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Formation

Muriel Pénicaud, la ministre du travail a présenté son projet de réforme de la formation professionnelle le lundi 5 mars. Celui-ci s’annonce comme une refondation totale, en voici les contours. Par Franck BOCCARA Le gouvernement avait sollicité le patronat et les syndicats en leur demandant de réformer, dans le cadre de négociations, le système de formation professionnelle de fond en comble. Leur propositions, jugées trop timides, ont été partiellement rejetées et la ministre du travail a décidé de reprendre la main elle-même et d’engager un bouleversement des normes en place. Cette réforme de la formation sera inscrite dans un projet de loi censé apporter plus de sécurité aux salariés qui sera présenté à la mi-avril en conseil des ministres. Ce texte, qui contiendra également des volets « apprentissage » et « assurance chomage » complétera ainsi les ordonnances réformant le code du travail, entrées en vigueur fin 2017 et qui donnaient plus de souplesse à nos entreprises.

Le compte personnel de formation professionnelle se monétise

Premier chamboulement, la monétisation du CPF sera dorénavant évaluée en euro et non plus en heure, ce qui entrainait beaucoup d’abus. Chaque salarié va disposer de 500 euros par an, plafonnés à 5000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8000 sur dix ans. « Pour les salariés en CDD, le compte sera crédité au prorata temporis », a précisé la ministre. Cette décision va à l’encontre des syndicats, qui ont toujours contesté cette option, mettant en avant une inflation du coût des formations et d’éventuelles baisses de droits. Le mode de financement de ce compte personnel de formation devrait également être revu car jusqu’à présent l’argent était collecté et géré par les syndicats et le patronat. L’État, estimant que la gestion n’était pas idéale, propose que les Urssaf reprennent la gestion de la participation des entreprises à la formation ainsi que la cotisation qu’elles payaient. Le texte prévoit une période de transition. La collecte par les Urssaf devrait se faire d’ici 2020-2021. Il s’agit d’une contribution totale de 1% pour les entreprises de plus de 11 salariés et de 0,55% pour celles de moins de 10. Les Urssaf transfèreront ces sommes à la Caisse des dépôts.

L’Etat reprend le financement en main

Dans cette nouvelle configuration, les Opca, des organismes paritaires jusqu’alors chargés de la collecte et de la gestion des cotisations ne géreront plus l’argent. Ils seront transformés en « Opérateurs de compétences », des structures qui seront chargées, notamment, de financer les centres de formation d’apprentis (CFA). Leur fonction se concentrera plus sur le contenu des formations, l’accompagnement et les conseils aux salariés. Ces organismens étaient dans le viseur du gouvernement qui souhaiterait en voir disparaitre certains. En effet, leur multitude était une des sources de l’inefficacité du système. Cette décision devrait cependant faire hurler les syndicats comme le patronat, qui s’étaient prononcés pour une « réforme » de ces organismes, mais contre leur suppression. Une agence nationale, baptisée « France compétences », sera également mise en place et gérée par l’Etat, les organisations patronales et syndicales ainsi que les Régions, Celle-ci aura pour mission, entre autres, de réguler les prix des formations, afin que les coûts « ne dérivent pas ». Numériser la formation pour Plus de transparence et moins d’intermédiaires L’État veut reprendre le pouvoir sur ce système représentant une enveloppe de 32 milliards d’euros par an. Le but étant de réduire le nombre d’intermédiaires et d’augmenter la transparence. Le salarié sera plus autonome dans le choix des formations donc plus attentif au rapport qualité/prix Les « Mooc », les cours en ligne, seront désormais reconnus comme de vraies formations en tant que telles. Le gouvernement veut aussi numériser l’univers opaque de la formation professionnelle, le salarié pourra ainsi choisir et acheter directement sa formation via une application, sorte de Tripadvisor de la formation, pour que celui-ci se repère dans les offres de formation et qu’il puisse noter les formations et ainsi choisir les meilleures. Enfin, le gouvernement veut faciliter la reconversion professionnelle, toujours en simplifiant les possibilités d’y avoir accès. le but étant de poser les jalons à une meilleure préparation aux métiers de demain. Solidarité financière des grandes entreprises vers les TPE et PME Pour lutter contre les inégalités de formation, les TPE et PME seront aidées financièrement par les grandes entreprises. « Les TPE et PME bénéficieront d’une solidarité financière des grandes entreprises, pour faciliter l’accès de leurs salariés à la formation professionnelle » publiait le ministère du travail sur Twitter le 5 mars.
Muriel Pénicaud, la ministre du travail a présenté son projet de réforme de la formation professionnelle le lundi 5 mars. Celui-ci s’annonce comme une refondation totale, en voici les contours. Par Franck BOCCARA Le gouvernement avait sollicité le patronat et les syndicats en leur demandant de réformer, dans le cadre de négociations, le système de formation professionnelle de fond en comble. Leur propositions, jugées trop timides, ont été partiellement rejetées et la ministre du travail a décidé de reprendre la main elle-même et d’engager un bouleversement des normes en place. Cette réforme de la formation sera inscrite dans un projet de loi censé apporter plus de sécurité aux salariés qui sera présenté à la mi-avril en conseil des ministres. Ce texte, qui contiendra également des volets « apprentissage » et « assurance chomage » complétera ainsi les ordonnances réformant le code du travail, entrées en vigueur fin 2017 et qui donnaient plus de souplesse à nos entreprises.

