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INTERVIEW EXCLUSIVE – Le ministère des armées s’engage avec les PME-ETI

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Le ministère des armées a su créer au fil du temps une dynamique positive avec le secteur privé et le monde de l’entreprise. Aujourd’hui, indépendamment de l’élection présidentielle, il joue pleinement son rôle de soutien de l’activité économique en mettant en oeuvre une politique d’ouverture clairement tournée vers les PME et ETI. L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin qui dirige la mission des achats de défense et David Lenoble, à la tête de la sous-direction PME (SDPME) répondent en exclusivité aux questions de PME-ETI.fr

PME-ETI.fr : Pouvez-vous nous parler des différents partenariats que le ministère des Armées a mis en place avec l’écosphère des PME et ETI ?

Plus qu’un partenariat, le ministère des Armées a mis en place, depuis 2018, un plan d’actions, intitulé « Action PME » dédié aux PME et ETI.

Ce plan de 21 engagements vise notamment à :

  • Organiser des rencontres entre PME, ETI et hauts responsables du ministère des Armées, pour améliorer leur connaissance réciproque.
  • Ouvrir des retours d’expérience sur les opérations extérieures aux PME et ETI pour leur permettre de mieux comprendre les besoins des forces armées et les contextes dans lesquels elles œuvrent.
  • Créer un baromètre fournisseurs et approfondir les relations avec les organisations professionnelles.
  • Ouvrir le ministère des Armées aux startups en partenariat avec des incubateurs et des accélérateurs.
  • Etendre les dispositifs de soutien à l’innovation en y intégrant l’opportunité d’une expérimentation.
  • Organiser des sessions d’expérimentation opérationnelle coordonnées par le Défense Lab.
  • Investir sur le long terme pour soutenir le développement des PME innovantes et stratégiques au travers du fonds d’investissement Definvest et d’un dispositif de prêts participatifs rénové, en partenariat avec la Banque publique d’investissement.
  • Renforcer la sécurité économique et la cyber sécurité des PME et ETI stratégiques.
  • Renforcer la mobilisation des maîtres d’œuvre industriels de l’armement par des conventions bilatérales signées avec le ministère des Armées pour soutenir la croissance des PME, en particulier à l’exportation.
  • Etendre le contrôle des contrats passés par les maîtres d’œuvre à leurs sous-traitants et fournisseurs à l’ensemble des marchés de défense et de sécurité du ministère (acquisition des équipements, maintien en condition opérationnelle…) afin de vérifier le caractère proportionné des clauses
  • Inciter les grands groupes à obtenir comme le ministère des Armées le label « Relations Fournisseurs et Achats Responsables » (RFAR) ou la norme ISO 20400 associée, en partenariat avec la Médiation des entreprises et le Conseil national des achats.
  • Créer un label « utilisé par les armées françaises » délivré par le ministère des Armées pour favoriser l’accès des PME et ETI à de nouveaux marchés, en particulier à l’exportation.
  • Faciliter l’accès au Fonds Européen de Défense par un accompagnement ministériel des PME et ETI françaises.
  • Renforcer le soutien à l’exportation par une mobilisation accrue des personnels du ministère et des grands groupes pour accompagner les PME et ETI dans le cadre des grands contrats à l’export.

Par ailleurs, outre la relation d’affaire qu’ils entretiennent avec leurs fournisseurs, les services du ministère sont en relation avec de nombreuses entreprises et fédérations professionnelles. La signature de conventions entre la ministre des armées et les grands maitres d’œuvre en sont la concrétisation.

Labélisé « Relations fournisseurs et achats responsables » le ministère des Armées entretient un dialogue équilibré et respectueux avec ses fournisseurs. De nombreuses rencontres sont organisées dans chaque région pour présenter les opportunités d’achats, découvrir des solutions innovantes, développer l’insertion professionnelle, encourager les achats responsables.

Cette relation privilégiée lui donne l’occasion de proposer à ces entreprises de recruter d’ancien militaires en reconversion. Ils sont particulièrement appréciés pour leur capacité d’adaptation, accoutumés à satisfaire des objectifs dans des conditions souvent exigeantes avec un souci de haute qualité.

Enfin, le ministère des Armées propose aux entreprises qui comptent dans leurs effectifs des personnels de la réserve militaire de signer une convention de partenariat. Elle concrétise leur engagement envers la Nation en reconnaissant celui de leurs réservistes.

L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des armées
L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des armées
L’ingénieur en chef de l’armement Bertrand Jourlin dirige la mission des achats de défense du ministère des armées

PME-ETI.fr : Le ministère des Armées entretient des relations avec les organismes axés sur le monde de l’entreprise (par exemple Bpifrance, Medef, CCI, CPME, Business France), pouvez-vous nous parler des actions menées conjointement ?

