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Décret tertiaire : la certification ISO 50001 peut vous aider à atteindre vos objectifs

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A priori le lien entre le décret tertiaire publié en 2019 et la certification iso 5001 n’est pas flagrant et pourtant la synergie est forte. Le qualificatif « tertiaire » du décret en question peut faire croire qu’il ne concerne pas le monde industriel cependant quelques explications nous semblent nécessaires

Par Marie Odile Becker – Directrice du développement EnergiesDev

Le décret tertiaire de Juillet 2019 a pour but d’améliorer la performance énergétique des bâtiments tertiaires en réduisant la consommations d’énergie. Il est désormais le texte de référence pour la « rénovation énergétique dans les bâtiments tertiaires »

1 – Qui est concerné ?

Tout propriétaire ou locataire d’un bâtiment tertiaire public ou privé de plus de 1 000 m2.

2 – Quels bâtiments sont concernés ?

Les bâtiments tertiaires de surface supérieure ou égale à 1000 M2, ainsi que les bâtiments à usage mixte dont la totalité des surfaces d’activité tertiaire est supérieur ou égal à 1000 M2. Une entreprise industrielle qui dispose de bâtiments tertiaires de plus de 1000 M2 est donc concernée par le décret

3 – Quelles sont les obligations ?

Réduire la consommation d’énergie finale du bâtiment d’un certain pourcentage par rapport à une année de référence qui ne peut être inférieure à 2010. Deux méthodes sont proposées selon que le bâtiment en question soit récent ou très ancien.

  • La première méthode consiste à fixer des objectifs en valeur relative, elle est à privilégier pour les bâtiments anciens les plus énergivores. L’objectif est de réduire la consommation finale des bâtiments tertiaires existants par rapport à une consommation de référence prise sur une année postérieure ou égale à 2010. Les économies de consommation finale devront à minima de 40 % en 2030, de 50 % en 2040, de 60 % en 2050. Toutes les énergies et tous les usages entrent dans le périmètre des consommations d’énergie prises en compte hormis les recharge de véhicules électriques. Il est bien entendu plus facile de réduire les consommations de 40% sur un bâtiment très énergivore par des solutions radicales comme l’isolation extérieure par exemple, un nouveau système de chauffage et climatisation et une gestion technique du bâtiment. C’est donc une méthode peu adaptée aux bâtiments récents avec un plus faible potentiel d’économie d’énergie. Il peut aussi être plus intéressant de choisir, en guise de référence, une année où la consommation d’énergie a été importante.
  • La deuxième méthode consiste à fixer des objectifs en valeur absolue. Elle est adaptée aux bâtiments récents moins énergivore. Cette méthode consiste à s’engager à atteindre une consommation réelle d’énergie finale fixée pour chaque type d’activité tertiaire. 

Les niveaux de consommation seront établis dans l’arrêté d’application à publier prochainement.

  • Les niveaux de consommation pour 2030 seront publiés avant la fin de l’année 2020.
  • Pour 2040 et 2050, les niveaux de consommation seront déterminés en fonction des consommations observées dans les bâtiments récents

Les niveaux de consommations d’énergie seront définis en valeur absolue de kWh énergie finale/m2 par un arrêté à venir.

Il convient de préciser que le décret prévoit une modulation d’objectifs dans le cas par exemple où les actions de réduction de consommation d’énergie pourraient mettre en péril la structure du bâtiment ou détériorer des aspects essentiels ou esthétiques du bâtiment. Pour faire valoir la modulation des objectifs du décret tertiaire, un dossier technique détaillant les justifications devra alors être réalisé par un professionnel qualifié et sera adressé aux services de contrôle de la Préfecture.

4 – Contrôle du respect du décret

A partir de l’année prochaine en 2021, les assujettis devront déclarer le 30 septembre de chaque année pour les données de l’année précédente, leurs actions et données via une plateforme informatique de suivi, OPERAT (
Observatoire de la Performance Energétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire), gérée par l’ADEME. Les assujettis auront la possibilité de déléguer la transmission de ces consommations d’énergie à un prestataire externe ou aux gestionnaire de réseau d’énergie.

