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Forum Naia de l’intelligence artificielle à Bordeaux le 19 mars

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Le Forum Naia à Bordeaux, organisé par le groupe Sud Ouest, en partenariat avec Suez, est une première pour la Nouvelle-Aquitaine qui organise ce grand rendez-vous de l’intelligence artificielle le 19 mars 2019. L’événement, dont la portée est nationale, est destiné en grande partie aux dirigeants et cadres de PME et ETI. Il représente, pour la région, une occasion idéale de promouvoir son excellence dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Le Forum NAIA bénéficie d’ores et déjà du soutien de la Région Nouvelle Aquitaine ainsi que de celui de la Métropole de Bordeaux, de l’Université de Bordeaux et de l’ESN CGI. NAIA est labellisé Université du Futur.
L’Université, le LABRI et l’INRIA ont participé à la création du programme dans le cadre d’un comité scientifique.

Le programme

Plénière d’ouverture (9h00-10h40)

  • Alain Rousset, président de la Région Nouvelle Aquitaine
  • Manuel Tunon de Lara, président de l’Université de Bordeaux
  • Loïc Voisin (Suez) et Sud Ouest : pourquoi un événement sur l’IA ? 
  • Keynote de Nicolas Miailhe, co-fondateur et président du think tank The Future Society
  • Keynote de André Loesekrug-Pietri, Joint European Disruptive Initiative (JEDI)
  • Keynote de Luc Bretones, EVP Technocentre et Orange Lab

Les ateliers (11h30-12h15)

  • Quelle est la nature de la transformation induite par l’IA ? en partenariat avec CGI. Animé par Régis Abrate (CGI), avec Jacques Froissant (Altaïde), autres intervenants en cours de confirmation.
  • Quelles compétences faut-il développer dans un monde où l’IA accomplit de plus en plus de tâches ? en partenariat avec l’Université de Bordeaux. Animé par Hélène Jacquet (Université de Bordeaux), avec Salima Benhamou (France Stratégies) et Yves Jegrourel (Université de Bordeaux), autre intervenant en cours de
    confirmation.
  • Quelles sont les nouvelles formes de collaborations émergentes entre l’humain et la machine ? Animé par Nicolas César (Journaliste à Sud Ouest), avec Olivier Ly (LABRI), autres intervenants en cours de confirmation.

Plénière (13h15-13h55)

Keynote de Thierry Berthier (Professeur à l’Université de Limoges) sur le thème IA et sécurité
Keynote de Jean-Baptiste Guignard, (CEO de Clay), l’IA comment ça marche ?


Ateliers (14h00-14h45)

  • Notre environnement légal est-il IA-compatible ? Animé par Laurent Babin (Avocat) avec Jérôme Giusti (Avocat), Jérémie Giniaux-Cats
    (avocat) et François Pellegrini (Université de Bordeaux, Commissaire CNIL)
  • Que devient la relation clients quand l’IA s’en mêle ? en partenariat avec Bordeaux Métropole. Animé par Pascal Rabiller (journaliste à Sud Ouest) avec Cédric Dumas (Widii), Pascal Avargues (Bordeaux Métropole), Eric Dadian (Association Française des Centres de
    Relation Clients), autre intervenant en cours de confirmation
  • Comment la prédiction transforme le pilotage de l’entreprise ? en partenariat avec Suez. Animé par Nicolas Roussel (INRIA), avec Chafika Chettaoui (Suez), Clément Collignon (Fieldbox.ai), autres intervenants en cours de confirmation.

Plénière (15h30-16h30)

Keynote de Eric Gossart, Associé du fonds Serena Capital, Les levées de fonds des startups IA.
Séance de pitch de startups IA, en partenariat avec la Région Nouvelle Aquitaine

Plénière de clôture (17h20-19h00)

  • Keynote de Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation, des études et de la prospective de Bpifrance – fondateur et président de Bpifrance Le Lab
  • Keynote de Laurence Devilliers, professeure à l’Université Paris-Sorbonne, chercheuse au CNRS (LIMSI) auteure du livre « Des robots et des hommes : mythes, fantasmes et réalité »

Un concours de pitchs de startups de l’IA est organisé et un espace dédié aux speed meetings permettra aux startups de l’IA de rencontrer les acteurs professionnels du secteur ! 

INSCRIVEZ-VOUS AU FORUM NAIA !

INFORMATIONS PRATIQUES

  • Date et heures : le 19 mars 2019 de 8h30 à 18h30
  • Lieu : Hangar 14 – Adresse : 115 Quai des Chartrons, Bordeaux

Comment se rendre au Forum Naia ?

En bus / tram

Tramway ligne B : Ligne B – arrêt Cours du Médoc.

En voiture

Parking « QUAI DES MARQUES » – situé Quais des Chartrons – proximité immédiate.

Les places de parking étant limitées, nous vous conseillons de privilégier les transports en commun.

En train

Depuis la Gare Saint Jean : par le tram ligne C jusqu’à l’arrêt Quinconces puis ligne B arrêt Cours du Médoc

Station de taxis à l’arrivée.


