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REF 2026 : le MEDEF réunit entrepreneurs et candidats à la présidentielle autour de l’avenir économique de la France

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REF 2026 : le MEDEF réunit entrepreneurs et candidats à la présidentielle autour de l’avenir économique de la France

Les 26 et 27 août, le stade Roland-Garros s’est transformé en véritable agora économique et politique à l’occasion de la REF 2026, le grand rendez-vous annuel du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF). Placée cette année sous le signe du « courage », cette nouvelle édition a réuni entrepreneurs, dirigeants, responsables politiques, économistes et représentants de la société civile autour d’une question devenue centrale : quelle France voulons-nous construire dans les prochaines années, et quelle place voulons-nous donner à l’entreprise dans cette transformation ?

Par Franck Boccara

Avec plus de 13 000 participants annoncés lors de la préparation de l’événement et un programme particulièrement dense, la REF 2026 a confirmé son statut de rendez-vous majeur de la rentrée économique. Mais cette édition avait une résonance particulière. À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, les préoccupations des dirigeants ne pouvaient que rencontrer les grands débats qui vont structurer la prochaine campagne : dette publique, fiscalité, compétitivité, travail, réindustrialisation, simplification, transition énergétique et souveraineté.

Le « courage » comme fil conducteur

Dès l’ouverture, le président du MEDEF, Patrick Martin, a donné le ton. Son message s’est inscrit dans une conviction forte : face aux difficultés économiques et budgétaires du pays, la France ne pourra pas faire l’économie de décisions parfois difficiles. Produire, investir, former, recruter, innover et réformer supposent de retrouver de la confiance et surtout de la visibilité.

Cette exigence de courage ne s’adressait d’ailleurs pas uniquement au monde politique. Elle concernait également les entreprises, appelées à continuer d’investir et de prendre des risques dans un environnement devenu particulièrement incertain.

La question des finances publiques a naturellement occupé une place importante dans les débats. La situation budgétaire française limite les marges de manœuvre de l’État et nourrit une inquiétude croissante chez les dirigeants. La grande consultation menée par le MEDEF auprès des entrepreneurs, dont les résultats ont été présentés à l’occasion de la REF, illustre cette préoccupation : près de trois dirigeants sur quatre souhaitent notamment réduire la dette et les dépenses publiques, tandis qu’une très large majorité considère la stabilité du cadre fiscal et social comme une priorité pour le prochain quinquennat.

Autrement dit, derrière les revendications parfois très concrètes des entreprises se trouve une attente plus profonde : pouvoir se projeter.

Produire davantage, investir et réindustrialiser

La réindustrialisation a également constitué l’un des grands thèmes de ces deux journées. Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la compétition entre grandes puissances et les incertitudes sur les chaînes d’approvisionnement, la capacité de la France et de l’Europe à produire davantage apparaît désormais comme un enjeu économique autant que stratégique.

La consultation du MEDEF est particulièrement révélatrice sur ce point : 81 % des dirigeants interrogés considèrent que la réindustrialisation doit être au cœur du prochain quinquennat.

Derrière cette ambition se trouvent des enjeux très concrets pour les PME et les ETI : accès à l’énergie, coût du travail, financement des investissements, disponibilité des compétences, innovation, transmission des savoir-faire et capacité à conquérir les marchés internationaux.

La REF a ainsi permis de rappeler que la réindustrialisation ne se résume pas à l’installation de quelques grandes usines. Elle concerne tout un écosystème de sous-traitants, de fournisseurs, de sociétés de services, d’acteurs technologiques et de PME qui constituent le tissu économique des territoires.

Les échanges autour de la production ont également mis en lumière une question essentielle : comment concilier compétitivité, transition écologique et souveraineté ? Un équilibre complexe, mais incontournable pour les entreprises françaises qui doivent simultanément réduire leur empreinte environnementale, maîtriser leurs coûts et rester compétitives face à leurs concurrents internationaux.

Simplifier pour redonner du temps aux entrepreneurs

Autre sujet récurrent : la simplification administrative.

Pour beaucoup de dirigeants, la multiplication des normes, procédures et obligations constitue aujourd’hui un frein à l’action. La question n’est pas seulement celle du nombre de textes, mais également celle de leur stabilité et de leur lisibilité.

La REF 2026 a donc largement fait émerger l’idée d’un environnement réglementaire plus prévisible. Là encore, les résultats de la consultation du MEDEF sont parlants : trois dirigeants sur quatre placent la simplification administrative parmi leurs priorités pour 2027.

