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Le Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle à Lille Grand Palais le 1er et 2 février

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Le Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle à Lille Grand Palais s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent évoluer dans leur carrière, valider leurs acquis professionnels, préparer un concours ou un diplôme ou suivre l’évolution de leur secteur via des formations afin de faire contribuer à l’évolution de leur entreprise.

Formation et Evolution professionnelle :

La « formation tout au long de la vie » (également appelée formation continue ou formation professionnelle) permet au salarié de progresser dans sa carrière professionnelle. Elle est, par ailleurs, reconnue par les entreprises comme une nécessité absolue pour que leurs ressources humaines restent performantes dans un monde où tout évolue très vite.

Rencontrer les bons interlocuteurs de la formation et de l’Évolution Professionnelles

Organisé en 4 secteurs et classés par thématique (Changer, Progresser, Se Former, Créer), le Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle est un rendez-vous unique pour rencontrer les bons interlocuteurs (structures d’information et de financement, organismes de formation privés et publics, institutionnels, outils pédagogiques, e-formation). Tous ces acteurs seront là pour répondre aux questions qui vous préoccupent, notamment en terme de démarches pour le Compte personnel de formation (CPF)l’entretien professionnel encadré, la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), le Congé Individuel de Formation (CIF), le contrat de professionnalisation ou encore les formations à distance.

Le Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle représente l’occasion idéale de choisir les organismes publics, consulaires et privés comme futurs partenaires, d’échanger avec les représentants d’institutions afin d’être orienté dans vos choix ou d’optimiser vos achats en matière de formation.

Créer ou reprendre une entreprise

Créer ou reprendre une entreprise ne s’improvise pas. Le Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle vous apportera conseil et accompagnement en vous indiquant toutes les clés initier, développer et réussir votre projet, en vous informant clairement sur les dispositifs d’aides juridiques, commerciaux, financiers ou d’accompagnement…

A qui s’adresse le Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle ?

• Salariés
• Demandeurs d’Emploi
• Chefs d’Entreprise
• Directeurs des Ressources Humaines
• Responsables Formation

Les conférences du Salon de la Formation et de l’Évolution Professionnelle :

Les conférences seront animées par un journaliste, en collaboration avec des spécialistes de la formation. Elles permettront d’obtenir des réponses claires aux questions qui vous préoccupent. A l’issue de chaque conférence, les participants sont invités à échanger directement avec les intervenants et les questionnant et en discutant ouvertement sur la thématique abordée.

Information pratiques

ADRESSE: 
1 Boulevard des Cités Unies, 59777 Lille

Horaire : de 9h30 à 18h

Téléphone : 03 20 14 15 16


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Risque de change en Afrique ; un enjeu à prendre en compte pour les PME et ETI
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Trois exemples concrets :
1. Une PME industrielle exporte du matériel en Angola Facturation en dollars pour contourner la volatilité du kwanza (AOA). Mais entre la commande et le paiement, le dollar se déprécie de 8 % face à l’euro : la marge nette s’effondre. 2. Une ETI signe un contrat de maintenance en Zambie, payé en kwacha (ZMW). Le contrat est signé à 1 EUR = 25 ZMW. Trois mois plus tard, le kwacha chute à 1 EUR = 30 ZMW. Résultat : une perte de 16,7 % sur les flux encaissés localement. 3. Une entreprise agroalimentaire investit au Nigeria. Les profits sont réalisés en nairas (NGN), mais rapatriés en euros. Le gouvernement introduit des restrictions sur l’accès aux devises. Résultat : impossibilité de convertir les profits et blocage des dividendes.