Dans le cadre du plan « Action PME », plusieurs actions sont mises en œuvre avec les acteurs du développement économique que vous citez, à l’échelle nationale et locale. Ces actions sont toujours menées en partenariats avec un ou plusieurs de ces acteurs : CCI régionales, agences de développement économique des conseils régionaux ou associations représentatives des PME de défense par exemple. Ces actions conclues au travers de conventions visent principalement :

  • à informer localement les PME et ETI sur les opportunités d’achats du ministère des Armées
  • à informer sur les dispositifs d’appui à l’innovation du Ministère accessibles voire dédiées aux PME tel que le dispositif RAPID (régime d’appui pour l’innovation duale)
  • Dans le domaine de l’armement, à monter des actions ad hoc avec les acteurs territoriaux du développement économique pour accompagner les chefs d’entreprises dans le développement de leur entreprise en matière d’innovation, de développement international, de développement commercial et de financement.

Par ailleurs, le comité de liaison entre le MEDEF et le ministère des Armées offre des opportunités de rencontres facilitant la connaissance mutuelle des entreprises et de l’administration.

Le MINARM a créé le fonds d’investissement Definvest, opéré conjointement par Bpifrance et la DGA. Doté de 10 M€ par an sur 5 ans, Definvest investit dans des PME françaises jugées stratégiques pour la performance des systèmes de défense français.

Par ailleurs, comme annoncé en janvier 2020 par la ministre des armées, le fonds d’investissement DEFINNOV verra le jour d’ici à la fin de l’année. Géré par le ministère des armées en coopération avec Bpifrance, ce fonds doté de 200 millions d’euros sera dédié au développement de technologies innovantes duales et transversales, par le financement en fonds propres d’entreprises innovantes ; les investissements seront réalisés de manière privilégiée dans des entreprises en phase de croissance, associant les maîtres d’œuvre de la BITD à chaque fois que cela est possible.

David Lenoble est à la tête de la sous-direction PME (SDPME) du ministère des armées
David Lenoble est à la tête de la sous-direction PME (SDPME) du ministère des armées

PME-ETI.fr : Quels sont les profils de PME et ETI qui intéressent le ministère des Armées ? Quels sont les domaines d’activités pouvant répondre aux besoin du ministère des Armées à l’heure actuelle ?

Qu’elles soient fournisseurs directs, sous-traitantes ou cotraitantes, innovantes ou d’un secteur traditionnel, les PME et ETI ont toutes vocation à travailler avec le ministère des Armées.

Actuellement, 27 863 entreprises qui ont une relation contractuelle directe avec le ministère des Armées dont 26 075 PME et ETI fournisseurs. Il consacre près de 30% de ses achats hors armement aux seules PME.

A côté des matériels d’armement, les achats du ministère sont structurés autour de segments confiés à des services d’achat spécialisés. Au nombre de 18, ces segments regroupent tout ce que le ministère des Armées achète en matière de fournitures, travaux et services en métropole, outremer ou à l’étranger et le champ couvert est extrêmement complet.

PME-ETI.fr : Quel impact la crise sanitaire du covid-19 a-t-elle eu sur les besoins du ministère des Armées et comment les PME et ETI peuvent-elle y répondre ?

Face à la crise, le ministère des Armées a poursuivi ses missions et s’est mobilisé pour lutter contre la propagation de l’épidémie à travers l’opération Résilience. Pour cela, les acheteurs ont été sollicité afin d’acquérir des équipements de protection, des matériels informatiques pour accompagner le télétravail des agents et le renforcement des prestations de nettoyage. Le ministère des Armées s’est appuyé sur un large tissu de PME et ETI françaises pour répondre à ce besoin.

PME-ETI.fr : Quels sont les avantages d’un partenariat avec le ministère des Armées et quels sont ses engagements envers les entreprises partenaires ?

Symbole de son sérieux dans les relations qu’il entretient avec les entreprises, le ministère des Armées s’est vu attribuer le Label « relations fournisseurs et achats responsables » dès 2014 et le prix des délais de paiement 2017. En effet, le ministère des armées paie ses fournisseurs directs en 21,8 jours en moyenne et les PME en 19,6 jours (données 2018).

De plus, afin d’aider les PME et ETI à exploiter pleinement cet actif stratégique de valorisation de leur propre activité, le ministère délivre des certificats de bonne exécution des marchés en mettant en avant une qualité constatée de l’entreprise durant la prestation.

