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MODE IN FRANCE TOKYO du 26 au 28 juillet

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Mode in France, premier événement de mode française à s’implanter à Tokyo dès 1996, est l’évènement de référence pour l’ensemble des professionnels de la mode au Japon. Ce programme France Export est reconnu pour être le rendez-vous le plus important en termes d’offre de mode. Il se tiendra cette année du 26 au 28 juillet à Tokyo et permettra de présenter les collections Printemps/été 2023.

Organisé par la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin, en collaboration avec la Fédération Française de l’Industrie de l’Habillement Masculin (PROMAS) et avec le soutien financier du DEFI, de TEAM FRANCE EXPORT, de FRANCE ECLAT et du CTC, Mode in France Tokyo présente une sélection de marques françaises de prêt-à-porter femme et homme, d’accessoires de mode et bijoux.

Ce showroom présente, 2 fois par an, plus d’une soixantaine de collections françaises (mode femme, homme, enfant et accessoires) à un visitorat de plus de 1500 acheteurs et acteurs majeurs de la distribution japonaise (Baycrews, American Rag, Takashimaya, Coïncidence, Tomorrowland, United Arrows, Urban Research, Frameworks, Eastnation, Jupiter Shop Channel, Isetan Mitsukoshi, Ships…).

Homepage - Mode in France Tokyo

L’édition Mode in France du 26 au 28 juillet 2022 sera l’occasion de présenter les collections P/E 2023.

Si le contexte international, nous interdisait les déplacements à cette période, l’opération serait transformée en showroom phygital, avec envoi de collections, représentation locale par des commerciaux japonais et l’organisation de rendez-vous digitaux.

Les dates

26 – 28 juillet 2022
Mardi – Jeudi, 10h – 18h
Retail tour  : mardi matin 25 juillet 2022
Installation: mardi, 25 juillet 2022, 15 h – 20 h

Le lieu

Event space EBiS 303 
1-20-8, Ebisu, Shibuya-ku, Tokyo
Code postal : 150-0013
Tél.: + 81 (0) 3 64 47 83 03

Contact

France
Ulla Hertzel / Hervé Huchet
Fédération Française du Prêt à Porter Féminin
uhertzel@pretaporter.com – Tél. +33 (0)1 44 94 70 57
hhuchet@pretaporter.com – Tél. + 33 (0) 6 20 44 67 85
16 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris
www.pretaporter.com

Japan
Hanako Gunji
Présence Co. Ltd
KT House A1 Kaminoge 1-3-24 Setagaya-ku
158-0093 TOKYO, Japon
info@presence-biz.com – Tél: +81 3 5760 6771

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Trois exemples concrets :
1. Une PME industrielle exporte du matériel en Angola Facturation en dollars pour contourner la volatilité du kwanza (AOA). Mais entre la commande et le paiement, le dollar se déprécie de 8 % face à l’euro : la marge nette s’effondre. 2. Une ETI signe un contrat de maintenance en Zambie, payé en kwacha (ZMW). Le contrat est signé à 1 EUR = 25 ZMW. Trois mois plus tard, le kwacha chute à 1 EUR = 30 ZMW. Résultat : une perte de 16,7 % sur les flux encaissés localement. 3. Une entreprise agroalimentaire investit au Nigeria. Les profits sont réalisés en nairas (NGN), mais rapatriés en euros. Le gouvernement introduit des restrictions sur l’accès aux devises. Résultat : impossibilité de convertir les profits et blocage des dividendes.

