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Les rencontres Russie 2020 de Business France auront lieu le 9 novembre

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Les rencontres Russie 2020 organisées par Business France et sa Team France Export auront lieu le lundi 9 novembre en visioconférence et en presentiel au siège de Business France. Venez vous informer sur les opportunités de ce pays et rencontrer les experts qui pourront vous accompagner dans l’implantation et le développement de vos activités export vers ce grand marché de 145M d’habitants et qui donne également accès au marché plus vaste de l’Union économique Eurasienne.

La Russie a subi la crise sanitaire du Covid-19 de plein fouet de même que la plupart des grandes économies mondiales. Cependant, le pays a réussi à amoindrir les conséquences par rapport à d’autres économies grâce aux importantes marges de manœuvres dont dispose la Russie, notamment les importantes réserves de change. Le PIB russe devrait se contracter de 4,5% en 2020 et l’état russe a annoncé un plan de relance estimé à environ 7% du PIB.

Avec la fin des restrictions liées à la crise santaire, et malgré le fait que les frontières restent fermées entre la Russie et l’UE, les échanges internationaux et la logistique continuent de fonctionner normalement et les opérateurs russes de nombreux secteurs sont à la recherche de nouveaux équipements et solutions pour développer leurs activités. Les PME et ETI ont donc leur carte à jouer dans ce contexte et sont vivement attendues pour les rencontres Russie 2020 .

LES INSCRIPTIONS

Entreprise française – participation 100 % digitale (plénières et b2b)

Participation 100% digitale : suivre la conférence en ligne (en direct + en replay), participer à des réunions d’affaires b2b individuels en ligne. 

Entreprise française – participation en présentiel pour des plénières

Participation en présentiel  dans la limite des places disponibles (109) à Business France Paris : positionnement dans l’amphithéâtre Pierre Letocart et dans les 2 salles annexes en télétransmission dans le respect de la distanciation de 1m.  Le port de masque et les gestes barrières obligatoires. 

Je veux en savoir plus, contactez-moi!

LES RENCONTRES RUSSIE 2020 : LE PROGRAMME

Evénement hybride : Transmission en direct en ligne avec la possibilité d’interagir et B2B rendez-vous en ligne
Présentiel dans la limite des places disponibles : Amphithéâtre Pierre Letocart et salles annexes en télétransmission

Lundi 09 novembre
08h00 – Accueil des participants (dans le respect des mesures barrières : le port de masque obligatoire, la distanciation d’un mètre minimum, la restauration n’est pas autorisée)
09h00 –  Séance plénière 

Introduction par Christophe LECOURTIER, Directeur Général de Business France 

Allocution d’ouverture  (à confirmer)

Table Ronde – Etat des relations économiques franco-russes

  • S.E.M. Pierre LEVY, Ambassadeur de France en Russie (en visioconférence) 
  • S.E.M. Alexey MESHKOV, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie auprès de la République française et de la Principauté de Monaco (à confirmer)
  • Mikhail MAKAROV, Représentant de l’Ambassade de Russie ou de la Représentation commerciale de la Russie (à confirmer)
09h30 – L’environnement des affaires en Russie
  • Patrick ERBS, Chef du Service Economique, Ministère de l’Economie et des Finances, Ambassade de France en Russie (en visioconférence) 
  • David LASFARGUE, Président du comité Russie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF)
    Avocat au barreau de Paris, associé du cabinet et responsable du bureau de Moscou, JEANTET (en visioconférence) 
10h00 – Plan de relance et Dispositif VIE en Russie
  • Hélène BURIEV, Conseillère Appui aux entreprises, Service économique régional de Moscou (en visioconférence) 
  • Eléonore HURAULT DE LIGNY, Responsable Partenariats V.I.E, BUSINESS FRANCE 
  • Yann FROLLO DE KERLIVIO, Directeur adjoint Stratégie, BUSINESS FRANCE
  • Sacha ROUILLER, VIE, Manager d’opérations logistiques, FM LOGISTIC (en visioconférence) 
  • Partenaires de la Team France Export, BPI FRANCE 
11h00 – Pause
11h20 – Tables rondes sectorielles