Le ministère délivre également depuis un an le label « utilisé par les armées françaises » qui atteste de la mise en service, au sein des armées françaises, d’un matériel commercialisé par un fournisseur. Il est ouvert aux microentreprises, PME ou ETI, qui sont intervenues dans l’exécution d’un marché public du ministère des Armées, y compris les sous-traitants. Il concerne principalement les matériels acquis par les armées au terme d’un marché de défense et de sécurité, dans la mesure où ces contrats ont précisément pour objet la délivrance de matériels, en lien avec des armes, munitions ou matériels de guerre, et dont l’utilisation par les armées françaises constitue de manière évidente une référence. Pour autant, ce Label peut être demandé au titre d’autres marchés hors armement, dès lors que l’utilisation dudit matériel par les forces armées constitue une plus-value pour le prestataire (ex : secteur de l’habillement et du soutien de l’homme). (cf. https://www.ixarm.com/fr/label-utilise-par-les-armees-francaises ).

PME-ETI.fr : La dimension citoyenne peut contribuer à ces partenariats, que diriez-vous à un dirigeant des PME ou ETI pour le convaincre de se rapprocher du ministère ?

Comme le souligne régulièrement la ministre, travailler au profit du ministère des Armées participe du soutien à la mission de nos forces armées. Cela concrétise pour l’entreprise son engagement pour la nation. C’est dans cet esprit que Action PME du ministère des Armées a été créé et est mis en œuvre. Il rappelle dans son préambule, que « dans un contexte stratégique où les menaces sont sans cesse plus nombreuses et plus variées, les PME et les ETI disposent d’atouts considérables en matière de réactivité et de créativité et peuvent favoriser l’émergence rapide de solutions innovantes dont les Armées ont besoin dans des domaines très divers. »

Premier acheteur de l’Etat, le ministère des Armées réalise chaque année près de20 milliards d’euros d’achats dont cinq milliards sont consacrés aux fournitures, services et travaux hors matériels d’armement qu’il confie à 27 863 fournisseurs directs dont 26 075 PME et ETI.

Près de 30 % du montant des achats annuels hors armement est passé auprès de PME pour un montant de près de deux milliard d’euros. En plus de payer ses fournisseurs rapidement, le ministère des Armées développe l’attribution des avances pour les marchés long ou couteux. De plus, dès aujourd’hui, le ministère des Armées fait l’inventaire plus de 4 000 projets d’achats hors armement entre 2020 et 2023. Ainsi, obtenir un marché avec le ministère des Armées est un formidable levier de développement de toute entreprise innovante ou du secteur traditionnel.

PME-ETI.fr : Quels sont les critères de sélection primordiaux du ministère des Armées lors des appels d’offre ?

Le seul critère primordial est d’oser répondre !

Toute entreprise qui satisfait aux obligations légales de candidature (absence de condamnation pénale, situation URSSAF à jour, pas en liquidation judiciaire) peut déposer une offre. Elle fera l’objet d’un examen attentif et elle sera confrontée aux autres offres conformément aux critères exposés dans l’appel d’offre par l’acheteur. Le ministère des Armées choisira le fournisseur de manière à respecter le principe du mieux disant.

PME-ETI.fr : Quels seraient, d’après vous, les solutions à adopter pour améliorer les synergies entre ces deux mondes ?

Comme évoqué précédemment, de très nombreuses actions d’informations sont organisées partout en France, à l’attention des entreprises, afin de rendre les marchés du ministère plus facilement accessible. En 2020, ce sont plus de 40 rencontres qui ont été programmées. Le ministère des Armées était par exemple présent sur le dernier Salon des Entrepreneurs à Paris en février. De nombreuses informations sont disponibles sur les sites internet dédiés aux achats ou aux PME :
www.achats.defense.gouv.fr et https://www.ixarm.com/fr/espace-pme-0

Il faut noter que la relation entre les acheteurs publics et les entreprises a évolué très significativement ces dernières années. Les rencontres sont désormais encouragées dans le cadre du sourcing. S’ils restent encadrés au moment de la procédure d’achat proprement dite, les échanges doivent permettre un enrichissement mutuel poussé par l’innovation et le besoin de se réinventer conjointement.

PME-ETI.fr : Quels sont les projets à venir du ministère pour renforcer sa collaboration avec le monde de l’entreprise ?

Afin de mieux faire connaitre ses intentions d’achats hors armement, le ministère des Armées procède actuellement à la refonte de son site internet dédié. Le parcours utilisateur a été mis au cœur de la modernisation de ce site. De nombreuses entreprises et fournisseurs du ministère ont été associés à des ateliers de co-création. Une démarche innovante appelée à se multiplier à l’avenir.

