En octobre, à l’occasion du Cybermois, la Chambre de commerce et d’industrie Paris Ile-de-France propose une série d’évènements dédiés à la protection des entreprises face aux cybermenaces. Objectif : aider les TPE/PME à faire face aux enjeux critiques d’un paysage numérique en constante évolution, où les cyberattaques se multiplient et deviennent de plus en plus sophistiquées.
Découvrir les bonnes pratiques pour sécuriser et renforcer la résilience numérique des entreprises
À l’ère du numérique, la cybersécurité est devenue un enjeu crucial pour toutes les entreprises, quel que soit leur secteur ou leur taille. Pourtant, les TPE et PME sont souvent les plus vulnérables face aux cyberattaques, principalement en raison d’un manque de ressources et de sensibilisation.
Protection des données sensibles, sécurisation des systèmes informatiques, défense des infrastructures numériques, les participants pourront mieux comprendre les risques auxquels ils sont exposés, bénéficier des expertises et des conseils de professionnels du secteur et accéder à des solutions adaptées pour assurer la pérennité et la compétitivité des organisations, quelle que soit leur taille et leur secteur.
Webinaires
8 octobre à 9h30 : Cybersécurité et petites entreprises : pourquoi il ne faut pas attendre pour agir ?
Ateliers
15 octobre à 14h : Ateliers Cyber Protect – La Défense ou en distanciel
15 octobre à 12h : Plongez dans l’essentiel de la cybersécurité– CCI Essonne
28 octobre à 9h : Cyber sécurité et Serious Game– CCI Paris Ile-de-France
5 novembre de 9h à 17h30 : SecNumEco 77 : un événement dédié à la sécurité numérique et économique des entreprises Franciliennes – Emerainville
6 novembre de 9h à 17h30 SecNumEco 93 : un événement dédié à la sécurité numérique et économique des entreprises de Seine-Saint-Denis. – CCI Seine-Saint-Denis
Pour clôturer cette série de rendez-vous du Cybermois, BOOST Event 2024, l’évènement Business des réseaux, se tiendra le 7 novembre 2024 de 15h à 21h au stade Roland-Garros. Les participants pourront rencontrer plus de 600 dirigeants d’entreprises et profiter d’une table-ronde cybersécurité : « protéger l’entreprise à l’ère numérique » au sein du plus beau bastion du tennis.
Pour découvrir les ressources de la CCI Paris Ile-de-France, garder une longueur d’avance sur les menaces numériques et bâtir une stratégie de défense robuste et durable : cliquez ICI
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Le Forum d’affaires France-Québec, organisé le 30 novembre 2026 par la CCI Paris Île-de-France et ses partenaires, entend rapprocher les entreprises françaises et québécoises autour de nouvelles opportunités de coopération économique. Cette première édition réunira dirigeants, investisseurs, centres de recherche et acteurs institutionnels pour favoriser l’émergence de partenariats industriels, technologiques et commerciaux. Pour les PME et ETI qui souhaitent développer leur activité à l’international, cette journée constituera une occasion d’identifier des interlocuteurs, de mieux comprendre les marchés et d’explorer de nouveaux relais de croissance.
France et Québec : des écosystèmes complémentaires
Dans un contexte marqué par les transformations industrielles, énergétiques et numériques, les entreprises doivent identifier de nouveaux partenaires et sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. La coopération entre la France et le Québec peut contribuer à répondre à ces enjeux, grâce à des écosystèmes économiques et scientifiques complémentaires.
Le Québec représente notamment un territoire à explorer pour les entreprises françaises qui envisagent de développer leurs activités en Amérique du Nord. De leur côté, les entreprises québécoises peuvent trouver en France des partenaires industriels, technologiques et commerciaux pour renforcer leur présence sur le marché européen.
