le nouveau logo conserve un caractère institutionnel tout en adoptant un style plus contemporain. L’emblème évoque l’Hexagone et rappelle l’ancrage territorial de l’organisation, présente dans l’ensemble des régions françaises grâce à plus d’une centaine d’unions territoriales et de fédérations professionnelles. L’organisation représente aujourd’hui près de 320 000 entreprises employant environ six millions de salariés.

Au-delà de son image, Les Entrepreneurs réaffirment leur raison d’être : représenter, défendre et accompagner les chefs d’entreprise, des TPE jusqu’aux ETI, tout en portant leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des institutions françaises et européennes. Cette mission demeure inchangée, mais bénéficie désormais d’une identité plus directement compréhensible par le grand public.

Cette nouvelle dynamique s’est d’ailleurs illustrée dès cette année avec la création de La Grande Assemblée des Entrepreneurs, nouveau rendez-vous national organisé au Parc des Princes, appelé à devenir un événement majeur réunissant plusieurs milliers de dirigeants, experts, décideurs publics et partenaires autour des grands enjeux économiques, sociaux et entrepreneuriaux.

Pour PME-ETI.fr, ce changement de nom apparaît comme une évolution naturelle et cohérente avec les transformations du monde économique. Notre média partage depuis toujours la volonté de mettre en lumière celles et ceux qui entreprennent, développent leurs entreprises, innovent et contribuent à la vitalité économique des territoires.

En tant que partenaire de Les Entrepreneurs, nous continuerons naturellement à relayer leurs événements, leurs initiatives et leurs actualités auprès de notre communauté de dirigeants et de cadres de PME et d’ETI. Nous leur souhaitons pleine réussite dans cette nouvelle étape de leur développement et nous nous réjouissons de poursuivre à leurs côtés la valorisation de l’entrepreneuriat français.

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Un environnement qui rend le pilotage des compétences indispensable

Une pression économique et réglementaire qui ne faiblit pas Les ETI évoluent dans un contexte où les coûts de financement restent élevés, les marges sous tension et la concurrence internationale plus agressive. À cela s’ajoutent des obligations réglementaires renforcées, notamment autour de la durabilité, la transparence des salaires et extra financière. Le Baromètre Future Ready indique que 86 % des dirigeants placent la transition écologique parmi leurs priorités. Cette priorité n’est pas théorique : elle implique des compétences nouvelles, des métiers qui évoluent, des pratiques à transformer.. Une tension persistante sur les compétences clés Les données 2025 de Bpifrance Le Lab montrent que les ETI sont confrontées à : ● des difficultés de recrutement dans plus de 75 % des cas, ● des enjeux de rétention pour 61 % d’entre elles, ● une nécessité de formation continue pour 86 %. Les ETI investissent donc déjà dans l’humain. Mais ces investissements doivent être pilotés pour optimiser chaque ressource et orienter la stratégie..

Le capital humain : un actif stratégique encore trop peu mesuré

Piloter les compétences, première source de performance Toutes les transformations actuelles reposent sur les compétences : ● décarboner exige des compétences techniques nouvelles, ● sécuriser les systèmes nécessite des compétences en cybersécurité, ● intégrer l’IA demande des compétences data et mesurer l’impact réel de la performance si on redistribue ces compétences ● transformer les pratiques de travail implique des compétences managériales Les études Deloitte 2026 et Apec 2026 convergents : La performance durable dépend directement de la capacité à développer et mobiliser les compétences. Le problème : les ETI ne disposent pas d’un pilotage fin des compétences Aujourd’hui, la plupart des ETI : ● ne mesurent pas précisément les compétences disponibles, ● ne quantifient pas les écarts avec les besoins futurs ● ne relient pas les compétences à la performance opérationnelle ● ne comparent pas les actions RH entre elles, ● ne simulent pas l’impact d’une action avant et après l’avoir lancer

Ce que les ETI pensent piloter… et ce qu’elles pilotent réellement

Les ETI disposent souvent d’un plan de formation, d’un budget RH, d’un plan de recrutement, parfois d’une GPEC. Ces dispositifs donnent l’impression d’un pilotage structuré. Les études montrent que les compétences critiques sont souvent insuffisamment alignées avec les priorités stratégiques et rarement reliées à la performance de manière chiffrée. Les dirigeants découvrent parfois trop tard : ● qu’une compétence essentielle repose sur une seule personne, ● que des équipes entières manquent de compétences pour absorber une transformation ● Le turnover et l’absentéisme ne sont pas le vrai sujet : l’enjeu, c’est leur coût en euros et en compétences ● qu’il n’y a pas eu de transmission de compétences sur des compétences clés ● que des investissements RH coûteux n’ont pas produit l’impact attendu ou l’impact n’a pas été mesuré Ces pratiques traduisent un manque de mesure.