Comprendre les différentes formes de risque de change

• Risque de transaction : lié à l’achat ou à la vente de biens/services en devises étrangères. • Risque de conversion : lors du rapatriement de bénéfices réalisés localement. • Risque économique : impact des variations de change sur la compétitivité prix à moyen/long terme. • Risque de liquidité en devises : difficulté à convertir la monnaie locale en devises fortes (EUR, USD), même si le taux de change est favorable.
Trois cas concrets et chiffrés
Cas 1 – Exportation en Angola (monnaie : Kwanza – AOA) • Une PME facture 500 000 USD à un client local en août 2024. • À la signature, 1 EUR = 1,10 USD. En décembre, 1 EUR = 1,20 USD. • Impact : le paiement reçu équivaut désormais à 416 667 EUR au lieu de 454 545 EUR, soit une perte latente de 37 878 EUR (8,3 % de la transaction). • Origine de la perte : absence de couverture du taux EUR/USD. Cas 2 – Prestations en Zambie (Kwacha – ZMW) • Une ETI facture 1 000 000 ZMW pour une prestation en mars 2024 (1 EUR = 25 ZMW). • Paiement en juin, à 1 EUR = 30 ZMW. • En euros, l’encaissement passe de 40 000 EUR à 33 333 EUR. • Perte effective de 6 667 EUR, soit -16,7 % sur le chiffre d’affaires prévu. Cas 3 – Rapatriement des dividendes au Nigeria (Naira – NGN) • Une filiale locale dégage 100 M NGN de résultat net • À 1 EUR = 1000 NGN, cela représente théoriquement 100 000 EUR. • Mais la banque centrale restreint l’accès aux devises pour les non-résidents : seuls 20 M NGN peuvent être convertis immédiatement. • Reste 80 M NGN immobilisés, exposés à un dévaluation continue : si le taux passe à 1 EUR = 1400 NGN, leur valeur tombe à 57 143 EUR.

Zones monétaires : risques différenciés

• Zone franc CFA (UEMOA / CEMAC) : parité fixe avec l’euro, convertibilité garantie par le Trésor français. Moindre risque de change, sauf en cas de réformes monétaires ou tensions politiques. • Pays à régimes de change flottant ou administré : Nigeria, Angola, Ghana, Zambie, Égypte. Forte volatilité, contrôle des changes fréquent. • Marchés dollarisés (RDC, Zimbabwe) : instabilité chronique des politiques monétaires locales, même en dollar.

Outils de gestion du risque de change

• La facturation en EUR ou USD limite l’exposition directe mais transfère le risque au client ce qui peut être un frein commercial. • Les contrats avec clause d’indexation c’est à dire l’ajustement automatique du prix en fonction de l’évolution d’un taux de change de référence. • La couverture via instruments financiers : • Contrats à terme (forwards) : verrouillent un taux de change à une date future. • Options de change : assurent un niveau de protection tout en laissant une marge de flexibilité. • Swaps de devises : pour les entreprises ayant des besoins croisés en devises (rares chez les PME). Attention : ces outils sont souvent inaccessibles sur les devises illiquides africaines. D’où l’intérêt de structurer les flux dans des devises convertibles (USD, EUR) et de s’appuyer sur des banques partenaires disposant d’une capacité régionale.

Stratégie recommandée pour les PME et ETI

• Cartographier l’exposition au risque de change par zone, devise, durée, fréquence des flux. • Structurer les contrats en fonction de la liquidité des devises et du degré de contrôle étatique. • Mettre en place un processus de veille sur les politiques monétaires locales, en analysant les politiques de contrôle des changes de chaque pays : les règles peuvent changer du jour au lendemain (cas du Nigeria ou de l’Éthiopie). • Recourir à des intermédiaires spécialisés ou à des bureaux de représentation sur place pour optimiser la gestion financière locale. Nos recommandations : • Éviter la facturation exclusive en devise locale, sauf si un mécanisme d’ajustement est prévu dans le contrat. • Utiliser des outils de couverture (forwards, options) dès que les montants le justifient. • Préférer, quand cela est possible, les zones CFA (Franc CFA – UEMOA et CEMAC), rattachées à l’euro, pour réduire la volatilité. Le développement ne peut s’envisager sans une stratégie robuste de gestion du risque de change en Afrique. Celle-ci ne se limite pas à un arbitrage entre EUR et USD : elle nécessite une compréhension fine des environnements monétaires locaux, de leur dynamique politique, et des pratiques bancaires locales. Une gestion active du risque de change est un marqueur de maturité financière. Et pour les PME et ETI, elle devient un levier de différenciation concurrentielle.
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