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Et vous face @ la crise, êtes-vous prêt à manager à distance ?

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Crise du Covid-19 oblige, plus de 11 millions de personnes sont aujourd’hui au chômage partiel. Depuis 6 semaines, 1 salarié sur 2 se retrouve ainsi dans une situation inédite, confiné à son domicile et quelquefois un peu dérouté. Un contexte parfois tout aussi inédit pour le N+1, rarement préparé à manager à distance et contraint d’envisager de nouvelles façons de travailler avec ses équipes.

Par Béatrice Hervieu, Conseil en Organisation, Management et Communication

La crise, une nouvelle opportunité de manager

Avec ses impératifs sanitaires et légaux, la crise a littéralement bousculé les schémas de fonctionnement traditionnels des entreprises et ce, partout dans le monde. Et avec un déconfinement qui s’annonce par étapes, la situation que l’on pensait « transitoire », va perdurer.

Dans ces conditions, comment garder la main sur son activité et maîtriser au mieux sa production ?

Concrètement, comment manager à distance et motiver ses troupes pendant la crise ?

Ne serait-ce pas là, l’occasion de réinventer sa façon de manager ?

Réinventer le management, les bonnes questions à se poser : La Check List

En contrariant les habitudes et en multipliant les contraintes, la crise a exacerbé le sentiment de privation de liberté et de frustration. Les collaborateurs sont unanimes : après l’environnement et les habitudes de travail, ce sont les interactions sociales qui leur manquent le plus. Un besoin essentiel dont devront absolument tenir compte les dirigeants dans leur nouveau mode de management. Plus globalement, cette réflexion sur leur façon de manager à distance amènera les dirigeants à reconsidérer leur fonctionnement en matière de :

  1. Bien-être et cohésion d’équipe : Existe-t-il un lien étroit avec les collaborateurs ? Le N+1 est-il en mesure de savoir comment ils se portent et réagissent face à la crise ? Des RDV d’équipe et des 1:1 réguliers ont-ils été fixés chaque semaine, idéalement en visio-conférence ? Des passerelles permanentes sont-elles en place avec des relais au sein des autres départements métiers mais aussi et surtout RH ? La ligne téléphonique du manager est-elle, comme son bureau, ouverte à tout moment en journée pour ses collaborateurs ?
  2. D’objectifs : La feuille de route initiale a-t-elle été revue avec des résultats et des deadlines réalistes ? Le N+1 connait-il la situation familiale de chacun d’entre eux, leur localisation géographique et leur environnement pour adapter le calendrier et la charge de travail ? Des points d’avancement projet en petites équipes sont-ils prévus ?
  3. D’engagement et de motivation des équipes : Des remerciements écrits et oraux pour les efforts réalisés sont-ils régulièrement formulés ? Des messages empathiques informels sortant du cadre de travail et abordant la vie du collaborateur sur ses conditions de travail, sa capacité à s’approvisionner et le bien-être de son entourage… sont-ils abordés ?
  4. D’animation et de gestion du temps de travail : On a tendance à travailler davantage en télétravail, le N+1 est-il en capacité de savoir combien d’heures ses équipes travaillent par semaine ? Des pauses telles que les cafés-vidéos ou RDV détente vidéo de fin de semaine ont-ils été mis en place ? Les réunions sont-elles limitées à 1h et proscrites après 18h ? Des congés ou des jours de récupération ont-ils été proposés ?
  5. De confiance et de bienveillance : Le N+1 a-t-il délégué ou partagé ses responsabilités à des collaborateurs – ne serait-ce que pour le remplacer en cas de besoin ? Commence-t-il ses réunions d’équipe par « Comment allez-vous ? » Les termine-t-il en s’assurant que son message a été compris et accepté par tous et en remerciant ses équipes pour leur implication ? Se montre-t-il suffisamment compréhensif et juste au vu des circonstances ? Enfin, le manager a-t-il lui-même développé un relationnel suscitant respect, confiance et bienveillance de la part de son management, de ses RH, de ses actionnaires, clients, fournisseurs et autres partenaires ?

Autant de questions à se poser pendant une crise ou pour manager à distance d’équipes localisées dans différents sites ou à l’étranger.

