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Biodiversité : les entreprises ont un rôle clé à jouer

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Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans la réduction des impacts sur la biodiversité, mais aussi dans la restauration et la valorisation de la biodiversité et des écosystèmes. Le souci de la biodiversité dans la stratégie des entreprises est très largement insuffisant. Dans les DPEF (Déclarations de Performance Extra-Financière), les analyses de matérialité ne font que très rarement émerger la biodiversité comme un risque. L’année 2021 a cependant bien commencé avec de belles initiatives qui marquent une certaine prise de conscience…le point là-dessus.

Par Bertrand Desmier, Expert associé Tennaxia

Bonne nouvelle, les choses bougent ! Plusieurs événements majeurs seront consacrés en 2021 à la biodiversité COP15 en Chine et Congrès mondial de l’UICN à Marseille, et le 1er janvier, l’Unesco a ouvert la Décennie des océans. Ce mois de janvier aura été riche de nombreuses initiatives destinées aux entreprises, afin qu’elles s’engagent en faveur de la biodiversité.

28 janvier 2021

Dernière initiative en date, le lancement de Science Based Targets Nature ! A ce jour, près de 1200 entreprises dans le monde se sont engagées dans la transition vers le « zéro carbone » en se fixant des objectifs de réduction de leurs émissions de Gaz à effet de serre (GES) via l’initiative « Science Based Targets » (SBTi).

Désormais, Science Based Targets va adresser le 2ème sujet clé de la transition écologique, celui de la préservation de la biodiversité. Quand on sait que plus de 55 % du PIB mondial dépend de la bonne santé de la biodiversité, il y a urgence à agir ! Comme pour le climat, il s’agira d’accompagner les entreprises dans la définition d’objectifs ambitieux, basés sur la science sur quatre domaines : l’eau potable, la biodiversité, l’usage des sols et les océans.
Un programme pilote a été lancé début janvier auquel participe une dizaine d’entreprises françaises.
A noté que le Global Biodiversity Score (GBS), développé par CDC Biodiversité et lancé en mai 2020, a été ajouté à la boîte à outils publiée par SBT pour permettre aux entreprises d’avancer dès maintenant sur leurs cibles et contribuer à la préservation de la biodiversité.

26 janvier 2021

Forts de leur ambition commune de mobilisation des TPE-PME sur les enjeux de protection de l’environnement, de développement durable et de RSE, la CPME a noué un partenariat avec le Comité 21 a pour objectif de fédérer les entreprises autour des enjeux de biodiversité. A cet effet, un guide a été publié afin de sensibiliser les dirigeants et leur permettre d’agir en faveur de la biodiversité ?»

https://www.cpme.fr/publications/guides/pme-pourquoi-et-comment-agir-en-faveur-de-la-biodiversite

11 janvier 2021

À l’occasion du One Planet Summit, la Caisse des Dépôts a annoncé un vaste plan d’action portant sur ses activités et celles des entreprises dans lesquelles il investit. Elle a indiqué qu’elle s’engageait à mesurer l’empreinte sur la biodiversité de l’ensemble de ses portefeuilles d’actifs (actifs immobiliers, actions, obligations) d’ici 2024. Elle utilisera bien sûr les métriques du Global Biodiversity Score, destiné aux entreprises et institutions financières.

9 janvier 2021

L’ AFNOR a publié le vendredi 9 janvier dernier la norme NF X32-001, une norme d’application volontaire pour favoriser l’engagement des organisations dans une démarche en faveur de la biodiversité.

On se souvient que la Commission européenne avait dévoilé en mai dernier, en pleine période de crise du Covid-19, une feuille de route ambitieuse dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour la biodiversité. https://rse-reporting.com/strategie-pour-la-biodiversite-pour-2030/ . On ne peut que se réjouir de constater que quelques mois après, des actions sont mises en œuvre pour associer les entreprises à l’indispensable préservation de la biodiversité. Les entreprises qui ont notamment adhéré à l’alliance Act4Nature initiée par Entreprises pour l’Environnement, pour transformer leur engagement en actions. Les autres entreprises pourront agir, au-delà de l’installation, certes utile et sympathique mais surtout symbolique, de ruches sur leur toit ou dans leurs espaces verts.