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Risque de change en Afrique ; un enjeu à prendre en compte pour les PME et ETI
Les marchés africains représentent des relais de croissance essentiels pour les PME et ETI françaises. Mais l’accès à ces marchés s’accompagne d’un facteur critique souvent mal anticipé : le risque de change en Afrique. Trop souvent sous-estimé, le risque de change constitue l’un des premiers facteurs d’érosion de la marge pour les entreprises françaises opérant en Afrique. Par Jérémie Taïeb – Dirigeant de Tikva Partners, cabinet de conseil en stratégie sur l’Afrique Qu’entend-on par risque de change ? Il s’agit du risque que la variation des taux de change entre l’euro et les monnaies locales affecte négativement la rentabilité d’une opération commerciale ou d’un investissement. Dans un environnement où la volatilité des devises africaines peut dépasser 20 à 30 % par an, l’absence de stratégie de couverture peut entraîner une érosion significative de la rentabilité. Pire : elle peut transformer un contrat bénéficiaire en perte sèche.
Trois exemples concrets :
1. Une PME industrielle exporte du matériel en Angola Facturation en dollars pour contourner la volatilité du kwanza (AOA). Mais entre la commande et le paiement, le dollar se déprécie de 8 % face à l’euro : la marge nette s’effondre. 2. Une ETI signe un contrat de maintenance en Zambie, payé en kwacha (ZMW). Le contrat est signé à 1 EUR = 25 ZMW. Trois mois plus tard, le kwacha chute à 1 EUR = 30 ZMW. Résultat : une perte de 16,7 % sur les flux encaissés localement. 3. Une entreprise agroalimentaire investit au Nigeria. Les profits sont réalisés en nairas (NGN), mais rapatriés en euros. Le gouvernement introduit des restrictions sur l’accès aux devises. Résultat : impossibilité de convertir les profits et blocage des dividendes.

Comprendre les différentes formes de risque de change

• Risque de transaction : lié à l’achat ou à la vente de biens/services en devises étrangères. • Risque de conversion : lors du rapatriement de bénéfices réalisés localement. • Risque économique : impact des variations de change sur la compétitivité prix à moyen/long terme. • Risque de liquidité en devises : difficulté à convertir la monnaie locale en devises fortes (EUR, USD), même si le taux de change est favorable.
Trois cas concrets et chiffrés
Cas 1 – Exportation en Angola (monnaie : Kwanza – AOA) • Une PME facture 500 000 USD à un client local en août 2024. • À la signature, 1 EUR = 1,10 USD. En décembre, 1 EUR = 1,20 USD. • Impact : le paiement reçu équivaut désormais à 416 667 EUR au lieu de 454 545 EUR, soit une perte latente de 37 878 EUR (8,3 % de la transaction). • Origine de la perte : absence de couverture du taux EUR/USD. Cas 2 – Prestations en Zambie (Kwacha – ZMW) • Une ETI facture 1 000 000 ZMW pour une prestation en mars 2024 (1 EUR = 25 ZMW). • Paiement en juin, à 1 EUR = 30 ZMW. • En euros, l’encaissement passe de 40 000 EUR à 33 333 EUR. • Perte effective de 6 667 EUR, soit -16,7 % sur le chiffre d’affaires prévu. Cas 3 – Rapatriement des dividendes au Nigeria (Naira – NGN) • Une filiale locale dégage 100 M NGN de résultat net • À 1 EUR = 1000 NGN, cela représente théoriquement 100 000 EUR. • Mais la banque centrale restreint l’accès aux devises pour les non-résidents : seuls 20 M NGN peuvent être convertis immédiatement. • Reste 80 M NGN immobilisés, exposés à un dévaluation continue : si le taux passe à 1 EUR = 1400 NGN, leur valeur tombe à 57 143 EUR.

Zones monétaires : risques différenciés

• Zone franc CFA (UEMOA / CEMAC) : parité fixe avec l’euro, convertibilité garantie par le Trésor français. Moindre risque de change, sauf en cas de réformes monétaires ou tensions politiques. • Pays à régimes de change flottant ou administré : Nigeria, Angola, Ghana, Zambie, Égypte. Forte volatilité, contrôle des changes fréquent. • Marchés dollarisés (RDC, Zimbabwe) : instabilité chronique des politiques monétaires locales, même en dollar.

Outils de gestion du risque de change

• La facturation en EUR ou USD limite l’exposition directe mais transfère le risque au client ce qui peut être un frein commercial. • Les contrats avec clause d’indexation c’est à dire l’ajustement automatique du prix en fonction de l’évolution d’un taux de change de référence. • La couverture via instruments financiers : • Contrats à terme (forwards) : verrouillent un taux de change à une date future. • Options de change : assurent un niveau de protection tout en laissant une marge de flexibilité. • Swaps de devises : pour les entreprises ayant des besoins croisés en devises (rares chez les PME). Attention : ces outils sont souvent inaccessibles sur les devises illiquides africaines. D’où l’intérêt de structurer les flux dans des devises convertibles (USD, EUR) et de s’appuyer sur des banques partenaires disposant d’une capacité régionale.

Stratégie recommandée pour les PME et ETI

• Cartographier l’exposition au risque de change par zone, devise, durée, fréquence des flux. • Structurer les contrats en fonction de la liquidité des devises et du degré de contrôle étatique. • Mettre en place un processus de veille sur les politiques monétaires locales, en analysant les politiques de contrôle des changes de chaque pays : les règles peuvent changer du jour au lendemain (cas du Nigeria ou de l’Éthiopie). • Recourir à des intermédiaires spécialisés ou à des bureaux de représentation sur place pour optimiser la gestion financière locale. Nos recommandations : • Éviter la facturation exclusive en devise locale, sauf si un mécanisme d’ajustement est prévu dans le contrat. • Utiliser des outils de couverture (forwards, options) dès que les montants le justifient. • Préférer, quand cela est possible, les zones CFA (Franc CFA – UEMOA et CEMAC), rattachées à l’euro, pour réduire la volatilité. Le développement ne peut s’envisager sans une stratégie robuste de gestion du risque de change en Afrique. Celle-ci ne se limite pas à un arbitrage entre EUR et USD : elle nécessite une compréhension fine des environnements monétaires locaux, de leur dynamique politique, et des pratiques bancaires locales. Une gestion active du risque de change est un marqueur de maturité financière. Et pour les PME et ETI, elle devient un levier de différenciation concurrentielle.
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