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International

Le conflit déclenché par la Russie contre l’Ukraine dans la nuit du 24 février risque d’entraîner des sanctions économiques de plus en plus vigoureuses envers la Russie. Celles-ci devraient impacter l’économie russe et perturber sérieusement les relations économiques avec les pays européens. Qu’en est-il des rapports économiques franco-russes et quels sont les craintes pour les entreprises françaises impliquées dans ces échanges ?

Par Eric Orsini

Les entreprises françaises sont bien implantées en Russie, notamment dans le domaine de l’énergie. Selon Bercy, environ 700 filiales d’entreprises françaises y sont implantées et emploient 160 000 salariés dans le pays. Les grands comptes français sur place entretiennent un dialogue direct de haut niveau avec le gouvernement et le président russe via un Conseil économique franco-russe créé en 2010.

La présence économique française

Plus de 50% des investissements français (11 milliards d’euros) sont concentrés dans les industries extractives (pétrole, gaz, services de soutien aux industries extractives) avec une implication dans des projets tels que la construction des installations de Yamal LNG, Artic LNG2 et le gazoduc Nord Stream 2. Ensuite c’est l’industrie manufacturière qui bénéficie des investissement tricolores (1,9 milliard d’euros) essentiellement dans le raffinage, puis viennent ensuite l’industrie chimique et pharmaceutique (701 millions) et l’automobile (477 millions d’euros) avec une tres forte présence du groupe Renault, via sa filiale Avtovaz. Les investisseurs français sont aussi très actifs dans les services, la finance ou le commerce (y compris celui des automobiles) pour 5,2 milliards d’euros. «Pour les acteurs français qui ont investi en Russie, le premier impact d’éventuelles sanctions économiques sera la fragilisation de l’économie russe et une baisse de la demande. Si les sanctions sont très dures, se posera aussi la question du rapatriement des revenus. Et dans le cas de production réalisées en Russie pour être exportées dans d’autres pays étrangers, ce sera la double peine», explique Ano Kuhanathan, économiste chez Euler Hermes.

Logiquement les russes ont tout intérêt à préserver ces relations économiques puisque ces filiales d’entreprises tricolores emploieraient 200.000 travailleurs dans le pays, ce qui fait de la France « le premier recruteur étranger en Russie ». Cette présence est ressentie particulièrement dans les secteurs de l’automobile avec Renault, de la grande distribution avec Auchan et des hydrocarbures avec Total.
Pour les PME et ETI industrielles dont certaines dépendent fortement de leur implantation russe (parfois à hauteur de 40 ou 50 % de leur bénéfice), l’inquiétude est clairement palpable mais la Russie reste un pays avec une inflation à 8 % et en proie à de graves sanctions économiques, il y a donc fort a parier qu’elle optera pour une stratégie économique pragmatique et ne fera rien contre les entreprises françaises sur son sol.

Les menaces potentielles

Pour l’heure, Américains et Européens réflechissent ensemble pour adopter une riposte face à la violation du droit international perpétrée par la Russie et les impacts sur les entreprises françaises dépendront donc des mesures prises. «Dans la gradation des sanctions possibles, l’embargo commercial est une arme ultime, mais il existe toute une panoplie en amont, en particulier en coupant les banques de l’accès au dollar. Pour l’instant, seules deux banques russes ont été interdites de commercer et de se financer en dollars par les Américains », confie Ano Kuhanatan, économiste à l’institut Rousseau.

Pour la Russie, le principal moyen de pression qu’elle possède reste son gaz par lequel elle tient l’Est de l’Europe sous sa dépendance ainsi que les prix élevés de l’énergie depuis 2021. Ses réserves de change sont d’ailleurs bien meilleures qu’en 2014, lorsqu’elle est intervenue pour la première fois dans les territoires de l’Est de l’Ukraine. « La Russie a de quoi couvrir 15 mois d’importations avec ses réserves de change actuelles », précise Ano Kuhanathan.

La période est donc charnière et les dirigeants occidentaux se trouvent face à une situation explosive qui impliquent des décisions compliquées ayant des conséquences qui détermineront l’avenir géostratégique et donc économique de l’Europe.

