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Rencontres Russie 2022 chez Business France le 4 février

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Avec 145 millions d’habitants et un sous-sol extrêmement riche, la Russie est la onzième économie mondiale avec une croissance de 4% en 2021 malgré la crise du Covid. Elle représente un marché trés attractif pour les PME et ETI exportatrices françaises et les frontières du pays sont réouvertes aux ressortissants français depuis août 2021, permettant ainsi les missions d’affaires. Les rencontres Russie 2022 vous aideront à mieux comprendre les enjeux de ce marché.

Le marché russe est immense et plein d’opportunités dans presque tous les secteurs. Cependant, ce n’est pas une cible que l’on aborde sans informations et accompagnement préalable. C’est pourquoi Business France et la Team France export vous proposent ces rencontre Russie afin de mettre à jour vos connaissances sur le marché russe : logistique, douanes, certifications, outils financiers mais aussi focus sectoriels avec la participation de grands comptes russes intéressés par des produits et solutions françaises. Les partenaires de la Team France export Russie seront également là pendant ces rencontres Russie 2022 pour vous conseiller et vous accompagner dans votre approche de ce marché incontournable.

Evènement gratuit réservé aux entreprises

Adresse des rencontres Russie 2022 :

Business France Paris
77 boulevard Saint-Jacques 75014 Paris

S’enregistrer

AU PROGRAMME

Le Programme est provisoire et susceptible de subir des modifications 

Evénement en Présentiel avec rediffusion

Vendredi 04 février 2022
09h00 –  Allocutions d’ouverture
  • Christophe LECOURTIER, Directeur Général de BUSINESS FRANCE
  • S.E.M. Pierre LEVY, Ambassadeur de France en Russie
9h30 Dynamique économique et climat des affaires en Russie
  • Laurent CHARPIN, Chef du Service Economique Régional de Moscou, Ambassade de France en Russie
  • David LASFARGUE, Président du comité Russie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), JEANTET Moscou
  • Hugues LAURENT, Directeur d’A. Raymond Russie
10h05 Perspectives et opportunités dans le commerce courant avec la Russie
  • Edwige PRESLE-WEISS, Attachée douanière régionale, Ambassade de France en Russie
  • Dimitri BOCANCEA, Directeur de SERCONS France
  • Cyril PACARY, Directeur de CEVA Logistics Russie
10h40 L’agriculture et l’agroalimentaire en Russie: deux secteurs en profonde mutation
  • Jean-Baptiste DEMONT, Directeur Appui aux Entreprises, Chambre de Commerce Franco-russe, partenaire TFE AGROTECH
11h15 Optimisation des process et digitalisation de l’industrie russe 
  • Remy BERTHONNEAU, Directeur de Centre France Export ( groupe CIFAL)
  • Eric AUBSPIN, Président PHOSPHORIS
11h50 Les nouveaux modes de consommation en Russie
  • Katia GERDT,  décoratrice d’intérieur et Directrice du bureau de design Katia Gerdt ( Russie)
  • Guillaume DUBUIS,  Directeur de Dualest
12h25 La Russie : terre d’opportunités pour les startups et licornes françaises
  • Euryale CHATELARD, Présidente de la French tech Moscou
  • Sviatoslav BEYSENS, Directeur des Relations Institutionnelles BLABLACAR
14h30 – 18h00 – B2B –  Rendez-vous d’affaires individuels

INTERVENANTS

Christophe LECOURTIER : Directeur Général, Business France

Pierre LÉVY :Ambassadeur de France en Russie

David LASFARGUE : Président du comité Russie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), 
Associé du cabinet et responsable du bureau de Moscou, JEANTET

Dimitri BOCANCEA : Directeur succursale France, SERCONS

Cyril PACARY :Directeur de CEVA Logistics Russie

Eric AUBSPIN : Président de PHOSPHORIS

Jean-Baptiste DEMONT : Directeur Appui aux Entreprises, Chambre de Commerce Franco-russe, partenaire TFE AGROTECH

Remy BERTHONNEAU : Directeur de Centre France Export, Groupe CIFAL

Sviatoslav BEYSENS : Directeur des Relations Institutionnelles

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Managers, et si vous cessiez de vouloir motiver les collaborateurs ?