Derrière cette demande se trouve une réalité très opérationnelle. Le temps consacré à comprendre, appliquer et documenter les réglementations est du temps qui n’est pas consacré au développement commercial, à l’innovation, au management ou à l’investissement.

Dans un pays où les PME constituent une part essentielle de la création de valeur et de l’emploi, cette question apparaît donc loin d’être secondaire.

Sept candidats, sept approches de l’entreprise

La séquence la plus attendue de la REF 2026 s’est tenue jeudi 27 août avec la venue de sept candidats déclarés ou engagés dans la course à l’Élysée : Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier.

Pendant près de trois heures, chacun a été interrogé devant les chefs d’entreprise sur les grandes questions économiques qui devraient dominer la présidentielle de 2027 : dette et dépenses publiques, réindustrialisation, coût du travail, normes, simplification et fiscalité.

 

Les différences de philosophie étaient évidemment importantes.

Attal applaudi, Mélenchon fâche et Le Pen à côté : ce qu'il faut retenir du premier débat présidentielÀ droite et au centre droit, Bruno Retailleau et Édouard Philippe ont notamment insisté sur la nécessité de réduire le poids de la dépense publique et de réformer profondément le fonctionnement de l’État. Gabriel Attal s’est inscrit dans une approche davantage centrée sur la compétitivité, le travail et la poursuite de transformations économiques, tout en cherchant à proposer une nouvelle perspective pour les entreprises.

Marine Le Pen a, de son côté, cherché à répondre aux inquiétudes du monde économique sur la dette et les finances publiques, en mettant l’accent sur la réduction des dépenses et la souveraineté économique. Jean-Luc Mélenchon a défendu une approche radicalement différente, davantage fondée sur la redistribution, la hausse des salaires et une transformation profonde du modèle économique et social.

Raphaël Glucksmann a porté une vision européenne et industrielle, avec l’idée d’une puissance économique française qui ne peut se concevoir indépendamment de la construction européenne. Marine Tondelier a quant à elle davantage articulé les enjeux économiques autour de la transition écologique, de la transformation du modèle productif et de la nécessité d’intégrer les contraintes environnementales aux choix industriels.

Au-delà des oppositions, cette confrontation aura surtout eu le mérite de placer directement les questions économiques devant les responsables politiques. À quelques mois de la présidentielle, les chefs d’entreprise ont pu mesurer à quel point les choix qui seront effectués en 2027 auront des conséquences directes sur leur environnement quotidien.

Une entreprise qui demande avant tout de la visibilité

C’est peut-être finalement l’un des enseignements majeurs de cette REF 2026. Les dirigeants ne demandent pas nécessairement que tous les candidats partagent leurs convictions ou leurs propositions. Ils demandent d’abord de pouvoir comprendre le cap qui sera fixé.

Fiscalité, réglementation, coût du travail, retraites, énergie, dette, financement ou politique industrielle : chacun de ces sujets influence les décisions d’investissement et de recrutement prises aujourd’hui.

Pour une PME ou une ETI, investir dans une nouvelle machine, ouvrir un site, recruter plusieurs dizaines de collaborateurs ou partir à la conquête d’un marché étranger suppose de pouvoir se projeter sur plusieurs années. L’instabilité politique et réglementaire complique mécaniquement cet exercice.

La REF 2026 aura donc été, à sa manière, un moment de dialogue entre deux mondes qui ont parfois tendance à se regarder avec méfiance : celui de la décision publique et celui de l’entreprise.

Donner une nouvelle ambition au modèle français

Au-delà des débats parfois vifs, l’édition 2026 de la REF aura surtout montré que l’entreprise demeure au cœur des grands enjeux auxquels la France est confrontée.

Créer de la croissance, financer notre modèle social, réindustrialiser les territoires, développer l’emploi, préparer les compétences de demain, renforcer la souveraineté économique et réussir les transitions écologique et numérique : aucun de ces objectifs ne pourra être atteint sans entreprises capables d’investir, d’innover et de prendre des risques.

C’est tout le mérite de la REF que de faire dialoguer, pendant deux jours, entrepreneurs, dirigeants, experts et responsables publics sur ces sujets.

À Roland-Garros, le « courage » choisi comme fil rouge par le MEDEF n’aura donc pas seulement été un slogan. Il aura résumé une attente : celle de décisions capables de redonner confiance et visibilité à ceux qui entreprennent, tout en assumant les efforts nécessaires pour préparer l’avenir.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, le débat ne fait que commencer. Mais une chose est désormais claire : les entreprises et leur capacité à produire, investir, recruter et innover seront au cœur des choix auxquels la France devra se confronter.