Art de vivre et Santé

  • Sophie LANFRANCHI, Directrice Commerciale, AO DUALEST, Groupe DUALEST (en visioconférence) 
  • Régis COULON, General manager, Pierre Fabre Russie (en visioconférence) 
  • Agnès NIKITSKY, Directeur General de Kiabi Russie (en visioconférence) 
  • Sylvie LESOT, responsable export, LE JACQUARD FRANÇAIS (en visioconférence) 

Projets industriels et infrastructures 

Agriculture et agroalimentaire

13h30 – Pause 
14h30 – 18h00 – B2B –  Rendez-vous d’affaires individuels en ligne et en présentiel

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2026 : comment tracer une feuille de route ambitieuse… sans se prendre trop au sérieux
Alors que certains sabrent le champagne, d’autres s’arrachent encore les cheveux sur les bilans, les budgets et les “objectifs 2026”. Si vous êtes dirigeant ou cadre d’une PME ou ETI, il y a de fortes chances que vous soyez à cheval entre les deux : un pied dans les festivités, l’autre dans le plan d’action de l’année à venir. Alors comment aborder 2026 avec ambition, sans verser dans l’utopie ? Comment structurer un cap clair sans noyer ses équipes sous des PowerPoints à rallonge et des tableaux d’objectifs plus indigestes qu’une dinde de Noël mal cuite ? La réponse tient sans doute dans un subtil dosage : lucidité, méthode… et un brin d’audace. Par Franck Boccara Rassurez-vous, il ne s’agit pas ici de dispenser des vérités toutes faites ni de brandir une boule de cristal. Juste quelques pistes, issues du terrain, pour réfléchir ensemble à ce que pourrait être une feuille de route ambitieuse avec ce qu’il faut de lucidité… et une pincée d’autodérision.
Tout commence par une vision
Pas celle qu’on griffonne dans un coin de slide en réunion stratégique, mais une vraie direction, concrète, incarnée. Or, dans beaucoup d’organisations, on oublie parfois que la feuille de route ne sera jamais suivie si elle n’est ni comprise, ni incarnée. Communiquer la vision, co-construire les priorités, valoriser les résultats intermédiaires… ce n’est pas du “soft management”, c’est du bon sens stratégique. Vous voulez croître ? Gagner en performance ? Sécuriser vos positions sur un marché mouvant ? Vous diversifier ? Ou simplement ne pas perdre pied dans une économie qui change plus vite que la météo en avril ? Quoi qu’il en soit, il est essentiel que cette vision soit claire, assumée… et partagée. Une entreprise sans cap, c’est un équipage sans boussole. Et même les meilleurs marins ne vont pas bien loin sans savoir où aller. Et s’il fallait un mantra pour 2026 : “la meilleure idée du monde ne vaut rien si personne ne se bat pour la faire exister”.
Réalisme ne rime pas avec frilosité
Chaque année, certains dirigeants se fixent des objectifs si ambitieux qu’on pourrait presque les qualifier de poésie managériale. C’est joli, ça rime bien, mais personne n’y croit. À l’inverse, d’autres jouent la prudence à l’extrême, comme si chaque hausse de chiffre d’affaires était une provocation divine. Entre les deux, il y a un espace fertile : celui d’une ambition réaliste. L’ambition qui ne fait pas fuir vos équipes, mais les motive. Celle qui repose sur des données concrètes, une analyse lucide de vos forces, de vos ressources et des tendances du marché. Fixer des objectifs réalistes, ce n’est pas renoncer à l’ambition. C’est savoir distinguer les vrais leviers de croissance des mirages enthousiasmants. En clair : oui à la conquête internationale, mais pas sans une structure adaptée ; oui à la diversification, mais pas au détriment du cœur de métier. 2026 demandera lucidité, hiérarchisation, et une dose d’enthousiasme méthodique. L’ambition n’est pas le problème : c’est l’exécution brouillonne qui l’est.
Aligner la vision et les moyens
Un dirigeant peut vouloir grimper l’Everest, mais s’il part en baskets, l’histoire risque de mal finir. Les grands projets 2026 doivent être solidement adossés à des moyens humains, financiers et technologiques cohérents. Les plans RH, les investissements digitaux, les outils de pilotage doivent être pensés comme des soutiens au cap fixé, pas comme des cases à cocher. Tracer une feuille de route pour 2026, c’est un art. Celui de conjuguer ambition et pragmatisme, stratégie et humain, action et adaptation. Ce n’est pas une science exacte, mais ceux qui réussissent le mieux sont souvent ceux qui savent combiner méthode, inspiration, et un brin d’humilité.
La mobilisation des équipes : nerf de la guerre
Une feuille de route qui ne descend pas dans l’opérationnel est un exercice solitaire. En 2026 plus que jamais, les dirigeants devront être des passeurs de vision, capables d’embarquer leurs équipes. Cela demande de la clarté, de la pédagogie, un peu de souffle… et beaucoup d’écoute. Les managers intermédiaires ne doivent pas être des messagers fatigués, mais des relais stratégiques. Une feuille de route bien construite, c’est celle qui est appropriée par ceux qui la mettent en œuvre. Alors, cap vers 2026 avec vos équipes. Pas avec des œillères, mais avec confiance, lucidité et envie. Et avec, pourquoi pas, un petit sourire en coin. Parce que diriger, après tout, c’est aussi savoir naviguer avec panache.
Et l’imprévisible, dans tout ça ?
Il sera là. Toujours… Le marché qui se retourne, le client stratégique qui change brutalement de cap, une crise géopolitique inattendue ou encore une nouvelle réglementation tombée du ciel… Diriger en 2026, c’est aussi accepter que l’incertitude fait partie du décor. Plutôt que de se cramponner à un plan figé, mieux vaut penser sa feuille de route comme un GPS intelligent : on connaît la destination, mais on accepte les détours. L’agilité, ce n’est pas l’improvisation permanente, c’est la capacité à ajuster rapidement la trajectoire tout en gardant le cap initial. Cela suppose d’impliquer ses équipes, de suivre ses indicateurs de manière fine, et de rester curieux, à l’écoute de signaux faibles. Dans un monde incertain, la meilleure des stratégies, c’est peut-être celle qui sait danser avec l’imprévisible sans perdre l’équilibre.
Et vous, dans tout ça ?
Parce qu’on parle souvent de performance, d’innovation, de compétitivité… mais rarement de ceux qui tiennent tout ça à bout de bras. Vous. Vous qui jonglez entre les tableaux de bord, les réunions avec les banques, les RH, les partenaires, et parfois (souvent) une bonne dose de solitude à la tête de l’entreprise. 2026 mérite que vous preniez soin de votre propre feuille de route à vous : temps de recul, entourage solide, clarté des priorités, capacité à dire non (oui, même à votre COMEX). Un dirigeant qui tient le cap, c’est aussi un dirigeant qui ne s’épuise pas en chemin.      
Les entreprises familiales surperforment-elles les autres sociétés ? Si oui, pourquoi ? Quelle structure présente la meilleure rentabilité en termes d’ouverture du capital ou de génération dirigeante ? Où trouve-t-on les groupes familiaux les plus performants ? Autant de questions qui peuvent se poser au moment d’investir dans une société dirigée et/ou détenue par une même famille. 1- Les entreprises familiales superforment-elles les autres société ?Carmignac

