Pour cette nouvelle année, MEDEF International organise l’édition 2024 des Vœux Europe-Eurasie, le mercredi 10 janvier 2024 à partir de 19h00. L’évènement va rassembler les acteurs impliqués dans ces relations tels que les présidents de conseil de la région, les ambassadeurs du continent basés à Paris, les institutions publiques françaises ainsi que les partenaires et représentants d’entreprises françaises membres de MEDEF International.
Autour d’un cocktail, ces vœux sont une opportunité exceptionnelle d’échanges ainsi que l’occasion de :
faire le bilan des activités « Europe » et « Eurasie » réalisées en 2023 ;
présenter nos projets, objectifs et actions à venir sur le continent européen pour l’année 2024.
Seront présents lors de ces Vœux Europe-Eurasie :
Mme Marie-Ange DEBON, présidente du conseil d’entreprises France – Europe du Nord de MEDEF International ; présidente du Directoire de KEOLIS
M. Stéphane ESPINASSE, président des conseils d’entreprises France – Hongrie, France – République Tchèque et France – Slovaquie de MEDEF International ; président d’IVECO France et responsable IVECO BUS Monde
M. Claude IMAUVEN, président du conseil d’entreprises France – Mongolie et du conseil d’entreprises France – Ouzbékistan de MEDEF International ; président du conseil d’administration d’ORANO
M. Jean LEMIERRE, président du conseil d’entreprises France – Turquie de MEDEF International ; président du Conseil d’Administration de BNP PARIBAS
M. Christophe PETIT, président du conseil d’entreprises France – Balkans et du conseil d’entreprises France – Turkménistan de MEDEF International ; directeur général adjoint de BOUYGUES BATIMENT INTERNATIONAL
M. Guy SIDOS, président de la partie française du conseil des affaires franco-kazahstanais ; PDG de VICAT
Il serait souhaitable bien vouloir confirmer votre participation avant la date limite d’inscription fixée au lundi 8 janvier 2024.
Lieu : Siège du Medef, 55 avenue Bosquet 75007 Paris
Les marchés financiers chinois ont subi récemment une forte volatilité imputable à un durcissement de la réglementation, aux tensions géopolitiques et au ralentissement économique causé par une politique « zéro Covid » draconienne. Toutefois, 2023 – l’année du Lapin d’Eau, symbole de paix et de retour à la normale, entre autres – pourrait ouvrir un nouveau chapitre pour les actions chinoises et offrir de nombreuses opportunités, en particulier dans les secteurs liés à la consommation.
Les actions chinoises avaient enregistré de solides performances en 2020, avant de s’effondrer en 2021–2022 sous l’effet de plusieurs décisions politiques et d’autres événements qui ont accru la nervosité des investisseurs étrangers. Citons ainsi un durcissement de la réglementation dans certains secteurs, les déboires financiers du géant immobilier Evergrande et les exigences de transparence plus strictes imposées aux sociétés chinoises cotées aux États-Unis – sans oublier la très stricte politique « zéro Covid » de Pékin, ou les craintes d’invasion de Taïwan dans le sillage de l’offensive russe en Ukraine.
Toutefois, 2023 devrait être une année de normalisation pour l’économie et les marchés financiers du pays, ce qui pourrait inciter les investisseurs à s’intéresser aux actions chinoises. Voici les raisons pour lesquelles nous estimons que les investisseurs internationaux devraient envisager de faire une place à la Chine dans leurs portefeuilles.
Un horizon qui s’éclaircit
Les actifs chinois ont fait l’objet de ventes massives ces deux dernières années, sous l’effet de cinq facteurs de risque : le durcissement de la réglementation, en particulier pour les grands acteurs d’internet, la crise de l’immobilier, la politique zéro Covid, des considérations politiques locales et les tensions entre la Chine et les États-Unis.
Concernant les quatre premiers points, les voyants sont tous repassés au vert. Non seulement le pays a mis un terme à cette phase de durcissement de la réglementation, mais il a en outre pris des mesures de soutien au secteur privé, aux géants d’internet et au monde de l’immobilier. Ajoutons que le gouvernement a mis en œuvre des changements concrets depuis le Congrès du parti, en octobre dernier. La politique zéro Covid a été levée et la Chine a rouvert ses frontières le 8 janvier – certes un peu brusquement, mais ce revirement était nécessaire et il constitue une bonne nouvelle pour le pays comme pour le reste du monde.
S’agissant des tensions géopolitiques avec les États-Unis, les risques n’ont pas disparu sachant que les deux pays resteront de grands rivaux. Les tensions entre les États-Unis et la Chine, qui si elles sont remontées après l’incident du « ballon espion » chinois, ne devraient pas s’intensifier selon nous. Nous pensons que la reprise économique post-covid sera le principal moteur des actions chinoises en 2023.
Dans le même temps, l’organisme chargé de contrôler la procédure d’audit des sociétés cotées aux États-Unis, le PCAOB (Public Company Accounting Oversight Board), a annoncé avoir terminé sans incident l’examen d’un premier ensemble de sociétés chinoises et il a obtenu le droit d’inspecter certaines entreprises chinoises. Si ces avancées repoussent à 2025 le risque de voir les groupes chinois rayés de la cote aux États-Unis, les dernières déclarations des autorités américaines laissent de plus en plus espérer que de telles radiations pourront être évitées. Ces nouvelles sont arrivées juste au moment où les principaux décideurs chinois, réunis lors de la Conférence centrale sur le travail économique (le principal événement économique du pays) annonçaient vouloir faire de l’encouragement de la demande intérieure une priorité pour 2023.