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Clause de non-concurrence : prévenir les conflits plutôt que les subir

Lorsqu’un salarié rejoint un concurrent, les inquiétudes sont souvent nombreuses. Les clients vont-ils suivre ? Les informations confidentielles seront-elles utilisées ? Faut-il engager une procédure ? Dans bien des cas, ces craintes restent théoriques. La majorité des départs s’effectue dans un climat serein, chacun respectant les engagements pris lors de la signature du contrat. Lorsqu’une difficulté apparaît, le dialogue constitue souvent la meilleure solution. Clarifier les activités envisagées, rappeler les obligations contractuelles ou rechercher un accord équilibré permet fréquemment d’éviter un contentieux long, coûteux et incertain. Naturellement, lorsque des actes de concurrence déloyale sont caractérisés ou que des informations confidentielles sont utilisées de manière abusive, l’entreprise doit pouvoir défendre ses intérêts. Mais ces situations demeurent distinctes de la simple évolution professionnelle d’un salarié. En définitive, la clause de non-concurrence ne doit jamais être considérée comme un moyen d’empêcher un collaborateur de poursuivre sa carrière. Elle constitue avant tout un mécanisme juridique destiné à protéger des intérêts économiques légitimes dans le respect des droits de chacun. Une clause bien rédigée est souvent celle qui ne donnera jamais lieu à un procès. Parce qu’elle est équilibrée, comprise par les parties et adaptée à la réalité de l’entreprise. À l’inverse, une clause approximative ou manifestement excessive risque surtout d’alimenter de longues discussions… et parfois quelques factures d’avocats dont tout le monde se serait volontiers passé. En matière de droit comme en matière d’entreprise, l’anticipation reste bien souvent la meilleure des protections.
Dirigeant de PME-ETI confronté à une cyberattaque en entreprise et à une alerte de cybersécurité
La cyberattaque en entreprise ne constitue plus uniquement un problème informatique susceptible de perturber l’activité ou d’entraîner des pertes financières. Elle soulève également des enjeux juridiques importants, notamment lorsque des données personnelles de clients, de salariés ou de partenaires sont compromises. Pour les PME et les ETI, qui disposent parfois de ressources spécialisées plus limitées que les grands groupes, les conséquences peuvent être particulièrement lourdes : interruption de l’activité, atteinte à la réputation, perte de confiance des clients et éventuelles sanctions réglementaires. Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) impose en effet aux organisations qui traitent des données personnelles de mettre en œuvre des mesures de sécurité adaptées et de réagir de manière appropriée lorsqu’une violation survient. Par Franck Boccara Cette violation ne se limite pas au vol de données : elle peut également résulter de leur destruction, de leur altération, de leur perte ou de leur indisponibilité. Une attaque par rançongiciel, par exemple, peut rendre les fichiers inaccessibles tout en permettant aux cybercriminels d’en extraire une copie. L’entreprise doit alors évaluer précisément la nature de l’incident et ses conséquences potentielles. La question n’est donc pas seulement de savoir comment rétablir les systèmes informatiques, mais aussi de déterminer quelles obligations doivent être respectées, quelles personnes doivent éventuellement être informées et comment démontrer que l’organisation a agi avec diligence. La préparation juridique devient ainsi une composante à part entière de la gestion des risques.

RGPD : quelles obligations lorsque des données personnelles sont compromises ?

Lorsqu’une cyberattaque en entreprise entraîne une violation de données personnelles, le RGPD prévoit des obligations précises. Le responsable du traitement doit notamment documenter l’incident et déterminer s’il est susceptible de présenter un risque pour les droits et libertés des personnes concernées. Lorsque ce risque existe, la violation doit être notifiée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), dans les meilleurs délais et, si possible, dans les 72 heures suivant le moment où l’entreprise en a pris connaissance. Ce délai ne signifie pas que toute attaque informatique doit automatiquement être signalée à la CNIL : l’obligation dépend de la nature de l’incident et du risque associé à la violation de données personnelles. En revanche, une entreprise ne peut pas simplement ignorer un incident au motif que ses investigations ne sont pas terminées. Si toutes les informations nécessaires ne sont pas encore disponibles, une première notification peut être effectuée puis complétée ultérieurement. Lorsque la violation est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les personnes concernées, celles-ci doivent également être informées, sauf exception prévue par le règlement. Cette information doit leur permettre de comprendre les conséquences possibles et, si nécessaire, de prendre des mesures de protection. Pour les dirigeants, l’enjeu consiste donc à prévoir un processus de décision suffisamment rapide, associant les équipes informatiques, la direction, le responsable de la protection des données lorsqu’il existe et les conseils juridiques de l’entreprise. Une réaction tardive ou une mauvaise appréciation du risque peut aggraver les conséquences de l’incident. À l’inverse, une procédure préparée en amont facilite la collecte des éléments nécessaires, la prise de décision et le respect des obligations réglementaires.

