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Investir au Nigéria ? découvrez les opportunités avec Bpifrance le 14 novembre

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Investir au Nigéria….pourquoi pas ! Avec plus de 190 millions d’habitants et l’émergence d’une classe moyenne à fort pouvoir d’achat, Le Nigéria est la première économie du continent africain. Le pays regorge d’opportunités pour les PME et ETI françaises. Bpifrance vous propose de venir les découvrir le 14 novembre prochain. Un rendez-vous à ne pas manquer pour mieux connaitre l’Afrique anglophone.

Le programme

  • Mot d’introduction

Paul-François Fournier, Directeur de l’Innovation Bpifrance

  • Table-ronde 1 : Panorama de la culture des affaires au Nigéria

Pierre-Ange Savelli, Adjoint au Chef du bureau « Afrique-AFD » – Direction générale du Trésor, Ministère de l’économie et des finances
Wilfrid Lauriano da Rego, Associé – KPMG
Abimbola Akeredolu, Associée – Cabinet Banwo-Ighodalo

  • Table-ronde 2 : Expériences et Opportunités de marché au Nigéria

Sébastien Etcheverry, Responsable MOAD Shipping & Manutention Conventionnelle – BOLLORE,
Maxime Boadji, CEO et Cofondateur – Yellow Relay
Marcel Hochet, Président et Fondateur – Greenelec

  • Table ronde 3 : Accompagnement/financement pour les entreprises françaises

Pedro Novo, Directeur des financements export – Bpifrance,
Hakim Khelifa, Directeur Associé – Africinvest
Jonathan Sinivassane, Directeur Business Development India, Middle East and Africa, International Investment Promotion – Paris&co

Informations pratiques

  • Événement  Visez le Nigeria
  • Date : 14 novembre 2018
  • Lieu : Bpifrance le Hub
  • Adresse : 6-8 bd Haussmann 75009 Paris
  • Horaires : 8h45 -14h
  • Inscription obligatoire 

Les relations économiques France-Nigéria

Avec 3,6 Mds€ d’échanges bilatéraux en 2017, le Nigéria demeure le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne (soit 20% de nos parts de marché en Afrique sub-saharienne en 2017). Nos exportations (1,07 Md€ en 2017) sont diversifiées : produits pétroliers raffinés, préparations pharmaceutiques, équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique et produits des industries agroalimentaires. Nos importations (2,48 Mds€ en 2017) sont principalement composées de produits pétroliers. Le Nigéria maintient son rang de 5e fournisseur d’hydrocarbures naturels de la France et le 1er d’Afrique subsaharienne. 
Le stock d’IDE français au Nigéria est de 6,5 Mds€ en 2016 (Banque de France) soit le 2ème stock d’IDE français en Afrique derrière le Maroc.
Le service économique régional, qui est basé à Abuja et Lagos (http://www.ambafrance-ng.org/La-Mission-economique), accompagne les entreprises françaises voulant investir au Nigéria avec l’aide du bureau Business France (http://export.businessfrance.fr/nigeria/export-nigeria-avec-notre-bureau.html), qui a ouvert à Lagos en janvier 2016. Environ 120 entreprises françaises sont actives au Nigéria.

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Trois exemples concrets :
1. Une PME industrielle exporte du matériel en Angola Facturation en dollars pour contourner la volatilité du kwanza (AOA). Mais entre la commande et le paiement, le dollar se déprécie de 8 % face à l’euro : la marge nette s’effondre. 2. Une ETI signe un contrat de maintenance en Zambie, payé en kwacha (ZMW). Le contrat est signé à 1 EUR = 25 ZMW. Trois mois plus tard, le kwacha chute à 1 EUR = 30 ZMW. Résultat : une perte de 16,7 % sur les flux encaissés localement. 3. Une entreprise agroalimentaire investit au Nigeria. Les profits sont réalisés en nairas (NGN), mais rapatriés en euros. Le gouvernement introduit des restrictions sur l’accès aux devises. Résultat : impossibilité de convertir les profits et blocage des dividendes.

