...

Pourquoi la valorisation des données est-elle si importante ?

PARTAGER

Facebook
Email
WhatsApp

Les données représentent aujourd’hui un réel actif et leur valorisation devient essentielle pour les dirigeants de PME et ETI. L’enjeu est d’apporter de la cohérence aux données brutes afin d’en extraire une meilleure connaissance des collaborateurs, des clients et des concurrents. Petit tour d’horizon…

Par Franck Boccara

En cette période de transition digitale accélérée par la crise sanitaire, on entend parler de data science partout mais dans les faits il n’y a que peu de secteurs qui arrivent réellement à détecter et analyser ces données stratégiques pour les valoriser. Cette possibilité de rendre les données accessibles, activables et de les faire parler pour actionner les leviers de performance est pourtant accessible à toutes les entreprises, quelque soit leur taille.

Mieux connaître les collaborateurs

L’exploitation des données permet de développer des analyses prédictives pour les ressources humaines, comme par exemple la gestion du turn over. Les données peuvent souvent permettre de prédire le départ d’un collaborateur par une analyse et une comparaison à des profils similaires ayant quitté l’entreprise ou de comparer leur rémunération à celle de salariés de même niveau dans des entreprises concurrentes (formations, diplômes, acquis…). L’avantage de ce type de prévisions est qu’elles ont souvent lieu avant même que le collaborateur ait songé à quitter l’entreprise et par là même permet la mise en œuvre de leviers de fidélisation.

Limiter les pertes financières

La valorisation des données va permettre également de mieux de gérer la trésorerie de façon proactive en monitorant certaines données financières des clients, prospects et partenaires (infogreffe, societe.com, Amadeus…). Cette analyse vient ainsi valider leur santé financière et leur réputation en recoupant les commentaires et mentions sur ladite entreprise qui circulent sur la toile et sur les réseaux sociaux. L’analyse des données permet par ailleurs de repérer les pertes potentielles de clients en analysant et classant les facteurs de départ pour ainsi limiter les pertes business et mieux maîtriser le churn rate.

Mieux connaître son marché et ses concurrents

Les données peuvent créer un avantage concurrentiel lorsqu’elles sont bien exploitées car elles optimisent la capacité d’anticipation et favorisent l’identification des innovations qui peuvent disrupter le marché. Les données permettent de suivre le web sur un secteur précis et de repérer ainsi les entreprises émergentes ou en forte croissance qui proposent des services similaires. Aller chercher cette data aide donc à observer et d’analyser finement la concurrence identifiée en collectant automatiquement par exemple les avis déposés sur Trustpilot, Avis Vérifiés….les points de mécontentement peuvent être ainsi identifiés et il devient alors plus simple d’adjuster son offre, de revoir son discours et d’aller draguer les clients mécontents.

Repérer les opportunités business

Les données clients et prospects accumulées au fil du temps représentent de précieuses sources d’informations. Disséminées un peu partout dans l’écosystème de l’entreprise et surtout dans son CRM, cette data offre une connaissance 360° qui va se révéler être un atout majeur lors de l’identifier des leviers d’upsell, de ré-engagement client etc…

Constuire une réelle stratégie d’entreprise

La stratégie « data-driven » est capital dans le pilotage de toute organisation. Il est très difficile de bien planifier un budget sans connaitre l’attribution de la performance de l’entreprise et de savoir quels sont les leviers qui ont pesé dans la balance de la réussite et dans quelle mesure. Cette connaissance va permettre de calculer le ROI et donc d’influer les décisions dans la bonne direction. Les PME et ETI qui sauront valoriser les données pourront plus facilement actionner les leviers permettant d’optimiser l’interaction avec leurs collaborateurs, leur marché, leurs risques et les opportunités business…et donc booster leur performance.