Compte tenu de la réouverture plus précoce que prévu de l’économie chinoise, de la poursuite de l’assouplissement des mesures de l’État et du revirement manifeste du gouvernement en faveur de la croissance, nous pouvons nous attendre à ce que l’activité redémarre en 2023 ; même si la rapidité de la levée des restrictions peut induire quelques difficultés à court terme.
Nous estimons désormais que la croissance du PIB chinois devrait commencer à remonter au deuxième trimestre, pour atteindre environ 5.0% sur l’année pleine, ce qui ferait de la Chine la seule grande économie du monde à connaître une accélération de la croissance de son PIB.Des perspectives de croissance optimistes, alimentées par la demande intérieure
Certes, une hausse des infections au Covid risque de peser sur les dépenses des ménages en première partie d’année, mais la situation devrait s’améliorer dès le deuxième trimestre, avec la mise en œuvre par Pékin de sa politique d’encouragement de la croissance et de la consommation. En outre, les dépenses des ménages seront sans doute également tirées à la hausse par :
la consommation de l’épargne excédentaire qu’ils ont accumulée. Les ménages chinois détiennent à ce jour une épargne excédentaire de presque 18 000 milliards de renminbi (2 500 milliards d’euros), dont 4 000 milliards de renminbi thésaurisés depuis 2020, principalement en raison des confinements.
la reprise du marché du travail. En Chine, presque un emploi sur cinq suppose un contact physique et se trouve, à ce titre, susceptible d’être affecté par la situation sanitaire. Il s’ensuit que la suppression de la politique zéro Covid et la réouverture totale de l’économie pourraient stimuler à la fois l’offre (emplois) et la demande (dépenses des ménages), ce qui devrait encourager un rebond de la consommation.
D’autres moteurs de croissance structurels favorables à la demande intérieure chinoise existent : une population de 1,4 milliard d’habitants, un PIB par habitant de plus de 12 500 dollars, une augmentation de la part du revenu des ménages consacrée à la consommation et une multiplication par cinq de la consommation totale des ménages entre 2005 et 2020.
Si, en outre, nous examinons la consommation des ménages en pourcentage du PIB, nous constatons que les dépenses des consommateurs chinois, en particulier dans les zones rurales, recèlent encore une marge de croissance substantielle. Aujourd’hui, la consommation des ménages représente 54,3 % du PIB de la Chine, un pourcentage relativement faible par rapport aux autres grands pays émergents et aux économies développées (il atteint 82,6 % aux États-Unis1 par exemple) ; ce qui illustre bien cette marge de progression considérable.
Tous ces facteurs laissent donc prévoir une hausse soutenue des dépenses de consommation chinoises, ce qui devrait alimenter la croissance du chiffre d’affaires des entreprises du pays positionnées sur les secteurs concernés au cours des prochaines années.Trois autres raisons de s’intéresser aux actions chinoisesLe marché a beau être immense, il reste sous-représenté et sous-investi
Le marché chinois des actions – à savoir les actions A, les actions H, les ADR et les actions S – affiche une capitalisation boursière cumulée de plus de 19 000 milliards de dollars2, ce qui en fait la deuxième place mondiale derrière les États-Unis, et compte plus de 6 000 sociétés cotées. Il est donc tout simplement impossible pour les investisseurs de ne pas s’y intéresser aujourd’hui.
Pourtant, malgré sa taille et sa dynamique, le marché d’actions chinois reste sous-représenté dans les allocations d’actifs et dans les indices d’actions mondiaux. Les sociétés chinoises ne pèsent ainsi qu’environ 3.6% de l’indice MSCI All Country World, contre 60.4% pour les sociétés américaines et 5.6% pour les japonaises. Les portefeuilles des investisseurs étrangers sont sous-pondérés à hauteur 4% sur les actions cotées en Chine.
Des valorisations attractives pour les sociétés chinoises
Bien que l’indice MSCI China ait déjà progressé de 35 % par rapport à son plus-bas d’octobre3, stimulé par les perspectives de réouverture du pays, nous restons convaincus du potentiel de hausse du marché chinois, dont les valorisations restent attrayantes. L’indice MSCI China affiche en effet un PER d’environ 11x, à peine inférieur à sa moyenne sur dix ans, tandis que les actions mondiales se négocient sur la base d’un PER d’environ 15x.
Nous distinguons en outre une dynamique positive pour les résultats des entreprises chinoises. Contrairement aux États-Unis, où les résultats vont sans doute marquer le pas, les bénéfices des entreprises chinoises vont probablement se redresser. La plupart d’entre elles ayant réduit les coûts ces trois dernières années, on peut s’attendre à ce que la croissance de leur chiffre d’affaires débouche sur une remontée des bénéfices en 2023.
La Chine comme facteur de diversification d’un portefeuille
Les actions chinoises peuvent représenter un vecteur efficace de diversification géographique d’un portefeuille en raison de leur faible corrélation avec les autres marchés boursiers (en particulier dans le cas des actions A de Chine continentale).En outre, la société chinoise est en train de devenir très vite plus connectée, plus urbaine, plus innovante et plus soucieuse de développement durable, autant de mutations structurelles dont les investisseurs en actions peuvent tirer le meilleur parti par le biais de placements thématiques. Nous distinguons un potentiel particulièrement significatif dans quatre domaines clés de cette nouvelle économie : 1) l’innovation technologique et industrielle, 2) la santé, 3) la transition écologique et 4) la montée en gamme de la consommation. Ce dernier thème, en particulier, devrait se traduire par de bonnes performances en 2023 compte tenu du taux d’épargne record des ménages chinois.Après 20 mois difficiles, 2023 pourrait marquer un nouveau départ pour les marchés financiers chinois et le fait que la Chine devienne une catégorie d’actifs stratégique pour les investisseurs internationaux n’est plus qu’une question de temps. S’il convient toutefois de ne pas perdre de vue certains risques (comme une flambée des contaminations au Covid ou certains événements géopolitiques), nous pensons qu’il est possible d’en atténuer un grand nombre au moyen d’une gestion active du portefeuille. Chez Carmignac, nous sommes convaincus qu’une approche sélective, indépendante de la structure des grands indices boursiers, est essentielle pour identifier les opportunités de placement les plus attrayantes, en particulier sur le vaste marché d’actions chinois. C’est pourquoi nos investissements en Chine restent ciblés sur nos convictions phares, qui tendent à s’écarter de la composition des principaux indices d’actions du pays.