Comprendre les différentes formes de risque de change

• Risque de transaction : lié à l’achat ou à la vente de biens/services en devises étrangères. • Risque de conversion : lors du rapatriement de bénéfices réalisés localement. • Risque économique : impact des variations de change sur la compétitivité prix à moyen/long terme. • Risque de liquidité en devises : difficulté à convertir la monnaie locale en devises fortes (EUR, USD), même si le taux de change est favorable.
Trois cas concrets et chiffrés
Cas 1 – Exportation en Angola (monnaie : Kwanza – AOA) • Une PME facture 500 000 USD à un client local en août 2024. • À la signature, 1 EUR = 1,10 USD. En décembre, 1 EUR = 1,20 USD. • Impact : le paiement reçu équivaut désormais à 416 667 EUR au lieu de 454 545 EUR, soit une perte latente de 37 878 EUR (8,3 % de la transaction). • Origine de la perte : absence de couverture du taux EUR/USD. Cas 2 – Prestations en Zambie (Kwacha – ZMW) • Une ETI facture 1 000 000 ZMW pour une prestation en mars 2024 (1 EUR = 25 ZMW). • Paiement en juin, à 1 EUR = 30 ZMW. • En euros, l’encaissement passe de 40 000 EUR à 33 333 EUR. • Perte effective de 6 667 EUR, soit -16,7 % sur le chiffre d’affaires prévu. Cas 3 – Rapatriement des dividendes au Nigeria (Naira – NGN) • Une filiale locale dégage 100 M NGN de résultat net • À 1 EUR = 1000 NGN, cela représente théoriquement 100 000 EUR. • Mais la banque centrale restreint l’accès aux devises pour les non-résidents : seuls 20 M NGN peuvent être convertis immédiatement. • Reste 80 M NGN immobilisés, exposés à un dévaluation continue : si le taux passe à 1 EUR = 1400 NGN, leur valeur tombe à 57 143 EUR.

Zones monétaires : risques différenciés

• Zone franc CFA (UEMOA / CEMAC) : parité fixe avec l’euro, convertibilité garantie par le Trésor français. Moindre risque de change, sauf en cas de réformes monétaires ou tensions politiques. • Pays à régimes de change flottant ou administré : Nigeria, Angola, Ghana, Zambie, Égypte. Forte volatilité, contrôle des changes fréquent. • Marchés dollarisés (RDC, Zimbabwe) : instabilité chronique des politiques monétaires locales, même en dollar.

Outils de gestion du risque de change

• La facturation en EUR ou USD limite l’exposition directe mais transfère le risque au client ce qui peut être un frein commercial. • Les contrats avec clause d’indexation c’est à dire l’ajustement automatique du prix en fonction de l’évolution d’un taux de change de référence. • La couverture via instruments financiers : • Contrats à terme (forwards) : verrouillent un taux de change à une date future. • Options de change : assurent un niveau de protection tout en laissant une marge de flexibilité. • Swaps de devises : pour les entreprises ayant des besoins croisés en devises (rares chez les PME). Attention : ces outils sont souvent inaccessibles sur les devises illiquides africaines. D’où l’intérêt de structurer les flux dans des devises convertibles (USD, EUR) et de s’appuyer sur des banques partenaires disposant d’une capacité régionale.

Stratégie recommandée pour les PME et ETI

• Cartographier l’exposition au risque de change par zone, devise, durée, fréquence des flux. • Structurer les contrats en fonction de la liquidité des devises et du degré de contrôle étatique. • Mettre en place un processus de veille sur les politiques monétaires locales, en analysant les politiques de contrôle des changes de chaque pays : les règles peuvent changer du jour au lendemain (cas du Nigeria ou de l’Éthiopie). • Recourir à des intermédiaires spécialisés ou à des bureaux de représentation sur place pour optimiser la gestion financière locale. Nos recommandations : • Éviter la facturation exclusive en devise locale, sauf si un mécanisme d’ajustement est prévu dans le contrat. • Utiliser des outils de couverture (forwards, options) dès que les montants le justifient. • Préférer, quand cela est possible, les zones CFA (Franc CFA – UEMOA et CEMAC), rattachées à l’euro, pour réduire la volatilité. Le développement ne peut s’envisager sans une stratégie robuste de gestion du risque de change en Afrique. Celle-ci ne se limite pas à un arbitrage entre EUR et USD : elle nécessite une compréhension fine des environnements monétaires locaux, de leur dynamique politique, et des pratiques bancaires locales. Une gestion active du risque de change est un marqueur de maturité financière. Et pour les PME et ETI, elle devient un levier de différenciation concurrentielle.
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