Le G7 de Biarritz 2019, sous la présidence de la France, a choisi pour thématique et pour objectif la lutte contre les inégalités. C’est un vaste chantier qui ne pourra voir le jour qu’avec l’engagement des acteurs majeurs de l’économie mondiale que sont les grandes entreprises. Trente-quatre multinationales, représentant au total un chiffre d’affaires annuel de plus de 1.000 milliards de dollars, ont répondu à l’appel en rejoignant une coalition visant à regrouper et renforcer les efforts déployés pour lutter contre les inégalités.
Par Franck Boccara
B41G (Business for Inclusive Growth) ! C’est le nom de cette initiative soutenue par le président français Emmanuel Macron qui sera présentée ce vendredi à l’Elysée, en amont du Sommet du G7 de Biarritz. Le B41G sera dirigé par Emmanuel Faber, le PDG du groupe Danone et appuyé par l’OCDE.
« Dans beaucoup des pays du G7, l’effritement des classes moyennes, qui sont la fondation de l’économie de marché, doit être une alerte car il est démontré qu’au delà d’un certain seuil, les inégalités pèsent sur l’économie », a déclaré Emmanuel Faber jeudi 22 aout en précisant que ce n’était pas « une question d’idéologie », mais « de réalisme », qui « appelle à une action collective et inclusive, de la part des gouvernements et des entreprises ».
Les 34 multinationales qui forment le B41G et qui emploient plus de 3,5 millions de personnes au niveau international, s’engagent dans une charte à « intensifier leur action pour faire progresser les droits humains à tous les stades de leurs chaînes de valeur (…) et à renforcer l’inclusion dans leurs écosystèmes internes et externes », selon le communiqué qui souligne également que ces multinationales consacrent plus « d’un milliard de dollars dans des projets au bénéfice de plus de 100 millions de personnes » et qu’elles comptent échanger sur ces initiatives afin de les optimiser, les accélérer et les dupliquer dans d’autres pays.
Mathias Vicherat, secrétaire général du groupe Danone, explique à l’AFP que ce manifeste est « extrêmement engageant » et « rédigé au mot près avec les entreprises concernées, car ce texte est opposable ».
« Quand il est écrit que les entreprises s’engagent en matière de travail décent sur toute la chaîne de production, y compris la chaîne d’approvisionnement, quand les entreprises disent qu’elles combattent le travail forcé et qu’elles veulent respecter la liberté d’association, ce sont des termes très forts parce que ça veut dire qu’elles prennent ces engagements dans tous les pays du monde où elles opèrent », rajoute-t-il.
Les membres actuels du B41G sont (par ordre alphabetique) : Accenture, Agropur, AXA, BASF, BNP Paribas, BPCE, CareCentrix, Cogeco, Crédit Agricole, Danone, Edelman, Engie, GINgroup, Goldman Sachs, Henkel, Ingka Group, JPMorgan, Keurig Dr Pepper, Johnson&Johnson, Kering, Legal&General, L’Oréal, Mars, Renault, Ricoh, Schneider Electric, Sodexo, Suez, TIAA, Unilever, Veolia, Virgin et Ylva.
Le programme du G7 de Biarritz
Pour avoir une vision 360 de son organisation, il est donc nécessaire de s’appuyer sur les collaborateurs en proposant par exemple des sondages sur les axes d’amélioration internes et les conditions de travail afin de prévenir les RPS et être plus performant.
Cela permettra également à toutes les personnalités de s’exprimer en sachant que les personnes introverties ont souvent des idées brillantes qu’elles n’osent pas toujours exprimer.
▶Enfin, une écoute plus approfondie des besoins et remarques des équipes est un moyen de leur offrir une meilleure expérience collaborateur et de les fidéliser.
Avec la hausse des démissions (+24% entre 2019 et 2023 selon la DARES) et les difficultés de recrutement, une entreprise doit avoir une prise de recul sur son organisation pour rester performant et éviter de générer de la démotivation et des départs sans en comprendre la cause.
En effet, peu d’entreprises proposent un dispositif permettant de recueillir régulièrement les avis des salariés et d’encourager les initiatives.
Conséquences :
– De nombreux collaborateurs n’osent pas remonter leurs difficultés, frustrations ou idées d’amélioration en raison d’une absence d’outils et de cadre leur permettant de le faire librement et sereinement.
– Départ inattendu de talents car même si elle fait preuve de bonne volonté, une organisation ou un manager peut favoriser inconsciemment le mal-être et le désengagement de ses équipes.

Une fois ces éléments définis et la démarche lancée, il sera également primordial de communiquer sur les résultats des enquêtes ainsi que sur les plans d’actions associés. Cela permettra de renforcer le sentiment d’utilité des collaborateurs et de les encourager à participer davantage au développement de l’entreprise.
Toutefois pour insuffler et mettre en place plus facilement cette nouvelle dynamique de co-création, il est conseillé de faire appel à une personne tierce/ facilitateur externe.
Son regard extérieur sera une opportunité pour l’entreprise d’identifier les freins de performance et d’engagement et d’aider les collaborateurs à s’exprimer plus librement.
▶En conclusion, mettre en place une