Le japon, qui compte une population de 126 millions d’habitants, est le 6ème importateur de vin et 7ème importateur des boissons alcoolisées au monde (en valeur). Ces chiffres en font un marché incontournable pour les vins et spiritueux français qui bénéficient de la notoriété de la gastronomie tricolore et de son image prestigieuse. Le salon FOODEX 2022 reste le salon majeur dans le secteur des produits alimentaires et des boissons au Japon… cliquez sur le lien en fin d’article pour vous inscrire, à bon entendeur !

Après une édition maintenue et réussie en 2021 sur un format plus réduit, le salon FOODEX 2022 à Tokyo va servir de belle vitrine pour les exportateurs français de vin qui profitent de l’élan suscité par l’accord commercial entre l’UE et le Japon. Traditionnellement bien placé, le secteur du vin doit cependant affronter une concurrence de plus en plus rude, tandis que l’offre française peine quelque peu à se positionner pour la bière et les spiritueux.

On condidère souvent le marché japonais des vins et spiritueux comme mature mais il ne faut pas confondre «maturité» et «inertie» puisque le marché des boissons alcoolisées au Japon évolue dans un dynamisme et une mutation permanente. C’est un marché à conquérir et à reconquérir sans répit et un stand sur le Pavillon France du salon Foodex 2022 est un atout certain pour présenter ses produits, inviter et rencontrer ses partenaires actuels et bien sur trouver de nouveaux prospects. Si vous abordez le marché japonais pour la première fois, l’offre Primo vous est dédiée afin de vous apporter un accompagnement personnalisé à l’international.

Voici quelques indices sur les nouvelles tendances de consommation au Japon et sur les nouvelles perspectives pour les vins français :

  • Le segment des Ready to Drink, qui représente la plus importante part de marché (19,5%) en termes de volume dans l’industrie des boissons alcoolisées japonaise devrait continuer à croître dans les années à venir avec une offre plus diversifiée et plus orientée vers la santé (les boissons non-alcoolisées ou sans sucre). 
  • La vin Bio poursuit sa progression (+22% en volume) grâce à une jeune clientèle et engagée dans une consommation plus éthique pour l’environnement et meilleure pour la santé.  
  • La Covid-19 à renforcé la demande pour les petits contenants (demi-bouteilles, vin au verre, etc..) davantage destinés à une consommation individuelle.

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Selon une récente étude de Bpifrance, environ 50% des PME et ETI industrielles ayant pour clients des grands comptes seraient prêts à une délocalisation à l’étranger et pas uniquement pour des raisons de coûts ou d’impôts de production. Alors quelles sont les réelles motivations qui poussent une PME ou ETI industrielle à se délocaliser ou au contraire à s’implanter dans l’hexagone ? La réponse est assez logique.

Par Franck Boccara

L’étude publiée ce jeudi 27 janvier par la banque publique d’investissement à ce sujet est claire, une délocalisation est en général décidée en fonction des donneurs d’ordres de l’entreprise. « La proximité clients est le critère principal de l’ouverture de nouveaux sites de production à l’étranger », constate Bpifrance sur la base d’un échantillon de 1.382 répondants à l’enquête menée du 2 septembre au 5 octobre 2021.

Les coûts et impôts de production sont plus élevés en France que dans la moyenne de l’Union européenne, c’est un fait. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils « ne sont en aucun cas le seul sujet » qui motive une décision de délocalisation, selon Élise Tissier, directrice du Lab de Bpifrance qui a conduit cette enquête.

La preuve par les chiffres : les PME et ETI industrielles ayant pour clients des grands comptes sont 46% à vouloir ouvrir de nouveaux sites à l’étranger, celles dont les clients sont d’autres PME-ETI sont 32% et celles qui vendent directement au consommateur final (BtoC) ne représentent que 4% du total. A l’échelle globale, environ 25% des entreprises de l’échantillon reconnaissent avoir été « incitées à délocaliser par ses propres clients ».

La relocalisation reste tendance

Heureusement, le désir de relocaliser est bel et bien présent  : sur les 26% d’entreprises qui déclarent vouloir ouvrir de nouveaux sites de production, près de 75% affirment vouloir le faire en France, ce chiffre stagne toutefois à 54% pour les ETI.