Le Forum d’affaires France-Québec a ainsi pour ambition de faciliter les échanges entre ces deux écosystèmes et de faire émerger des collaborations concrètes. L’enjeu ne se limite pas à la prise de contact : il s’agit également de mieux comprendre les besoins des entreprises, de confronter les expertises et de transformer les premières discussions en projets communs.
Des secteurs stratégiques au cœur des échanges
La journée abordera plusieurs filières dans lesquelles les coopérations franco-québécoises peuvent présenter un intérêt particulier. Les discussions porteront notamment sur l’aéronautique, le spatial, la sécurité et la défense, mais aussi sur la transition énergétique, le numérique, la cybersécurité, les minéraux critiques et la recherche appliquée.
Ces domaines soulèvent des enjeux importants pour les entreprises : innovation, compétitivité, accès aux ressources stratégiques, décarbonation des activités ou encore sécurisation des systèmes numériques. Pour les PME et ETI spécialisées, ces évolutions peuvent ouvrir des perspectives de développement, à condition de trouver les bons partenaires et de bien appréhender les spécificités du marché visé.
Les conférences et tables rondes prévues permettront aux participants de bénéficier de regards croisés sur les marchés français et québécois. Des représentants institutionnels, des experts et des entreprises partageront leurs analyses et leurs retours d’expérience afin d’éclairer les possibilités de coopération et les conditions nécessaires à la réussite de projets communs.
Des rencontres d’affaires pour faire émerger des projets concrets
Au-delà des interventions et des échanges collectifs, le Forum d’affaires France-Québec accordera une place importante aux rencontres entre entreprises. Des rendez-vous d’affaires B2B sont prévus l’après-midi afin de permettre aux participants d’identifier de futurs clients, fournisseurs, partenaires industriels ou interlocuteurs technologiques.
Ce format peut être particulièrement utile aux dirigeants qui souhaitent avancer dans leur démarche de développement international. Une rencontre ciblée permet en effet de confronter un besoin à une expertise, de vérifier la complémentarité entre deux entreprises et d’évaluer les conditions d’une collaboration.
Pour préparer efficacement leur participation, les entreprises ont intérêt à préciser leurs objectifs en amont : recherche d’un distributeur, développement commercial, coopération en matière de recherche, accès à une technologie ou identification de partenaires pour un projet industriel. Une présentation claire de leur savoir-faire et des besoins auxquels elles souhaitent répondre facilitera également les échanges.
Un rendez-vous à destination des dirigeants et des acteurs de l’innovation
Le forum s’adresse aux dirigeants d’entreprises, aux responsables du développement international, aux PME, ETI et grands groupes, mais aussi aux investisseurs, aux centres de recherche et aux organisations institutionnelles. Les entreprises des secteurs mis à l’honneur sont prioritaires, les autres candidatures pouvant être placées sur liste d’attente selon les places disponibles.
Le Forum d’affaires France-Québec se tiendra le lundi 30 novembre 2026, de 9 h à 17 h, avec un accueil à partir de 8 h 15, dans les locaux de la CCI Paris Île-de-France, au 11 rue Léon-Jouhaux, dans le 10e arrondissement de Paris. La participation est annoncée comme prise en charge, mais l’inscription reste obligatoire et soumise à validation.
Pour les PME et ETI qui envisagent de renforcer leur présence à l’international, cette rencontre représente une occasion de développer leur réseau, de mieux cerner les possibilités de coopération et de faire avancer leurs projets entre la France et le Québec.
Vous souhaitez explorer de nouvelles opportunités de partenariat au Québec ?
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Pour les PME et les ETI, conquérir de nouveaux marchés représente une opportunité de croissance majeure. Comment choisir un métier lorsque les possibilités sont nombreuses et que le monde du travail évolue constamment ? Pour aider les jeunes à construire leur projet professionnel, la CCI Paris Île-de-France organise la Nuit de l’Orientation 2026, le samedi 7 novembre à Paris. Cet événement gratuit permettra aux collégiens, aux lycéens et à leurs familles de rencontrer des professionnels, de découvrir des secteurs d’activité et d’explorer différentes perspectives de carrière. Une occasion de s’informer, de poser ses questions et de mieux préparer ses choix d’orientation.