Après enregistrement des informations, la plateforme génère automatiquement :

  • la modulation en fonction du volume d’activité, sur la base des indicateurs d’intensité d’usage propres à l’activité concernée
  • les consommations annuelles d’énergie finale ajustées selon les variations climatiques, par type d’énergie
  • une information sur les émissions de gaz à effet de serre correspondant aux consommations énergétiques annuelles
  • une attestation numérique annuelle

Et la certification ISO 50001 dans le cadre de ce décret tertiaire ?

Dans le décret tertiaire, il n’est pas précisé de démarche aux assujettis pour définir le scénario qui leur permettrait d’atteindre les objectifs. La démarche de certification ISO 50001 apporte concrètement des outils structurés et efficaces dans le cadre de la mise en place d’un système de management de l’énergie, en ne se limitant pas aux bâtiments. La norme ISO 50001 impose de réaliser une « revue énergétique » c’est-à-dire un audit énergétique. Comme on dit « on ne gère bien que ce que l’on mesure ». La revue énergétique commence par une analyse des usages et des consommations d’énergie de l’organisation. Cela permet d’identifier les usages énergétiques dits « significatifs » et, pour chacun d’eux, de déterminer les facteurs pertinents à mesurer et à prendre en compte, ainsi que la performance actuelle.

Il s’agit donc dans la démarche de l’ISO 50001 de définir une « situation énergétique de référence » qui est l’équivalent de « la consommation de référence » que l’assujetti soumis au décret tertiaire doit renseigner sur la plateforme OPERAT. A cette fin, la démarche de certification ISO 50001 demande d’embarquer toutes les personnes concernées par l’objectif de réduction des consommations énergétiques. 

Au-delà même de la simple remontée des informations, pour des organisations multi-sites, l’ISO 50001 permet de définir une méthodologie commune à l’ensemble des sites, technique et managériale.

L’étape suivante de la revue énergétique est de déterminer et de hiérarchiser les potentiels d’amélioration de la performance énergétique. L’ISO 50001 apporte ici clairement une méthodologie pour atteindre les objectifs du décret tertiaire. L’ISO 50001 offre de plus un cadre pour aborder les jalons à long terme posés par le décret tertiaire et une amélioration continue dans le temps, ce qui est exactement l’esprit du décret tertiaire.

En conclusion; un système de management simple et pragmatique allant jusqu’à la certification ISO 50001 permettra aux entreprises avant tout de réduire leur facture énergétiques, ce qui est primordial dans le contexte actuel. Le bonus est que la démarche ISO 50001 permettra en même temps de répondre aux objectifs du décret tertiaire. N’hésitez donc pas à vous faire accompagner pour la démarche ISO 50001 afin d’éviter de faire des usines à gaz.

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Comprendre les mécanismes d'attribution des subventions
Les subventions publiques sont un levier crucial pour le financement de projets innovants, sociaux, ou environnementaux. Qu’il s’agisse d’une PME, d’une association ou d’une collectivité locale, comprendre les mécanismes d’attribution des subventions permet de maximiser vos chances d’obtenir un financement. Ces mécanismes sont souvent complexes et diffèrent selon le type de subvention, ce qui rend indispensable une bonne préparation. Par Pierre-Thomas Liger-Belair – Co-fondateur – expert en recherche et obtention de subventions chez ERiiC Cet article explore en détail les étapes clés du processus d’attribution des subventions en France et les critères de sélection à respecter pour soumettre un dossier solide et convaincant.

