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No Code : Pourquoi les PME doivent s’en saisir ?

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No Code : les PME doivent s'en servir

Popularisé pour sa promesse d’accessibilité, le No Code permet de mettre en place rapidement des outils « clé-en-main », sans partir de zéro. Utilisateurs et entreprises piochent dans une vaste bibliothèque de services pour assembler des solutions, comme des interfaces de paiement ou des CRM.

Par Guillaume Pliszczak, Co-fondateur du collectif Neodelta

Cette opportunité « d’assembler et de désassembler » des blocs de logiciels offre une véritable flexibilité grâce à des outils “clé-en-main”. C’est pourquoi ces nouveaux outils et connecteurs No Code ont longtemps été la chasse gardée des startups, leur assurant une entrée sur le marché rapide pour ces entreprises innovantes. Cependant, il serait maladroit de cantonner ces outils au monde des start-ups.

Être flexible face à un marché toujours plus exigeant et concurrentiel

Les PME ont un intérêt grandissant à s’armer d’outils numériques flexibles. Face à l’apparition massive de nouvelles technologies et une compétition accrue des entreprises pour se différencier sur leur marché, les outils nocode répondent à deux besoins :

  • Rapidité d’exécution : Dans un marché dynamique, la rapidité est essentielle. Le No Code permet de déployer des solutions en un temps record, réduisant ainsi le délai entre la conception et la mise en production.
  • Maintenance simplifiée : Une fois les équipes formées, la maintenance des solutions No Code devient plus simple et peut être gérée en interne, ce qui réduit la dépendance vis-à-vis des prestataires externes. 

Cependant, le No Code présente des limitations qui peuvent être critiques pour certaines entreprises :

  • Personnalisations limitées : Pour des besoins très spécifiques, le nocode peut montrer ses limites. Les personnalisations poussées nécessitent souvent une intervention en code.
  • Croissance restreinte : Les capacités de croissance offertes par le nocode sont souvent limitées par les fonctionnalités prédéfinies des plateformes utilisées. En revanche, le développement sur mesure via le code offre des possibilités infinies, les seules limites étant les budgets et les délais.

Embrasser le potentiel des solutions hybrides Le véritable défi pour les entreprises réside dans l’intégration optimale du No Code et du code au sein de leurs équipes. Les entreprises qui réussiront dans les dix prochaines années seront celles qui sauront quand et comment utiliser le code et le nocode de manière complémentaire. Voici pourquoi l’alliance des deux est gagnante :

  • Tester rapidement des idées : En utilisant le No Code pour des prototypes et le code pour des développements plus robustes, les entreprises peuvent innover plus rapidement et de manière plus flexible.
  • Libérer du temps pour des tâches à forte valeur ajoutée : Les développeurs peuvent se concentrer sur des tâches complexes et stratégiques, tandis que les solutions No Code gèrent les opérations plus routinières.
  • Réduire les coûts et les risques : Une approche hybride permet de maintenir un équilibre entre efficacité et contrôle des coûts, tout en minimisant les risques liés aux erreurs de calcul dans les investissements technologiques.

3 points clés pour intégrer une solution hybride au sein de son entreprise :

Pour intégrer efficacement des solutions hybrides, les entreprises doivent :

  1. Penser à l’écosystème global : Les différents départements doivent utiliser des outils spécialisés tout en assurant leur interopérabilité. Une approche macro permet de rationaliser les choix technologiques.
  2. Offrir un support technique solide : Les équipes doivent bénéficier d’un appui opérationnel, technique et sécurisé pour optimiser l’utilisation des outils hybrides.
  3. Impliquer les équipes : Les utilisateurs finaux doivent être inclus dès le début du projet et formés adéquatement pour s’assurer qu’ils utiliseront ces nouveaux outils à leur plein potentiel.

En 2024 et au-delà, les entreprises qui sauront allier code et No Code seront celles qui réussiront à prendre de l’avance sur leurs concurrents. Cette flexibilité technologique est la clé pour naviguer dans un environnement économique en perpétuelle évolution. Les dirigeants de PME et ETI doivent donc envisager l’avenir non pas en termes de choix exclusif entre code et No Code, mais en exploitant la puissance des deux de manière synergique.