Responsabilité de l’entreprise : anticiper les conséquences juridiques et contractuelles

Les conséquences d’une cyberattaque en entreprise peuvent dépasser le cadre des obligations prévues par le RGPD. Une fuite de données peut exposer des clients ou des salariés à des risques d’usurpation d’identité, de fraude ou de divulgation d’informations confidentielles. Une interruption prolongée des systèmes peut également empêcher l’entreprise d’honorer ses engagements commerciaux, de produire ou de fournir ses services dans les délais convenus. Selon les circonstances, des différends peuvent alors apparaître avec des clients, des fournisseurs ou des partenaires, notamment lorsque les contrats prévoient des exigences de sécurité, de disponibilité ou de confidentialité. La responsabilité de l’entreprise ne peut toutefois pas être considérée comme automatique : elle dépend des faits, des obligations applicables et des mesures effectivement mises en œuvre. La CNIL peut, pour sa part, examiner le respect des règles de protection des données et prononcer des sanctions en cas de manquement. Le RGPD prévoit notamment, pour certaines violations de ses dispositions, des amendes pouvant atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant applicable dépendant de la nature du manquement et des règles de calcul prévues par le règlement. D’autres manquements peuvent relever de plafonds plus élevés. Il importe donc de ne pas confondre le simple fait d’avoir subi une attaque avec un défaut de conformité : une organisation peut être victime d’un acte malveillant malgré des mesures de sécurité appropriées. L’analyse portera notamment sur la pertinence des protections mises en place, la gestion de l’incident et le respect des obligations de notification. Les dirigeants ont intérêt à examiner leurs contrats, leurs procédures internes et leurs garanties d’assurance afin d’identifier les responsabilités respectives des parties et les conditions de prise en charge des conséquences financières. La conservation des preuves techniques et des décisions prises pendant la crise est également essentielle pour pouvoir expliquer les circonstances de l’incident et justifier les mesures adoptées.

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Pour limiter les risques juridiques d’une cyberattaque en entreprise, les PME et les ETI doivent intégrer la cybersécurité à leur gouvernance plutôt que la considérer comme un sujet exclusivement technique. Cela suppose d’abord de connaître les données détenues, leur niveau de sensibilité, les personnes qui peuvent y accéder et les prestataires qui les traitent. Des mesures adaptées doivent ensuite être déployées : gestion rigoureuse des habilitations, authentification renforcée, mises à jour régulières, sauvegardes protégées et testées, surveillance des systèmes et sensibilisation des collaborateurs aux tentatives d’hameçonnage. Ces dispositifs doivent être accompagnés d’une procédure de gestion de crise précisant qui alerter, comment isoler les systèmes affectés, comment préserver les preuves et qui décide des notifications réglementaires. Il est également utile de vérifier les engagements de sécurité des prestataires informatiques et les modalités de traitement des incidents prévues dans les contrats. L’entreprise doit par ailleurs conserver une trace des violations de données personnelles et des mesures prises, y compris lorsque l’analyse conclut qu’une notification à la CNIL n’est pas nécessaire. Enfin, le recours à une assurance cyber peut contribuer à financer certaines dépenses consécutives à un incident, selon les garanties, exclusions et plafonds du contrat, mais ne dispense jamais l’entreprise de ses obligations légales. Face à une cyberattaque en entreprise, la capacité à réagir rapidement repose donc autant sur l’organisation et l’anticipation que sur les outils techniques. Pour les dirigeants, préparer les réponses opérationnelles et juridiques permet de réduire les conséquences d’un incident, de mieux protéger les personnes concernées et de préserver la continuité de l’activité. La cybersécurité apparaît ainsi comme un enjeu stratégique, au croisement de la conformité réglementaire, de la confiance commerciale et de la responsabilité de l’entreprise.
Évènement BIG 2026 : découvrez les interventions marquantes de Bpifrance, les grands enjeux de l'innovation et les enseignements pour les dirigeants.
L’évènement BIG 2026, organisé par Bpifrance le 8 octobre à l’Accor Arena de Paris, a réuni dirigeants, entrepreneurs, investisseurs, responsables publics et acteurs de l’innovation autour d’une ambition commune : donner aux entreprises françaises les moyens d’oser, d’innover et de se développer. Placée sous le signe du « culot », cette 12e édition a été marquée par des interventions de personnalités majeures de l’économie française et des échanges consacrés aux grandes transformations qui attendent les entreprises. Retour sur les temps forts et les enseignements à retenir pour les dirigeants de PME et d’ETI.

