...

Carmignac – Perspectives S2 2023

PARTAGER

Facebook
Email
WhatsApp
  • Résilience du cycle et persistance de l’inflation : pas d’inflexion monétaire en vue au second semestre. Les banques centrales feront monter la pression des taux jusqu’à émergence d’une dynamique récessive.
  • 2024 verra resurgir le conflit d’objectif entre stabilité des prix et stabilité sociale, mettant les banquiers centraux sous pression. Inflation ou récession, 2025 tranchera.
  • Sur les marchés obligataires, les taux nominaux et les taux réels ainsi que le crédit nous semblent être particulièrement attractifs.
  • Sur les marchés d’actions, les marchés devraient suivre une ligne de crête tant que l’économie ralentit sans s’effondrer, et que le rythme de désinflation se maintient bridant les taux d’intérêt de long terme. Nous privilégions les valeurs et les secteurs défensifs compte tenu du contexte de ralentissement de l’économie mondiale.

Perspectives économiques – Raphaël Gallardo, Chef Economiste

Carmignac

« Les économies du G10 ont jusqu’alors bien résisté au resserrement monétaire grâce à l’activisme budgétaire et aux nouvelles logiques industrielles post-Covid. Les liquidités accumulées tant par le secteur privé que les collectivités locales, les arriérés de commandes, la constitution de stocks de sécurité ainsi que le nouvel interventionnisme industriel, ont considérablement atténué l’effet de taux d’intérêt plus élevés.

Mais les banques centrales n’ont pas dit leur dernier mot. Rattrapage des salaires, croissance potentielle en berne et faiblesse des primes de risque actions sont autant de facteurs qui contrarient toute velléité de décréter la fin du cycle monétaire cette année.

Si le reflux de l’inflation vers 3% à horizon d’un an devrait être indolore, converger vers la cible de 2% exigera au contraire une forte remontée du chômage vers des niveaux typiquement récessifs. Les prix des actifs risqués n’intégrant ni scénario récessif, ni érosion des marges compatible avec l’objectif d’inflation, ce ralentissement économique pourrait se doubler d’une volatilité accrue sur les marchés financiers.

Aussi, 2024 testera la volonté des banquiers centraux d’émuler la détermination de Paul Volcker au début des années 1980. A mesure que le chômage grimpe, les banques centrales seront confrontées à la résurgence du risque d’instabilité financière et à une intensification de la pression du politique. Si celles-ci venaient à perdre le contrôle de la dynamique récessive, c’est leur indépendance même qui serait sur la sellette en 2025 (dominance budgétaire).

En Chine, les impératifs géopolitiques l’emportent sur les urgences du cycle. Le modèle de croissance est en panne mais, plutôt que de le réparer, le pouvoir enjoint les gouvernements locaux à préparer l’économie à des « scénarios extrêmes ». L’assouplissement monétaire et réglementaire ne suffira pas à éviter le risque de déflation par la dette. Nous tablons sur un assouplissement budgétaire franc d’ici au 4ème trimestre, qui permettrait au commerce mondial de rebondir début 2024. »

Notre stratégie d’investissement – Kevin Thozet, membre du comité d’investissement

Carmignac

Obligations

« Pour l’heure, nous préférons les obligations « cœur » de maturités longues à intermédiaires (5 à 10 ans).

Les banques centrales agissant en fonction des données et publications économiques, il est nécessaire de se préparer à différents scénarios. La confirmation du ralentissement économique et du rythme de désinflation poussera les taux d’intérêt à des niveaux bien plus bas sur l’ensemble de la courbe. En revanche, si l’économie devait montrer davantage de résilience, cela inciterait les banques centrales à relever davantage leurs taux directeurs, au détriment des rendements obligataires à plus long terme. » En effet, un resserrement plus prononcé de la politique monétaire accroît la probabilité d’un atterrissage en douleur de l’économie.

Les rendements réels sont également attractifs, d’une part parce qu’aucun assouplissement n’est intégré dans ces instruments dans un avenir proche, et d’autre part parce que les anticipations d’inflation paraissent trop optimistes. »

Marché du crédit : des divergences à exploiter

« Le durcissement des conditions de crédit dans le sillage de la politique monétaire restrictive et du ralentissement de la croissance économique devrait se traduire par une hausse des taux de défaut. Pour autant, les adeptes de Schumpeter et les investisseurs obligataires attentifs y voient des opportunités à long terme.