Selon la base de données Carmignac Family 500, un investissement réalisé en janvier 2004 dans une société familiale aurait pratiquement triplé 18 ans plus tard, à un taux de croissance annuel moyen de 10,2%. Le même investissement dans une entreprises non familiale aurait été multiplié par 2,5 à un taux de croissance annuel moyen de 7,9%.

Parmi les raisons expliquant la surperformance de groupes dirigés par une même famille figurent notamment :

  • un levier financier plus faible. Le ratio dette nette sur Ebitda montre que les liquidités sont supérieures aux dettes pour les entreprises familiales (-0,07) alors qu’il s’élève à 0,9 (soit environ une année de remboursement) pour les sociétés non familiales ;

  • une meilleure rentabilité. Le taux de rentabilité des capitaux propres (« Return on Equity » ou ROE) était en octobre 2023 de 15,1% pour les sociétés familiales et leur rentabilité des capitaux investis (« Return on invested capital » ou ROIC) s’élevait à 10%. Au même moment, le ROE des entreprises non familiales était de 13% et leur ROIC, de 8,4%. Cela démontre une meilleure gestion des groupes familiaux par leurs dirigeants ;

  • une stratégie à long terme combinée à une plus forte aversion au risque. Cherchant à faire croître leurs profits et à stabiliser la génération de bénéfices de leur société, les dirigeants d’entreprises familiales développent une vision à long terme. À cela s’ajoute une plus grande aversion au risque et une très forte implication des fondateurs alors qu’une dimension patrimoniale existe avec la volonté de transmettre la société aux générations suivantes.