Suivra ensuite l’arrivée d’une page internet dédiée à la relation entre les entreprises et le ministère des Armées. Son but sera de diriger toute entreprise vers les différents sites d’informations et dispositifs de soutien et d’accompagnement du ministère au profit des entreprises.

PME-ETI.fr : Que fait le ministère des Armées pour amoindrir les effets de la crise sanitaire chez ses fournisseurs PME et ETI ?

Dès le début de la crise, le ministère des Armées a décidé que le paiement des factures de moins de 5 000 euros serait réalisé sans attendre la signature de l’attestation de service réalisé.

Par ailleurs un dispositif de soutien aux PME et ETI qui opèrent au profit du ministère, directement ou indirectement, a été rapidement mis en place : une équipe d’agents a été constituée pour répondre aux demandes que les PME et ETI pouvaient adresser via un site internet ou une hotline spécifiques. Chaque demande a été analysée et une réponse concrète y a été apportée dans les meilleurs délais.

Ce dispositif d’écoute et de soutien reste opérationnel; vous êtes une PME ou ETI, vous pouvez quel soit votre sujet, contacter le Ministère des Armées au 0800 02 71 27 et via https://www.demarchessimplifiees.fr/commencer/minarm-pme-covid19

Dans un second temps, le ministère a mis en place à partir de début mai une Task force « sauvegarde de la BITD *». Constituée d’une centaine d’agents de la Direction générale de l’armement mais également d’autres entités du ministère, travaillant en étroite collaboration avec les équipes du ministère de l’Economie en particulier, elle a réalisé une cartographie des entreprises critiques de la BITD puis a évalué les conséquences de la crise sur la poursuite de leur activité. En tout, 1 200 entreprises ont été ciblées sur tout le territoire. Une centaine a été jugée dans une situation nécessitant d’élaborer des mesures leur permettant de sortir d’une situation d’urgence (financement à court terme de la trésorerie, commandes directes de prestations ou attributions de subventions de soutien à l’innovation, passation de commandes par anticipation vers les grands industriels, …). Les services du ministère resteront aux côtés des entreprises dans les mois à venir afin d’anticiper et de pallier toute nouvelle situation d’urgence.

*BITD : La base industrielle et technologique de défense est constituée en particulier de 4000 PME et ETI.

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Forum d’affaires France-Québec : de nouvelles opportunités de coopération pour les PME et ETI

Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Le Forum d’affaires France-Québec, organisé le 30 novembre 2026 par la CCI Paris Île-de-France et ses partenaires, entend rapprocher les entreprises françaises et québécoises autour de nouvelles opportunités de coopération économique. Cette première édition réunira dirigeants, investisseurs, centres de recherche et acteurs institutionnels pour favoriser l’émergence de partenariats industriels, technologiques et commerciaux. Pour les PME et ETI qui souhaitent développer leur activité à l’international, cette journée constituera une occasion d’identifier des interlocuteurs, de mieux comprendre les marchés et d’explorer de nouveaux relais de croissance.

France et Québec : des écosystèmes complémentaires

Dans un contexte marqué par les transformations industrielles, énergétiques et numériques, les entreprises doivent identifier de nouveaux partenaires et sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. La coopération entre la France et le Québec peut contribuer à répondre à ces enjeux, grâce à des écosystèmes économiques et scientifiques complémentaires.

Le Québec représente notamment un territoire à explorer pour les entreprises françaises qui envisagent de développer leurs activités en Amérique du Nord. De leur côté, les entreprises québécoises peuvent trouver en France des partenaires industriels, technologiques et commerciaux pour renforcer leur présence sur le marché européen.

Le Forum d’affaires France-Québec a ainsi pour ambition de faciliter les échanges entre ces deux écosystèmes et de faire émerger des collaborations concrètes. L’enjeu ne se limite pas à la prise de contact : il s’agit également de mieux comprendre les besoins des entreprises, de confronter les expertises et de transformer les premières discussions en projets communs.

Des secteurs stratégiques au cœur des échanges

La journée abordera plusieurs filières dans lesquelles les coopérations franco-québécoises peuvent présenter un intérêt particulier. Les discussions porteront notamment sur l’aéronautique, le spatial, la sécurité et la défense, mais aussi sur la transition énergétique, le numérique, la cybersécurité, les minéraux critiques et la recherche appliquée.

Ces domaines soulèvent des enjeux importants pour les entreprises : innovation, compétitivité, accès aux ressources stratégiques, décarbonation des activités ou encore sécurisation des systèmes numériques. Pour les PME et ETI spécialisées, ces évolutions peuvent ouvrir des perspectives de développement, à condition de trouver les bons partenaires et de bien appréhender les spécificités du marché visé.