1Source : Banque mondiale, dépenses de consommation finale en % (https://data.worldbank.org/indicator/NE.CON.TOTL.ZS?locations=CN)2Sources : Bloomberg, CICC Research, 20223Source : Bloomberg, rendement de l’indice MSCI China en USD entre le 31/10/2022 et le 30/12/2022
Approcher les collectivités locales portugaises afin de mieux investir et se développer sur le marché ! Le 14 novembre 2023, le Salon de l’Investissement au Portugal & des Collectivités Locales vise de rapprocher les entreprises françaises des collectivités locales en proposant divers ateliers afin de favoriser les échanges, et favoriser l’implantation et le développement des investisseurs français sur le territoire.
le Portugal s’est construit une réputation internationale favorable et ses bonnes performances économiques mêlées à une certaine douceur de vivre contribuent à faire du pays une des destination business les plus attractives en Europe. Avec en plus des ressources humaines qui ont toujours été de qualité et appréciées par les entreprises, il existe des opportunités réelles pour les PME et ETI françaises auprès des collectivités locales.
La France est le 1er pays d’investissement au Portugal. Avec la pandémie, l’attractivité du pays n’a fait que se renforcer, en raison d’un bouquet d’avantages unique : proximité géographique, fiscalité avantageuse, capital humain de qualité à des coûts très intéressant, etc.
Le Portugal est donc aujourd’hui l’un des principaux pays d’implantation des entreprises industrielles françaises à la recherche d’alternatives de production, mais aussi des centres de services partagés qui y trouvent un écosystème propice à leur bon développement.
Il n’en demeure pas moins que le Portugal propose une réponse très hétérogène en matière d’appui à l’investissement, puisque chaque ville dispose de ses propres instruments d’aide. Ce Salon vise donc à rapprocher les entreprises françaises des collectivités locales en proposant divers ateliers permettant les interactions.
Si proche de nous au niveau géographique et culturel, il est certain que l’évènement vaut le déplacement. Venez au Salon de l’Investissement au Portugal & des Collectivités Locales faire le point sur les opportunités de ce pays et en pleine expansion et découvrir les nouvelles perspectives offertes aux PME et ETI.
Vous êtes une PME ou ETI et le marché mexicain vous intéresse ? Ne manquez pas ce forum d’affaires France-Mexique ! Plus que jamais, il est temps de s’intéresser à ce pays en pleine expansion économique. Avec 130 millions de consommateurs, il représente une porte d’entrée incontournable sur les marchés nord-américains et latino-américains, une intégration au sein d’une des plus grandes zones de libre-échange au monde (le T-MEC), une insertion dans les chaînes de valeur mondiale, sans compter la modernisation en cours de l’accord commercial UE-Mexique, qui affirme le statut de puissance industrielle du Mexique.
Les relations économique franco-mexicaine sont solides et intenses : la France est le 1er employeur du pays avec pas moins de 550 entreprises françaises implantées (dont 37 groupes du CAC40). Automobile, aéronautique, fintech, agroalimentaire, pharmaceutique / équipements médicaux ou encore énergies renouvelables sont autant de domaines porteurs ayant de forts besoins et sur lesquels l’offre française est attendue et fort appréciée. En constante augmentation depuis 2009, les échanges franco-mexicains ont dépassé les 6.5 milliards d’euros en 2022.
Bien consciente de ce contexte favorable, Bpifrance, en collaboration avec le Secrétariat des Relations Extérieures du Mexique, inaugure son premier Forum d’affaires France-Mexique. L’évènement se tiendra toute la journée du jeudi 22 juin, au Hub de Bpifrance à Paris.
Au Programme
Matinée
Prise de parole : Contexte et opportunités des relations commerciales France-Mexique
Panorama des atouts et opportunités du Mexique
Le rôle de la France au service des entreprises françaises au Mexique
Les mécanismes de facilitation pour s’implanter au Mexique
Environnement d’affaires et mécanismes de facilitation pour s’implanter et exporter vers la France
Après-midi
Prise de parole : Les secteurs porteurs de demain au Mexique : quelle place pour les entreprises françaises ?
L’avenir des mobilités durables
Le dynamisme des secteurs aéronautique et aérospatial français
L’indice « MOVE » permet d’apprécier le niveau d’incertitude sur les marchés d’obligations souveraines américaines. Celui-ci se base sur les anticipations de marché quant aux mouvements attendus sur la courbe des taux américains pour les semaines à venir. L’indice « MOVE » est aux obligations ce que l’indice « VIX » est aux actions. La volatilité des taux américains a été particulièrement élevée ces 12 derniers mois. L’indice MOVE est allé tutoyer des niveaux associés à des périodes de crises historiques (crise asiatique, explosion de la bulle Internet, grande crise financière de 2008, Covid-19 – cf. cercles noirs sur le graphique).