La Nuit de l’Orientation 2026 : un rendez-vous pour construire son avenir
Choisir une orientation scolaire ou professionnelle constitue une étape importante, qui soulève souvent de nombreuses interrogations. Quel métier correspond à ses compétences et à ses centres d’intérêt ? Quelles formations privilégier ? Quels secteurs offrent des perspectives d’avenir ?
La Nuit de l’Orientation 2026 a précisément pour objectif d’aider les participants à avancer dans leur réflexion en leur permettant d’échanger directement avec des professionnels de différents horizons.
Contrairement à une démarche reposant uniquement sur des recherches documentaires, cette rencontre favorise la découverte concrète des métiers et des réalités du monde professionnel. Les visiteurs pourront poser librement leurs questions, mieux comprendre les parcours possibles et découvrir des professions parfois méconnues.
Organisé par la CCI Paris Île-de-France, cet événement s’adresse notamment aux jeunes qui hésitent entre plusieurs voies, mais également à leurs parents, qui souhaitent les accompagner dans leurs décisions.
Découvrir une grande diversité de métiers et de secteurs
L’un des principaux intérêts de la Nuit de l’Orientation 2026 réside dans la variété des domaines professionnels représentés. Les participants pourront explorer de nombreux secteurs, parmi lesquels l’industrie, l’énergie, le numérique, l’informatique, le commerce, la finance, le droit, les ressources humaines, la santé ou encore la communication.
L’aéronautique, les transports, le bâtiment, l’architecture, l’immobilier, la sécurité, la défense, les métiers de la mer et les activités culturelles feront également partie des univers à découvrir.
Cette diversité permettra aux visiteurs de mieux appréhender les possibilités qui s’offrent à eux, y compris lorsqu’ils n’ont pas encore défini précisément leur projet professionnel.
Les échanges avec les intervenants seront aussi l’occasion de mieux comprendre les compétences recherchées, les conditions d’exercice de certains métiers et les parcours de formation permettant d’y accéder.
Les compétences occupent également une place croissante dans les stratégies des entreprises. Pour mieux comprendre ces enjeux, découvrez notre article consacré au pilotage des compétences et à la performance des ETI.
Pour les jeunes qui hésitent encore sur leur orientation, ces rencontres pourront faire émerger de nouvelles idées et les aider à envisager des voies auxquelles ils n’avaient pas nécessairement pensé.
Des ateliers et des animations pour apprendre autrement
Au-delà des rencontres avec les professionnels, la Nuit de l’Orientation 2026 proposera plusieurs activités destinées à rendre la découverte des métiers plus concrète et interactive.
Les visiteurs pourront notamment participer à des expériences utilisant des casques de réalité virtuelle, prendre part à une enquête interactive ou découvrir les liens entre intelligence artificielle et recrutement.
D’autres animations permettront d’aborder différentes dimensions de la vie professionnelle et de la société. Une exposition, une activité intitulée « Ton métier en photo », une initiation au handisport et une découverte de la langue des signes sont également annoncées.
Ces propositions offrent différentes façons d’explorer les métiers, de mieux comprendre certaines situations professionnelles et de découvrir les enjeux de l’inclusion.
L’événement accordera ainsi une place particulière à la sensibilisation au handicap, avec pour objectif de faire évoluer les regards et de montrer que les parcours professionnels peuvent être accessibles à des profils variés.
Deux conférences pour approfondir certaines pistes professionnelles
Le programme comprendra également deux conférences consacrées à des univers professionnels spécifiques.
De 15 h à 16 h, une première conférence, animée par Alexandra Emery, fondatrice de PROPLINK, portera sur les métiers de l’architecture, de la construction et de l’immobilier, autour du thème « La fabrique de la ville ».
