L’urgence pour les PME et ETI de bien assimiler la sécurisation des données est de plus en plus grande et celles-ci en ont bien conscience. Ce mois du numérique 2018 peut leur permettre d’obtenir les outils nécessaires. En effet, les CCI d’Île-de-France organisent avec Les Digiteurs tout au long du mois de juin une série d’événements sur le territoire francilien pour rencontrer les experts en la matière, les porteurs de solutions et les conseillers numériques.
Par Serge De Cluny
Du 7 juin au 29 juin 2018 auront lieu dans toutes les CCI des départements de la région Ile-de-France des tables rondes, des conférences et des ateliers dont le but sera de bien mesurer l’enjeu de la sécurisation des données au sein des entreprises.
Les experts qui vont animer ces rencontres seront là pour répondre aux questions que vous vous posez mais surtout pour apporter des solutions concrètes pour prospecter et collecter la donnée dans vos démarches commerciales et pour vous mettre en conformité avec le RGPD (Réglement Européen de Protection des Données).
Voici le détail précis de ces rencontres du mois du numérique 2018 pour chaque département sur les liens suivants:
https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/digital/mois-du-numerique
https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci92/le-mois-du-numerique-dans-les-hauts-de-seine
https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci93/mois-du-numerique
https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci94/semaine-numerique-en-val-de-marne
https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci95/le-mois-du-numerique
https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci78/mois-du-numerique-78
http://www.essonne.cci.fr/votre-cci/suivre-lactualite-de-la-cci/actualites/mois-du-numerique-en-essonne
http://www.seineetmarne.cci.fr/agenda/le-mois-du-numerique-2018
Il ne vous reste plus qu’à vous inscrire et à y aller !! Nous on y sera !!
Face à une progression continue de l’absentéisme et à son impact croissant sur les organisations, les pouvoirs publics introduisent un nouveau dispositif destiné à renforcer la capacité d’action des employeurs. Parmi les mesures annoncées récemment, la création d’un « bouton d’alerte » marque une évolution notable dans la gestion des arrêts maladie jugés potentiellement abusifs.
Par Franck Boccara
Au-delà de l’effet d’annonce, ce mécanisme s’inscrit dans une transformation plus large du cadre de régulation, combinant simplification des démarches, renforcement des contrôles et responsabilisation accrue des entreprises.
Une problématique devenue stratégique pour les entreprises
L’absentéisme n’est plus seulement un enjeu RH : il constitue aujourd’hui un véritable sujet de performance globale. Désorganisation des équipes, surcharge de travail pour les collaborateurs présents, difficulté à maintenir la qualité de service… ses effets sont multiples. À l’échelle nationale, le phénomène a également un coût significatif pour les finances publiques. Les indemnités journalières versées au titre des arrêts maladie atteignent des niveaux élevés, avec une dynamique de croissance jugée préoccupante par les autorités. Dans ce contexte, l’objectif affiché est double : limiter les abus tout en préservant l’équilibre du système, sans remettre en cause le principe de protection des salariés.Un « bouton d’alerte » pour simplifier le signalement
Jusqu’à présent, un employeur qui suspectait un abus devait engager des démarches administratives relativement lourdes pour demander un contrôle. Le nouveau dispositif vise précisément à lever cette contrainte. Concrètement, le « bouton d’alerte » permettra à un dirigeant ou à un responsable RH de signaler directement, via une interface dédiée, une situation jugée douteuse à l’Assurance maladie. Quelques éléments descriptifs seront demandés afin de contextualiser la demande. À partir de ces informations, les organismes compétents pourront décider de déclencher, ou non, un contrôle médical. Ce changement peut sembler technique, mais il est en réalité structurant : il transforme une démarche exceptionnelle et administrative en un acte simple, intégré dans les pratiques de gestion courantes.Un renforcement global des contrôles
Ce nouvel outil ne fonctionne pas isolément. Il s’inscrit dans un plan plus large de renforcement des contrôles des arrêts maladie. Les autorités prévoient notamment :- une augmentation du nombre global de contrôles,
- un ciblage accru des arrêts de longue durée,
- une vigilance particulière sur certaines situations spécifiques (multiplication des prescripteurs, arrêts répétés, téléconsultations).
Un cadre juridique qui reste encadré
Il est important de souligner que ce nouveau mécanisme ne modifie pas fondamentalement la répartition des rôles. L’employeur ne dispose pas d’un pouvoir de sanction direct sur la validité d’un arrêt maladie. Seule l’Assurance maladie reste compétente pour apprécier la légitimité d’un arrêt et, le cas échéant, suspendre les indemnités. Le « bouton d’alerte » constitue donc un outil de signalement, et non de décision. Cette distinction est essentielle pour éviter toute dérive : le dispositif vise à fluidifier la transmission d’informations, pas à transférer le pouvoir de contrôle aux entreprises.Une logique complémentaire : prévention et pilotage
En parallèle de cette approche plus réactive, les pouvoirs publics mettent également l’accent sur la prévention. Un « kit de prévention » sera mis à disposition des entreprises afin de les aider à évaluer et améliorer leurs pratiques en matière de santé au travail. Cette dimension est clé : l’absentéisme ne peut être réduit uniquement par le contrôle. Il nécessite une approche globale intégrant :- les conditions de travail
- l’organisation des équipes
- le management
- et la qualité de vie au travail