Le grand angle mort : la mesure

Dans une ETI, la compétence n’est jamais abstraite : elle se traduit immédiatement en performance opérationnelle, en qualité, en innovation ou en maîtrise des risques. C’est elle qui détermine la capacité à produire, à innover, à tenir les délais, à satisfaire les clients. Une équipe compétente génère des revenus, améliore la productivité et sécurise les opérations. Les expériences accumulées jouent un rôle tout aussi déterminant : elles réduisent les erreurs, accélèrent la prise de décision et améliorent l’efficacité globale. Chaque décision mieux prise, chaque erreur évitée, représente une économie tangible. L’engagement et la motivation ne sont pas des notions “soft”. Elles conditionnent le turnover, l’absentéisme, la fidélisation des talents. Pour un directeur financier, ce sont des coûts évités. Pour un dirigeant, c’est la garantie de la continuité opérationnelle. Dans les ETI, tout est mesuré : marges, trésorerie, productivité, qualité, délais, coûts d’acquisition. Tout… sauf les compétences. Les compétences influencent directement la performance, bien plus que ce que montrent les indicateurs classiques. Elles déterminent la capacité de l’entreprise à produire et à innover : sans expertise métier, il n’y a ni productivité ni création de valeur. Elles conditionnent aussi le rendement réel des investissements, car certaines compétences génèrent un impact bien supérieur à d’autres.. Les études EY, METI, Deloitte et France Compétences (2026) montrent que lescompétences sont au cœur des transformations  majeures (transformation numériques, décarbonisation, intégration de l’IA, amélioration de la satisfaction client et qualité opérationnelle..). Les compétences ne sont plus uniquement un sujet RH. Elles représentent des variables économiques. Les compétences conditionnent les revenus, les coûts, les risques et la capacité de l’entreprise à se transformer.

Piloter les compétences comme on pilote la performance

Il est souvent admis parfois à tort que performance économique et développement humain relèvent de logiques différentes. Dans la réalité, les ETI font déjà beaucoup pour leurs équipes : elles définissent des budgets, mettent en place des plans de formation, recrutent lorsque c’est nécessaire, accompagnent les mobilités, gèrent les reclassements et appliquent les obligations réglementaires. Elles multiplient les dispositifs RH avec sérieux et engagement. Ces approches ne suffisent plus, car elles ne permettent pas de comprendre ce qui se passe réellement dans l’organisation. Elles répondent souvent à des besoins immédiats, à des obligations ou à des flux naturels de gestion sans offrir une vision d’ensemble. Elle ne permet pas non plus de mesurer l’impact des actions RH : on forme, on recrute, on accompagne… mais sans savoir si cela améliore la performance, réduit les risques ou renforce la capacité de transformation. En réalité, il existe beaucoup de flux humains : départs, mobilités, montées en compétences, pertes de savoir-faire, réorganisations, changements de métiers qui ne sont pas cartographiés, pas analysés, pas anticipés. Sans cette vision, les décisions RH restent fragmentées, réactives, et parfois coûteuses. Les études montrent qu’un recrutement coûte entre 25 000 et 45 000 € (Apec), qu’un départ représente 1 à 1,5 fois le salaire annuel (Dares), que 70 % des formations ne sont pas reliées à un indicateur de performance (France Compétences), et qu’un remplacement tardif peut générer jusqu’à 100 000 € de pertes indirectes (Deloitte). Autant de coûts qui s’accumulent lorsque les compétences ne sont pas pilotées de manière structurée. Elles génèrent alors des dépenses invisibles, retards de remplacement, pertes de compétences, recrutements non optimisés, formations peu ciblées qui finissent par peser lourdement sur la performance et les ressources de l’ETI. C’est précisément pour cela que cette approche ne suffit plus : elle gère des actions, mais elle ne pilote pas le capital humain. Ces actions sont nécessaires, mais ne constituent pas forcément un pilotage. Piloter les compétences consiste par exemple à l’aide donnée chiffrée de : ● Mesurer les compétences qui créent réellement de la performance ● Arbitrer entre les actions RH (formation, recrutement, mobilité ou réorganisation) ● Quantifier l’impact de chaque action, ● Suivre les résultats dans le temps Comme dans la croissance externe où une acquisition réussie peut devenir un mauvais souvenir faute d’intégration, les ETI confondent souvent investir dans l’humain et piloter le capital humain. Selon Deloitte, 7 dirigeants sur 10 déclarent que leur priorité stratégique est de devenir plus réactifs et agiles face aux mutations technologiques et économiques. Les organisations passent d’un modèle Humain + Machine à Humain × IA, ce qui renforce l’importance du pilotage des compétences. Ce qui peut faire la différence est un pilotage fin du capital humain, à la hauteur des enjeux.
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