Le coworking a fait son entrée dans le monde hôtelier depuis un certain temps avec des espaces de travail nouvelle génération pour les cadres et professionnels nomades. En effet, la banalisation du télétravail et les changements des organisations de travail depuis le confinement a fait naitre de nouveaux besoins. Un marché que les grands acteurs de l’hôtellerie ont su saisir en multipliant les offres.
Par Eric Orsini
Ces nouveaux espaces de coworking se mettent en place dans les zones calmes des lobbys ou même dans les chambres sur demande pour une atmosphère plus privée. Café, rafraîchissements et service d’impression et de copie viennent compléter une offre nouvelle qui permet aussi de réserver des salles de réunion à l’heure dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.
En plus du coworking dans les lobbys, la tendance est de plus en plus à la location des chambres en tant que bureaux, avec des forfaits qui peuvent être fixés à la journée ou à la semaine pour une utilisation entre 9h à 18h. Ce concept n’est pas nouveau en soi puisque le site dayuse.fr en faisant déjà son fonds de commerce depuis 2010 mais avec les nouvelles mesures sanitaires, les hôtels et leurs nouveaux équipements sont considérés comme une alternative valable au travail à domicile où il est parfois difficile de réfléchir au calme loin du bruit des enfants ou du voisinage. Un sondage réalisé en juillet pour Accor par OnePoll au Royaume-Uni indique que 23 % des personnes interrogées avouaient être moins productives à cause des distractions.

Le concept de coworking « bureau à l’hôtel » qui offre aux professionnels une possibilité de travail à distance ininterrompue et de qualité a d’abord été fortement utilisé en Allemagne au plus fort de la pandémie et a fait tranquillement son chemin jusqu’à Paris, Londres ou Los Angeles. Toutes les grandes enseignes ont réagi à cette demande qui tombe à pic pour combler les pertes du secteur touristique et trouver de nouveaux revenus additionnels.
En France, le groupe Accor développe dans ses hôtels les Wojo Corners et les Wojo Spots, en partenariat avec sa filiale Wojo, que le groupe français codétient avec Bouygues Immobilier. On peut aussi citer le réseau français du groupe Best Western qui vient de créer son offre de coworking myWO pour “My Working Space”, qui est disponible pour l’instant dans 14 hôtels pilotes et qui prévoit d’en développer une cinquantaine à terme.
Il existe aussi des solutions d’hébergement long séjour qui se distinguent de l’hôtellerie classique par la taille des chambres qui sont agrémentées d’une cuisine équipée. Cette offre « Work in Residence » convient parfaitement au travail à distance comme à la maison et se décline en studios équipés d’un poste de travail dédié et appartements avec un salon et une salle à manger séparés, en plus des chambres individuelles, pour des projets de groupes.

D’autres hôteliers ont décidé de donner au concept un coté plus “bleisure” comme le groupe Barrière qui avait proposait cet été des “escapades télétravail” à Deauville, Dinard et La Baule ou encore le Hyatt Regency Chantilly qui a crée depuis la rentrée l’offre “Workation” pour prendre de l’avance sur le week-end en télétravaillant à l’hôtel à partir du vendredi matin pour ensuite profiter des avantages du Early check-in, de l’accès au spa ou de la salle de fitness. Cette offre s’est depuis étendue aux autres hôtels Hyatt en France, ceux de Paris ainsi que l’Hôtel Martinez à Cannes et le Hyatt Regency à Nice et le Palais de la Méditerranée. Même en période de crise sanitaire rien n’empèche de joindre l’utile à l’agréable…
Pour avoir une vision 360 de son organisation, il est donc nécessaire de s’appuyer sur les collaborateurs en proposant par exemple des sondages sur les axes d’amélioration internes et les conditions de travail afin de prévenir les RPS et être plus performant.
Cela permettra également à toutes les personnalités de s’exprimer en sachant que les personnes introverties ont souvent des idées brillantes qu’elles n’osent pas toujours exprimer.
▶Enfin, une écoute plus approfondie des besoins et remarques des équipes est un moyen de leur offrir une meilleure expérience collaborateur et de les fidéliser.
Avec la hausse des démissions (+24% entre 2019 et 2023 selon la DARES) et les difficultés de recrutement, une entreprise doit avoir une prise de recul sur son organisation pour rester performant et éviter de générer de la démotivation et des départs sans en comprendre la cause.
En effet, peu d’entreprises proposent un dispositif permettant de recueillir régulièrement les avis des salariés et d’encourager les initiatives.
Conséquences :
– De nombreux collaborateurs n’osent pas remonter leurs difficultés, frustrations ou idées d’amélioration en raison d’une absence d’outils et de cadre leur permettant de le faire librement et sereinement.
– Départ inattendu de talents car même si elle fait preuve de bonne volonté, une organisation ou un manager peut favoriser inconsciemment le mal-être et le désengagement de ses équipes.

Une fois ces éléments définis et la démarche lancée, il sera également primordial de communiquer sur les résultats des enquêtes ainsi que sur les plans d’actions associés. Cela permettra de renforcer le sentiment d’utilité des collaborateurs et de les encourager à participer davantage au développement de l’entreprise.
Toutefois pour insuffler et mettre en place plus facilement cette nouvelle dynamique de co-création, il est conseillé de faire appel à une personne tierce/ facilitateur externe.
Son regard extérieur sera une opportunité pour l’entreprise d’identifier les freins de performance et d’engagement et d’aider les collaborateurs à s’exprimer plus librement.
▶En conclusion, mettre en place une