Par Kevin Thozet – Portfolio Advisor et Membre du Comité d’Investissement chez Carmignac
« L’incertitude sur les marchés s’accroit aux points de retournement et diminue à mesure qu’une tendance se dessine ».
Pourquoi la volatilité obligataire a-t-elle été si élevée ?
Une vague inflationniste inédite en 40 ans et une Fed1 à la traine ont créé une incertitude élevée quant à l’amplitude des hausses de taux ainsi que la distance à parcourir pour amener les taux d’intérêt en territoire restrictif2. Cette incertitude a induit un comportement atypique de l’indice Move. En effet, d’ordinaire, plus on avance dans le cycle de resserrement monétaire3, plus la volatilité obligataire tend à baisser (cf. flèches noires) : avec d’une part, les taux directeurs qui se rapprochent de leurs niveaux terminaux et, d’autre part, les taux plus longs qui tendent à trouver un plafond avec le cycle économique qui avance et les moindres perspectives de croissance afférentes.
Cela n’a pas été le cas dans ce cycle de resserrement (cf. flèche rouge) ; enfin, cela n’a pas été le cas jusqu’à l’apparition de fissures dans le système bancaire régional américain et la perspective de voir la Fed mettre un terme à ce cycle de resserrement monétaire3 extraordinaire à bien des égards. Depuis, l’incertitude sur les marchés obligataires a eu tendance à diminuer, une dynamique renforcée par la baisse de la volatilité réalisée.
Aussi, on peut s’attendre à voir le contexte de volatilité extraordinaire se rééquilibrer : la course folle des taux directeurs touche à sa fin, la désinflation est bien engagée, d’autant que la conjoncture économique se dégrade doucement mais surement et la diversification retrouve ses propriétés traditionnelles. La séquence de marché à venir pourrait se prêter à être acheteur d’obligations souveraines cœurs.
Pour autant, il semble illusoire de voir l’indice MOVE revenir sur les niveaux moyens qui ont prévalu ces 10 dernières années (aux alentours de 75, cf. ligne grise) : avec d’une part, la fin des mesures de soutien exceptionnelles (assouplissement quantitatif4 notamment) qui avaient supprimé la volatilité, et d’autre part, un environnement inflationniste à venir bien moins bénin – du fait de la nature de l’inflation et du risque de voir un revirement tant sur le front des politiques monétaires que budgétaires avant que cette dernière ne soit complètement domptée.
Ainsi à plus long terme la valeur d’équilibre pour les années à venir sera selon toute vraisemblance plus proche de la période qui a précédé la grande crise financière – soit aux alentours de 100 (cf. ligne noire) – ce qui correspond à des mouvements de taux quotidiens usuels de plus ou moins 6 points de base.
Un environnement conjoncturellement favorable aux obligations souveraines donc, et plus particulièrement sur des maturités intermédiaires et longues, mais qui structurellement requiert une gestion active – la plus à même de pouvoir faire rimer volatilité avec opportunité.
L’indice Move est calculé en se basant sur la volatilité implicite des marchés d’options à 1 mois des différents points de la courbe des taux américains. Il agrège et pondère la volatilité des différents points de la courbe avec 20 % sur les taux 2 ans américains, 20 % sur les taux 5 ans, 40 % sur les taux à 10 ans et 20 % sur les taux 30 ans.
Plus il est élevé plus l’amplitude des mouvements de taux attendus est élevée et donc plus l’incertitude est forte. Ainsi l’indice Move passant de 50 en juin 2021 à 130 aujourd’hui implique une incertitude bien plus élevée sur l’amplitude des mouvements de taux d’intérêt.
On peut inférer du niveau de l’indice l’ampleur du mouvement de taux attendu par les marchés ; un niveau de 130 induit une anticipation de mouvements journaliers de plus ou moins 8 points de base, hors risques extrêmes. Alors même qu’en moyenne sur les 20 dernières années les mouvements journaliers ont été de plus ou moins 3 points de base en moyenne. Et donc cela reflète bien la période d’incertitude sur les marchés de taux que nous traversons !
1FED : Federal Reserve Board (Banque de la Réserve fédérale).
2Les taux restrictifs correspondent à des taux réels positifs.
3Resserrement monétaire : action des banques centrales visant à ralentir une économie en surchauffe faisant craindre une poussée de l’inflation, par une hausse de ses taux et un moindre apport de liquidité sur les marchés.
4Assouplissement quantitatif : Le « quantitative easing » (QE) ou « assouplissement quantitatif » en français désigne un type de politique monétaire par laquelle une banque centrale rachète massivement de la dette publique ou d’autres actifs financiers afin d’injecter de l’argent dans l’économie et de stimuler la croissance.
Expo 2020 à Dubaï, Coupe du Monde 2022 au Qatar, mégaprojet AlUla en Arabie saoudite… Tous ces projets sont l’expression d’une stratégie bien définie par les pays du Golfe pour diversifier leurs économies, dans le but de sortir de la dépendance aux hydrocarbures. Rendez-vous le jeudi 1er juin de 11h à 11h45 pour un évènement en ligne qui vous permettra de mesurer les opportunités économiques de cette nouvelle dimension de la culture et du divertissement dans cette région.
L’ascension de jeunes leaders dans ces pays du Golfe a entrainé des changements sociopolitiques. Cette évolution va de pair avec l’avènement d’une génération plus ouverte au changement et plus portée sur la modernité. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamad bin Salman, l’émir du Qatar, Tamim Al Thani, et le président des Emirats arabes unis, Mohamad bin Zayed ont su affirmer une rupture par rapport à l’ancienne génération.