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Guerres commerciales : un nouvel environnement économique durable

Pendant de nombreuses années, la mondialisation a donné le sentiment que les échanges internationaux devenaient toujours plus fluides. Les barrières douanières reculaient progressivement, les chaînes logistiques s’allongeaient et il était souvent plus rentable de produire à l’autre bout du monde avant de vendre en Europe. Ce modèle est aujourd’hui largement remis en question. Les tensions entre grandes puissances économiques, les conflits régionaux, les préoccupations liées à la souveraineté industrielle et les politiques de relocalisation rebattent les cartes. Les droits de douane redeviennent un véritable outil de politique économique, tandis que certaines technologies, matières premières ou composants stratégiques font l’objet de restrictions de plus en plus nombreuses. Pour une PME ou une ETI, il serait tentant de considérer que ces décisions relèvent de la diplomatie internationale et qu’elles échappent à son champ d’action. Pourtant, leurs conséquences sont bien concrètes. Une hausse tarifaire sur un composant peut augmenter le coût de fabrication d’un produit. Une nouvelle réglementation peut ralentir une exportation. Un fournisseur historique peut lui-même rencontrer des difficultés parce qu’il dépend d’un pays devenu plus difficile d’accès. Autrement dit, les guerres commerciales ne sont plus un sujet réservé aux économistes. Elles font désormais partie intégrante de la stratégie des entreprises.

Guerres commerciales et droits de douane : anticiper plutôt que réagir

La meilleure réponse à l’incertitude n’est pas l’immobilisme, mais l’anticipation. Les entreprises qui traversent le mieux les périodes de turbulences sont généralement celles qui ont accepté de remettre régulièrement en question leurs habitudes. Diversifier ses fournisseurs constitue souvent une première étape. Dépendre d’une seule zone géographique ou d’un seul partenaire peut devenir un risque important lorsque les tensions internationales s’intensifient. Sans nécessairement bouleverser toute son organisation, disposer de solutions alternatives permet de réagir beaucoup plus rapidement en cas de changement brutal. La même logique s’applique aux marchés commerciaux. Une entreprise qui réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires dans une seule région du monde s’expose davantage aux évolutions politiques ou économiques locales. Développer progressivement de nouveaux débouchés contribue à répartir les risques tout en ouvrant de nouvelles perspectives de croissance. Les droits de douane méritent également une attention particulière. Ils ne représentent pas seulement un coût supplémentaire ; ils peuvent modifier la compétitivité d’une offre et influencer les décisions d’investissement. Une veille régulière sur les évolutions réglementaires permet souvent d’éviter des surprises coûteuses et d’adapter sa politique commerciale avant ses concurrents. Cette capacité d’anticipation repose également sur une meilleure connaissance des dispositifs d’accompagnement proposés aux entreprises, qu’il s’agisse d’organismes publics, de chambres de commerce ou d’experts spécialisés dans le commerce international.

Transformer les incertitudes internationales en avantage concurrentiel

Les périodes de tension révèlent souvent les entreprises les plus agiles. Là où certains ne voient que des obstacles, d’autres identifient de nouvelles opportunités. Une évolution des flux commerciaux peut créer des besoins inédits, favoriser l’émergence de nouveaux partenaires ou ouvrir des marchés jusqu’alors moins accessibles. Les dirigeants de PME et d’ETI disposent d’un atout majeur : leur capacité à décider rapidement. Cette réactivité leur permet d’ajuster plus facilement leur stratégie, de rechercher de nouveaux fournisseurs, de revoir leur politique d’achat ou d’investir sur des zones géographiques porteuses lorsque les conditions évoluent. Cela suppose toutefois de suivre régulièrement l’actualité économique internationale, de dialoguer avec ses partenaires et de conserver une vision à long terme. Les décisions prises dans l’urgence répondent rarement aux meilleurs intérêts de l’entreprise, tandis qu’une stratégie construite et réévaluée en permanence offre davantage de résilience. Les guerres commerciales continueront probablement à rythmer les prochaines années. Elles traduisent une transformation profonde de l’économie mondiale davantage qu’une crise passagère. Pour les PME et les ETI, l’enjeu n’est donc plus seulement de limiter les risques, mais de faire de cette nouvelle réalité un levier d’innovation, de diversification et de développement. Les entreprises qui intégreront dès aujourd’hui ces paramètres dans leur réflexion stratégique seront mieux préparées pour évoluer dans un environnement international où l’incertitude devient, paradoxalement, la seule véritable certitude.
Fidélisation des collaborateurs : créer une entreprise où les talents restent
Recruter de nouveaux talents est devenu un véritable défi pour de nombreuses entreprises. Mais au-delà de l’attractivité, un autre enjeu est désormais au cœur des préoccupations des dirigeants : la fidélisation des collaborateurs. Donner envie aux équipes de rester, de s’impliquer et de construire leur avenir au sein de l’entreprise est devenu un levier stratégique pour les PME et ETI. Par Serge de Cluny Pendant longtemps, la fidélité à une entreprise reposait principalement sur la stabilité de l’emploi, l’ancienneté et quelques avantages sociaux. Aujourd’hui, les attentes ont profondément évolué. Les salariés ne cherchent plus seulement un poste, ils recherchent un environnement dans lequel ils peuvent s’épanouir, progresser et donner du sens à leur travail. Pour les PME et ETI, souvent moins visibles que les grands groupes dans les campagnes de recrutement, la fidélisation des collaborateurs est devenue un enjeu majeur. Bonne nouvelle : elles disposent aussi d’atouts considérables, notamment une proximité avec les équipes et une capacité à créer une véritable culture d’entreprise.