Les conférences et tables rondes prévues permettront aux participants de bénéficier de regards croisés sur les marchés français et québécois. Des représentants institutionnels, des experts et des entreprises partageront leurs analyses et leurs retours d’expérience afin d’éclairer les possibilités de coopération et les conditions nécessaires à la réussite de projets communs.

Des rencontres d’affaires pour faire émerger des projets concrets

Au-delà des interventions et des échanges collectifs, le Forum d’affaires France-Québec accordera une place importante aux rencontres entre entreprises. Des rendez-vous d’affaires B2B sont prévus l’après-midi afin de permettre aux participants d’identifier de futurs clients, fournisseurs, partenaires industriels ou interlocuteurs technologiques.

Ce format peut être particulièrement utile aux dirigeants qui souhaitent avancer dans leur démarche de développement international. Une rencontre ciblée permet en effet de confronter un besoin à une expertise, de vérifier la complémentarité entre deux entreprises et d’évaluer les conditions d’une collaboration.

Pour préparer efficacement leur participation, les entreprises ont intérêt à préciser leurs objectifs en amont : recherche d’un distributeur, développement commercial, coopération en matière de recherche, accès à une technologie ou identification de partenaires pour un projet industriel. Une présentation claire de leur savoir-faire et des besoins auxquels elles souhaitent répondre facilitera également les échanges.

Un rendez-vous à destination des dirigeants et des acteurs de l’innovation

Le forum s’adresse aux dirigeants d’entreprises, aux responsables du développement international, aux PME, ETI et grands groupes, mais aussi aux investisseurs, aux centres de recherche et aux organisations institutionnelles. Les entreprises des secteurs mis à l’honneur sont prioritaires, les autres candidatures pouvant être placées sur liste d’attente selon les places disponibles.

Le Forum d’affaires France-Québec se tiendra le lundi 30 novembre 2026, de 9 h à 17 h, avec un accueil à partir de 8 h 15, dans les locaux de la CCI Paris Île-de-France, au 11 rue Léon-Jouhaux, dans le 10e arrondissement de Paris. La participation est annoncée comme prise en charge, mais l’inscription reste obligatoire et soumise à validation.

Pour les PME et ETI qui envisagent de renforcer leur présence à l’international, cette rencontre représente une occasion de développer leur réseau, de mieux cerner les possibilités de coopération et de faire avancer leurs projets entre la France et le Québec.

Vous souhaitez explorer de nouvelles opportunités de partenariat au Québec ?

Programme et Inscription

Nuit de l’Orientation 2026 : découvrez des métiers et préparez votre avenir professionnel
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Pour les PME et les ETI, conquérir de nouveaux marchés représente une opportunité de croissance majeure. Comment choisir un métier lorsque les possibilités sont nombreuses et que le monde du travail évolue constamment ? Pour aider les jeunes à construire leur projet professionnel, la CCI Paris Île-de-France organise la Nuit de l’Orientation 2026, le samedi 7 novembre à Paris. Cet événement gratuit permettra aux collégiens, aux lycéens et à leurs familles de rencontrer des professionnels, de découvrir des secteurs d’activité et d’explorer différentes perspectives de carrière. Une occasion de s’informer, de poser ses questions et de mieux préparer ses choix d’orientation.

La Nuit de l’Orientation 2026 : un rendez-vous pour construire son avenir

Choisir une orientation scolaire ou professionnelle constitue une étape importante, qui soulève souvent de nombreuses interrogations. Quel métier correspond à ses compétences et à ses centres d’intérêt ? Quelles formations privilégier ? Quels secteurs offrent des perspectives d’avenir ? La Nuit de l’Orientation 2026 a précisément pour objectif d’aider les participants à avancer dans leur réflexion en leur permettant d’échanger directement avec des professionnels de différents horizons. Contrairement à une démarche reposant uniquement sur des recherches documentaires, cette rencontre favorise la découverte concrète des métiers et des réalités du monde professionnel. Les visiteurs pourront poser librement leurs questions, mieux comprendre les parcours possibles et découvrir des professions parfois méconnues. Organisé par la CCI Paris Île-de-France, cet événement s’adresse notamment aux jeunes qui hésitent entre plusieurs voies, mais également à leurs parents, qui souhaitent les accompagner dans leurs décisions.