« On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ». Pourtant, depuis des décennies, le discours managérial repose sur une idée tenace : un bon manager doit savoir motiver les collaborateurs. Et lorsque l’engagement n’est pas au rendez-vous, l’explication paraît évidente : le manager n’a pas su créer l’élan nécessaire. Cette vision repose pourtant sur un malentendu. Et ce malentendu peut coûter très cher en énergie dépensée, en relations abîmées, en managers épuisés à la tâche parfois impossible de rendre enthousiastes des personnes qui ne le veulent pas.

Par Francis Boyer – Président d’OVER SWEETCH Motiver quelqu’un : une illusion bien entretenue Le verbe motiver vient du latin motivare, qui signifie « justifier par des motifs ». Motiver quelqu’un consiste donc à lui donner des raisons d’agir : donner du sens, expliquer un objectif, promettre une récompense. Autrement dit, on cherche à influencer le comportement d’une personne pour satisfaire les attentes de l’entreprise. La motivation renvoie à tout autre chose. Elle désigne le mouvement intérieur qui pousse une personne à agir, qui lui donne envie de s’investir dans une activité. Là où motiver repose sur des incitations extérieures, agir sur la motivation consiste à créer les conditions d’expression du désir d’agir. Cette distinction est essentielle. Plus une entreprise pilote par la prescription (fiches de poste verrouillées, procédures rigides, objectifs imposés sans discussion) plus elle retire à ses collaborateurs le sentiment d’être à l’origine de leurs actes. Or c’est précisément ce sentiment qui est au cœur de l’engagement. Ce qui fait vraiment bouger les gens Si les théories motivationnelles nous éclairent sur les facteurs qui concourent à la motivation (autonomie, reconnaissance…), elles décrivent moins bien le mécanisme qui pousse concrètement une personne à se mettre en mouvement. Deux concepts permettent de mieux le comprendre. Le premier est le locus de contrôle, décrit par le psychologue Julian Rotter. Il désigne la façon dont un individu perçoit l’origine de ce qui lui arrive. Certaines personnes attribuent leurs réussites et leurs échecs à des facteurs extérieurs : la chance, le contexte, les décisions des autres. C’est le locus externe. D’autres estiment au contraire que ce qui leur arrive est la conséquence de leurs propres choix et comportements. C’est le locus interne. Ses études démontrent que les individus en locus interne sont significativement plus autonomes, responsables et engagés que ceux qui sont en externe, non pas parce qu’ils sont plus talentueux, mais parce qu’ils se considèrent comme auteurs et acteurs de ce qu’ils vivent. Le second concept porte sur la dynamique du désir lui-même. Les travaux en neurosciences ont mis en évidence que l’action humaine est animée par deux ressorts principaux : la recherche du plaisir et l’évitement de la souffrance. Les personnes en recherche du plaisir sont généralement plus enthousiastes et plus impliquées dans ce qu’elles font. Celles qui agissent principalement pour éviter la souffrance, travailler pour payer son loyer, rester à proximité de sa famille, ne sont pas moins légitimes dans leurs choix. Mais elles n’attendent pas du travail qu’il soit une source d’épanouissement, et vouloir les convaincre du contraire est une erreur. Pour un dirigeant, ces deux grilles permettent  de se poser deux questions simples, bien qu’inconfortables : Nos collaborateurs se sentent-ils à l’origine de leurs actes ? Sont-ils là pour trouver du plaisir dans ce qu’ils font, ou pour éviter autre chose ? Que faire en fonction des motivations individuelles ? Croisés, ces deux concepts offrent une grille de lecture pertinente au manager pour ajuster sa posture en fonction de ce qui anime réellement leurs collaborateurs :
  1. Locus interne + recherche du plaisir. C’est le profil le plus autonome. Ce collaborateur sait ce qu’il veut, il s’estime capable de l’atteindre, et il y prend du plaisir. Son management se résume à une question : « De quoi as-tu besoin de ma part pour avancer ? »