Leur aptitude à se positionner comme des promoteurs de réformes économiques, fruit d’une vision post-pétrole, révèle au grand jour une réelle volonté d’ouverture sur le monde extérieur. Cette transition offre aux entreprises internationales, et notamment françaises, de belles perspectives de développement sur ces marchés.
C’est seulement en 2018 qu’un ministère de la Culture a vu le jour en Arabie saoudite. Depuis, il s’est développé à un rythme exponentiel en accumulant des projets phares comme les nombreux musées (JAX, Saudi Museum of Contemporary Art, etc.) dont l’ouverture est prévue d’ici 2030 ou encore des mégaprojets comme AlUla. Aux Émirats arabes unis, le Louvre d’Abu Dhabi est l’attraction emblématique de la capitale émirienne et Dubaï n’est pas en reste avec les centres culturels qui ont vu le jour tels qu’Al Quoz Creative Zone.
Les intervenants
Catherine Dorgnac,
Responsable régionale Moyen-Orient, Turquie et Asie centrale, Bpifrance
Jean-Guillaume Lacoste,
CEO GL Events Middle East, Dubaï
Frank Barbaro,
Senior Liaison officer chez AfalUla, Riyad
La France demeure le pays européen le plus attractif pour les investissements internationaux malgré la mauvaise image de la France générée par les grèves et les manifestations contre la réforme des retraites. L’hexagone continue d’attirer les dirigeants étrangers avec 1259 projets d’investissement comptabilisés en 2022 selon le « Baromètre de l’attractivité de la France » d’EY.
Par Franck Boccara
Dans un contexte international incertain et complexe, la France prouve une nouvelle fois que son économie est résiliente et même conquérante ! L’augmentation du nombre d’investissements internationaux n’est certainement pas due au hasard et le baromètre nous apporte certaines informations pertinentes.
Environ deux tiers des dirigeants étrangers ont des projets immédiats d’investissements dans l’hexagone
Sur les 6 000 projets annoncés en Europe en 2022, 1 300 se portent sur la France (3% de plus qu’en 2021). Si le secteur tertiaire n’attire relativement que peu de projets, 4 projets sur 10 étaient dédiés à la réindustrialisation en 2022 (543 pour être précis). La France reste cependant championne dans le domaine de l’innovation avec 144 projets de centres de R&D en 2022 (+ 8% par rapport à 2021). L’hexagone bénéficie d’une renommée mondiale de terre d’innovations et 64% des investisseurs étrangers la considère plus attractive que les autres pays d’Europe en matière de facteurs technologiques.
La région la plus attractive pour les investisseurs étrangers reste, sans surpise, l’Île-de-France qui devance l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France. Cependant, les investissements étrangers profitent à l’ensemble des territoires et notamment aux villes médianes et territoires ruraux avec environ 50% des projets qui se dirigent vers des agglomérations moyennes de moins de 200 000 habitants.
Derrière la France et ses 1300 projets, on retrouve le Royaume-Uni avec 929 projets et l’Allemagne avec 832.
Les investissements étrangers en France créent, en moyenne moins d’emplois que dans les autres pays européens
Malgré l’attractivité de la France, les investissement étrangers ne créent pas autant d’emplois que chez nos voisins. Les projets comptabilisés en 2022 ont généré environ 15% d’emplois en moins qu’en 2021. En moyenne, les investissements étrangers génèrent moins d’emplois chez nous (33 par projet) que dans le reste des principaux pays ayant accueillis des investissements étrangers en Europe (58 en Allemagne, 59 au Royaume-Uni).
16 800 entreprises sont sous contrôle étranger en France selon l’INSEE (1%), elles emploient 2,2 millions de personnes (13% de l’emploi salarié) et contribuent à environ 20% du PIB. N’oublions cependant pas que la France a perdu 600 usines entre 2008 et 2016.
Rendements obligataires à deux chiffres et surperformance incontestable des marchés actions en 2022 par rapport à leurs homologues émergents1: les pays d’Amérique Latine pourraient mériter l’attention des investisseurs cette année.
L’année passée aura violemment bousculé l’ensemble des marchés financiers à l’échelle mondiale, mais aura également permis à de nouvelles opportunités de naître, notamment au sein des marchés émergents. Lors du précédent chapitre, nous avons découvert celles situées en Asie, mais certains pays latino-américains sont également bien placés pour tirer leur épingle du jeu.
L’Amérique Latine : un marché plein de ressources
Exportatrice majeure de matières premières, l’Amérique Latine apparaît comme une nouvelle ressource pour les pays importateurs à l’heure où la guerre décime l’Ukraine et gèle les activités russes. La réouverture de la Chine, importateur et partenaire commercial de premier plan de la région, va également largement profiter aux activités économiques latino-américaines, par exemple au Chili ou au Brésil.
En parallèle, les tensions politiques entre la Chine et les États-Unis permettent à d’autres pays de revenir sur le devant de la scène. Ajoutées aux séquelles encore présentes de la pandémie, ces tensions ont mené à la réorganisation des chaînes d’approvisionnement profitant aux pays sud-américains, et en particulier le Mexique.
De plus, la plupart des banques centrales de ces pays ont démontré leur capacité à gérer activement l’inflation. Alors que le resserrement monétaire se poursuit au sein des pays développés, certaines économies latino-américaines montrent des signes de ralentissement, et devraient faire partie des premières à enclencher un cycle de baisse de taux, à partir de niveaux actuellement très élevés.