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Dans un monde où la gestion patrimoniale exige à la fois expertise, rigueur et sens du service, Everfair Group se distingue par une approche résolument globale et sur mesure. En alliant conseil stratégique, solutions d’investissement diversifiées et accompagnement personnalisé, cette société offre à ses clients un cadre de confiance unique, fondé sur la transparence, la disponibilité et une exigence de résultats. Doté d’une vision internationale, Everfair Group accompagne également ses clients avec une approche à 360°, qu’il s’agisse d’organisation patrimoniale, de private equity, de cession d’actifs ou de financement immobilier. L’humain, l’écoute et l’excellence sont au cœur de sa démarche. Philippe Buerch, fondateur et dirigeant d’Everfair Group, prend ici la parole pour partager sa vision, ses engagements et les valeurs qui guident son action au quotidien.
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« On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ». Pourtant, depuis des décennies, le discours managérial repose sur une idée tenace : un bon manager doit savoir motiver les collaborateurs. Et lorsque l’engagement n’est pas au rendez-vous, l’explication paraît évidente : le manager n’a pas su créer l’élan nécessaire. Cette vision repose pourtant sur un malentendu. Et ce malentendu peut coûter très cher en énergie dépensée, en relations abîmées, en managers épuisés à la tâche parfois impossible de rendre enthousiastes des personnes qui ne le veulent pas.