2- Quelles génération dirigeantes privilégier ? Carmignac L’adage selon lequel « la première génération construit, la deuxième développe et la troisième dilapide l’héritage familial » se vérifie-t-il ?  En comparant l’évolution des actions de différentes sociétés familiales sur une même période (janvier 2005-octobre 2022), le rendement des titres observés recule à mesure qu’augmente la génération aux commandes. Ainsi, l’action des sociétés dirigées par la première génération affiche un rendement pratiquement deux fois plus élevé que celui des titres d’entreprises aux mains de la cinquième génération après dix-huit ans. Cette différence s’explique notamment par les importants réinvestissements nécessaires pour adapter et développer l’activité de la société à mesure que vieillit l’entreprise. En outre, les dirigeants de groupes familiaux multigénérationnels prêtent une grande attention au ratio rendement/risque en matière d’investissement. Cela les contraint à réfléchir régulièrement à la meilleure façon d’utiliser leur capital sur le long terme pour répondre aux besoins essentiels de leur entreprise – le « capital patient » –, ce qui peut peser sur le rendement de l’entreprise. 3- Quelle est la part d’actionnariat la plus efficaces ? Carmignac

En raison d’un meilleur alignement d’intérêts entre les actionnaires et les dirigeants, les actions des entreprises détenues à plus de 50% par la même famille affichent une croissance de leur rendement bien plus élevée que les autres entre janvier 2004 et octobre 2024.

Les entreprises majoritairement détenues par les fondateurs ou une seule et même famille subissent également beaucoup moins les exigences des actionnaires minoritaires dont les intérêts peuvent diverger de ceux des dirigeants et/ou ne pas toujours correspondre au développement de l’entreprise sur le long terme.

4- Où se trouvent les entreprises familiales qui surperforment le plus les autres en bourse ? Carmignac À la faveur d’une meilleure gouvernance que dans les marchés émergents, les entreprises familiales implantées dans des pays développés surperforment davantage les groupes non familiaux en Bourse. Or la qualité de la gouvernance des entreprises est une notion de plus en plus importante pour les investisseurs. En outre, les marchés émergents ont tendance à être plus volatils et à présenter une dispersion plus forte des rendements, due principalement à une prime de risque plus élevée. 5- Quelle taille d’entreprise familiale présente le meilleur rendement ? Carmignac

La base de données Carmignac Family 500 montre qu’un investissement réalisé en janvier 2004 dans une entreprise familiale affichant une capitalisation boursière de plus de 50 milliards de dollars aurait été multiplié par 4,5 à fin octobre 2024. Le même investissement dans une entreprise valorisée entre 10 milliards et 50 milliards aurait été multiplié par 2,8, contre un multiple de 3,4 pour les sociétés d’une capitalisation boursière comprise entre 2 milliards et 10 milliards de dollars et un multiple de 3,1 pour les entreprises de moins de 2 milliards.

Les très grosses entreprises sont souvent plus matures. Pour cette raison, elles parviennent à dégager des rendements moins volatils, y compris en période de crise. Elles disposent aussi de ressources financières plus importantes avec une meilleure stabilité en matière de profitabilité et de rentabilité. Les petites capitalisations boursières sont plus vulnérables aux chocs de marché et peuvent négocier moins facilement les taux d’intérêt auxquels elles empruntent de l’argent, ce qui augmente le coût de leur effet de levier pour croître.

Par ailleurs, si les sociétés de petite taille font preuve de davantage de dynamisme et présentent un potentiel de croissance plus élevé, nous constatons une plus grande stabilité de la progression de l’activité des grosses entreprises. Ces dernières comptent également davantage de leaders sectoriels.

Attention cependant à ne pas tirer de conclusion trop hâtive. Une entreprise familiale, de très grosse taille, implantée dans un pays développé, détenue majoritairement par ses fondateurs et dirigée par la première génération n’est pas nécessairement synonyme d’investissement fructueux.