Le compte personnel de formation professionnelle se monétise

Premier chamboulement, la monétisation du CPF sera dorénavant évaluée en euro et non plus en heure, ce qui entrainait beaucoup d’abus. Chaque salarié va disposer de 500 euros par an, plafonnés à 5000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8000 sur dix ans. « Pour les salariés en CDD, le compte sera crédité au prorata temporis », a précisé la ministre. Cette décision va à l’encontre des syndicats, qui ont toujours contesté cette option, mettant en avant une inflation du coût des formations et d’éventuelles baisses de droits. Le mode de financement de ce compte personnel de formation devrait également être revu car jusqu’à présent l’argent était collecté et géré par les syndicats et le patronat. L’État, estimant que la gestion n’était pas idéale, propose que les Urssaf reprennent la gestion de la participation des entreprises à la formation ainsi que la cotisation qu’elles payaient. Le texte prévoit une période de transition. La collecte par les Urssaf devrait se faire d’ici 2020-2021. Il s’agit d’une contribution totale de 1% pour les entreprises de plus de 11 salariés et de 0,55% pour celles de moins de 10. Les Urssaf transfèreront ces sommes à la Caisse des dépôts.

L’Etat reprend le financement en main

Dans cette nouvelle configuration, les Opca, des organismes paritaires jusqu’alors chargés de la collecte et de la gestion des cotisations ne géreront plus l’argent. Ils seront transformés en « Opérateurs de compétences », des structures qui seront chargées, notamment, de financer les centres de formation d’apprentis (CFA). Leur fonction se concentrera plus sur le contenu des formations, l’accompagnement et les conseils aux salariés. Ces organismens étaient dans le viseur du gouvernement qui souhaiterait en voir disparaitre certains. En effet, leur multitude était une des sources de l’inefficacité du système. Cette décision devrait cependant faire hurler les syndicats comme le patronat, qui s’étaient prononcés pour une « réforme » de ces organismes, mais contre leur suppression. Une agence nationale, baptisée « France compétences », sera également mise en place et gérée par l’Etat, les organisations patronales et syndicales ainsi que les Régions, Celle-ci aura pour mission, entre autres, de réguler les prix des formations, afin que les coûts « ne dérivent pas ». Numériser la formation pour Plus de transparence et moins d’intermédiaires L’État veut reprendre le pouvoir sur ce système représentant une enveloppe de 32 milliards d’euros par an. Le but étant de réduire le nombre d’intermédiaires et d’augmenter la transparence. Le salarié sera plus autonome dans le choix des formations donc plus attentif au rapport qualité/prix Les « Mooc », les cours en ligne, seront désormais reconnus comme de vraies formations en tant que telles. Le gouvernement veut aussi numériser l’univers opaque de la formation professionnelle, le salarié pourra ainsi choisir et acheter directement sa formation via une application, sorte de Tripadvisor de la formation, pour que celui-ci se repère dans les offres de formation et qu’il puisse noter les formations et ainsi choisir les meilleures. Enfin, le gouvernement veut faciliter la reconversion professionnelle, toujours en simplifiant les possibilités d’y avoir accès. le but étant de poser les jalons à une meilleure préparation aux métiers de demain. Solidarité financière des grandes entreprises vers les TPE et PME Pour lutter contre les inégalités de formation, les TPE et PME seront aidées financièrement par les grandes entreprises. « Les TPE et PME bénéficieront d’une solidarité financière des grandes entreprises, pour faciliter l’accès de leurs salariés à la formation professionnelle » publiait le ministère du travail sur Twitter le 5 mars.
Comme chaque année, le MEDEF organise l’université du numérique et convie les entreprises à venir faire le point sur leurs compétences dans le domaine du numérique et surtout sur les solutions qui leur permettront de mieux se mettre en phase avec ces nouveaux outils qui transmorment notre manière de travailler et d’apprendre et qui, bien maitrisés, permettent à nos PME et ETI d’accéder à de formidables opportunités. http://www.medef.com/fr/actualites/le-21-et-22-mars-revolution-numerique-relevons-le-defi-des-competences www.universitedunumeriquemedef.fr A ne pas manquer !!! Par la rédaction                      
Comme chaque année, le MEDEF organise l’université du numérique et convie les entreprises à venir faire le point sur leurs compétences dans le domaine du numérique et surtout sur les solutions qui leur permettront de mieux se mettre en phase avec ces nouveaux outils qui transmorment notre manière de travailler et d’apprendre et qui, bien maitrisés, permettent à nos PME et ETI d’accéder à de formidables opportunités. http://www.medef.com/fr/actualites/le-21-et-22-mars-revolution-numerique-relevons-le-defi-des-competences www.universitedunumeriquemedef.fr A ne pas manquer !!! Par la rédaction                      
6 mars 2018 Vous souhaitez développer votre activité au Maroc ou en Algérie ? Evaluez vos opportunités de développement avec nos experts Développez-vous au Maghreb : Maroc et Algérie Pour vous aider à mettre tous les atouts de votre côté (prospection, recherche de partenaires, implantation…), la CCI des Hauts-de-Seine organise à votre attention une journée d’entretiens personnalisés avec les spécialistes des marchés du Maghreb. Les rendez-vous individuels de 45 minutes avec nos experts vous permettront de valider votre projet export et d’obtenir les clefs d’accès à ces marchés porteurs. Le Maghreb : un espace de croissance et d’opportunités Nombreuses opportunités dans des secteurs très variés, et de grands projets d’investissements en cours
  • Les secteurs porteurs au Maroc et en Algérie
Automobile, aéronautique, agro-alimentaire, électronique, mécanique, secteur agricole, tourisme, transport, BTP, énergies renouvelables, environnement (eau, air, déchets)…
  • Comment aborder ces marchés ?
L’accès à ces marchés nécessite néanmoins une bonne connaissance de leurs atouts. Durant cette journée, vous pourrez identifier un Conseiller International de la CCI92 qui répondra à vos besoins d’information, financement, prospection à l’export. Vous découvrirez aussi des opportunités d’affaires (missions de prospection) au Maroc et en Algérie ainsi que les clés pour aborder ces marchés dans les meilleures conditions par le biais de notre réseau de Chambres de Commerce à l’étranger. Dirigeant, directeur commercial, responsable export/chef de zone export : •Vous recherchez des partenaires à l’étranger, nos missions de prospection sont la solution. •Rencontrez nos Experts Pays et adoptez la meilleure stratégie d’approche Afin de mieux aborder ces pays et les opportunités d’affaires qu’ils offrent, nous vous proposons de rencontrer des experts de cette zone en un seul jour et en un seul lieu, au cours d’un entretien gratuit et personnalisé de 45 minutes Le mardi 6 mars 2018 de 10h15 à 17h00 à Nanterre INFORMATIONS PRATIQUES Durée des entretiens : 45 minutes Lieu : CCI Hauts-de-Seine 55 place Nelson Mandela 92000 Nanterre Plan d’accès Contact : Frédéric AGOSTINHO Inscription gratuite dans le lien ci-dessous (nombre de places limité) https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/cci92/entretiens-experts-maghreb-algerie-et-maroc-le-6-mars