Dans ce contexte favorable, et encouragée par de meilleurs fondamentaux économiques et une reprise du cycle des matières premières, la région peut aujourd’hui offrir des rendements attractifs au sein de différentes classes d’actifs, sous réserve de disposer de la flexibilité pour les saisir. Chez Carmignac, nous avons notamment identifié deux pays sur lesquels les investisseurs mériteraient selon nous de s’attarder.
L’attractivité brésilienne
Véritable puissance économique, le plus grand marché d’Amérique Latine a les cartes en main pour tirer parti de ce nouvel ordre géopolitique mondial. Grand exportateur de soja, de minerai de fer et de pétrole, le Brésil a grandement contribué à la consommation mondiale et sa croissance en 2022 a été en partie tirée par la hausse des prix des matières premières. Cette tendance se confirme en 2023, bien que ses perspectives de croissance se trouvent impactées par le ralentissement économique mondial.
Le Brésil va également bénéficier de la réouverture de la Chine, son premier partenaire commercial. En effet, la deuxième puissance économique mondiale représentait en 2021 plus d’un tiers des exportations brésiliennes. Cette nouvelle dynamique pourrait profiter aux marchés actions du Brésil, qui offrent aujourd’hui des valorisations intéressantes.
Le cycle de resserrement monétaire brésilien est également bien avancé, après avoir atteint un pic d’inflation à 12,1% en avril 2022 – soit le niveau le plus élevé depuis presque vingt ans – ramené à 5,8% en décembre 2022. Bien qu’encore supérieur à la cible de la banque centrale fixée à 3,25%, le Brésil pourrait être l’un des premiers pays à revenir à une politique plus accommodante alors même que son taux directeur est fixé à 13,75%2, offrant ainsi des rendements particulièrement intéressants pour les investisseurs obligataires :
• Avec des rendements à 10 ans à deux chiffres significativement supérieurs à la dette des États-Unis, la dette souveraine locale brésilienne offre des taux d’intérêts réels très attractifs – parmi les plus élevés à l’échelle mondiale – pour les investisseurs, qui pourraient également bénéficier de manière tactique d’une revalorisation de sa devise.
• En tant que place financière majeure en Amérique latine, le Brésil abrite également des opportunités de crédit intéressantes, comme B3, la bourse des valeurs brésiliennes.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Expert de la dette émergente depuis 2015, nous avons créé un Fonds dédié à cette classe d’actifs en 2017, Carmignac Portfolio EM Debt.
L’économie mexicaine devrait croître de 1,7% en 20233 principalement portée par la consommation domestique et les échanges commerciaux avec des partenaires majeurs, tels que les Etats-Unis.
La politique sanitaire drastique menée par le gouvernement chinois en réponse à la crise du Covid-19, ainsi que les tensions sur les chaînes de production en résultant ont considérablement impacté les équilibres commerciaux à travers le monde. Pour pallier ces difficultés, les principales régions importatrices, l’Europe et bien entendu, les États-Unis, se sont tournées vers des pays géographiquement plus proches afin de diversifier leurs chaînes d’approvisionnement : c’est ce qu’on appelle le nearshoring. L’Europe relocalise ainsi ses activités de production en Europe de l’Est, tandis que les États-Unis rapatrient massivement leurs lignes vers le Mexique.
Au-delà de la proximité géographique, les deux régions ont renforcé leur relation au fil des ans. En 2020, les États-Unis représentaient la première source d’investissements directs à l’étranger (IDE) au Mexique, pesant près de 34%4. Des accords commerciaux octroient au Mexique un accès préférentiel au marché nord-américain, à l’image du USMCA (United States-Mexico-Canada Agreement), garantissant un libre-échange entre ces pays. Parallèlement, les tensions politiques grandissantes entre les États-Unis et la Chine n’ont fait qu’amplifier le phénomène de nearshoring en faveur du Mexique.
Sur le plan obligataire, bien que la Banque centrale mexicaine ait commencé ses hausses de taux plus tardivement que les autres pays émergents, son taux directeur se porte aujourd’hui à 11%5. L’amélioration générale de ses fondamentaux font ainsi du Mexique un émetteur intéressant.
Dans ce contexte, nous trouvons des opportunités intéressantes au sein des marchés actions et obligataires mexicains pour profiter de cette dynamique :
• Au sein des marchés actions, la banque Grupo Banorte bénéficie de ce phénomène de nearshoring grandissant et offre des perspectives de croissance attrayantes au sein d’un marché encore sous-pénétré au Mexique.
• Les marchés obligataires offrent quant à eux des rendements réels très attractifs, conséquence de la lutte de la Banque centrale contre l’inflation, notamment sur la dette locale qui propose des taux d’intérêt proches des deux chiffres sur dix ans.
Outre les marchés brésilien et mexicain, d’autres pays d’Amérique Latine bénéficient d’un contexte favorable à leurs économies et produisent les matières premières nécessaires à la consommation mondiale. C’est par exemple le cas du Chili, premier exportateur de cuivre au niveau mondial et également producteur de lithium, qui sont des ressources incontournables pour la transition énergétique.
