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L’enquête annuelle de conjoncture de Bpifrance confirme la résilience des ETI

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Bpifrance Le Lab a publié jeudi 16 juin sa 12e enquête annuelle de conjoncture sur les ETI, qui fait état de leurs perspectives pour 2022 dans un contexte géopolitique de guerre en Ukraine qui crée des tensions sur les approvisionnements. Malgré cela, les prévisions d’activité et d’embauche des ETI restent positives pour 2022 ainsi que leur moral puisque sur long terme, les 2 tiers de celles-ci voient la transition écologique et énergétique comme une source d’opportunité et 70% prévoient d’accroitre leurs investissements verts dans les cinq prochaines années. D’un autre côté, les dirigeants d’ETI sont majoritairement inquiets des risques de cybersécurité et de conflits géopolitiques.

Les ETI recrutent et se développent en dépit des difficultés de recrutement et d’approvisionnement

L’enquête annuelle de conjoncture indique que les tensions sur les approvisionnements et les recrutements freinent l’activité des ETI (environ 75% connaissent des difficultés de recrutement et près de 66% d’approvisionnement) qui poursuivrait tout de même sa progression avec des soldes prévisionnels d’évolution de l’activité et des effectifs qui rejoignent leurs niveaux d’avant crise (respectivement +43 et +39). Les conséquences du conflit en Ukraine pourrait entraver davantage l’activité et plus de la moitié des ETI anticipent un impact fort.

70 % des ETI prévoient d’augmenter leurs investissements verts pour les cinq prochaines années

Pour 2 tiers des dirigeants d’ETI, la transition écologique et énergétique est perçue comme une source d’opportunité. Les ETI industrielles sont les plus enclain à accroître ces investissements (51 % contre 44 % dans la Construction, 40 % dans le Commerce / Transport / Hébergement-Restauration et 48 % dans les autres Services). Idem pour les ETI innovantes (49 % contre 35 % pour les non-innovantes) et les plus grosses entreprises (47 % des ETI de plus de 500 salariés contre 26 % des ETI de 250 salariés).

La trésorerie des ETI subirait la hausse des coûts de production

La hausse des coûts de production se ressent sur la trésorerie des ETI. L’indicateur prévisionnel perd 12 points par rapport à l’année dernière, pour atteindre −11. Les liquidités accumulées durant la crise sanitaire grâce aux dispositifs de soutien ont certainement absorbé une partie du choc dont les conséquences seront mesurables au fil du temps.

L’investissement devrait poursuivre sa hausse en 2022

La dynamique de l’investissement physique et immatériel pour 2022 serait semblable à celle de 2021. À +30, l’indicateur prévisionnel reste stable et proche de celui d’avant crise en dépit de la baisse des marges d’exploitation freinant le développement de près de la moitié des ETI. En revanche, les conditions d’accès aux crédits restent accessibles.

Les ETI envisagent d’augmenter les prix de vente pour faire face aux tensions d’approvisionnement.

Les tensions à l’approvisionnement sont attendues durables. Pour y faire face, environ 75% des ETI prévoient d’augmenter leurs prix de vente et près d’un tiers des ETI projette d’absorber une partie du choc en réduisant les marges d’exploitation.

La cybersécurité inquiète les dirigeants d’ETI

83 % des ETI interrogées se disent inquiètes pour leur cybersécurité, essentiellement celles du domaine des Services et moins pour celles su secteur de l’Industrie. Avec la guerre en Ukraine qui s’enlise, l’enquête annuelle de conjoncture fait ressortir que l’inquiétude face au risque géopolitique est également élevée : 73 % des ETI se disent moyennement inquiètes par cette menace et 19% se considèrent comme très inquiètes.

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TARIFS
Tarif adhérent 1500,00 € HT (1800 € TTC) Tarif Up 40 750,00 € HT (900 € TTC) Tarif Non-Adherent 2400,00 € HT (2880 € TTC) Pour toute information complémentaire sur la mission économique en Éthiopie, vous pouvez contacter Monsieur Arnaud ARCHES, chargé de projets senior Afrique de l’Est, Union africaine et Index UP40 à MEDEF International : aarches@medef.fr Par ailleurs, les entreprises intéressées par une approche régionale peuvent également participer à la mission organisée en République démocratique du Congo, à Kinshasa, du 22 au 24 avril 2026. Des tarifs préférentiels sont proposés aux participants prenant part aux deux missions : Tarif adhérent : 2 400 € HT (2 880 € TTC) Tarif non-adhérent : 3 800 € HT (4 560 € TTC) Les participants sont invités à transmettre, au plus tard le lundi 13 avril 2026 : * La fiche profil entreprise complétée (format Word et en anglais) * Une photo au format JPEG * Une copie du passeport * Les informations de vols et d’hébergement (numéro de vol, dates, horaires) * Le numéro WhatsApp * Les éléments relatifs au visa L’obtention d’un visa est obligatoire pour entrer en Éthiopie. Il est recommandé d’effectuer la demande d’e-visa dans les meilleurs délais via le site officiel dédié.

👉 Pour vous inscrire à la mission en Éthiopie

procédure de sauvegarde judiciaire : une procédure pas assez utilisée

L’ouverture d’une procédure de sauvegarde judiciaire demeure une mesure ultime pour les dirigeants de PME et ETI qui attendent en général le dernier moment pout l’activer, et c’est souvent déjà trop tard. Voici quelques éclairages sur une procédure qui se situe en amont de la cessation des paiements.