La réalité peut être nettement plus complexe et beaucoup d’autres points sont à prendre en compte (gouvernance, secteur, situation propre de chaque entreprise…). D’autres analyses et des rencontres avec la direction de l’entreprise sont également nécessaires, tout comme l’est la prise en compte des cycles de marché pour s’adapter à la conjoncture économique.

Pour ces raisons, il peut être préférable de confier ses économies à des experts, capables d’étudier et de suivre régulièrement ce type d’entreprises qui méritent que l’on s’y intéresse.

Sources : Carmignac, base de données Carmignac Family 500, Octobre 2024

La crise du logement en France et plus particulièrement dans la zone tendue du Grand Paris n’est plus un secret et les entreprises ont décidé de prendre position. Conscientes que l’aide au logement des salariés représente un levier puissant pour attirer et fidéliser leurs collaborateurs, nombre d’entre elles se mobilisent pour résoudre ce défi croissant. Le Projet de Loi Finance 2024 prévoit des mesures telles que le recentrage du Prêt à Taux Zéro, le financement des rénovations, ou encore la fin de la loi Pinel… mais rien sur le rôle essentiel des entreprises pour répondre à cette crise. C’est pourquoi, Paris-Île de France Capitale Économique (PCE), le think & do tank qui porte la voix des entreprises de dimension internationale et des territoires sur les enjeux d’attractivité du Grand Paris, propose de changer de perspective sur la crise du logement en se penchant sur l’engagement des entreprises au sein d’un groupe de travail présidé par Xavier Lépine (Président de PCE) et Laurent Permasse, Président du directoire de SOFIAP, filiale de La Banque Postale et de la SNCF qui propose un dispositif innovant pour l’accession à la propriété des salariés (le prêt immobilier subventionné par les entreprises). Son objectif est de faciliter la mise en place de dispositifs efficaces, rapides à mettre en œuvre et qui renforcent l’attractivité des entreprises. Se loger ou ne pas se loger, telle est la question Lors de la première séance du groupe de travail, qui s’est tenue en octobre, Xavier Lépine a posé le diagnostic : « Le CNR logement a principalement porté sur l’offre : comment bâtir plus ? Quand il y a un problème de demande, on a toujours répondu par la subvention qui contribue à alimenter l’inflation. On arrive désormais dans une crise profonde et structurelle, avec une crise de l’offre chronique et renforcée par une crise de la demande. En France, on est passé de 25% de propriétaires en 1945 à 50% en 1980 ; depuis, le nombre de propriétaires a augmenté de 8%. Avec 58% de propriétaires en France, on est en-dessous de la moyenne européenne. On est passé progressivement d’un logement facteur d’insertion sociale à un logement facteur d’inégalités sociales. L’accès à la propriété ne doit plus reposer sur l’économie de l’endettement. Il faut casser les codes : ce n’est plus à l’État ni aux banques de régler le problème ; les entreprises ont aussi un rôle à jouer. » La relation entreprise-logement s’est longtemps résumée à l’enjeu de réduction du temps de trajet domicile-travail, avec toutefois une originalité notoire dans le Grand Paris : l’inconvénient d’un temps de trajet plus long en moyenne a longtemps été compensé par l’avantage des opportunités offertes par la richesse exceptionnelle de ce bassin d’emplois. De plus, l’inauguration des nouvelles lignes du Grand Paris Express, ce projet d’infrastructure majeur, ouvre désormais des perspectives d’amélioration considérables. Aujourd’hui, cet enjeu se trouve dépassé par un autre, bien plus alarmant : face à la chute du pouvoir d’achat immobilier (- 20% en Île-de-France, sans baisse des prix de vente significative pouvant servir de compensation) et à la tension sur le marché locatif, les salariés, notamment en zone tendue du Grand Paris, ne peinent pas seulement à se loger à un temps de trajet raisonnable de leur lieu de travail : ils peinent à se loger tout court. Ce constat accablant se double de la difficulté croissante des entreprises à recruter et à fidéliser leurs employés, accentuant l’urgence de l’action. 58% des employeurs déclarent rencontrer des difficultés à attirer les salariés. L’enquête par questionnaire menée par Paris-Île de France Capitale Économique auprès de 41 entreprises, dont 14 grandes entreprises/ETI (plus de 250 salariés), révèle que :
  • 58% des employeurs rencontrent des obstacles pour attirer de nouveaux talents
  • 37% des employeurs ont reçu des demandes de leurs employés en faveur de solutions de logement
