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Bernard Arnault investi dans les cryptomonnaies… décryptage

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L’investissement dans les cryptomonnaies s’inscrit clairement dans la durée et les entreprises du secteur bénéficient naturellement de cette tendance. C’est le cas de Ledger, considérée comme la première licorne française dans le domaine des cryptomonnaies et dont le site de production se trouve dans le Cher. l’entreprise a reussi à récolter plus de 300 millions d’euros lors de sa dernière levée de fonds mais l’aspect qui attise le plus la curiosité dans ce tour de table est la présence de la Financière Agache, holding de Bernard Arnault dans la liste des investisseurs .

Par Franck Boccara

« Grâce à cette levée de fonds de série C, Ledger, qui est en pleine croissance et rentable, sera en mesure de consolider sa position de leader de la sécurisation des cryptoactifs pour devenir la plateforme de gestion de référence de l’ensemble de l’écosystème des cryptoactifs », a déclaré l’entreprise dans un récent communiqué de presse.

Ce dernier tour de table (le troisième depuis la création de Ledger) a été réalisé auprès du fonds américain 10T Holdings et de différents grands acteurs du capital-risque tels que Draper Esprit, Cathay Innovation, Korelya Capital, Felix Capital ou encore Macsf. A cela, il faut également compter les investisseurs initiaux de Ledger qui ont suivi en réinjectant des fonds dans l’entreprise.

La présence de Bernard Arnault, actionnaire majoritaire de Christian Dior SA, maison-mère de LVMH parmi ces grands noms sonne comme un signal fort de confiance dans l’avenir des cryptomonnaies. Mais pourquoi l’homme de plus riche de France, symbole d’une approche traditionnaliste et rigoureuse de l’investissement a-t-il franchi le pas ?

Il y a plusieurs raisons mais c’est tout d’abord celle de la confiance dans le savoir-faire de Ledger qui est leader mondial dans son domaine (les porte-monnaies physiques permettant de sécuriser ses cryptoactifs). En effet, l’entreprise francaise fait office de référence sur les marchés américains et asiatiques. La technologie de la licorne française fait preuve d’un fiabilité sans faille et d’un niveau de sécurité inégalé pour ses deux produits phares (le Nano X et le Nano S).

Bernard Arnault a certainement été séduit par l’aspect d’exception que représente la présence d’une entreprise berrichone parmi les pontes américains et asiatiques mais c’est surtout l’arrivée croissante d’institutionnels tels que les grandes banques, les fonds d’investissement ou les entreprises dans l’univers des cryptomonnaies qui aura motivé sa décision. En effet, on peut Citer des noms comme Morgan Stanley, BlackRock, Goldman Sachs, Visa, Mastercard ou encore Tesla qui a annoncé avoir fait l’acquisition au mois de mars d’1,5 milliards de dollars de bitcoins (dont 10% aurait été revendus récemment).

Pour confirmer cette tendance, les rumeurs vont bon train concernant l’éventualité qu’un géant de la Silicon Valley (on évoque Apple ou Facebook) détienne des bitcoins dans son bilan. Cette ruée vers l’or virtuel qui a pris réellement son envol en mars 2020 entraine dans son sillage de plus en plus d’institutionnels avec même, pour la premiere fois, un état qui officialise le bitcoin comme monnaie légale; le Salvador.

« Cette industrie est en train de devenir mainstream à grande vitesse et de remodeler l’ensemble du secteur financier », déclare naturellement Pascal Gauthier, qui a succède à Eric Larchevêque aux commandes de Ledger…et ce n’est certainement pas Bernard Arnault qui dirait le contraire.



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Évènement BIG 2026 : découvrez les interventions marquantes de Bpifrance, les grands enjeux de l'innovation et les enseignements pour les dirigeants.
L’évènement BIG 2026, organisé par Bpifrance le 8 octobre à l’Accor Arena de Paris, a réuni dirigeants, entrepreneurs, investisseurs, responsables publics et acteurs de l’innovation autour d’une ambition commune : donner aux entreprises françaises les moyens d’oser, d’innover et de se développer. Placée sous le signe du « culot », cette 12e édition a été marquée par des interventions de personnalités majeures de l’économie française et des échanges consacrés aux grandes transformations qui attendent les entreprises. Retour sur les temps forts et les enseignements à retenir pour les dirigeants de PME et d’ETI.

Le culot, moteur de l’entrepreneuriat

Pour cette 12e édition, Bpifrance a choisi de mettre en avant une qualité essentielle dans un environnement économique incertain : l’audace. À travers plus de 500 conférences, ateliers et masterclass, les participants ont pu explorer les leviers permettant aux entreprises de relever leurs défis et de préparer leur avenir. Intelligence artificielle, industrie, financement, innovation, développement international et transition écologique figuraient parmi les sujets au cœur des échanges. Le fil conducteur était clair : entreprendre suppose de savoir prendre des risques mesurés, remettre en question ses habitudes et transformer les incertitudes en opportunités. Pour les dirigeants, le message est particulièrement pertinent. La prudence reste nécessaire, mais elle ne doit pas devenir un frein à l’investissement, à l’innovation ou à la conquête de nouveaux marchés.

Des personnalités majeures de l’économie française

La scène principale, baptisée le Bang, a accueilli des dirigeants de premier plan issus de secteurs très différents. Parmi les intervenants figuraient notamment Xavier Niel, fondateur de Free, Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, Sébastien Bazin, président-directeur général d’Accor, Marie-Ange Debon, présidente-directrice générale du groupe La Poste, ainsi qu’Antonio Filosa, dirigeant de Stellantis. La présence de ces personnalités a permis d’aborder les transformations qui touchent aussi bien les grandes entreprises que les PME et les ETI : évolution des modèles économiques, souveraineté industrielle, innovation technologique et adaptation aux nouveaux usages. Le président de la République, Emmanuel Macron, a également participé à l’événement. Il a salué la vitalité des entrepreneurs français et rappelé l’engagement de l’État en faveur de l’innovation, de l’industrie et de la croissance, notamment à travers le plan France 2030 et l’action de Bpifrance. Cette diversité d’intervenants illustre l’intérêt du dialogue entre entrepreneurs, grands groupes, investisseurs et pouvoirs publics pour faire émerger des solutions concrètes.

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L’évènement BIG 2026 a accordé une place importante aux transformations technologiques. Plusieurs sessions étaient consacrées à l’intelligence artificielle, à ses applications commerciales et aux nouveaux risques qu’elle entraîne, notamment en matière de cyberfraude. Pour les entreprises, l’enjeu dépasse désormais la simple découverte de ces technologies. Il s’agit d’identifier les usages capables d’améliorer la productivité, de renforcer la relation client et de soutenir la prise de décision, tout en maîtrisant les risques associés. L’industrie occupait également une place significative dans le programme, avec des interventions de dirigeants de groupes comme EDF, Safran, SUEZ et Getlink. Ces échanges rappellent l’importance de la modernisation des outils de production, de la maîtrise technologique et de la compétitivité industrielle dans un contexte international exigeant.

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