PARTAGER

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
LinkedIn
WhatsApp
PLUS D'ARTICLES
Guillaume Riggi, Président d'ATERIM : des solutions RH agiles pour accompagner votre croissance en France comme à l’international
Face à des enjeux RH de plus en plus complexes, en France comme à l’international, Aterim accompagne les entreprises dans la gestion et le développement de leurs ressources humaines. Portage salarial, mise à disposition de personnel, travail temporaire, expatriation ou recrutement de talents locaux : la société propose des solutions complètes, flexibles et personnalisées, permettant aux organisations de gagner en agilité tout en se concentrant sur leur cœur d’activité. De la contractualisation à la gestion de la paie, en passant par les démarches administratives et réglementaires, Aterim simplifie chaque étape avec une approche transparente et sans frais de mise en place. Guillaume Riggi, Président, Charlotte Dagommer et Emma Riggi, chargées d’affaires, présentent l’offre et les spécificités d’Aterim.
Le silence organisationnel fragilise l’entreprise
Vous encouragez vos équipes à s’exprimer, vous répétez que toutes les idées sont les bienvenues, vous affirmez que l’innovation naît du débat… Et pourtant, les désaccords sont rares. Les idées audacieuses aussi. Le silence est souvent interprété comme un signe d’attention, mais il peut aussi être le symptôme d’une inhibition collective. Par Francis Boyer – Président d’OVER SWEETCH Selon une étude du BCG (2023), 92 % des PDG français considèrent la liberté d’expression comme un levier de performance, mais 63 % reconnaissent ne pas savoir comment la favoriser concrètement. Dans le même temps, une enquête Gallup (2025) révèle que 38 % des salariés ont déjà renoncé à partager une idée par peur d’être jugés. Le paradoxe est clair : l’intention existe, mais la parole ne circule pas. Il serait confortable d’y voir un problème de courage individuel ou de compétence managériale. La réalité est plus subtile. Le silence organisationnel s’enracine dans des mécanismes puissants de psychologie sociale.

Quand la cohésion étouffe la lucidité

En 1961, l’administration Kennedy valide unanimement le plan d’invasion de la Baie des Cochons. L’opération sera un fiasco. Le psychologue Irving Janis analysera cet épisode et introduira le concept de pensée de groupe : lorsque la loyauté envers le leader et le souci d’harmonie priment sur l’analyse critique, les objections s’effacent. Trois conditions favorisent ce phénomène :
  • un leader respecté, dont le statut inhibe involontairement la contradiction ;
  • une forte cohésion, qui rend le désaccord socialement coûteux ;
  • un contexte de pression ou d’urgence, qui réduit la prise de recul.
Plus un dirigeant est légitime, plus il doit s’interroger sur le silence qu’il produit. Le statut protège. Il intimide aussi.

Quand le groupe fait taire l’individu

Dans les années 1950, Solomon Asch démontre expérimentalement la puissance du conformisme. Placés face à un groupe qui donne de mauvaises réponses, 75 % des participants renoncent au moins une fois à exprimer leur jugement, soit pour préserver leur appartenance (influence normative), soit parce que l’accord général ébranle leur propre certitude (influence informative). En entreprise, le mécanisme est identique. Même lorsque le manager encourage la parole, la crainte d’être isolé ou perçu comme déviant par ses collègues peut suffire à déclencher l’autocensure. L’expression d’une idée ne dépend pas seulement d’une autorisation hiérarchique, elle dépend aussi d’un climat collectif.

La sécurité psychologique comme levier stratégique

Les travaux d’Amy Edmondson dans les années 1990 apportent un éclairage décisif. Les équipes à forte performance ne sont pas celles qui commettent le moins d’erreurs, mais celles où l’on peut en parler sans crainte. Elle nomme cette condition la sécurité psychologique : la conviction partagée que l’on peut s’exprimer sans risquer humiliation ou sanction. Quatre leviers structurants émergent de ses recherches :
  • normaliser l’erreur comme source d’apprentissage ;
  • encourager un feedback constructif et régulier ;
  • désacraliser le statut par des espaces de dialogue moins hiérarchiques ;
  • valoriser publiquement la prise de risque.
La liberté d’expression ne relève donc pas d’un slogan culturel. Elle dépend d’un cadre explicite et de pratiques concrètes instauré par l’encadrement.