Les primes de risque de crédit intègrent des taux de défaut supérieurs à ceux constatés entre la grande crise financière de 2008 et la crise de la dette souveraine européenne du début des années 2010. Cette divergence crée également des opportunités dans un contexte marqué par le retour du coût du risque. On peut aussi s’attendre à voir les rendements des marchés de crédit rivaliser avec ceux des marchés actions. »

Actions

« Tant que l’économie ralentit sans pour autant s’effondrer et que le rythme de désinflation se maintient bridant les taux d’intérêt de long terme, les marchés d’actions devraient se maintenir sur une ligne de crête.

La baisse de la volatilité (indice VIX à son plus bas niveau depuis trois ans), du fait de sa composante de corrélation, tend à être particulièrement favorable à la sélection de titres. Le ralentissement économique nous incite à favoriser les valeurs et les secteurs défensifs. Nous décelons plus particulièrement des opportunités dans les secteurs suivants :

  • La santé : combinaison d’une résilience à court terme et de perspectives de croissance à long terme.
  • La consommation : l’attention se portera sur une base de coûts plus favorable et la capacité de tirer parti du pivot des politiques monétaires et budgétaires (lorsqu’elles se produiront), mais la rotation sectorielle des entreprises de consommation non-cycliques vers les dépenses discrétionnaires semble encore une perspective lointaine. La question clé des mois à venir est de savoir comment la désinflation et le ralentissement économique influeront sur les dépenses, parallèlement au risque de guerre des prix accrue, typiquement associé à un environnement de récession.
  • La technologie : les avancées de l’Intelligence Artificielle et le virage vers le contrôle des coûts renforce l’attrait du secteur qui tend à bien se comporter dans un contexte de baisse des taux d’intérêt à long terme et de ralentissement économique.
  • L’or : l’émergence d’un monde multipolaire et le risque de dominance budgétaire sont autant de facteurs favorables à long terme pour l’or, un actif potentiellement attractif en période d’incertitude géopolitique et de montée des inquiétudes liées à la récession. »

Autres sources de diversification

« La dette émergente en devises locales présente à la fois un portage élevé, compte tenu du niveau des rendements nominaux et d’un potentiel d’appréciation du capital significatif, au vu du niveau des rendements réels si la croissance économique devait décevoir. De plus, nombreuses sont les économies dites émergentes qui présentent des fondamentaux économiques solides et bien orientés. En outre, ce segment de marché est relativement bien protégé face aux revirements d’appétit et d’aversion pour le risque. »

PARTAGER

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
LinkedIn
WhatsApp
PLUS D'ARTICLES

Les risques cyber sont devenus une menace récurrente pour les PME et ETI souvent considérées comme une cible attrayante par les pirates informatiques.
Les cyberattaques peuvent s’avérer très coûteuses car, en plus des dégâts causés et du temps d’interruption d’activité, l’entreprise a des obligations réglementaires liées à la protection des données personelles (RGPD). Il est donc impératif de mettre en place une stratégie défense et surtout de bien s’assurer.
VERSPIEREN propose des solutions d’assurances des risques cyber adaptées à la taille des entreprises et aux enjeux que celles-ci rencontrent selon leur domaine d’activité.
Hervé Duquesnoy, Directeur du développement et Philippe Chipart, Directeur des entreprises à taille humaine nous parlent d’une offre qui allie sensibilisation, gestion de crise et indemnisation.

