...

La compliance, quésaco ?

PARTAGER

Facebook
Email
WhatsApp

Votre client vous envoie un questionnaire d’intégrité à compléter ? Votre banque vous demande de déclarer vos possibles interactions avec des pays sous embargo ? Vous avez dû constituer un registre de vos traitements de données ? Toutes ses obligations relèvent de la compliance. Mais qu’est-ce que c’est que la compliance ? Cet anglicisme, parfois traduit par le mot « conformité », peut être défini comme : le « mode d’emploi de la loi ».

Par Cécilia Fellouse

En effet, la compliance est une méthodologie qui vient donner les moyens aux sociétés et aux individus de respecter en pratique leurs obligations juridiques.

Si l’on devait faire un parallèle avec la circulation routière, le Code de la Route (la loi) vient poser les principes juridiques alors que la signalisation, les feux, les marquages au sol (la compliance) assistent l’usager dans le respect de la règle.

En France, la loi Sapin 2 du 9 décembre 2016 est bien connue pour avoir imposé aux dirigeants de sociétés de plus de 500 salariés et plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires l’obligation de déployer un programme de lutte contre la corruption.

Elle constitue un parfait exemple de ce qu’est la compliance. En effet, la corruption, en elle-même, est prohibée et sanctionnée par le Code Pénal depuis 1810. La loi Sapin 2, elle, vient lister les outils qui doivent être concrètement mis en place afin de prévenir, détecter, et enfin remédier à la corruption.

Ces outils, tous typiques des programmes de conformité, sont : une cartographie des risques, un code de conduite anticorruption, un système d’alerte, des formations pour les personnes exposées, un système d’évaluation des tiers, des contrôles spécifiques…

Classiquement, les domaines du droit qui font l’objet de règles de compliance sont les suivants :

  • la lutte contre la corruption,
  • la protection de la libre concurrence,
  • la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme,
  • le respect des programmes de sanctions internationales et embargo,
  • la protection des données,
  • la protection des droits humains.

Que faire alors face à toutes ses règles et face aux demandes de plus en plus fréquentes, précises et techniques venant de votre écosystème ?

Il convient, évidemment, tout d’abord de faire le tri entre les obligations qui sont les vôtres d’un point de vue légal (par exemple certaines dispositions de la loi Sapin 2 s’appliquent à toutes sociétés privées et collectivités publiques de plus de 50 salariés) et celles qui viennent de vos partenaires d’affaires (ex. vous n’entrez pas dans les seuils de la loi Sapin 2 mais recevez de plus en plus de questionnaires avec demande de documentation de la part de vos donneurs d’ordres).

En toute hypothèses, les grands principes sont les mêmes. Nous pouvons en identifier deux ici :

1. La compliance est une approche pragmatique et opérationnelle.

Première conséquence de ce premier principe.

Les outils et mesures instaurés en interne doivent être adaptés à la société, ses activités et ses risques. C’est cette approche par les risques qui gouverne la stratégie compliance de toute société, quelle que soit sa taille.

Deuxième conséquence de ce premier principe.

Les règles de compliance doivent être, le plus possible, intégrées à l’existant. Il y a le plus souvent dans les entreprises beaucoup de très bonnes pratiques déjà en place ; utilisons-les ! Par exemple, vous faites déjà une vérification de solvabilité de vos partenaires d’affaires ? Certains prestataires de solution offrent également des vérifications sur l’intégrité de ces derniers.

Le fait d’intégrer des éléments de sécurisation compliance dans les systèmes existants est plus efficace et plus facile à mettre en œuvre.

Troisième conséquence de ce premier principe.

Les règles que l’on pose en interne doivent être appliquées en pratique. La situation à éviter est celle où l’on impose des règles, on clame des valeurs et des principes et que ces derniers n’aient pas de réalité. Ce type de situation comporte des dangers pour les entreprises vis-à-vis de leurs salariés, actionnaires, clients et de la société civile.

2. La compliance est au service de votre stratégie

Certes, l’existence de programmes de conformité va venir rassurer vos donneurs d’ordre, donner le ton vis-à-vis de vos fournisseurs, vous permettre de remporter des appels d’offres et répondre aux attentes de vos actionnaires ou acquéreurs potentiels.

Au-delà des chartes éthiques, des codes de conduite, des questionnaires et des modules de formation, l’intégrité dans la conduite des affaires doit s’intégrer à votre stratégie d’entreprise. Par exemple, une analyse des pays dans lesquels vous êtes implantés peut révéler que les pays qui représentent pour votre société les plus grands risques de corruption sont également ceux où les délais de paiement voire la solvabilité de vos partenaires sont les plus mauvais.

Une compliance sans culture de l’intégrité s’essouffle. A l’heure de la recherche de la preuve de l’efficacité des programmes de conformité, il importe que tout effort de compliance qu’il soit petit ou grand, soit soutenu par cette culture d’entreprise.

PARTAGER

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
LinkedIn
WhatsApp
PLUS D'ARTICLES
Wegrow : casser les silos et faire circuler les bonnes idées
Dans les entreprises, les bonnes idées ne manquent pas… mais elles restent parfois cantonnées à une équipe, un service ou un site, sans jamais profiter au reste de l’organisation. Comment mieux partager les bonnes pratiques, casser les silos et permettre à chacun de bénéficier des expériences de ses collègues ? C’est précisément l’ambition de Wegrow Wegrow offre une plateforme qui facilite le partage et la réutilisation des idées et des bonnes pratiques au sein des organisations. À la clé : davantage d’engagement, une meilleure collaboration entre les équipes et une performance collective renforcée. Pour en mesurer concrètement les effets, Stéphane Perrin, Directeur Commercial de Wegrow, échange avec Laureen Brabant, Responsable Communication Interne de Sonepar France, qui partage son retour d’expérience sur l’utilisation de la plateforme et son impact sur les équipes.