Des valeurs qui autorisent, des rituels qui protègent

Certaines entreprises ont transformé ces principes en dispositifs structurés. Afin d’incarner sa valeur « « Les leaders ont le devoir de remettre en question les décisions lorsqu’ils ne sont pas d’accord, même si cela n’est pas toujours facile, et ce, dans le respect de leur interlocuteur », Amazon a formalisé le rituel « Disagree and Commit » : avant toute décision majeure, l’expression du désaccord est obligatoire. Chacun doit argumenter contre la proposition, y compris s’il y est favorable. Une fois la décision prise, l’engagement devient collectif. Le débat est protégé. Les décisions sont trois fois plus rapides que la moyenne et les projets ont été diminués de moitié car jugés inutiles suite aux débats Pour que sa valeur « Fail, learn, succeed » ne soit pas qu’une déclaration d’intention, Blablacar a instauré un rituel intitulé « Fail of the Month » pendant lequel les équipes partagent les échecs vécus ainsi que les leçons qu’elles ont apprises. Les managers accordent autant d’importance à un échec bien valorisé qu’à une réussite. Ces deux pratiques ont un point commun : elles transforment un acte potentiellement risqué en comportement attendu. Car une culture de la parole ne se décrète pas. Elle s’autorise par des valeurs explicites — qui légitiment le désaccord — et se consolide par des rituels qui sécurisent ceux qui parlent. La pensée de groupe et la pression sociale ne sont pas des dysfonctionnements exceptionnels. Elles sont des dynamiques humaines normales. La question n’est donc pas : « Pourquoi mes équipes ne parlent-elles pas ? » Mais plutôt : « Que dois-je mettre en place pour qu’elles se sentent protégées quand elle le font» ? Car, dans un monde incertain, le véritable risque n’est pas le conflit. C’est le silence.  
Risques export : le 16 avril 2026 à la CCI Val-de-Marne
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. À l’heure où les entreprises évoluent dans un environnement international de plus en plus incertain, sécuriser ses opérations à l’export n’est plus une option, mais une nécessité stratégique. C’est précisément l’objectif de cette rencontre organisée dans le cadre de la 19e édition de “Faites de l’international 2026” et qui mettra l’accent sur un enjeu majeur : la gestion des risques export. Cet événement s’adresse aussi bien aux primo-exportateurs qu’aux entreprises déjà présentes à l’international et souhaitant consolider leurs pratiques. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques, des fluctuations économiques et des incertitudes réglementaires, les risques liés à l’export se multiplient et se complexifient. Retards de paiement, défauts de règlement, insolvabilité de partenaires étrangers, instabilité politique… autant de facteurs qui peuvent fragiliser, voire compromettre, un développement international pourtant prometteur. Face à ces enjeux, cette matinée a été conçue comme un véritable temps d’échange et d’apport opérationnel, permettant aux entreprises de mieux anticiper les risques et d’identifier des solutions concrètes pour sécuriser leurs projets à l’international. L’ambition est claire : donner aux dirigeants et cadres les clés pour piloter leurs activités export avec davantage de sérénité et de maîtrise. Au programme : des interventions d’experts, des retours d’expérience et des éclairages pratiques sur les bonnes pratiques à adopter pour limiter l’exposition aux risques. Les participants pourront ainsi mieux comprendre les mécanismes de prévention, découvrir les outils disponibles pour sécuriser les transactions et s’informer sur les dispositifs d’accompagnement existants. Au-delà des contenus, cet événement représente également une opportunité de networking précieuse. Échanger avec d’autres dirigeants confrontés aux mêmes problématiques, partager des retours d’expérience ou encore rencontrer des spécialistes du commerce international permet souvent de prendre du recul et d’identifier des pistes d’action concrètes. Organisée par la CCI Paris Île-de-France, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large d’accompagnement des entreprises dans leur développement à l’international. “Faites de l’international” est, depuis près de vingt ans, un rendez-vous incontournable pour les acteurs économiques souhaitant structurer, accélérer ou sécuriser leur stratégie export. 📅 Informations pratiques : Date : 16 avril 2026 Horaires : de 8h30 à 12h Lieu : CCI Val-de-Marne – 8 place Salvador Allende, 94000 Créteil La participation à cet événement est entièrement gratuite, mais l’inscription est obligatoire. Dans un monde où l’international offre de formidables opportunités de croissance, savoir en maîtriser les risques constitue un avantage concurrentiel décisif. Que vous soyez en phase de réflexion ou déjà engagé dans une démarche export, cette matinée vous apportera des clés concrètes pour avancer avec confiance.

👉 Découvrez le programme, les intervenants et inscrivez-vous

INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER
AUX DERNIÈRES NOUVELLES
×

Vous êtes dirigeant ou cadre ?
Vous avez une question ou besoin d'une information ?

Le respect de votre vie privée est notre priorité

L’accès au site implique l’utilisation de cookies mais celle-ci est subordonnée à votre consentement.