La balance reste malgré tout positive car les projets de relocalisation sont un peu plus nombreux que les projets de délocalisation. Parmi les entreprises sondée, 3,5% envisagent de délocaliser tout ou partie de leur outil industriel à l’étranger durant les cinq prochaines années, tandis que 5% réflechissent à une « action de relocalisation » durant cette même période.

Les principales raisons qui incitent les entreprises à relocaliser sont les suivantes : éviter la rupture des chaînes d’approvisionnement (58%), « limiter les coûts et les délais de transport (50%) », « par conviction » (52%), « pour des raisons environnementales » (46%) et juste 7% « pour suivre un donneur d’ordre ». Les entreprises désireuses de relocaliser font face à des enjeux d’accès aux compétences. Dans le textile par exemple, pour se réinstaller en France, « il y a toute une filière à reconstituer, des compétences à créer », souligne avec logique Élise Tissier.

On sait que les PME et ETI industrielles sont un moteur substanciel de notre économie et les chiffres le confirment une nouvelle fois puisque 85% d’entre elles ont l’intégralité de leur production en France, contrairement aux grands groupes français qui exportent beaucoup plus leur production. En effet, seulement 1,5% d’entre eux produisent totalement hors en France tandis que 13,5% ont des sites dans l’Hexagone et aussi à l’étranger, une tendance qui se confirment également chez les ETI de grande taille.



Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le développement international concerne toutes les entreprises, y compris les plus petites. Le tout est d’adopter une méthode rigoureuse, d’utilisez les bons relais au niveau local et d’ajuster votre démarche marketing aux contraintes juridiques, logistiques, fiscales et culturelles. Bpifrance vous conseille et vous apporte les outils qui vous permettront de sécuriser au maximum votre développement international 🌎.

Une solution simple

Le plus simple est de commencer par la création d’un bureau de liaison ou de représentation dans le pays en question, afin d’analyser le marché, prendre des contacts et adopter une stratégie de communication gagnante pour faire connaitre votre entreprise.

Cependant il est également possible de :

  • recourir aux services d’un agent commercial
  • ouvrir une succursale
  • créer une filiale
  • collaborer avec un partenaire local sous la forme d’une joint-venture ou d’un Groupement Européen d’Intérêt Economique (GEIE). 

Une méthode pragmatique

Afin d’évaluer votre capacité à vous lancer, il est nécessaire d’effectuer un diagnostic export en se posant les questions suivantes.

  • Mon entreprise est-elle prête ?
  • Est-elle en mesure d’accroître sa production, de tenir la route en terme de qualité et de compétitivité ?
  • Dispose-t-on des ressources humaines capables de se lancer dans l’aventure de l’exportation et de gérer la complexité administrative qu’elle necessite ?
  • Nos finances nous permettront-elles d’investir suffisamment, et de faire le dos rond en attendant les retours sur investissement esperes ?

Si le diagnostic est favorable, passez alors à l’étape suivante : l’élaboration de l’offre :

Pour cela, il faudra effectuer une étude de marché sur place afin de comprendre le marché local et d’affiner votre stratégie marketing en étudiant les habitudes de consommation, la culture et la langue du pays.

Avant d’opter pour la bonne stratégie commerciale, il sera impératif de débroussailler une forêt de considérations logistiques, juridiques et fiscales. Cela vous permettra de déterminer le choix du canal de vente qui reste capital pour la réussite de votre projet.

Sécurisez votre développement

Même s’il est vrai que toute entreprise peut y prétendre, le développement international engage des investissements importants et n’est pas sans risques pour l’entreprise. Bpifrance offre des solutions de sécurisation pour les entreprises exportatrices qui se lancent dans cette aventure en leur fournissant une assurance-crédit les protégeant contre les impayés et défaillances de leurs clients étrangers. De surcroit, Bpifrance propose une assurance prospection qui s’active en cas d’échec et même un parrainage bancaire pour financer les dépenses commerciales.

Bpifrance vous conseille d’adopter les 8 clés pour réussir à l’export et d’opter pour un accompagnement si vous êtes primo-exportateur. Le développement international ne s’improvise pas mais si votre stratégie est claire et réaliste, elle peut vous porter vers un incroyable accélérateur de succès à l’échelle mondiale !