Le culot, moteur de l’entrepreneuriat

Pour cette 12e édition, Bpifrance a choisi de mettre en avant une qualité essentielle dans un environnement économique incertain : l’audace. À travers plus de 500 conférences, ateliers et masterclass, les participants ont pu explorer les leviers permettant aux entreprises de relever leurs défis et de préparer leur avenir. Intelligence artificielle, industrie, financement, innovation, développement international et transition écologique figuraient parmi les sujets au cœur des échanges. Le fil conducteur était clair : entreprendre suppose de savoir prendre des risques mesurés, remettre en question ses habitudes et transformer les incertitudes en opportunités. Pour les dirigeants, le message est particulièrement pertinent. La prudence reste nécessaire, mais elle ne doit pas devenir un frein à l’investissement, à l’innovation ou à la conquête de nouveaux marchés.

Des personnalités majeures de l’économie française

La scène principale, baptisée le Bang, a accueilli des dirigeants de premier plan issus de secteurs très différents. Parmi les intervenants figuraient notamment Xavier Niel, fondateur de Free, Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies, Sébastien Bazin, président-directeur général d’Accor, Marie-Ange Debon, présidente-directrice générale du groupe La Poste, ainsi qu’Antonio Filosa, dirigeant de Stellantis. La présence de ces personnalités a permis d’aborder les transformations qui touchent aussi bien les grandes entreprises que les PME et les ETI : évolution des modèles économiques, souveraineté industrielle, innovation technologique et adaptation aux nouveaux usages. Le président de la République, Emmanuel Macron, a également participé à l’événement. Il a salué la vitalité des entrepreneurs français et rappelé l’engagement de l’État en faveur de l’innovation, de l’industrie et de la croissance, notamment à travers le plan France 2030 et l’action de Bpifrance. Cette diversité d’intervenants illustre l’intérêt du dialogue entre entrepreneurs, grands groupes, investisseurs et pouvoirs publics pour faire émerger des solutions concrètes.

L’intelligence artificielle et l’industrie au cœur des préoccupations

L’évènement BIG 2026 a accordé une place importante aux transformations technologiques. Plusieurs sessions étaient consacrées à l’intelligence artificielle, à ses applications commerciales et aux nouveaux risques qu’elle entraîne, notamment en matière de cyberfraude. Pour les entreprises, l’enjeu dépasse désormais la simple découverte de ces technologies. Il s’agit d’identifier les usages capables d’améliorer la productivité, de renforcer la relation client et de soutenir la prise de décision, tout en maîtrisant les risques associés. L’industrie occupait également une place significative dans le programme, avec des interventions de dirigeants de groupes comme EDF, Safran, SUEZ et Getlink. Ces échanges rappellent l’importance de la modernisation des outils de production, de la maîtrise technologique et de la compétitivité industrielle dans un contexte international exigeant.

Quels enseignements pour les dirigeants de PME et d’ETI ?

Au-delà des prises de parole, cet évènement BIG 2026 invite les dirigeants à retenir trois priorités. Premièrement, faire de l’innovation un sujet stratégique. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies doivent être évaluées à l’aune de leurs bénéfices opérationnels et de leur contribution à la compétitivité. Deuxièmement, anticiper les transformations industrielles et environnementales. Les entreprises qui investissent dans leurs compétences, leurs équipements et leur capacité d’adaptation se donnent davantage de moyens pour faire face aux évolutions de leur marché. Enfin, développer les coopérations. Les échanges entre dirigeants, experts, investisseurs et partenaires peuvent accélérer les projets, ouvrir de nouveaux débouchés et faciliter l’accès à des compétences complémentaires. En définitive, l’évènement BIG 2026 rappelle que la croissance repose autant sur la capacité à anticiper que sur la volonté d’agir. Pour les PME et les ETI, l’enjeu est désormais de transformer ces réflexions en décisions concrètes, au service de leur développement, de leur innovation et de leur pérennité.
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