Comprendre les différentes formes de risque de change

• Risque de transaction : lié à l’achat ou à la vente de biens/services en devises étrangères. • Risque de conversion : lors du rapatriement de bénéfices réalisés localement. • Risque économique : impact des variations de change sur la compétitivité prix à moyen/long terme. • Risque de liquidité en devises : difficulté à convertir la monnaie locale en devises fortes (EUR, USD), même si le taux de change est favorable.
Trois cas concrets et chiffrés
Cas 1 – Exportation en Angola (monnaie : Kwanza – AOA) • Une PME facture 500 000 USD à un client local en août 2024. • À la signature, 1 EUR = 1,10 USD. En décembre, 1 EUR = 1,20 USD. • Impact : le paiement reçu équivaut désormais à 416 667 EUR au lieu de 454 545 EUR, soit une perte latente de 37 878 EUR (8,3 % de la transaction). • Origine de la perte : absence de couverture du taux EUR/USD. Cas 2 – Prestations en Zambie (Kwacha – ZMW) • Une ETI facture 1 000 000 ZMW pour une prestation en mars 2024 (1 EUR = 25 ZMW). • Paiement en juin, à 1 EUR = 30 ZMW. • En euros, l’encaissement passe de 40 000 EUR à 33 333 EUR. • Perte effective de 6 667 EUR, soit -16,7 % sur le chiffre d’affaires prévu. Cas 3 – Rapatriement des dividendes au Nigeria (Naira – NGN) • Une filiale locale dégage 100 M NGN de résultat net • À 1 EUR = 1000 NGN, cela représente théoriquement 100 000 EUR. • Mais la banque centrale restreint l’accès aux devises pour les non-résidents : seuls 20 M NGN peuvent être convertis immédiatement. • Reste 80 M NGN immobilisés, exposés à un dévaluation continue : si le taux passe à 1 EUR = 1400 NGN, leur valeur tombe à 57 143 EUR.

Zones monétaires : risques différenciés

• Zone franc CFA (UEMOA / CEMAC) : parité fixe avec l’euro, convertibilité garantie par le Trésor français. Moindre risque de change, sauf en cas de réformes monétaires ou tensions politiques. • Pays à régimes de change flottant ou administré : Nigeria, Angola, Ghana, Zambie, Égypte. Forte volatilité, contrôle des changes fréquent. • Marchés dollarisés (RDC, Zimbabwe) : instabilité chronique des politiques monétaires locales, même en dollar.

Outils de gestion du risque de change

• La facturation en EUR ou USD limite l’exposition directe mais transfère le risque au client ce qui peut être un frein commercial. • Les contrats avec clause d’indexation c’est à dire l’ajustement automatique du prix en fonction de l’évolution d’un taux de change de référence. • La couverture via instruments financiers : • Contrats à terme (forwards) : verrouillent un taux de change à une date future. • Options de change : assurent un niveau de protection tout en laissant une marge de flexibilité. • Swaps de devises : pour les entreprises ayant des besoins croisés en devises (rares chez les PME). Attention : ces outils sont souvent inaccessibles sur les devises illiquides africaines. D’où l’intérêt de structurer les flux dans des devises convertibles (USD, EUR) et de s’appuyer sur des banques partenaires disposant d’une capacité régionale.

Stratégie recommandée pour les PME et ETI

• Cartographier l’exposition au risque de change par zone, devise, durée, fréquence des flux. • Structurer les contrats en fonction de la liquidité des devises et du degré de contrôle étatique. • Mettre en place un processus de veille sur les politiques monétaires locales, en analysant les politiques de contrôle des changes de chaque pays : les règles peuvent changer du jour au lendemain (cas du Nigeria ou de l’Éthiopie). • Recourir à des intermédiaires spécialisés ou à des bureaux de représentation sur place pour optimiser la gestion financière locale. Nos recommandations : • Éviter la facturation exclusive en devise locale, sauf si un mécanisme d’ajustement est prévu dans le contrat. • Utiliser des outils de couverture (forwards, options) dès que les montants le justifient. • Préférer, quand cela est possible, les zones CFA (Franc CFA – UEMOA et CEMAC), rattachées à l’euro, pour réduire la volatilité. Le développement ne peut s’envisager sans une stratégie robuste de gestion du risque de change en Afrique. Celle-ci ne se limite pas à un arbitrage entre EUR et USD : elle nécessite une compréhension fine des environnements monétaires locaux, de leur dynamique politique, et des pratiques bancaires locales. Une gestion active du risque de change est un marqueur de maturité financière. Et pour les PME et ETI, elle devient un levier de différenciation concurrentielle.
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