Bonne nouvelle ! La crise sanitaire et l’incertitude sur l’avenir du tourisme n’inquiète pas la chaine hôtelière lifestyle Mama Shelter qui prévoit d’ouvrir trois établissement en 2022 (Lisbonne, La défense et Dubaï) et quatre autres hôtels l’année prochaine (Bucarest, Rennes, Dijon et Sao Paulo).

Par Serge de Cluny

Intégrée dans le pôle d’hôtels « lifestyle » Ennismore (dont le groupe Accor est actionnaire majoritaire depuis deux ans), Mama Shelter ne compte pas freiner son rythme de développement. Cette marque très en vogue, fondée par Serge Trigano en 2008, prévoit d’inaugurer une vingtaine de nouveaux hôtels à travers le monde d’ici 2025.

Pour cette année, Les projets commencent en trombe et la première ouverture aura lieu dans la péninsule ibérique ce mercredi 12 janvier avec le Mama Lisboa (130 chambres) situé en plein centre de Lisbonne, la capitale portugaise.

Ensuite, c’est le mardi 1er mars que sera inauguré le Mama Paris La Défense, la troisième adresse parisienne de la marque (après ceux de la rue de Bagnolet et de la Porte de Versailles). L’hôtelier a choisi un immeuble de bureaux Litwin réaménagé du quartier Bellini pour y ouvrir un établissement de 211 chambres doté d’un rooftop offrant une vue magnifique sur la ville lumière ainsi que de plusieurs salles de réunions et de deux restaurants. L’esprit de cet hôtel conviendra aussi bien à une clientèle d’affaires que de loisir.

La troisième ouverture de 2022 aura lieu à la fin de l’année à Dubaï, avec un Mama comprenant 197 chambres et 192 appartements ainsi que plusieurs points de restauration, un cinéMama en plein air et une superbe terrasse équipée de quatre piscines. Un autre hôtel devrait également ouvrir dans la région, à Bahreïn, à une date encore inconnue.

L’année 2023 ne sera pas moins riche en projets puisque dès le mois de janvier est prévue l’ouverture du Mama Bucharest (123 chambres) dans le quartier français de la capitale roumaine. Ensuite on reviendra dans l’héxagone avec l’inauguration en début d’année du Mama Rennes, en plein centre-ville à la Place des Lices, d’un établissement de 119 chambres doté d’un restaurant, un rooftop et un spa avec piscine. Au printemps, c’est à Dijon qu’un Mama 124 chambres réparties sur 5 étages va ouvrir, il sera équipé d’un restaurant et d’un CinéMama. Enfin, l’année 2023 se terminera avec l’inauguration du Mama Sao Paulo (123 chambres) qui sera le deuxième hôtel de la marque au Brésil après celui de Rio de Janeiro.

Pour mémoire, le Mama Shelter a commencé son histoire avec le Paris East, son premier établissement en 2008 puis a rapidement poursuivi son développement à Marseille, Lyon, Bordeaux, Los Angeles, Rio, Prague, Belgrade, Toulouse, Lille, Londres, Paris West, et enfin Luxembourg (en 2020) et Rome (mai 2021). Une belle expansion et un belle preuve de courage et d’optimisme en pleine période de crise sanitaire !

La Commission européenne vient d’émettre une proposition de lutte contre l’utilisation abusive d’entités écrans à des fins fiscales inappropriées au sein de l’UE. Celle-ci vient s’ajouter à la proposition de transposition rapide de l’accord international sur la taxation à 15% des multinationales. Ces mesures reflètent une volonté de lutter plus sérieusement contre l’évasion fiscale.

Par Franck Boccara

Cette proposition a pour but de s’assurer que les entités de l’Union européenne n’exerçant aucune activité économique ou ayant juste une activité économique minimale ne puissent plus jouir d’avantages fiscaux et ne puissent donc plus représenter une charge financière sur les contribuables.

La proposition se place également en garante du droit de la concurrence puisqu’elle veille à des conditions de concurrence équitables pour la grande majorité des entreprises européennes. En effet, la période est à la relance et les entreprises y jouent ont un rôle essentiel. Les états souhaitent également s’assurer que les contribuables ordinaires n’aient pas à supporter le coût fiscal causé par ceux qui tentent d’éviter de payer leur juste part d’impôt.