Étapes du processus d’attribution des subventions publiques

L’obtention d’une subvention publique suit un processus structuré et rigoureux. Chaque étape est essentielle pour garantir que les fonds soient attribués aux projets les plus prometteurs et conformes aux objectifs des programmes. Préparation du dossier de demande de subvention La première étape consiste à bien comprendre les conditions d’éligibilité. Chaque subvention publique est soumise à des critères spécifiques : taille de l’entreprise, secteur d’activité, localisation géographique, etc. Il est essentiel de réunir tous les documents requis (business plan, études d’impact, justificatifs financiers) pour répondre aux attentes des financeurs. Dépôt de la demande Les demandes de subventions se font soit sous format électronique, via des plateformes en ligne dédiées, soit par dossier papier, selon l’organisme. Il est crucial de respecter les délais de soumission pour ne pas être écarté d’office. Évaluation du dossier Une fois le dossier déposé, il est soumis à un comité d’évaluation. Ce comité examine différents aspects du projet : pertinence par rapport aux objectifs de la subvention, viabilité financière, et impact attendu (environnemental, économique, social). Les dossiers sont souvent notés selon une grille de critères, et les projets les mieux classés reçoivent les fonds. Décision finale Après l’évaluation, le comité de sélection se réunit pour prendre une décision finale. Les porteurs de projets sont ensuite informés des résultats, avec un retour sur les points forts et faibles de leur demande. Si la subvention est accordée, les fonds peuvent être débloqués en une ou plusieurs tranches.

Critères d’éligibilité et de sélection des subventions

Les critères d’éligibilité sont les premières barrières à franchir pour qu’un projet soit pris en considération. Ceux-ci varient selon la nature de la subvention et les objectifs de l’organisme qui la propose. Critères de base
  • Type de bénéficiaire : Certaines subventions sont réservées aux PME, aux associations, ou aux collectivités locales. Il est essentiel de vérifier si votre structure est éligible.
  • Secteur d’activité : Certaines subventions ciblent des secteurs spécifiques comme l’agriculture, l’énergie renouvelable, ou la recherche et développement.
  • Zone géographique : Des aides sont spécifiquement allouées à des régions en reconversion économique ou à des zones rurales.
Objectifs des subventions Les subventions publiques sont généralement attribuées en fonction de plusieurs objectifs économiques, sociaux ou environnementaux. Ces objectifs varient selon les priorités des politiques publiques, mais voici les principaux axes financés par les subventions :
  • Équipements : Aides pour l’achat de machines, d’outils, de matériels, ou d’équipements lourds. Ces subventions visent à moderniser les infrastructures des entreprises et à les rendre plus compétitives.
  • Transition numérique : Financements pour le développement d’applications web, l’achat de logiciels, d’ERP, ou encore la création ou refonte de sites internet (par exemple, des plateformes de e-commerce). Ces subventions encouragent les entreprises à se digitaliser pour répondre aux défis du marché moderne.
  • Immobilier : Subventions pour l’achat de terrains, de locaux, ou la construction, rénovation et aménagement d’infrastructures. Ce type de financement est particulièrement adapté aux entreprises en croissance qui cherchent à étendre leurs capacités.
  • Transition écologique et développement durable : Financements pour des projets de recyclage, de réduction des déchets, de traitement de l’eau, d’installation de panneaux photovoltaïques, ou encore pour des initiatives visant à réutiliser les matériaux et réduire la pollution. Ces subventions visent à encourager l’adoption de pratiques écologiques dans l’économie.
  • Recherche & Développement (R&D) : Subventions pour financer les coûts internes (salaires, matériel) et externes (sous-traitance) des projets de R&D. Elles encouragent les entreprises à innover en leur apportant des ressources pour le développement technologique.
  • Marketing et développement commercial : Subventions pour les projets de communication, de marketing, et de développement commercial. Elles aident les entreprises à se positionner sur de nouveaux marchés et à renforcer leur présence commerciale.
  • Prestations de conseil : Financements pour des services de conseil en pilotage et en stratégie, afin d’accompagner les entreprises dans la gestion de leur croissance ou de leur transition.
  • Export et recrutement : Certaines subventions visent à soutenir les entreprises dans leurs projets d’exportation ou de recrutement, en leur offrant des ressources pour accéder à de nouveaux marchés internationaux ou renforcer leurs équipes.
Viabilité financière Les organismes financeurs souhaitent s’assurer que le projet est financièrement solide et que le porteur de projet peut gérer les fonds correctement. Un business plan détaillé est souvent requis, ainsi que des projections financières réalistes. Impact attendu Les projets doivent démontrer un impact significatif sur l’environnement, l’économie ou la société. Par exemple, une subvention destinée à un projet environnemental évaluera la réduction des émissions de CO2, tandis qu’une subvention pour l’innovation regardera l’apport technologique et économique du projet.