Comité Afrique du World Trade Center : un réseau pour développer ses affaires en Afrique
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Pour une entreprise qui souhaite développer son activité en Afrique, les opportunités commerciales peuvent être nombreuses, mais leur identification et leur concrétisation nécessitent de bien connaître les marchés ciblés. Trouver les bons partenaires, comprendre les spécificités locales et disposer de contacts fiables sont autant de facteurs qui peuvent faciliter une démarche de développement international. C’est dans cette perspective que la CCI Paris Île-de-France propose le Comité Afrique du Club World Trade Center Paris Île-de-France, un réseau destiné aux entrepreneurs et dirigeants de PME engagés ou souhaitant s’engager sur les marchés africains. Un réseau pour mieux comprendre les marchés africains Le Comité Afrique réunit des entreprises et des experts autour des enjeux économiques du continent. Son objectif est notamment de favoriser les échanges, le partage d’expériences et l’accès à des opportunités d’affaires, en coopération avec des chefs d’entreprise africains et des institutions économiques. Pour une PME ou une ETI qui envisage de développer ses activités sur un ou plusieurs marchés africains, intégrer un réseau spécialisé peut permettre de confronter son projet aux expériences d’autres entreprises et de mieux identifier les réalités propres aux différents pays et secteurs. Le réseau propose notamment des rencontres régulières entre membres, des activités mensuelles ainsi que des échanges directs avec d’autres entreprises afin de partager des contacts, des informations sur un marché ou encore des retours d’expérience. Des échanges avec des experts et des acteurs économiques L’un des intérêts du Comité Afrique réside également dans l’accès à des informations économiques et sectorielles actualisées. Des rencontres professionnelles sont organisées avec des experts et des acteurs économiques spécialisés afin d’aborder l’évolution des marchés, l’environnement des affaires ou encore les secteurs présentant des opportunités. Le réseau prévoit également des échanges avec des entrepreneurs, cadres et représentants des pouvoirs publics africains. Cette dimension peut être particulièrement utile pour les entreprises qui cherchent à mieux appréhender un marché avant d’y engager des ressources commerciales ou financières. La CCI Paris Île-de-France met par ailleurs à disposition des membres des informations issues notamment du bulletin hebdomadaire « Objectifs AFRIQUE » du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Économie. Transformer les contacts en opportunités de business Développer son activité à l’international ne repose pas uniquement sur la connaissance théorique d’un marché. La capacité à rencontrer les bons interlocuteurs et à créer des relations de confiance peut également jouer un rôle important. C’est l’une des vocations du Comité Afrique, qui permet à ses membres de contacter directement d’autres entreprises du réseau pour échanger sur un pays, un secteur, un partenaire ou un prestataire, voire envisager une action commune. Le réseau propose également des services personnalisés et un accompagnement permettant de bénéficier des réseaux de la CCI afin de faciliter la concrétisation de projets de développement en Afrique. Les membres bénéficient en outre de tarifs préférentiels pour certaines actions et événements organisés par la CCI Paris Île-de-France. Une communauté pour les entreprises déjà présentes ou en développement Le Comité Afrique ne s’adresse donc pas uniquement aux entreprises qui découvrent le continent. Il peut également intéresser celles qui y sont déjà implantées ou qui y développent des relations commerciales et souhaitent élargir leur réseau. L’adhésion donne notamment accès aux rencontres membres, aux activités du réseau et au dîner annuel du Comité Afrique, qui constitue un temps d’échanges consacré aux relations d’affaires avec le continent. L’adhésion annuelle est actuellement proposée à 400 € HT pour les TPE et PME/PMI, et à 700 € HT pour les ETI et grandes entreprises. Le Comité Afrique est situé dans les locaux de la CCI Paris Île-de-France, au 22 rue Georges Picquart à Paris. Pour les dirigeants qui souhaitent structurer leur développement en Afrique, renforcer leur réseau local et bénéficier d’échanges avec des entreprises et des experts connaissant les marchés du continent, le Comité Afrique constitue ainsi un dispositif dédié aux projets d’affaires en Afrique.

Découvrir le Comité Afrique et obtenez davantage d’informations sur les modalités d’adhésion

Everfair Group : L’engagement humain au service de votre patrimoine
Dans un monde où la gestion patrimoniale exige à la fois expertise, rigueur et sens du service, Everfair Group se distingue par une approche résolument globale et sur mesure. En alliant conseil stratégique, solutions d’investissement diversifiées et accompagnement personnalisé, cette société offre à ses clients un cadre de confiance unique, fondé sur la transparence, la disponibilité et une exigence de résultats. Doté d’une vision internationale, Everfair Group accompagne également ses clients avec une approche à 360°, qu’il s’agisse d’organisation patrimoniale, de private equity, de cession d’actifs ou de financement immobilier. L’humain, l’écoute et l’excellence sont au cœur de sa démarche. Philippe Buerch, fondateur et dirigeant d’Everfair Group, prend ici la parole pour partager sa vision, ses engagements et les valeurs qui guident son action au quotidien.
INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER
AUX DERNIÈRES NOUVELLES
×

Vous êtes dirigeant ou cadre ?
Vous avez une question ou besoin d'une information ?

Le respect de votre vie privée est notre priorité

L’accès au site implique l’utilisation de cookies mais celle-ci est subordonnée à votre consentement.