Les nouvelles mesures de cette proposition contiennent des normes de transparence sur l’utilisation d’entités écrans fictives afin que leur pratiques soient être plus facilement repérable par les autorités fiscales des pays. Pour cela, le recours à certain nombre d’indicateurs objectifs tels que les revenus, le personnel ou encore les locaux sera utilisé afin de permettre aux autorités fiscales de détecter les entités écrans qui n’existent que sur papier. Ce système de filtrage va donc établir des niveaux d’indicateurs qui représenteront une sorte de « passerelle » à ne pas franchir.

Les trois passerelles de la proposition

Une entreprise qui franchirait ces trois passerelles devra déclarer chaque année plus d’informations aux autorités fiscales à travers sa déclaration de revenus.

  • La première passerelle d’indicateurs s’attache aux activités des entités en fonction des revenus qu’elles perçoivent. La passerelle est franchie dans le cas ou plus de 75 % des revenus globaux d’une entité au cours des deux derniers exercices fiscaux ne proviennent pas de son activité commerciale ou si plus de 75 % des actifs qu’elle possède sont des biens immobiliers ou d’autres biens privés d’une valeur particulièrement élevée.
  • La deuxième passerelle intègre l’élément transfrontalier. Si la société perçoit l’essentiel de ses revenus pertinents via des transactions liées à une autre juridiction ou transfère ces revenus pertinents à d’autres sociétés situées à l’étranger, la société passe à la passerelle suivante.
  • La troisième passerelle va analyser les services de gestion et d’administration de l’entreprise et voir s’ils sont assurés en interne ou sous-traités.

Une entreprise franchissant les trois passerelles devra apporter dans sa déclaration fiscale des informations spécifiques concernant les locaux de l’entreprise, ses comptes en banque, la résidence fiscale de ses administrateurs ainsi que celle de ses salariés.

Ces informations sont qualifiées d’« indicateurs de substance » et chaque déclaration devra être accompagnée de preuves à l’appui. Une entreprise qui ne peut garantir la validité de ces indicateurs de substance sera considérée comme une « coquille » et donc une entité écran.

Si une entreprise est considérée de la sorte, elle n’aura donc plus droit aux allègements fiscaux et aux avantages du réseau de conventions fiscales de son État membre et ne pourra plus bénéficier du traitement prévu par les directives mère-filiale et intérêts et redevances.

Après son adoption par les États membres, la directive devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2024.


Avec 145 millions d’habitants et un sous-sol extrêmement riche, la Russie est la onzième économie mondiale avec une croissance de 4% en 2021 malgré la crise du Covid. Elle représente un marché trés attractif pour les PME et ETI exportatrices françaises et les frontières du pays sont réouvertes aux ressortissants français depuis août 2021, permettant ainsi les missions d’affaires. Les rencontres Russie 2022 vous aideront à mieux comprendre les enjeux de ce marché.

Le marché russe est immense et plein d’opportunités dans presque tous les secteurs. Cependant, ce n’est pas une cible que l’on aborde sans informations et accompagnement préalable. C’est pourquoi Business France et la Team France export vous proposent ces rencontre Russie afin de mettre à jour vos connaissances sur le marché russe : logistique, douanes, certifications, outils financiers mais aussi focus sectoriels avec la participation de grands comptes russes intéressés par des produits et solutions françaises. Les partenaires de la Team France export Russie seront également là pendant ces rencontres Russie 2022 pour vous conseiller et vous accompagner dans votre approche de ce marché incontournable.

Evènement gratuit réservé aux entreprises

Adresse des rencontres Russie 2022 :