L’Amérique Latine n’est pas le seul continent à produire les matières premières dont le monde a besoin : découvrez le mois prochain le troisième et dernier article de la série sur les marchés émergents pour en savoir plus sur les opportunités de la région émergente Europe, Moyen-Orient et Afrique.Vous souhaitez en savoir plus sur notre approche des marchés émergents ?Contactez-nous1 Source : Index factsheet, MSCI Emerging Markets Latin America Index (USD), au 28/02/2023: https://www.msci.com/documents/10199/5b537e9c-ab98-49e4-88b5-bf0aed926b9b2 Source : ministère de l’Économie, Brèves économiques du Brésil, semaine du 5 au 12 janvier 2023.3 Source : FMI 20224 Source : FMI5 Source : Banxico, Février 2023
Premier pays francophone au monde avec près de 100 millions d’habitants, la République Démocratique du Congo est une terre d’opportunités qui possède de vrais potentiels mais qui reste encore difficile à décrypter. La SEMAINE FRANÇAISE de KINSHASA, qui se tiendra du 29 au 31 mars 2023 à l’hôtel Pullman de Kinshasa, est un évènement d’échanges et de rencontres économiques entre les communautés d’affaires françaises et congolaises. Les interlocuteurs clés y seront présents et ce sera une belle occasion pour les PME et ETI françaises de découvrir le marché.
La Semaine française de KINSHASA, qui existe depuis 2014, est avant tout un lieu de rencontres qui permet d’entrer en relation directe avec vos futurs partenaires.
Pour l’édition 2023, la SEMAINE FRANÇAISE aura pour thème « entreprendre en RDC » qui sera décliné en plusieurs sous-thèmes pratiques (agriculture, agro/industrie, énergie, télécoms, digital, distribution…).
L’objectif principal de cette 7ème édition est de proposer des rencontres B2B entre les entreprises françaises et les entreprises présentes en RDC.
Tout au long de l’évènement les participants et visiteurs, pourront rencontrer les décideurs économiques, échanger avec les autres entreprises, découvrir au travers des stands, les services, produits et savoir- faire.
Des conférences plénières et des ateliers thématiques seront organisés.
Les entreprises françaises sont présentes en RD Congo (RDC), bien qu’encore en nombre limité (27 entreprises). Cette présence est néanmoins significative au regard du CA réalisé par ces entreprises. Notre présence est ciblée sur un nombre limité de marchés de niches, généralement réservés aux entreprises du secteur formel (à noter que le poids du secteur informel en RD Congo est très important).
Ces dernières années, plusieurs entreprises françaises se sont ainsi installées en RD Congo :
Orange, leader sur l’Internet Mobile a commencé à déployer son réseau 4G et poursuit le développement d’Orange money
Accor exploite deux hôtels (Pullman) et projette l’ouverture prochaine de nouvelles implantations
GVA, filiale du groupe Vivendi, opérateur télécom spécialisé dans l’accès internet très haut débit (FTTH).
Castel (brasseries Bracongo et Brasimba), leader sur le marché des bières et boissons gazeuses
Bolloré Africa Logistics, présent sur l’ensemble du territoire
Perenco exploite 11 champs onshore et offshore pour une production moyenne de 25 000 b/j
Total Energies, présent dans la distribution pétrolière (2° réseau de stations-services)
Bureau Veritas, Canal+, Havas, Air France, CMA-CGM (qui exploite une ligne maritime), Servair (catering aérien), Bouygues-TP (extraction minière), Décathlon (équipements sportifs), Cegelec et Schneider-électricité sont, par ailleurs, quelques-unes des principales entreprises françaises présentes en RD Congo.
Les principaux postes d’exportation sont :
les produits manufacturés, dont les produits pharmaceutiques (22 M EUR) et les produits chimiques (19 M EUR)
les biens d’équipement mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (35 M EUR)
les produits des industries agro-alimentaires (45 M EUR)
Les principaux postes d’importation sont :
les produits métallurgiques et métalliques (106 MEUR)
5.3% : c’est la croissance attendue pour les marchés asiatiques1 en 2023, contre 4,0 % pour l’ensemble des pays émergents et 1,2 % pour les pays développés, selon le Fonds Monétaire International (FMI)2. Après une année particulièrement tumultueuse pour les marchés boursiers, le ralentissement économique global se précise pour 2023, guidé en grande partie par les perspectives de croissance faible des pays développés. À l’inverse, les pays émergents semblent eux bien positionnés pour rebondir et ainsi soutenir l’activité mondiale.
Encouragés par de meilleurs fondamentaux macroéconomiques, un environnement inflationniste plus favorable que dans les pays développés et la réouverture de la Chine, certains pays émergents offrent aujourd’hui des rendements attrayants pour les investisseurs à la recherche de sources de diversification.
L’ Asie : un terrain fertile pour les investisseurs actions
La fin des restrictions liées au Covid-19 va notamment permettre à de nouvelles opportunités d’investissement d’émerger au sein des marchés actions asiatiques. Les actions chinoises et coréennes proposent par exemple des valorisations particulièrement attractives aujourd’hui par rapport aux actions mondiales.
Ces opportunités requièrent cependant sélectivité et rigueur pour les saisir. Chez Carmignac, nous avons identifié différentes thématiques clés qui disposent d’un fort potentiel de croissance durable au sein de ces marchés : l’innovation, industrielle et technologique, la santé, la transition écologique et la montée en gamme de la consommation.
Le retour de la Chine
Après deux ans de baisse sur le marché chinois, les indicateurs repassent au vert. Le pays a mis un terme au durcissement de sa règlementation, mis en place des mesures de soutien au secteur immobilier et a finalement levé sa politique « zéro Covid », signe de renouveau pour sa demande intérieure, fortement soutenue par la politique de Pékin.
L’Épargne excédentaire accumulée par les ménages chinois lors des trois années de confinement et la reprise du marché du travail, qui avait été sensiblement affecté par la situation sanitaire, devraient ainsi contribuer au rebond de la consommation.