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Hausse du pétrole : quelles conséquences pour les PME et ETI françaises ?
Depuis plusieurs semaines, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient rappellent une réalité que les dirigeants d’entreprise connaissent bien : dans l’économie mondiale, tout est lié. Un conflit à plusieurs milliers de kilomètres peut rapidement se traduire par une hausse du pétrole, et donc par une augmentation des coûts pour les entreprises européennes. Les PME et les ETI françaises, particulièrement attentives à la maîtrise de leurs charges, observent donc l’évolution du marché pétrolier avec une vigilance renouvelée. Par Franck Boccara Car si le pétrole reste une matière première stratégique pour les grandes puissances, il constitue aussi, et peut-être surtout, un élément central du fonctionnement quotidien de nombreuses entreprises. Transport de marchandises, logistique, production industrielle, chauffage des bâtiments ou encore matières dérivées utilisées dans l’industrie : l’or noir irrigue encore largement l’économie réelle. Et lorsque son prix s’envole, l’impact se fait rapidement sentir.
Un effet immédiat sur les coûts de transport et de logistique
La première conséquence d’une hausse du pétrole est généralement visible dans les secteurs du transport et de la logistique. Les carburants représentent une part significative des coûts d’exploitation pour les transporteurs routiers, les sociétés de livraison ou encore les entreprises disposant d’une flotte de véhicules. Pour une PME industrielle ou commerciale, l’impact est souvent indirect mais bien réel. Les transporteurs répercutent progressivement la hausse des carburants dans leurs tarifs, tandis que les coûts de livraison, d’approvisionnement ou de distribution augmentent. Une entreprise qui expédie ses produits partout en France, ou en Europe, peut ainsi voir ses dépenses logistiques grimper en quelques semaines. Et contrairement à une idée répandue, ces hausses ne concernent pas uniquement les entreprises du transport : elles touchent l’ensemble de la chaîne économique. Même le dirigeant d’une PME de services, qui pensait être relativement à l’abri de ces turbulences énergétiques, peut découvrir que ses fournisseurs ont, eux aussi, ajusté leurs prix.
Des matières premières plus chères
Le pétrole ne sert pas uniquement à faire avancer les camions ou les avions. Il est également au cœur de nombreuses chaînes de production industrielle. Plastiques, emballages, produits chimiques, textiles synthétiques ou encore certains composants industriels : une part importante des matières utilisées par les entreprises provient directement ou indirectement de la pétrochimie. Lorsque le prix du baril augmente, ces matériaux deviennent progressivement plus coûteux. Les fabricants répercutent la hausse sur leurs prix, les distributeurs ajustent leurs tarifs, et l’ensemble du tissu économique se retrouve confronté à une inflation des intrants. Pour une PME industrielle ou un acteur du BTP, cette situation peut rapidement se traduire par une pression accrue sur les marges. Les contrats signés plusieurs mois auparavant n’intègrent pas toujours ces fluctuations, et les entreprises doivent parfois absorber elles-mêmes une partie de la hausse. Un dirigeant pourrait être tenté de relativiser : après tout, les variations du prix du pétrole font partie du paysage économique depuis des décennies. Mais dans un contexte déjà marqué par l’inflation et les tensions sur certaines matières premières, chaque hausse supplémentaire vient fragiliser un peu plus l’équilibre financier.
Une pression accrue sur les marges des entreprises
C’est sans doute là que se situe l’enjeu principal pour les PME et ETI françaises : la capacité à préserver leurs marges. Les grandes entreprises disposent souvent d’outils sophistiqués pour couvrir leurs risques ou négocier leurs approvisionnements à long terme. Les structures plus modestes, elles, doivent composer avec des marges de manœuvre plus limitées. Lorsqu’un coût augmente, qu’il s’agisse du transport, de l’énergie ou des matières premières, trois options s’offrent généralement au dirigeant : absorber la hausse, répercuter une partie du coût sur ses prix de vente, ou tenter d’optimiser ses dépenses ailleurs. Aucune de ces solutions n’est parfaite. Augmenter les prix peut fragiliser la relation commerciale avec certains clients. Absorber la hausse réduit la rentabilité. Quant aux économies internes, elles ont parfois déjà été largement explorées ces dernières années. Dans ce contexte, la gestion des coûts énergétiques devient un exercice d’équilibriste, où chaque décision doit être pesée avec soin.
Une incitation à repenser certains modèles
Si les crises énergétiques constituent une source d’inquiétude légitime pour les entreprises, elles peuvent aussi agir comme un catalyseur de transformation. Depuis plusieurs années, de nombreuses PME et ETI ont engagé des démarches visant à réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Optimisation des transports, modernisation des équipements industriels, amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments ou encore relocalisation partielle de certaines productions : les pistes d’action sont nombreuses. Bien sûr, toutes ces initiatives nécessitent des investissements et ne produisent pas des effets immédiats. Mais elles permettent progressivement de renforcer la résilience des entreprises face aux fluctuations du marché énergétique. Et il faut reconnaître que les dirigeants français ont développé, au fil des crises successives, une certaine capacité d’adaptation. Entre la pandémie, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les variations des prix de l’énergie, les dernières années ont constitué une véritable formation accélérée à la gestion de l’incertitude. Autrement dit, si les chefs d’entreprise ne se réjouissent évidemment pas de la hausse du pétrole, ils savent aussi que l’agilité est devenue une compétence stratégique.
Une économie mondiale toujours dépendante de l’énergie
La situation actuelle rappelle enfin une évidence : malgré les progrès réalisés dans la transition énergétique, l’économie mondiale reste fortement dépendante du pétrole. Les politiques publiques encouragent la décarbonation, les entreprises investissent dans des technologies plus sobres, et les énergies renouvelables poursuivent leur développement. Mais dans de nombreux secteurs, les alternatives restent encore partielles. Pour les PME et ETI françaises, cette réalité implique de continuer à intégrer la dimension énergétique dans leur réflexion stratégique. Suivre l’évolution des marchés, anticiper les fluctuations et sécuriser les approvisionnements font désormais partie intégrante du pilotage de l’entreprise. En définitive, la hausse du pétrole agit comme un rappel : dans un monde interconnecté, l’économie locale ne peut jamais être totalement déconnectée des événements internationaux. Et si les dirigeants de PME préfèrent généralement se concentrer sur leurs clients, leurs équipes et leurs projets de développement, il arrive parfois qu’ils doivent aussi garder un œil sur le prix du baril. Même à plusieurs milliers de kilomètres des puits de pétrole.
Le concept « Design-to-Cost » (appelé en français « conception à coût objectif » ) a été pensé pour optimiser les coûts d’un produit, depuis sa conception jusqu’à sa commercialisation, afin qu’il réponde aux principales attentes des clients en matière de fonctionnalités et de qualité, en évitant les caractéristiques non essentielles. Cette approche pragmatique et efficace qui génère un rapide retour sur investissement (ROI) se fait une place de choix auprès des Directions des Achats. Par Franck Boccara On pourrait définir le Design-to-Cost comme une méthode de compétitivité organisée et créative ayant pour finalité la satisfaction du besoin de l’utilisateur, à travers une démarche spécifique de conception qui se veut fonctionnelle, économique et pluridisciplinaire. Ce concept vise à créer le juste produit ou service (selon les attentes fonctionnelles du client) au juste prix (en adaptant précisément les coûts dès la phase de conception). Autrement dit, l’entreprise va booster la rentabilité et la valeur perçue de ce produit ou service, sans en altérer la qualité ou la performance. Pour cela elle devra s’interroger sur les moyens de maîtriser la complexité, le surcoût et la surqualité et ainsi détecter les coûts qu’il est possible de remettre en cause pour finalement se concentrer sur ce qui est réellement essentiel.