Découvrir une grande diversité de métiers et de secteurs

L’un des principaux intérêts de la Nuit de l’Orientation 2026 réside dans la variété des domaines professionnels représentés. Les participants pourront explorer de nombreux secteurs, parmi lesquels l’industrie, l’énergie, le numérique, l’informatique, le commerce, la finance, le droit, les ressources humaines, la santé ou encore la communication. L’aéronautique, les transports, le bâtiment, l’architecture, l’immobilier, la sécurité, la défense, les métiers de la mer et les activités culturelles feront également partie des univers à découvrir. Cette diversité permettra aux visiteurs de mieux appréhender les possibilités qui s’offrent à eux, y compris lorsqu’ils n’ont pas encore défini précisément leur projet professionnel. Les échanges avec les intervenants seront aussi l’occasion de mieux comprendre les compétences recherchées, les conditions d’exercice de certains métiers et les parcours de formation permettant d’y accéder. Les compétences occupent également une place croissante dans les stratégies des entreprises. Pour mieux comprendre ces enjeux, découvrez notre article consacré au pilotage des compétences et à la performance des ETI. Pour les jeunes qui hésitent encore sur leur orientation, ces rencontres pourront faire émerger de nouvelles idées et les aider à envisager des voies auxquelles ils n’avaient pas nécessairement pensé.

Des ateliers et des animations pour apprendre autrement

Au-delà des rencontres avec les professionnels, la Nuit de l’Orientation 2026 proposera plusieurs activités destinées à rendre la découverte des métiers plus concrète et interactive. Les visiteurs pourront notamment participer à des expériences utilisant des casques de réalité virtuelle, prendre part à une enquête interactive ou découvrir les liens entre intelligence artificielle et recrutement. D’autres animations permettront d’aborder différentes dimensions de la vie professionnelle et de la société. Une exposition, une activité intitulée « Ton métier en photo », une initiation au handisport et une découverte de la langue des signes sont également annoncées. Ces propositions offrent différentes façons d’explorer les métiers, de mieux comprendre certaines situations professionnelles et de découvrir les enjeux de l’inclusion. L’événement accordera ainsi une place particulière à la sensibilisation au handicap, avec pour objectif de faire évoluer les regards et de montrer que les parcours professionnels peuvent être accessibles à des profils variés.

Deux conférences pour approfondir certaines pistes professionnelles

Le programme comprendra également deux conférences consacrées à des univers professionnels spécifiques. De 15 h à 16 h, une première conférence, animée par Alexandra Emery, fondatrice de PROPLINK, portera sur les métiers de l’architecture, de la construction et de l’immobilier, autour du thème « La fabrique de la ville ». De 16 h à 17 h, Guillaume Coppéré animera une seconde conférence consacrée aux métiers de l’hôtellerie-restauration. Ces interventions permettront aux participants d’approfondir leur connaissance de secteurs d’activité concrets et de mieux comprendre les possibilités professionnelles qu’ils proposent. Pour les jeunes qui souhaitent préciser leur projet, elles constitueront un complément utile aux échanges individuels avec les professionnels présents.

Comment participer à la Nuit de l’Orientation 2026 ?

La CCI Paris Île-de-France donne rendez-vous aux visiteurs le samedi 7 novembre 2026, de 14 h à 19 h, dans ses locaux situés au 11, rue Léon Jouhaux, dans le 10e arrondissement de Paris. L’événement est accessible en métro depuis la station République. L’entrée est gratuite et l’inscription est recommandée. La Nuit de l’Orientation 2026 s’adresse aux jeunes qui souhaitent préparer leur avenir, mais aussi aux parents désireux de les accompagner dans cette démarche. Dans un environnement professionnel marqué par l’évolution des compétences et l’apparition de nouveaux métiers, prendre le temps de s’informer et d’échanger avec des spécialistes constitue une démarche précieuse. Que le projet d’orientation soit déjà bien défini ou qu’il reste à construire, cette rencontre permettra de découvrir de nouvelles perspectives et d’aborder les choix à venir avec davantage de repères.

Informations et Inscription

Gestion des risques en entreprise : passer de la contrainte réglementaire à un levier de performance
Pour les dirigeants, la gestion des risques en entreprise ne se limite plus à prévenir les accidents, à protéger les données ou à répondre aux obligations réglementaires. Dans un environnement marqué par l’instabilité économique, la multiplication des cybermenaces, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et le renforcement des exigences de conformité, la capacité à anticiper les difficultés devient un facteur déterminant de pérennité. Pourtant, de nombreuses organisations continuent de traiter ces sujets séparément, au gré des urgences et des échéances administratives. Une approche plus efficace consiste à intégrer la maîtrise des risques au fonctionnement même de l’entreprise, afin d’éclairer les décisions, de préserver les marges de manœuvre et de renforcer la résilience de l’organisation. Par Serge de Cluny