Et la Chine compte de nombreuses sociétés orientées vers la consommation intérieure, comme :
Anta Sports, la marque nationale d’équipements sportifs, qui gagne des parts de marché face aux marques de sports multinationales ;
Miniso, la chaîne de détaillant à bas coût spécialisée dans les accessoires du quotidien chinois, peu connue des investisseurs avec pourtant plus de 5000 magasins dans le monde3.
Le saviez-vous ?
Carmignac Portfolio China New Economy, notre Fonds actions de la nouvelle économie chinoise, détient depuis sa création en 2021 Anta Sports et Miniso dans son portefeuille.
Le rayonnement de la réouverture de la Chine va dépasser ses frontières. Pénalisées par le ralentissement économique mondial en 2022, les actions coréennes se négocient elles aussi aujourd’hui à des valorisations attractives, notamment dans les secteurs des nouvelles technologies et des semi-conducteurs :
Depuis des décennies, la Corée du Sud a su se distinguer par ses innovations dans l’industrie électronique et dans les nouvelles technologies. Le pays abrite ainsi certains leaders mondiaux, fournisseurs de biens de consommation tels que les écrans pour les smartphones, et d’autres composants électroniques à haute valeur ajoutée, comme les semi-conducteurs4 :
Samsung Electronics, le leader mondial dans la fabrication de composants technologiques (équipements de communication mobile, semi-conducteurs, nouveaux écrans, électronique et électroménager grand public), qui se positionne numéro 1 dans les mémoires pour téléphone depuis 19935 ;
LG Chem, l’un des principaux fabricants mondiaux de batteries pour véhicules électriques (VE) avec plus de 20 % de parts de marché à l’échelle mondiale6, jouant ainsi un rôle majeur dans la transition énergétique.
Le saviez-vous ?
Carmignac Emergents, notre Fonds actions émergentes cherchant à investir dans les leaders et les futurs leaders technologiques mondiaux, détient Samsung Electronics et LG Chem parmi ses principales positions depuis plus de 5 ans.
Outre les marchés chinois et coréen, les conditions économiques tendent à s’améliorer au sein d’autres pays d’Asie et d’Asie du Sud-Est, comme en Inde, au Vietnam ou en Malaisie. Bien que nous restions prudents sur l’Inde à court terme compte tenu des valorisations élevées et de la détérioration de ses fondamentaux macroéconomiques résultant de la crise énergétique, certaines opportunités pourraient se révéler intéressantes dans les mois à venir.
En Asie nous estimons que les marchés actions offrent plus de potentiel que les marchés obligataires, où nous identifions des opportunités principalement tactiques, comme en Malaisie. Les marchés latino-américains recèlent selon nous d’opportunités bien plus intéressantes pour investir dans la dette émergente. Découvrez le mois prochain le deuxième article de notre série sur les marchés émergents pour en savoir plus sur cette région.1Asie émergente2Perspectives de l’économie mondiale, mise à jour. Fonds Monétaire International, janvier 2023.3Source : Miniso : https://www.miniso.com/EN/Brand/Intro.4Ministère français de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique – Direction générale du Trésor : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/KR/indicateurs-et-conjoncture).5Samsung Electronic, about us : https://www.samsung.com/us/about-us/our-business/device-solutions/.6Sources : Statista et SNE Research via Visual Capitalist, 2021 : https://fr.statista.com/infographie/26562/parts-de-marche-fabricants-batteries-pour-voitures-electriques/.Vous souhaitez en savoir plus sur notre approche durable des marchés émergents ?Contactez-nous
Carmignac Portfolio China New Economy A EUR Acc
ISIN: LU2295992320
Durée minimum de placement recommandée : 5 ans
Principaux risques du Fonds
ACTION: Les variations du prix des actions dont l’amplitude dépend de facteurs économiques externes, du volume de titres échangés et du niveau de capitalisation de la société peuvent impacter la performance du Fonds.
PAYS ÉMERGENTS: Les conditions de fonctionnement et de surveillance des marchés « émergents » peuvent s’écarter des standards prévalant pour les grandes places internationales et avoir des implications sur les cotations des instruments cotés dans lesquels le Fonds peut investir.
RISQUE DE CHANGE: Le risque de change est lié à l’exposition, via les investissements directs ou l’utilisation d’instruments financiers à terme, à une devise autre que celle de valorisation du Fonds.
LIQUIDITÉ: Les dérèglements de marché ponctuels peuvent impacter les conditions de prix auxquelles le Fonds sera amené à liquider, initier ou modifier ses positions.
Le Fonds présente un risque de perte en capital.
Carmignac Emergents A EUR Acc
ISIN: FR0010149302
Durée minimum de placement recommandée : 5 ans
Principaux risques du Fonds
ACTION: Les variations du prix des actions dont l’amplitude dépend de facteurs économiques externes, du volume de titres échangés et du niveau de capitalisation de la société peuvent impacter la performance du Fonds.
PAYS ÉMERGENTS: Les conditions de fonctionnement et de surveillance des marchés « émergents » peuvent s’écarter des standards prévalant pour les grandes places internationales et avoir des implications sur les cotations des instruments cotés dans lesquels le Fonds peut investir.
RISQUE DE CHANGE: Le risque de change est lié à l’exposition, via les investissements directs ou l’utilisation d’instruments financiers à terme, à une devise autre que celle de valorisation du Fonds.
GESTION DISCRÉTIONNAIRE: L’anticipation de l’évolution des marchés financiers faite par la société de gestion a un impact direct sur la performance du Fonds qui dépend des titres selectionnés.
Le Fonds présente un risque de perte en capital.
* Echelle de risque du KID (Document d’Informations Clés). Le risque 1 ne signifie pas un investissement sans risque. Cet indicateur pourra évoluer dans le temps.
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