Par Franck Boccara

la procédure collective est une démarche préventive pour une entreprise qui rencontre une situation financière insurmontable. Elle est censée éviter la cessation des paiements ainsi qu’un redressement ou une liquidation judiciaire. Il ne faut donc surtout pas confondre la sauvegarde judiciaire dont nous parlons et le redressement judiciaire qui est prononcé lorsque que l’entreprise est déjà en cessation de paiements.

A quel moment solliciter une mesure de sauvegarde judiciaire ?

Avant tout, il faut que la société soit en mesure de faire face à ses dettes exigibles de par son actif disponible et ensuite qu’elle se trouve dans une situation de difficultés jugées  » insurmontables » comme par exemple la perte de son client principal ou l’indisponibilité d’un dirigeant sans lequel l’entreprise ne peut fonctionner normalement. Ces difficultés doivent, si elles persistent, menacer l’activité de l’entreprise et aboutir à la cessation des paiements.

La procédure de sauvegarde

Tout commence par ce qu’on appelle une période d’observation d’une durée de 6 mois renouvelables une fois qui va permettre de comprendre les difficultés et les besoins de l’entreprise pour mettre en place un plan de sauvegarde. Le tribunal désignera un administrateur judiciaire pour cette procédure collective dont le but est d’élaborer un plan de règlement des dettes, après concertation avec les créanciers.

Cette procédure débute par l’ouverture d’une période d’observation et la désignation d’un administrateur judiciaire par le tribunal. La période d’observation est de 6 mois renouvelables une fois et va servir à analyser les problèmes et les besoins de l’entreprise afin d’élaborer un plan de sauvegarde.

C’est au terme de cette période d’observation que le tribunal jugera si le plan de sauvegarde est en mesure de sauver l’entreprise. Si c’est le cas, cette période d’observation sera terminée et le plan sera mis en oeuvre, sinon il faudra placer l’entreprise en redressement ou en liquidation judiciaire.

Quels sont les avantages d’une procédure de sauvegarde ?

Le principal atout de cette procédure est le traitement des difficultés de l’entreprise dès leur apparition, ce qui permet au dirigeant d’agir avant le placement en situation de redressement judiciaire. Il faut noter que dans 62% des cas, cette procédure permet d’aboutir à un plan de redressement. A titre de comparaison, 67% des procédures de redressement judiciaire se transforment en liquidation judiciaire. Autrement dit, si l’action est engagée à temps, elle a toutes les chances de sauver l’entreprise.

L’autre atout considérable dans l’ouverture de cette procédure est la suspension des poursuites individuelles à l’encontre de la société.
Si le plan de sauvegarde/redressement est validé, cela va permettre d’étaler les dettes sur 10 ans, ce qui équivaut à un crédit gratuit qui va donner à l’entreprise l’occasion d’assurer sa réorganisation et de repartir sur de bonnes bases.

La défiance des dirigeants à l’égard de la sauvegarde : pourquoi ?

En 2018, on a dénombre 834 procédures de sauvegarde contre 13 667 procédures de redressement judiciaires.

Les facteurs qui freinent les dirigeants sont la crainte des frais de procédure (honoraires de l’administrateur judiciaire, de l’avocat, frais de greffe, etc.) ainsi que le fait que leur société serait alors fichée au RCS comme étant en procédure de sauvegarde. Cette situation est souvent mal perçue par les clients et les fournisseurs alors que l’entreprise n’est absolument pas en état de cessation des paiements. De plus, les banques sont également susceptibles de revoir leur politique vis-à-vis de l’entreprise et de ne plus lui faire confiance. Ce qui pourrait avoir pour conséquence de compromettre la situation de l’entreprise en sauvegarde et donc d’arriver à un résultat inverse à celui souhaité.

La sauvegarde comme vaccin contre les difficultés de remboursement des PGE ?

La crise sanitaire et économique et le recours aux PGE ont multiplié le nombre de PME et ETI en difficulté qui peuvent condidérer la sauvegarde comme la solution adéquate permettant à celles qui sont encore sauvables, de gagner du temps et d’étaler leurs dettes sur de longues échéances. Les ordonnances du 27 mars et du 27 mai 2020 sont d’ailleurs venues soutenir le pouvoir d’attraction de la procédure de sauvegarde.

On espère que les PME et ETI qui en ont besoin opteront pour cette mesure préventive et qu’elle permettra de sauver certaine entreprises du dépôt de bilan.

BCP Partners : renforcer la gouvernance des ETI par le recrutement stratégique
BCP Partners est un cabinet d’executive search qui accompagne les ETI dans leurs recrutements de cadres dirigeants et de membres de comex, avec une expertise reconnue sur les enjeux de direction juridique, d’éthique et de compliance. Sa conviction est simple : le recrutement stratégique ne doit pas intervenir lorsque l’entreprise traverse une difficulté, mais bien en amont, pour sécuriser sa trajectoire et renforcer sa gouvernance sans ralentir son développement. Départs, crises, acquisitions ou tensions internes… ce cabinet expert des enjeux de gouvernance des ETI aide les organisations à bâtir un comex solide, capable de tenir la stratégie lorsque la situation se complique. Blandine Cordier-Palasse, fondatrice de BCP Partners, nous apporte ici un éclairage précieux, nourri par son expérience de terrain d’ancienne avocate et directrice juridique, sur la manière de construire un comex réellement solide et durable.
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