De 16 h à 17 h, Guillaume Coppéré animera une seconde conférence consacrée aux métiers de l’hôtellerie-restauration.
Ces interventions permettront aux participants d’approfondir leur connaissance de secteurs d’activité concrets et de mieux comprendre les possibilités professionnelles qu’ils proposent.
Pour les jeunes qui souhaitent préciser leur projet, elles constitueront un complément utile aux échanges individuels avec les professionnels présents.
Comment participer à la Nuit de l’Orientation 2026 ?
La CCI Paris Île-de-France donne rendez-vous aux visiteurs le samedi 7 novembre 2026, de 14 h à 19 h, dans ses locaux situés au 11, rue Léon Jouhaux, dans le 10e arrondissement de Paris. L’événement est accessible en métro depuis la station République.
L’entrée est gratuite et l’inscription est recommandée.
La Nuit de l’Orientation 2026 s’adresse aux jeunes qui souhaitent préparer leur avenir, mais aussi aux parents désireux de les accompagner dans cette démarche.
Dans un environnement professionnel marqué par l’évolution des compétences et l’apparition de nouveaux métiers, prendre le temps de s’informer et d’échanger avec des spécialistes constitue une démarche précieuse.
Que le projet d’orientation soit déjà bien défini ou qu’il reste à construire, cette rencontre permettra de découvrir de nouvelles perspectives et d’aborder les choix à venir avec davantage de repères.
Pour les dirigeants, la gestion des risques en entreprise ne se limite plus à prévenir les accidents, à protéger les données ou à répondre aux obligations réglementaires. Dans un environnement marqué par l’instabilité économique, la multiplication des cybermenaces, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et le renforcement des exigences de conformité, la capacité à anticiper les difficultés devient un facteur déterminant de pérennité. Pourtant, de nombreuses organisations continuent de traiter ces sujets séparément, au gré des urgences et des échéances administratives. Une approche plus efficace consiste à intégrer la maîtrise des risques au fonctionnement même de l’entreprise, afin d’éclairer les décisions, de préserver les marges de manœuvre et de renforcer la résilience de l’organisation.
Par Serge de Cluny
Ne plus confondre conformité et maîtrise des risques
Respecter la réglementation est indispensable, mais cela ne garantit pas qu’une entreprise soit correctement protégée. Une organisation peut disposer de procédures documentées, de contrats conformes et de registres régulièrement actualisés tout en restant vulnérable à une défaillance critique de son système informatique, à la perte d’un fournisseur stratégique ou au départ soudain d’un collaborateur détenant une compétence essentielle.
La conformité répond à une question précise : l’entreprise respecte-t-elle les exigences qui lui sont applicables ? La gestion des risques en entreprise pose une question plus large : qu’est-ce qui pourrait compromettre ses objectifs, et que peut-elle faire pour limiter les conséquences ?
Cette distinction change la manière d’aborder le sujet. Plutôt que de commencer par recenser les textes réglementaires et les procédures à produire, la direction gagne à partir de ses dépendances réelles. Que se passerait-il si son principal client suspendait ses commandes pendant trois mois ? Si un prestataire informatique devenait indisponible ? Si un site industriel devait interrompre sa production pendant plusieurs jours ?
Ces scénarios permettent de faire émerger des vulnérabilités parfois invisibles dans les documents de conformité. Ils donnent également une dimension économique au risque, en reliant chaque menace à ses conséquences potentielles sur le chiffre d’affaires, la trésorerie, les délais de livraison ou la confiance des clients.
Identifier les risques à partir des décisions stratégiques
Une cartographie des risques n’a de valeur que si elle aide à prendre des décisions. Trop souvent, elle devient un exercice documentaire, alimenté par des catégories génériques et des évaluations difficiles à traduire en actions.