Business France Paris
77 boulevard Saint-Jacques 75014 Paris

S’enregistrer

AU PROGRAMME

Le Programme est provisoire et susceptible de subir des modifications 

Evénement en Présentiel avec rediffusion

Vendredi 04 février 2022
09h00 –  Allocutions d’ouverture
  • Christophe LECOURTIER, Directeur Général de BUSINESS FRANCE
  • S.E.M. Pierre LEVY, Ambassadeur de France en Russie
9h30 Dynamique économique et climat des affaires en Russie
  • Laurent CHARPIN, Chef du Service Economique Régional de Moscou, Ambassade de France en Russie
  • David LASFARGUE, Président du comité Russie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), JEANTET Moscou
  • Hugues LAURENT, Directeur d’A. Raymond Russie
10h05 Perspectives et opportunités dans le commerce courant avec la Russie
  • Edwige PRESLE-WEISS, Attachée douanière régionale, Ambassade de France en Russie
  • Dimitri BOCANCEA, Directeur de SERCONS France
  • Cyril PACARY, Directeur de CEVA Logistics Russie
10h40 L’agriculture et l’agroalimentaire en Russie: deux secteurs en profonde mutation
  • Jean-Baptiste DEMONT, Directeur Appui aux Entreprises, Chambre de Commerce Franco-russe, partenaire TFE AGROTECH
11h15 Optimisation des process et digitalisation de l’industrie russe 
  • Remy BERTHONNEAU, Directeur de Centre France Export ( groupe CIFAL)
  • Eric AUBSPIN, Président PHOSPHORIS
11h50 Les nouveaux modes de consommation en Russie
  • Katia GERDT,  décoratrice d’intérieur et Directrice du bureau de design Katia Gerdt ( Russie)
  • Guillaume DUBUIS,  Directeur de Dualest
12h25 La Russie : terre d’opportunités pour les startups et licornes françaises
  • Euryale CHATELARD, Présidente de la French tech Moscou
  • Sviatoslav BEYSENS, Directeur des Relations Institutionnelles BLABLACAR
14h30 – 18h00 – B2B –  Rendez-vous d’affaires individuels

INTERVENANTS

Christophe LECOURTIER : Directeur Général, Business France

Pierre LÉVY :Ambassadeur de France en Russie

David LASFARGUE : Président du comité Russie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), 
Associé du cabinet et responsable du bureau de Moscou, JEANTET

Dimitri BOCANCEA : Directeur succursale France, SERCONS

Cyril PACARY :Directeur de CEVA Logistics Russie

Eric AUBSPIN : Président de PHOSPHORIS

Jean-Baptiste DEMONT : Directeur Appui aux Entreprises, Chambre de Commerce Franco-russe, partenaire TFE AGROTECH

Remy BERTHONNEAU : Directeur de Centre France Export, Groupe CIFAL

Sviatoslav BEYSENS : Directeur des Relations Institutionnelles

La nouvelle est historique ! Comme un pied de nez à la sinistre affaire des sous-marins australiens, l’industrie militaire française signe le plus gros contrat de son histoire avec la commande par les Emirats Arabes Unis de 80 avions Rafale pour montant d’environ 14 milliards d’euros sans les armements. C’est du jamais-vu pour Dassault, le fleuron de notre aviation, qui collectionne les succès à l’export depuis quelques années et dont l’action a bondi de 9% à la suite de cette annonce. Les Emirats ont également commandé 12 hélicoptères de combat Caracal.

Par Franck Boccara

La signature de ce contrat historique avec les Émirats arabes unis (EAU) était attendue et elle s’est belle et bien concrétisée avec la vente de 80 avions Rafales. C’est la plus grosse commande à l’international pour l’avion de chasse français depuis son entrée en service en 2004.

A la suite de l’annonce de cette vente record, le président français n’a pas manqué de souligner son aspect historique en précisant que c’était « le plus gros contrat à composante militaire de l’histoire » . « Cet engagement français dans la région, cette coopération active dans la lutte contre le terrorisme, les positions claires que nous avons prises font que nous avons accru notre proximité avec les Émirats arabes unis. Et dans un moment où ils se sont sans doute posé plus de questions sur d’autres partenaires historiques, je pense que cela renforce la position de la France ».

Le ministère des armées parle d’un contrat d’environ 14 milliards d’euros pour ces 80 avions Rafale. Une somme record dans l’histoire de l’industrie militaire française, et même dans l’industrie française tout secteurs confondus. On peut d’ailleurs ajouter à ce montant la commande pour un milliard d’euros de 12 hélicoptères de combat Caracal (H225M) conçus par Airbus Helicopters à Marignane, et de 2 milliards d’armements pour MBDA.