Rejoignez CCI Business, la dynamique des entreprises du Grand Paris !

Projet de développement économique majeur pour la région Ile-de-France, le Grand Paris offre la possibilité pour les entreprises de se positionner sur des marchés porteurs.

CCI Business Grand Paris adresse toutes les PME – PMI* et ETI qui recherchent des opportunités d’affaires, des partenaires ou un accompagnement. Le Grand Paris va générer plus de 100 milliards d’euros d’investissements supplémentaires d’ici 2030. Pour permettre aux entreprises de tirer parti de cette opportunité, la CCI Paris Ile-de-France a mis en place la plateforme des investissements CCI Business, qui regroupe les maîtres d’ouvrage en charge des financements et responsables des futurs projets. Elle propose un dispositif complet pour les entreprises. Les marchés concernés par le Grand Paris sont : les transports, le logement, l’aménagement, et plus largement, la smart city. La cible : CCI Business Grand Paris adresse les entreprises du bâtiment, des travaux publics, du ferroviaire, du secteur de l’énergie, des télécom, les BE ou toutes entreprises proposant des solutions innovantes qui s’inscrivent dans la chaine de valeur des travaux des maitres d’ouvrage du Grand Paris

Le dispositif CCI Business Grand Paris c’est :

Portail unique dédié aux entreprises qui rend visible les investissements portés par les maîtres d’ouvrage et les donneurs d’ordre Rencontres maîtres d’ouvrage/entreprises pour donner les éclairages nécessaires sur les projets et favoriser le networking Offre de services dédiée permettant aux PME-PMI d’anticiper les opportunités des marchés Grand Paris dans les meilleures conditions en se préparant au mieux en amont des appels d’offres. La plateforme des investissements du Grand Paris est un projet porté par la CCI Paris Ile-de-France, elle réunit les partenaires du monde économique (les principales fédérations professionnelles concernées) et les pouvoirs publics (Etat et Union Européenne). *les PME-PMI au sens européen : entreprises de moins de 250 salariés dont le chiffre d’affaires n’excède pas 50 M€ ou dont le total du bilan annuel n’excède pas 43 M€ et n’étant pas détenu à plus de 25% par un grand groupe et hors perception sur les trois derniers exercices fiscaux d’une aide du Fond Européen n’excédant pas 200K€

CCI Business Grand Paris est un projet cofinancé par le FEDER

Votre contact CCI Business

 
Visuel Juliette CARRASCO GRAFF Juliette Carrasco Graff Responsable CCI Business Grand Paris ccibusiness@cci-paris-idf.fr

   
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