Pour rendre cet outil réellement opérationnel, il est préférable de partir des projets et des choix structurants de l’entreprise. L’ouverture d’un nouveau site, le lancement d’une activité, une acquisition, l’internationalisation ou l’automatisation d’un processus créent chacun des expositions spécifiques.
Une ETI qui envisage de concentrer ses achats auprès d’un fournisseur unique peut, par exemple, réaliser des économies immédiates tout en augmentant sa dépendance. L’enjeu n’est pas nécessairement de renoncer à cette stratégie, mais d’en mesurer les conséquences et de prévoir une solution de remplacement crédible.
La même logique s’applique aux ressources humaines. Une entreprise dont les connaissances techniques reposent sur deux ou trois personnes clés peut être fragilisée par une absence prolongée ou un départ. La formalisation des savoir-faire, la formation croisée des équipes et l’identification de remplaçants constituent alors des mesures de prévention aussi importantes qu’une assurance ou qu’un dispositif informatique.
L’objectif est de relier chaque risque significatif à une décision concrète : accepter l’exposition, la réduire, la transférer lorsque cela est pertinent ou modifier le projet pour éviter qu’elle ne se matérialise.
Faire de la conformité un outil de pilotage quotidien
Les obligations réglementaires sont souvent abordées comme des échéances ponctuelles, mobilisant les équipes quelques semaines avant un audit ou une date limite. Cette organisation favorise les oublis et transforme la conformité en charge supplémentaire.
Une approche plus robuste consiste à intégrer les contrôles aux processus existants. Lorsqu’un fournisseur est référencé, l’entreprise peut vérifier simultanément ses conditions contractuelles, ses exigences de sécurité et les éventuelles obligations de conformité qui s’appliquent à la relation. Lorsqu’un nouveau logiciel est déployé, les questions relatives aux accès, aux données personnelles, à la continuité de service et aux responsabilités du prestataire peuvent être traitées dès la sélection de la solution.
Pour structurer cette démarche, les dirigeants peuvent également s’appuyer sur les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr, qui propose une méthode concrète pour piloter la cybersécurité de leur entreprise.
Cette logique évite de multiplier les procédures parallèles. Elle suppose néanmoins de déterminer clairement qui décide, qui contrôle et qui doit être alerté lorsqu’une anomalie est détectée.
La direction conserve un rôle essentiel : fixer les priorités, arbitrer les investissements et définir le niveau de risque acceptable. Les responsables opérationnels, quant à eux, sont souvent les mieux placés pour repérer les signaux faibles, car ils connaissent les contraintes du terrain et les écarts entre les procédures théoriques et la réalité.
La gestion des risques en entreprise devient ainsi une responsabilité partagée, sans se transformer en responsabilité collective imprécise où chacun suppose qu’un autre prendra les mesures nécessaires.
Préparer les interruptions plutôt que chercher à tout empêcher
Aucune organisation ne peut éliminer tous les risques. Même avec des mesures de prévention solides, un incident peut survenir. La différence entre une entreprise résiliente et une entreprise fragilisée tient alors à sa capacité à réagir rapidement et à maintenir ses activités essentielles.
Au-delà des mesures techniques, une cyberattaque peut également entraîner des obligations juridiques spécifiques. Les entreprises doivent donc anticiper les démarches à engager en cas d’incident, comme l’explique notre article consacré aux obligations juridiques des PME et ETI en cas de cyberattaque.
Un plan de continuité ne devrait pas être conçu uniquement pour satisfaire un audit. Il doit répondre à des questions pratiques : quelles activités doivent absolument continuer ? Combien de temps peuvent-elles être interrompues ? Quelles ressources sont indispensables à leur reprise ? Qui dispose de l’autorité nécessaire pour déclencher les mesures d’urgence ?