Appels à projets : Un outil clé pour l’attribution des subventions

Les appels à projets (AAP) sont un des outils privilégiés pour l’attribution des subventions publiques. Ces AAP lancent des appels compétitifs pour sélectionner les projets les plus prometteurs.
  • Exemple : L’AAP de l’ADEME sur la transition énergétique propose des financements pour les projets qui visent à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments ou à développer des solutions d’énergie renouvelable.
La structure de la réponse à un AAP est cruciale. Le dossier doit être clair, détaillé, et répondre à tous les critères mentionnés dans l’appel à projets.

Les pièges à éviter lors de la demande de subvention

De nombreux projets échouent à obtenir des subventions pour des raisons qui auraient pu être évitées.
  • Dossier incomplet : Ne pas fournir l’ensemble des documents demandés est une des principales causes de rejet.
  • Sous-estimer l’importance de l’innovation ou de l’impact : Les projets qui ne démontrent pas une valeur ajoutée claire par rapport à l’objectif de la subvention sont souvent écartés.
  • Mauvaise gestion des délais : Ne pas respecter les délais administratifs peut être fatal pour la demande.

Conclusion : Maximiser ses chances d’obtenir une subvention

Obtenir une subvention publique repose sur une préparation rigoureuse et une compréhension claire pour maitriser les mécanismes d’attribution des subventions. Il est essentiel de bien préparer son dossier, de répondre aux critères d’éligibilité et de s’assurer que son projet apporte une réelle valeur. Pour les projets complexes, mobiliser des experts ou consultants spécialisés dans les subventions peut également augmenter les chances de succès.
Services aux entreprises : jusqu’où externaliser
Services aux entreprises : derrière cette expression se cache une question devenue centrale pour de nombreuses PME et ETI. Une entreprise n’a pas vocation à tout faire elle-même, mais jusqu’où peut-elle déléguer sans perdre la maîtrise de ce qui fait sa force ? L’externalisation peut permettre d’accéder à des compétences pointues, de gagner en agilité et de concentrer les équipes sur leur véritable cœur de métier. À condition toutefois de ne pas confondre délégation et abandon de contrôle. Par Eric Orsini Sur le papier, le raisonnement paraît presque évident. Pourquoi mobiliser durablement des ressources internes pour une compétence utilisée ponctuellement, lorsqu’un prestataire spécialisé peut intervenir avec davantage d’expertise et de moyens ? Mais l’externalisation ne consiste pas simplement à déplacer une tâche d’un bureau à un autre. Elle modifie la façon dont l’entreprise fonctionne, prend ses décisions et conserve la maîtrise de ses activités. C’est précisément là que le sujet devient intéressant. Car bien externaliser ne signifie pas nécessairement déléguer le maximum. Cela signifie surtout savoir ce que l’on peut confier sans perdre ce que l’on doit absolument maîtriser.

Externaliser pour gagner en compétence, pas seulement pour réduire les coûts

Pendant longtemps, l’externalisation a surtout été présentée comme une manière de réduire les charges. Une fonction coûteuse en interne pouvait être confiée à un prestataire, avec l’espoir de transformer des coûts fixes en dépenses variables. Le raisonnement reste valable dans certains cas, mais il est devenu insuffisant. Pour une PME, faire appel à un spécialiste peut avant tout permettre d’accéder à une compétence qu’elle n’aurait pas intérêt à construire en interne. Une entreprise de cinquante salariés n’a évidemment pas besoin d’un expert en cybersécurité à temps plein. Une ETI en croissance internationale ne pourra pas nécessairement disposer, dans chaque pays, de toutes les compétences fiscales ou juridiques nécessaires. De la même manière, un dirigeant peut avoir besoin d’un accompagnement ponctuel pour une opération de financement, une acquisition ou une réorganisation. L’intérêt des services aux entreprises réside alors moins dans la délégation d’une tâche que dans l’accès à un niveau d’expertise. Le prestataire apporte normalement une expérience accumulée auprès de plusieurs entreprises, des outils spécialisés et une capacité à prendre du recul que les équipes internes n’ont pas toujours le temps d’avoir. L’externalisation peut donc libérer du temps et des ressources, mais son véritable intérêt apparaît lorsqu’elle permet à l’entreprise de faire mieux ce qui compte vraiment pour elle.