Les risques cyber sont devenus une menace récurrente pour les PME et ETI souvent considérées comme une cible attrayante par les pirates informatiques.
Les cyberattaques peuvent s’avérer très coûteuses car, en plus des dégâts causés et du temps d’interruption d’activité, l’entreprise a des obligations réglementaires liées à la protection des données personelles (RGPD). Il est donc impératif de mettre en place une stratégie défense et surtout de bien s’assurer.
VERSPIEREN propose des solutions d’assurances des risques cyber adaptées à la taille des entreprises et aux enjeux que celles-ci rencontrent selon leur domaine d’activité.
Hervé Duquesnoy, Directeur du développement et Philippe Chipart, Directeur des entreprises à taille humaine nous parlent d’une offre qui allie sensibilisation, gestion de crise et indemnisation.

Comité Afrique du World Trade Center : un réseau pour développer ses affaires en Afrique
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Pour une entreprise qui souhaite développer son activité en Afrique, les opportunités commerciales peuvent être nombreuses, mais leur identification et leur concrétisation nécessitent de bien connaître les marchés ciblés. Trouver les bons partenaires, comprendre les spécificités locales et disposer de contacts fiables sont autant de facteurs qui peuvent faciliter une démarche de développement international. C’est dans cette perspective que la CCI Paris Île-de-France propose le Comité Afrique du Club World Trade Center Paris Île-de-France, un réseau destiné aux entrepreneurs et dirigeants de PME engagés ou souhaitant s’engager sur les marchés africains. Un réseau pour mieux comprendre les marchés africains Le Comité Afrique réunit des entreprises et des experts autour des enjeux économiques du continent. Son objectif est notamment de favoriser les échanges, le partage d’expériences et l’accès à des opportunités d’affaires, en coopération avec des chefs d’entreprise africains et des institutions économiques. Pour une PME ou une ETI qui envisage de développer ses activités sur un ou plusieurs marchés africains, intégrer un réseau spécialisé peut permettre de confronter son projet aux expériences d’autres entreprises et de mieux identifier les réalités propres aux différents pays et secteurs. Le réseau propose notamment des rencontres régulières entre membres, des activités mensuelles ainsi que des échanges directs avec d’autres entreprises afin de partager des contacts, des informations sur un marché ou encore des retours d’expérience. Des échanges avec des experts et des acteurs économiques L’un des intérêts du Comité Afrique réside également dans l’accès à des informations économiques et sectorielles actualisées. Des rencontres professionnelles sont organisées avec des experts et des acteurs économiques spécialisés afin d’aborder l’évolution des marchés, l’environnement des affaires ou encore les secteurs présentant des opportunités. Le réseau prévoit également des échanges avec des entrepreneurs, cadres et représentants des pouvoirs publics africains. Cette dimension peut être particulièrement utile pour les entreprises qui cherchent à mieux appréhender un marché avant d’y engager des ressources commerciales ou financières. La CCI Paris Île-de-France met par ailleurs à disposition des membres des informations issues notamment du bulletin hebdomadaire « Objectifs AFRIQUE » du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Économie. Transformer les contacts en opportunités de business Développer son activité à l’international ne repose pas uniquement sur la connaissance théorique d’un marché. La capacité à rencontrer les bons interlocuteurs et à créer des relations de confiance peut également jouer un rôle important. C’est l’une des vocations du Comité Afrique, qui permet à ses membres de contacter directement d’autres entreprises du réseau pour échanger sur un pays, un secteur, un partenaire ou un prestataire, voire envisager une action commune. Le réseau propose également des services personnalisés et un accompagnement permettant de bénéficier des réseaux de la CCI afin de faciliter la concrétisation de projets de développement en Afrique. Les membres bénéficient en outre de tarifs préférentiels pour certaines actions et événements organisés par la CCI Paris Île-de-France. Une communauté pour les entreprises déjà présentes ou en développement Le Comité Afrique ne s’adresse donc pas uniquement aux entreprises qui découvrent le continent. Il peut également intéresser celles qui y sont déjà implantées ou qui y développent des relations commerciales et souhaitent élargir leur réseau. L’adhésion donne notamment accès aux rencontres membres, aux activités du réseau et au dîner annuel du Comité Afrique, qui constitue un temps d’échanges consacré aux relations d’affaires avec le continent. L’adhésion annuelle est actuellement proposée à 400 € HT pour les TPE et PME/PMI, et à 700 € HT pour les ETI et grandes entreprises. Le Comité Afrique est situé dans les locaux de la CCI Paris Île-de-France, au 22 rue Georges Picquart à Paris. Pour les dirigeants qui souhaitent structurer leur développement en Afrique, renforcer leur réseau local et bénéficier d’échanges avec des entreprises et des experts connaissant les marchés du continent, le Comité Afrique constitue ainsi un dispositif dédié aux projets d’affaires en Afrique.

Découvrir le Comité Afrique et obtenez davantage d’informations sur les modalités d’adhésion

INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER
AUX DERNIÈRES NOUVELLES
×

Vous êtes dirigeant ou cadre ?
Vous avez une question ou besoin d'une information ?

Le respect de votre vie privée est notre priorité

L’accès au site implique l’utilisation de cookies mais celle-ci est subordonnée à votre consentement.