Une entreprise industrielle pourrait, par exemple, identifier à l’avance les équipements dont la panne bloque l’ensemble de la production, prévoir des solutions de maintenance adaptées et définir les modalités de recours à un fournisseur alternatif. Une société de services pourrait, de son côté, organiser la restauration de ses données, sécuriser les accès à ses applications essentielles et prévoir un mode de fonctionnement dégradé.
Ces dispositifs doivent être testés. Un exercice de quelques heures, simulant l’indisponibilité d’un système ou d’un site, permet souvent de révéler des difficultés qu’aucune procédure écrite ne fait apparaître : coordonnées obsolètes, responsabilités mal définies, dépendance à une personne unique ou délais de décision trop longs.
La gestion des risques en entreprise doit donc mesurer non seulement la probabilité d’un incident, mais aussi le temps nécessaire pour retrouver un fonctionnement acceptable.
S’appuyer sur des experts sans perdre la maîtrise de ses risques
Les exigences techniques et réglementaires rendent parfois indispensable le recours à des compétences externes. Les spécialistes de la cybersécurité, du droit, de la protection des données, de la prévention des risques professionnels, de l’environnement ou de la sûreté peuvent aider une organisation à évaluer ses vulnérabilités et à mettre en place des dispositifs adaptés.
Leur intervention est particulièrement utile lorsque les ressources internes sont limitées ou qu’une expertise très spécialisée est nécessaire. Elle ne dispense toutefois pas l’entreprise de conserver la maîtrise de ses choix.
Avant de sélectionner un prestataire, le dirigeant doit notamment vérifier sa compréhension du secteur d’activité, sa capacité à intervenir dans des situations concrètes et la manière dont il traduira ses recommandations en mesures applicables. Un diagnostic très complet, mais impossible à mettre en œuvre faute de temps, de budget ou de compétences internes, risque de rester sans effet.
Il est donc préférable de demander un plan d’action hiérarchisé, précisant les priorités, les responsabilités, les délais et les résultats attendus. Le suivi peut ensuite s’appuyer sur quelques indicateurs utiles : délai de correction des vulnérabilités critiques, taux de réalisation des actions prioritaires, temps estimé de reprise d’une activité ou nombre d’incidents récurrents.
Le choix des partenaires doit également tenir compte de leurs propres risques et dépendances. Externaliser une fonction sensible ne supprime pas le risque : cela peut le déplacer vers un autre acteur de la chaîne de valeur.
Installer une culture du risque sans ralentir l’entreprise
Une politique de prévention ne fonctionne durablement que si les collaborateurs peuvent signaler les difficultés sans craindre systématiquement d’être sanctionnés. Les incidents mineurs, les presque-accidents et les écarts de procédure constituent souvent des occasions d’apprentissage, à condition qu’ils soient analysés et qu’ils débouchent sur des améliorations visibles.
Les dirigeants ont ici un rôle déterminant. Lorsqu’une anomalie signalée conduit à une correction concrète, les équipes comprennent que la prévention n’est pas une formalité administrative. À l’inverse, lorsque les alertes restent sans réponse, les comportements à risque ont tendance à se banaliser.
Il ne s’agit pas d’organiser une réunion supplémentaire pour chaque problème, mais de créer des mécanismes simples de remontée d’information et de traitement des incidents. Une revue périodique des principaux risques, associant les fonctions concernées, suffit souvent à maintenir une vision partagée des priorités, à condition que les décisions prises soient effectivement suivies.
En définitive, la gestion des risques en entreprise ne devrait pas être considérée comme un frein à l’initiative. Elle permet au contraire de distinguer les risques maîtrisables des expositions inutiles, de sécuriser les projets de développement et de préserver la capacité d’action de l’organisation. Pour les PME et les ETI, l’enjeu n’est pas de construire un système de contrôle disproportionné, mais de concentrer les moyens disponibles sur les dépendances les plus critiques. C’est en reliant prévention, conformité et décisions opérationnelles que la maîtrise des risques devient un véritable instrument de pilotage et un avantage durable face aux incertitudes.
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