Ne plus confondre conformité et maîtrise des risques

Respecter la réglementation est indispensable, mais cela ne garantit pas qu’une entreprise soit correctement protégée. Une organisation peut disposer de procédures documentées, de contrats conformes et de registres régulièrement actualisés tout en restant vulnérable à une défaillance critique de son système informatique, à la perte d’un fournisseur stratégique ou au départ soudain d’un collaborateur détenant une compétence essentielle. La conformité répond à une question précise : l’entreprise respecte-t-elle les exigences qui lui sont applicables ? La gestion des risques en entreprise pose une question plus large : qu’est-ce qui pourrait compromettre ses objectifs, et que peut-elle faire pour limiter les conséquences ? Cette distinction change la manière d’aborder le sujet. Plutôt que de commencer par recenser les textes réglementaires et les procédures à produire, la direction gagne à partir de ses dépendances réelles. Que se passerait-il si son principal client suspendait ses commandes pendant trois mois ? Si un prestataire informatique devenait indisponible ? Si un site industriel devait interrompre sa production pendant plusieurs jours ? Ces scénarios permettent de faire émerger des vulnérabilités parfois invisibles dans les documents de conformité. Ils donnent également une dimension économique au risque, en reliant chaque menace à ses conséquences potentielles sur le chiffre d’affaires, la trésorerie, les délais de livraison ou la confiance des clients.

Identifier les risques à partir des décisions stratégiques

Gestion des risques en entreprise : passer de la contrainte réglementaire à un levier de performance Une cartographie des risques n’a de valeur que si elle aide à prendre des décisions. Trop souvent, elle devient un exercice documentaire, alimenté par des catégories génériques et des évaluations difficiles à traduire en actions. Pour rendre cet outil réellement opérationnel, il est préférable de partir des projets et des choix structurants de l’entreprise. L’ouverture d’un nouveau site, le lancement d’une activité, une acquisition, l’internationalisation ou l’automatisation d’un processus créent chacun des expositions spécifiques. Une ETI qui envisage de concentrer ses achats auprès d’un fournisseur unique peut, par exemple, réaliser des économies immédiates tout en augmentant sa dépendance. L’enjeu n’est pas nécessairement de renoncer à cette stratégie, mais d’en mesurer les conséquences et de prévoir une solution de remplacement crédible. La même logique s’applique aux ressources humaines. Une entreprise dont les connaissances techniques reposent sur deux ou trois personnes clés peut être fragilisée par une absence prolongée ou un départ. La formalisation des savoir-faire, la formation croisée des équipes et l’identification de remplaçants constituent alors des mesures de prévention aussi importantes qu’une assurance ou qu’un dispositif informatique. L’objectif est de relier chaque risque significatif à une décision concrète : accepter l’exposition, la réduire, la transférer lorsque cela est pertinent ou modifier le projet pour éviter qu’elle ne se matérialise.

Faire de la conformité un outil de pilotage quotidien

Les obligations réglementaires sont souvent abordées comme des échéances ponctuelles, mobilisant les équipes quelques semaines avant un audit ou une date limite. Cette organisation favorise les oublis et transforme la conformité en charge supplémentaire. Une approche plus robuste consiste à intégrer les contrôles aux processus existants. Lorsqu’un fournisseur est référencé, l’entreprise peut vérifier simultanément ses conditions contractuelles, ses exigences de sécurité et les éventuelles obligations de conformité qui s’appliquent à la relation. Lorsqu’un nouveau logiciel est déployé, les questions relatives aux accès, aux données personnelles, à la continuité de service et aux responsabilités du prestataire peuvent être traitées dès la sélection de la solution. Pour structurer cette démarche, les dirigeants peuvent également s’appuyer sur les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr, qui propose une méthode concrète pour piloter la cybersécurité de leur entreprise. Cette logique évite de multiplier les procédures parallèles. Elle suppose néanmoins de déterminer clairement qui décide, qui contrôle et qui doit être alerté lorsqu’une anomalie est détectée. La direction conserve un rôle essentiel : fixer les priorités, arbitrer les investissements et définir le niveau de risque acceptable. Les responsables opérationnels, quant à eux, sont souvent les mieux placés pour repérer les signaux faibles, car ils connaissent les contraintes du terrain et les écarts entre les procédures théoriques et la réalité. La gestion des risques en entreprise devient ainsi une responsabilité partagée, sans se transformer en responsabilité collective imprécise où chacun suppose qu’un autre prendra les mesures nécessaires.