Le paradoxe : déléguer sans abandonner le contrôle

C’est ici que les choses se compliquent. Car une entreprise peut parfaitement externaliser une fonction sans pour autant externaliser la responsabilité qui l’accompagne. Confier son informatique à un prestataire ne dispense pas le dirigeant de savoir où sont stockées ses données. Externaliser la paie ne signifie pas que l’entreprise peut se désintéresser de ses obligations sociales. Faire appel à un cabinet pour sa communication ne signifie pas qu’il doit devenir le seul dépositaire de l’image de la marque. Le risque apparaît lorsque la compétence quitte progressivement l’entreprise au point que celle-ci ne dispose plus des moyens de comprendre, d’évaluer ou de challenger son prestataire. À ce moment-là, l’externalisation peut créer une forme de dépendance. Et une dépendance n’est pas nécessairement visible lorsque tout fonctionne bien. Elle apparaît souvent lorsque survient un problème : changement de prestataire, hausse des tarifs, départ d’un interlocuteur clé, incident informatique ou simple désaccord stratégique. Il existe même un paradoxe assez classique : plus un prestataire est performant, plus l’entreprise peut être tentée de lui faire confiance sans plus chercher à comprendre ce qu’il fait. C’est confortable… jusqu’au jour où il faut reprendre la main. Une bonne stratégie d’externalisation doit donc préserver un minimum de connaissance et de capacité de décision en interne. Le dirigeant n’a pas besoin de devenir expert de tout, mais il doit rester capable de poser les bonnes questions, de contrôler les résultats et, surtout, de changer de partenaire si la situation l’exige.

Le bon prestataire n’est pas celui qui prend toute la place

La question du choix du prestataire devient alors essentielle. Dans le domaine des services aux entreprises, la relation ne devrait pas être pensée uniquement sous l’angle du prix ou du périmètre de la mission. Une prestation peut être techniquement excellente et pourtant mal adaptée à l’entreprise. Le bon partenaire est celui qui comprend son fonctionnement, ses contraintes et ses objectifs, mais aussi celui qui accepte de laisser au dirigeant la maîtrise des décisions qui lui appartiennent. Il doit apporter de l’expertise sans créer une opacité supplémentaire. Cette distinction est particulièrement importante pour les PME et les ETI. Une grande entreprise peut parfois disposer de plusieurs niveaux de contrôle, de directions spécialisées et de ressources capables de superviser un prestataire. Dans une structure plus petite, la relation peut rapidement devenir beaucoup plus directe. Le prestataire entre alors dans le quotidien de l’entreprise, accède à ses informations et participe parfois, indirectement, à des décisions importantes. L’externalisation réussie repose donc sur un équilibre assez subtil : faire confiance sans devenir dépendant, déléguer sans se désengager, bénéficier d’une expertise extérieure sans perdre sa propre capacité de décision.