Fidélisation des collaborateurs : comprendre les nouvelles attentes des salariés

Le collaborateur qui quitte une entreprise ne part pas toujours uniquement pour un meilleur salaire. Contrairement à une idée reçue, la fiche de paie n’explique pas tout. Si elle reste évidemment un élément important, elle n’est qu’une pièce du puzzle. Les salariés accordent aujourd’hui une importance croissante à la qualité du management, à l’ambiance de travail, aux perspectives d’évolution et à la reconnaissance. Un collaborateur qui a le sentiment que son travail est utile, que ses idées sont écoutées et que ses efforts sont valorisés aura naturellement davantage envie de s’inscrire dans la durée. À l’inverse, une entreprise qui ne prend pas le temps d’écouter ses équipes peut rapidement voir partir des profils pourtant essentiels. Le départ d’un collaborateur expérimenté représente souvent un coût important : recrutement, formation, perte de connaissances internes… Sans oublier ce petit moment de solitude du dirigeant qui découvre que « la personne indispensable » avait finalement un CV prêt depuis plusieurs semaines. La fidélisation passe donc avant tout par une meilleure compréhension des attentes humaines qui se cachent derrière les enjeux professionnels.

Donner du sens et créer une véritable culture d’entreprise

Les PME et ETI ont un avantage considérable face aux grandes organisations : elles peuvent souvent créer une relation plus directe entre la direction et les équipes. Dans une entreprise à taille humaine, les collaborateurs connaissent généralement davantage la vision du dirigeant et peuvent mesurer concrètement l’impact de leur travail. Encore faut-il que cette vision soit partagée. La fidélisation des collaborateurs repose en grande partie sur la capacité d’une entreprise à expliquer son projet, ses ambitions et ses valeurs. Un salarié qui comprend pourquoi son entreprise existe et quelle contribution il apporte à son développement est davantage engagé. Cela passe par une communication interne régulière, mais aussi par des actes concrets. Les valeurs affichées sur un site internet ou dans une salle de réunion ne suffisent pas : elles doivent se retrouver dans les pratiques managériales quotidiennes. Une entreprise qui prône la confiance doit laisser de l’autonomie. Une entreprise qui parle d’innovation doit accepter les idées nouvelles. Une entreprise qui affirme placer l’humain au centre doit prendre le temps d’écouter ses collaborateurs.

Management et évolution professionnelle : les clés d’un engagement durable

Le rôle du manager est aujourd’hui central dans la relation entre l’entreprise et ses collaborateurs. De nombreuses études montrent d’ailleurs que la qualité du management est l’un des premiers facteurs qui influencent la décision de rester ou de partir. Un bon manager ne se limite plus à organiser le travail. Il accompagne, donne du feedback, aide ses équipes à progresser et crée les conditions de la réussite collective. Pour les PME et ETI, investir dans la formation des managers est donc un véritable levier stratégique. Un collaborateur qui voit que son entreprise investit dans son développement aura davantage tendance à construire son avenir professionnel avec elle. L’évolution professionnelle joue également un rôle essentiel. Toutes les entreprises ne peuvent pas proposer une multitude de postes ou une progression hiérarchique permanente, mais elles peuvent offrir de nouvelles responsabilités, des projets stimulants ou des parcours adaptés aux aspirations de chacun. La fidélisation des collaborateurs ne signifie pas retenir les salariés à tout prix, mais créer un environnement dans lequel ils ont envie de rester.

Faire de l’entreprise un lieu où l’on a envie de travailler

La question de la fidélisation ne doit pas être uniquement abordée lorsqu’un collaborateur annonce son départ. Elle se construit au quotidien, à travers une multitude de décisions parfois simples : remercier une équipe après un projet réussi, prendre le temps d’échanger avec un collaborateur, reconnaître les efforts accomplis ou créer des moments de convivialité. Dans un contexte où les entreprises se livrent une véritable bataille pour attirer les compétences, les PME et ETI ont une carte importante à jouer. Leur proximité, leur agilité et leur capacité à créer du lien peuvent devenir de véritables avantages concurrentiels. La fidélisation des collaborateurs est finalement moins une question de dispositifs sophistiqués que de qualité de relation. Une entreprise qui connaît ses équipes, qui les accompagne et qui leur donne envie de participer à une aventure collective possède un atout précieux : des collaborateurs engagés qui deviennent les meilleurs ambassadeurs de son développement. Et dans un monde où recruter devient parfois un parcours du combattant, garder ses talents pourrait bien être la stratégie la plus efficace.
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