Préparer les interruptions plutôt que chercher à tout empêcher

Aucune organisation ne peut éliminer tous les risques. Même avec des mesures de prévention solides, un incident peut survenir. La différence entre une entreprise résiliente et une entreprise fragilisée tient alors à sa capacité à réagir rapidement et à maintenir ses activités essentielles. Au-delà des mesures techniques, une cyberattaque peut également entraîner des obligations juridiques spécifiques. Les entreprises doivent donc anticiper les démarches à engager en cas d’incident, comme l’explique notre article consacré aux obligations juridiques des PME et ETI en cas de cyberattaque. Un plan de continuité ne devrait pas être conçu uniquement pour satisfaire un audit. Il doit répondre à des questions pratiques : quelles activités doivent absolument continuer ? Combien de temps peuvent-elles être interrompues ? Quelles ressources sont indispensables à leur reprise ? Qui dispose de l’autorité nécessaire pour déclencher les mesures d’urgence ? Une entreprise industrielle pourrait, par exemple, identifier à l’avance les équipements dont la panne bloque l’ensemble de la production, prévoir des solutions de maintenance adaptées et définir les modalités de recours à un fournisseur alternatif. Une société de services pourrait, de son côté, organiser la restauration de ses données, sécuriser les accès à ses applications essentielles et prévoir un mode de fonctionnement dégradé. Ces dispositifs doivent être testés. Un exercice de quelques heures, simulant l’indisponibilité d’un système ou d’un site, permet souvent de révéler des difficultés qu’aucune procédure écrite ne fait apparaître : coordonnées obsolètes, responsabilités mal définies, dépendance à une personne unique ou délais de décision trop longs. La gestion des risques en entreprise doit donc mesurer non seulement la probabilité d’un incident, mais aussi le temps nécessaire pour retrouver un fonctionnement acceptable.

S’appuyer sur des experts sans perdre la maîtrise de ses risques

Les exigences techniques et réglementaires rendent parfois indispensable le recours à des compétences externes. Les spécialistes de la cybersécurité, du droit, de la protection des données, de la prévention des risques professionnels, de l’environnement ou de la sûreté peuvent aider une organisation à évaluer ses vulnérabilités et à mettre en place des dispositifs adaptés. Leur intervention est particulièrement utile lorsque les ressources internes sont limitées ou qu’une expertise très spécialisée est nécessaire. Elle ne dispense toutefois pas l’entreprise de conserver la maîtrise de ses choix. Avant de sélectionner un prestataire, le dirigeant doit notamment vérifier sa compréhension du secteur d’activité, sa capacité à intervenir dans des situations concrètes et la manière dont il traduira ses recommandations en mesures applicables. Un diagnostic très complet, mais impossible à mettre en œuvre faute de temps, de budget ou de compétences internes, risque de rester sans effet. Il est donc préférable de demander un plan d’action hiérarchisé, précisant les priorités, les responsabilités, les délais et les résultats attendus. Le suivi peut ensuite s’appuyer sur quelques indicateurs utiles : délai de correction des vulnérabilités critiques, taux de réalisation des actions prioritaires, temps estimé de reprise d’une activité ou nombre d’incidents récurrents. Le choix des partenaires doit également tenir compte de leurs propres risques et dépendances. Externaliser une fonction sensible ne supprime pas le risque : cela peut le déplacer vers un autre acteur de la chaîne de valeur.

Installer une culture du risque sans ralentir l’entreprise

Une politique de prévention ne fonctionne durablement que si les collaborateurs peuvent signaler les difficultés sans craindre systématiquement d’être sanctionnés. Les incidents mineurs, les presque-accidents et les écarts de procédure constituent souvent des occasions d’apprentissage, à condition qu’ils soient analysés et qu’ils débouchent sur des améliorations visibles. Les dirigeants ont ici un rôle déterminant. Lorsqu’une anomalie signalée conduit à une correction concrète, les équipes comprennent que la prévention n’est pas une formalité administrative. À l’inverse, lorsque les alertes restent sans réponse, les comportements à risque ont tendance à se banaliser. Il ne s’agit pas d’organiser une réunion supplémentaire pour chaque problème, mais de créer des mécanismes simples de remontée d’information et de traitement des incidents. Une revue périodique des principaux risques, associant les fonctions concernées, suffit souvent à maintenir une vision partagée des priorités, à condition que les décisions prises soient effectivement suivies. En définitive, la gestion des risques en entreprise ne devrait pas être considérée comme un frein à l’initiative. Elle permet au contraire de distinguer les risques maîtrisables des expositions inutiles, de sécuriser les projets de développement et de préserver la capacité d’action de l’organisation. Pour les PME et les ETI, l’enjeu n’est pas de construire un système de contrôle disproportionné, mais de concentrer les moyens disponibles sur les dépendances les plus critiques. C’est en reliant prévention, conformité et décisions opérationnelles que la maîtrise des risques devient un véritable instrument de pilotage et un avantage durable face aux incertitudes.
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