L’externalisation comme choix d’organisation, et non comme réflexe

Les services aux entreprises ont considérablement évolué parce que les entreprises elles-mêmes sont devenues plus complexes. Il est devenu difficile, et parfois peu pertinent, de vouloir tout maîtriser en interne. La vraie question n’est donc plus de savoir s’il faut externaliser ou non, mais de déterminer intelligemment ce qui mérite de l’être. Certaines fonctions peuvent être entièrement confiées à un spécialiste. D’autres nécessitent une collaboration étroite entre équipes internes et prestataires. Et certaines compétences doivent rester solidement ancrées dans l’entreprise parce qu’elles touchent directement à son identité, à sa stratégie ou à son avantage concurrentiel. L’externalisation devient alors un choix stratégique plutôt qu’une simple décision opérationnelle. Elle permet au dirigeant de concentrer ses ressources là où elles créent le plus de valeur, tout en allant chercher à l’extérieur les compétences dont l’entreprise a besoin au bon moment. Car finalement, une entreprise performante n’est pas celle qui sait tout faire. C’est celle qui sait ce qu’elle doit savoir faire elle-même, ce qu’elle peut apprendre et ce qu’elle a intérêt à confier à d’autres. Et cette capacité à faire le tri devient peut-être l’une des compétences les plus importantes du dirigeant moderne.
Financer l’export : la CCI 92 organise une rencontre le 29 septembre à l’ESSEC Executive Education
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Financer l’export constitue souvent un enjeu déterminant pour une entreprise qui souhaite accélérer son développement international. Prospection commerciale, recrutement, implantation, déplacements, adaptation de l’offre ou sécurisation des transactions : conquérir de nouveaux marchés demande des moyens, mais aussi de savoir identifier les bons dispositifs de financement. C’est précisément le sujet qui sera au cœur de la rencontre organisée par la CCI Paris Île-de-France le 29 septembre 2026, à l’ESSEC Executive Education au CNIT de La Défense.

Un financement adapté à chaque projet international

Se développer à l’étranger ne nécessite pas toujours les mêmes ressources financières. Une première prospection sur un marché peut demander des moyens relativement limités, tandis qu’une implantation ou une opération de croissance internationale peut nécessiter des financements beaucoup plus importants. Pour les dirigeants de PME et ETI, la question est donc moins de savoir s’il est possible de financer l’export que de déterminer quelles solutions correspondent réellement à leur projet et à leur niveau de développement. Dans le cadre de « Faites de l’international 2026 », la CCI des Hauts-de-Seine propose justement une soirée destinée à permettre aux entreprises de mieux comprendre les différents leviers disponibles et d’identifier les dispositifs susceptibles de les accompagner dans leur stratégie internationale.

Des experts pour comprendre les solutions disponibles

La soirée débutera par une présentation consacrée à cinq bonnes pratiques pour optimiser son budget à l’international, avant de laisser place à des échanges autour des différentes solutions permettant d’accompagner financièrement un projet export. Plusieurs spécialistes partageront leur expérience et leurs conseils, parmi lesquels Rosa Accari, Responsable du Service Développement International des Territoires à la CCI Paris Île-de-France, Aurélien Auvity, Chargé d’affaires international chez Bpifrance, et Julie Lamy, Responsable régionale du Pôle Financement de la CCI Hauts-de-Seine. L’objectif est résolument opérationnel : permettre aux participants de mieux comprendre les dispositifs existants et de savoir vers quels interlocuteurs se tourner en fonction de leurs besoins.

Échanger directement avec les acteurs du financement

À partir de 19h15, les participants pourront également rencontrer directement différents acteurs de l’accompagnement et du financement international : Bpifrance, Coface, Banque Populaire Rives de Paris, SOCACE, les Douanes, la Direction générale des Finances publiques, Team France Export, les Conseillers du Commerce extérieur de la France et les CCI. Ces échanges constituent une véritable opportunité pour les entreprises qui souhaitent financer l’export dans de bonnes conditions, mais également pour celles qui s’interrogent encore sur la pertinence d’une démarche internationale. Car au-delà du financement lui-même, il s’agit aussi de mieux maîtriser les risques, de sécuriser ses opérations et de construire une stratégie cohérente avec les ambitions de l’entreprise.

Un rendez-vous pour préparer son développement international

La rencontre se terminera par un cocktail networking, permettant de poursuivre les discussions dans un cadre convivial et de développer son réseau auprès d’autres dirigeants et professionnels de l’international. Que votre entreprise soit déjà présente sur plusieurs marchés étrangers ou qu’elle envisage ses premières opérations à l’export, cette soirée permettra de repartir avec des informations concrètes, des contacts et, pourquoi pas, de nouvelles pistes pour financer l’export et accélérer son développement. Rendez-vous le 29 septembre 2026, de 17h30 à 20h15, à l’ESSEC Executive Education, au CNIT de La Défense. L’événement est gratuit et les places sont limitées.

Inscrivez-vous à la soirée « Financer l’export autrement »

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