Le résultat de longues tractations

La nouvelle est excellente pour les nombreuses PME et ETI sous-traitantes de ces grands groupes puisque ces 80 avions Rafale seront construits en France, ainsi que les hélicoptères et les armements associés.
Emmanuel Macron a évoqué la « longue relation » entre la France et les Emirats Arabes Unis » qui « s’est intensifiée ces dernières années dans la lutte contre le terrorisme et les efforts pour stabiliser la région. Tout cela a accéléré des discussions que nous avions depuis parfois longtemps et a permis de conclure une série d’accords sur le plan militaire », précise-t-il.

Florence Parly, la ministre des Armées, se réjouit de son côté des retombées pour l’industrie française et évoque un an et demi de négociations intenses pour cette commande record. D’autres contrats et accords de coopérations dans le domaine de l’énergie ont également été signés par les champions français du secteur – Engie, TotalEnergies ou TechnipEnergies.

Un partenariat géopolitique fort

« Outre la présence de trois bases militaires françaises sur le territoire émirien, cette confiance mutuelle (entre la France et les Émirats) se traduit par l’acquisition de 80 avions Rafale, 12 hélicoptères Caracal, et d’éléments associés. Il s’agit d’un aboutissement majeur du partenariat stratégique entre les deux pays », a déclaré la présidence française dans un communiqué venant marquer l’ampleur de ces relations commerciales.

Les Émirats Arabes Unies était déjà le cinquième plus gros client de l’industrie de défense française entre 2011 et 2020 avec 4,7 milliards d’euros de prises de commandes, selon le rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France.

Derrière la France, c’est aussi le groupe Dassault qui entretient un partenariat de longue date avec les Emirats. En effet, Dassault avait offert ses Mirage 5 aux nouveaux émirats dès leur création puis a équipé le pays en Mirage 2000 dans les années 80, qui seront par la suite modernisés par le groupe.

Les Emirats (à l’image de la Grèce ou de l’Inde) sont des pays à « double source », c’est à dire qu’ils choisissent deux modèles de pays différents pour s’assurer une certaine indépendance et varier leurs partenariats diplomatiques. Pour les Emirats, il est possible que la réticence de Joe Biden à leur livrer des F-35 ait pu jouer en faveur de la France. En effet, les USA se refusaient jusqu’à présent à leur fournir une version aussi évoluée de leur chasseur que celle vendue à Israël, leur premier partenaire militaire dans le région. Cette victoire commerciale française n’est finalement qu’un juste retour des choses entre les Etats-Unis et la France après l’affaire des sous-marins australiens.


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  • Renforcer votre stratégie internationale en définissant une feuille de route à moyen et long termes
  • Se positionner sur des marchés à fort potentiel selon les opportunités identifiées les plus adaptées à votre produit ou votre service
  • Adapter votre organisation pour construire votre équipe export, faire monter en compétences des membres de votre CODIR et internationaliser l’ensemble des fonctions
  • Développer vos opportunités commerciales pour multiplier votre chiffre d’affaires à l’export

Le programme de l’Accélérateur International

Ce parcours intensif de 18 mois comprend du conseil sur mesure, un parcours de 5 séminaires de formation collective et de la mise en réseau pour développer des relations business durables avec vos pairs.

Les détails du programme :

  • Du Conseil avec 15 jours incluant une demi-journée d’onboarding, 2,5 jours de stratégie d’approche marché et de priorisation pays, et 12 jours de conseil complémentaires
  • De la formation en présentiel avec 5 sessions de 2 jours en France et à l’étranger, dispensées par un organisme de formation et un parcours de e-learning sur mesure via la plateforme Bpifrance Université
  • De la mise en relation à travers votre promotion regroupant 30 entrepreneurs avec qui vous formerez un réel collectif, la communauté des 2000 Accélérés Bpifrance et l’accès aux réseaux Bpifrance et Business France.

À qui s’adresse l’Accélérateur International  ?

Aux dirigeants de PME et ETI ayant :

  • Un chiffre d’affaires supérieur à 5 M€
  • Une expérience vécue à l’international
  • Au moins 3 ans d’existence

Vous pilotez les orientations stratégiques et les décisions d’investissement de votre entreprise ? Vous êtes motivé et rempli d’ambitions pour votre entreprise, prêt à relever les défis qui s’imposent ?

Le tarif du programme est de 5 000€ HT par trimestre, payable en 6 fois soit un reste à charge total pour l’entreprise de 30 000€ HT

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