  • Pour 53% des répondants, la direction de leur entreprise estime que la question du logement est soit importante (24 %) soit très importante (29%)
  • Selon 59% des employeurs, les problèmes de logement affectent la productivité de leurs salariés, et 56% estiment que ces difficultés compliquent le processus de recrutement
  • Malheureusement, une majorité écrasante d’employeurs (78%) ne propose actuellement aucune solution de logement, principalement en raison de contraintes budgétaires, du manque d’options adaptées, et du manque d’informations disponibles
Ces résultats témoignent de l’urgence d’agir. L’aide au logement émerge comme un levier incontournable d’attractivité et de fidélisation pour les employeurs. Pourtant, il est frappant de constater que peu d’entreprises s’emparent de la problématique de la crise du logement. Un large éventail d’avantages en matière de ressources humaines… dont le logement est le grand absent Alors que les entreprises proposent désormais des avantages tels que les tickets restaurants, les véhicules de fonction, ou les chèques Cesu, le logement demeure souvent absent de ces offres, même si c’est fréquemment la principale préoccupation des salariés. La raison de cette absence tient souvent à un manque de connaissance des solutions à leur disposition, à des difficultés à les mettre en œuvre ou à la nécessité d’innover en proposant de nouveaux dispositifs sur mesure pour répondre à leurs besoins spécifiques. Laurent Permasse rapporte que « les entreprises souhaitent se réapproprier des politiques logement comme un nouvel avantage en complément des dispositifs plus classiques. Elles veulent un dispositif dans lequel l’entreprise est au cœur et elle a une responsabilité. Laissons l’entreprise choisir les avantages qu’elle met en place et finance pour ses salariés. » Frank Ribuot, Président de Randstad France et membre du groupe de travail, met ainsi en avant la nécessité d’adapter ces avantages en fonction des besoins réels des salariés et des spécificités géographiques. Il souligne que « la clé réside dans la possibilité d’offrir des options de substitution aux avantages « traditionnels » qui puissent s’adapter aux situations particulières : par exemple, de nombreux commerciaux dans la région du Grand Paris souhaitent remplacer la voiture de fonction par d’autres avantages, notamment des solutions de logement. » L’enquête menée par PCE montre que les entreprises sont motivées à aller au-delà des dispositifs déjà existants, tels qu’Action-Logement, qui constitue déjà une contribution essentielle et significative des entreprises au logement. Lancement d’un groupe de travail pour évaluer les dispositifs existants et développer de nouvelles approches Pour remédier à cette situation, Paris-Île de France Capitale Économique (PCE) a lancé un groupe de travail. Son objectif est double : d’abord, démontrer que l’implication des employeurs dans le logement de leurs salariés permet de traiter concomitamment deux problèmes majeurs – le logement des employés et l’attractivité de l’entreprise. Ensuite, son objectif est de faciliter l’engagement des employeurs en faveur du logement des salariés en identifiant de nouvelles solutions. Le groupe de travail mobilise des entreprises, des Établissements Publics Territoriaux, des associations et des experts autour de la crise du logement. Le groupe de travail se concentre sur la création de solutions volontaires, directes et complémentaires à celles d’Action-Logement, permettant aux entreprises de réaffirmer leur engagement en matière de logement. Différentes approches, telles que le logement de fonction et le prêt subventionné, ont été étudiées, et de nouvelles solutions sont en cours de développement pour remédier au mieux à la crise du logement pour les salariés..   À propos de SOFIAP – www.sofiap.fr Nous pensons que devenir propriétaire est un élément d’inclusion, de société et de préparation à la retraite. SOFIAP répond au «S» de RSE autour de l’engagement social et sociétal des employeurs et permet une innovation autour de la propriété immobilière et plus largement du financement. Nous concevons des prêts subventionnés (crédit immobilier, crédit consommation…) par les entreprises pour permettre aux salariés de financer leurs projets. Créée par la SNCF pour aider les cheminots à accéder à la propriété, nous sommes le fruit d’une histoire de plus de 100 ans. Aujourd’hui filiale de la Banque Postale et de la SNCF, nous sommes la réponse actuelle aux besoins des entreprises de recruter et de fidéliser en permettant aux collaborateurs de vivre plus confortablement, plus responsable, et de se créer un patrimoine.
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