  2. Locus externe + recherche du plaisir. Ce collaborateur est enthousiaste et engagé, mais il attribue facilement ses succès à la chance ou à son environnement, et ses échecs aux autres. Il a le désir d’agir, pas encore la conviction d’en être l’auteur. L’enjeu n’est pas de le motiver davantage, mais de l’aider à reprendre la main sur son propre développement : lui confier des responsabilités, après avoir obtenu son accord.
  3. Locus interne + évitement de la souffrance. Ce profil est souvent mal interprété. Ce collaborateur est fiable, autonome, il tient ses engagements, mais il n’attend pas du travail qu’il soit une source d’épanouissement. Il travaille pour gagner de l’argent pour satisfaire ses désirs qui sont ailleurs ou rester proche des siens. Il se sent pleinement responsable de ses actes, mais sa boussole n’est pas la passion professionnelle. Ce n’est pas un problème. Le manager qui tenterai de l’enthousiasmer perdrai son temps et risquerait de l’irriter car ce n’est pas ce qu’il attend. Mieux vaut clarifier officiellement que ce n’est pas son souhait, donc que vouloir le motiver n’est pas un sujet.
  4. Locus externe + évitement de la souffrance.C’est la configuration qui semble la plus délicate. Ce collaborateur subit son travail et en rend l’environnement responsable. Parce qu’il n’a ni l’envie d’être épanoui au travail et qu’il considère qu’il n’a pas le pouvoir de changer les choses, vouloir le motiver est non seulement vain, mais contre-productif. C’est cette configuration qui appelle le contrat moral.
Quand la motivation n’est pas le sujet : le contrat moral Face à un collaborateur qui n’attend pas du travail qu’il soit une source de plaisir, la tentation managériale classique est « motiver les collaborateurs » et de « trouver ce qui va le faire bouger ». Une alternative plus efficace existe : le contrat moral. Il ne s’agit pas d’un document RH mais le fruit d’une conversation, initiée par le manager, qui pourrait ressembler à ceci : « J’ai l’impression que tu n’attends pas de ce poste qu’il soit une source d’épanouissement. Est-ce que je me trompe ? » Si la réponse est oui, la suite est simple : « Très bien. Ce que j’attends de toi, c’est que le travail soit fait, et bien fait. Ce que je ne ferai pas, c’est te convaincre d’aimer ce que tu fais. Est-ce qu’on peut travailler sur cette base ? » Ce type d’échange a plusieurs bénéfices. Il sort le collaborateur d’un sentiment de soumission. Il le responsabilise sur son choix personnel et clarifie ce qui est principalement attendu de la relation professionnelle — la qualité d’exécution — sans lui imposer une attitude enthousiaste qu’il ne recherche pas. Et il libère le manager d’une activité épuisante et vouée à l’échec. La condition pour que ce contrat tienne : il doit être dit à voix haute, explicitement, par le collaborateur lui-même. La déclaration publique — même à deux — transforme une situation subie en choix assumé. Ce contrat ne convient pas à tout le monde, et il ne règle pas tout. Mais il pose une question que beaucoup de managers évitent : jusqu’où suis-je responsable du désir de l’autre ? Le rôle du manager en ce qui concerne la motivation Le rôle du manager n’est pas de déclencher la motivation. Il est de ne pas l’étouffer chez ceux qui l’ont — et de ne pas s’épuiser à la fabriquer chez ceux qui n’en veulent pas. C’est un changement de posture plus radical qu’il n’y paraît. Il suppose d’accepter que certains collaborateurs soient pleinement compétents et fondamentalement indifférents à l’idée de s’épanouir dans leur travail. Il suppose aussi de renoncer à la fiction commode selon laquelle un manager suffisamment habile peut rendre n’importe qui enthousiaste — fiction qui fabrique autant de managers épuisés que de collaborateurs infantilisés. La vraie compétence managériale, dans ce domaine, tient en trois gestes : reconnaître ce qui motive réellement chaque collaborateur, créer les conditions pour que cette motivation s’exprime librement, et avoir le courage de ne pas vouloir motiver quand ce n’est pas le sujet.
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