La Direction achats comme pivot du Design-to-Cost

Après la crise sanitaire et depuis le conflit en Ukraine et les difficultés d’approvisionnement qui en découlent, la réduction des coûts est plus que jamais un enjeu majeur pour de nombreuses PME et ETI. Qu’il s’agisse de Design-to-Cost (conception de produits ou services à partir de zéro) ou de Redesign-to-Cost (réadaptation de l’offre de l’entreprise), cette approche séduit les Directions Achats qui, souvent accompagnées de cabinets de conseil vont impliquer dans ce projet les autres services (bureau d’étude, vente, marketing) ainsi que les fournisseurs pour trouver les solutions adéquates. Ce type de projet est en général automatiquement confié aux Direction Achats car elles possèdent une bonne connaissance des prix et solutions techniques sur le marché et qu’elles ont également l’habitude de travailler en transverse. Ce sera donc à elles de prendre la main sur la définition du cahier des charges ainsi que pour les obligations de ressources et de résultats.

Design-to-Cost et ROI

Les chiffres confirment clairement son efficacité : selon une étude menée par Capgemini, le Design-to-Cost permet de réaliser des économies de l’ordre de 15 à 40 % appuyées par un retour sur investissement (ROI) rapide puisque quelques mois suffisent pour en constater les effets. Dans cette même étude, le Directeur Général Adjoint de la Recherche & Développement d’une entreprise du secteur automobile affirme que « Les résultats du déploiement Design to Cost dans l’entreprise se chiffrent en centaines de millions d’euros. Les méthodes que nous avons mises au point et les résultats obtenus sont pour nous tellement stratégiques que nous n’en communiquons jamais le contenu. » Le Design-to-Cost doit aussi son succès au fait qu’il entraine une réelle remise en question dans les process de l’entreprise et l’oblige à revoir la maîtrise de ses coûts, son innovation et la satisfaction de ses clients. Il en découle donc un véritable levier de compétitivité et de développement pour les PME et ETI. Cependant, Cette approche demande une vraie vision et une volonté profonde de transformation culturelle dans l’entreprise qui implique une évolution des pratiques dans les différentes parties prenantes et un décloisonnement des services pour plus de fluidité.
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