Par Francis Boyer – Président d’OVER SWEETCH Motiver quelqu’un : une illusion bien entretenue Le verbe motiver vient du latin motivare, qui signifie « justifier par des motifs ». Motiver quelqu’un consiste donc à lui donner des raisons d’agir : donner du sens, expliquer un objectif, promettre une récompense. Autrement dit, on cherche à influencer le comportement d’une personne pour satisfaire les attentes de l’entreprise. La motivation renvoie à tout autre chose. Elle désigne le mouvement intérieur qui pousse une personne à agir, qui lui donne envie de s’investir dans une activité. Là où motiver repose sur des incitations extérieures, agir sur la motivation consiste à créer les conditions d’expression du désir d’agir. Cette distinction est essentielle. Plus une entreprise pilote par la prescription (fiches de poste verrouillées, procédures rigides, objectifs imposés sans discussion) plus elle retire à ses collaborateurs le sentiment d’être à l’origine de leurs actes. Or c’est précisément ce sentiment qui est au cœur de l’engagement. Ce qui fait vraiment bouger les gens Si les théories motivationnelles nous éclairent sur les facteurs qui concourent à la motivation (autonomie, reconnaissance…), elles décrivent moins bien le mécanisme qui pousse concrètement une personne à se mettre en mouvement. Deux concepts permettent de mieux le comprendre. Le premier est le locus de contrôle, décrit par le psychologue Julian Rotter. Il désigne la façon dont un individu perçoit l’origine de ce qui lui arrive. Certaines personnes attribuent leurs réussites et leurs échecs à des facteurs extérieurs : la chance, le contexte, les décisions des autres. C’est le locus externe. D’autres estiment au contraire que ce qui leur arrive est la conséquence de leurs propres choix et comportements. C’est le locus interne. Ses études démontrent que les individus en locus interne sont significativement plus autonomes, responsables et engagés que ceux qui sont en externe, non pas parce qu’ils sont plus talentueux, mais parce qu’ils se considèrent comme auteurs et acteurs de ce qu’ils vivent. Le second concept porte sur la dynamique du désir lui-même. Les travaux en neurosciences ont mis en évidence que l’action humaine est animée par deux ressorts principaux : la recherche du plaisir et l’évitement de la souffrance. Les personnes en recherche du plaisir sont généralement plus enthousiastes et plus impliquées dans ce qu’elles font. Celles qui agissent principalement pour éviter la souffrance, travailler pour payer son loyer, rester à proximité de sa famille, ne sont pas moins légitimes dans leurs choix. Mais elles n’attendent pas du travail qu’il soit une source d’épanouissement, et vouloir les convaincre du contraire est une erreur. Pour un dirigeant, ces deux grilles permettent  de se poser deux questions simples, bien qu’inconfortables : Nos collaborateurs se sentent-ils à l’origine de leurs actes ? Sont-ils là pour trouver du plaisir dans ce qu’ils font, ou pour éviter autre chose ? Que faire en fonction des motivations individuelles ? Croisés, ces deux concepts offrent une grille de lecture pertinente au manager pour ajuster sa posture en fonction de ce qui anime réellement leurs collaborateurs :
  1. Locus interne + recherche du plaisir. C’est le profil le plus autonome. Ce collaborateur sait ce qu’il veut, il s’estime capable de l’atteindre, et il y prend du plaisir. Son management se résume à une question : « De quoi as-tu besoin de ma part pour avancer ? »
  2. Locus externe + recherche du plaisir. Ce collaborateur est enthousiaste et engagé, mais il attribue facilement ses succès à la chance ou à son environnement, et ses échecs aux autres. Il a le désir d’agir, pas encore la conviction d’en être l’auteur. L’enjeu n’est pas de le motiver davantage, mais de l’aider à reprendre la main sur son propre développement : lui confier des responsabilités, après avoir obtenu son accord.
  3. Locus interne + évitement de la souffrance. Ce profil est souvent mal interprété. Ce collaborateur est fiable, autonome, il tient ses engagements, mais il n’attend pas du travail qu’il soit une source d’épanouissement. Il travaille pour gagner de l’argent pour satisfaire ses désirs qui sont ailleurs ou rester proche des siens. Il se sent pleinement responsable de ses actes, mais sa boussole n’est pas la passion professionnelle. Ce n’est pas un problème. Le manager qui tenterai de l’enthousiasmer perdrai son temps et risquerait de l’irriter car ce n’est pas ce qu’il attend. Mieux vaut clarifier officiellement que ce n’est pas son souhait, donc que vouloir le motiver n’est pas un sujet.
  4. Locus externe + évitement de la souffrance.C’est la configuration qui semble la plus délicate. Ce collaborateur subit son travail et en rend l’environnement responsable. Parce qu’il n’a ni l’envie d’être épanoui au travail et qu’il considère qu’il n’a pas le pouvoir de changer les choses, vouloir le motiver est non seulement vain, mais contre-productif. C’est cette configuration qui appelle le contrat moral.
Quand la motivation n’est pas le sujet : le contrat moral Face à un collaborateur qui n’attend pas du travail qu’il soit une source de plaisir, la tentation managériale classique est « motiver les collaborateurs » et de « trouver ce qui va le faire bouger ». Une alternative plus efficace existe : le contrat moral. Il ne s’agit pas d’un document RH mais le fruit d’une conversation, initiée par le manager, qui pourrait ressembler à ceci : « J’ai l’impression que tu n’attends pas de ce poste qu’il soit une source d’épanouissement. Est-ce que je me trompe ? » Si la réponse est oui, la suite est simple : « Très bien. Ce que j’attends de toi, c’est que le travail soit fait, et bien fait. Ce que je ne ferai pas, c’est te convaincre d’aimer ce que tu fais. Est-ce qu’on peut travailler sur cette base ? » Ce type d’échange a plusieurs bénéfices. Il sort le collaborateur d’un sentiment de soumission. Il le responsabilise sur son choix personnel et clarifie ce qui est principalement attendu de la relation professionnelle — la qualité d’exécution — sans lui imposer une attitude enthousiaste qu’il ne recherche pas. Et il libère le manager d’une activité épuisante et vouée à l’échec. La condition pour que ce contrat tienne : il doit être dit à voix haute, explicitement, par le collaborateur lui-même. La déclaration publique — même à deux — transforme une situation subie en choix assumé. Ce contrat ne convient pas à tout le monde, et il ne règle pas tout. Mais il pose une question que beaucoup de managers évitent : jusqu’où suis-je responsable du désir de l’autre ? Le rôle du manager en ce qui concerne la motivation Le rôle du manager n’est pas de déclencher la motivation. Il est de ne pas l’étouffer chez ceux qui l’ont — et de ne pas s’épuiser à la fabriquer chez ceux qui n’en veulent pas. C’est un changement de posture plus radical qu’il n’y paraît. Il suppose d’accepter que certains collaborateurs soient pleinement compétents et fondamentalement indifférents à l’idée de s’épanouir dans leur travail. Il suppose aussi de renoncer à la fiction commode selon laquelle un manager suffisamment habile peut rendre n’importe qui enthousiaste — fiction qui fabrique autant de managers épuisés que de collaborateurs infantilisés. La vraie compétence managériale, dans ce domaine, tient en trois gestes : reconnaître ce qui motive réellement chaque collaborateur, créer les conditions pour que cette motivation s’exprime librement, et avoir le courage de ne pas vouloir motiver quand ce n’est pas le sujet.
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